Ses cavalcades dans les tranchées et sur les talus, à la recherche du déserteur, l’ont défiguré et broyé à vie. Refait de bric et de broc, il inspire à la fois
crainte, compassion et pour les plus fragiles, nausée.
Son cerveau affûté à la meule, et ses mâchoires huilées à la
graisse de poulet, il résout, aux quatre coins de la France, des affaires de la plus haute importance pour
la sécurité du bidasse, du chef d’entreprise, de l’Etat et du citoyen en
général.
Condé a de l’audace, est coriace, efficace, peu loquace,
perspicace, pugnace, tenace, vorace et, pour résumer, fait toujours le job
qu’on lui demande. Ni plus ni moins. Même si on sent bien que parfois il y a de
la gêne. Une satisfaction pour ses supérieurs.
Le passeur nous rapporte humblement (imho) quatre de ses enquêtes. Juteuses à souhait.
Des faits circonstanciés, des rencontres provoquées, des
personnages patiemment croqués. Une sacrée bonne ambiance tout de même.
A surveiller de très près.
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