vendredi 27 novembre 2020

Elles se rendent pas compte

Après une analyse poussée des statistiques de fréquentation du blog, 
Après avoir réprimé une brève pensée sans gran't'intérêt,
Après avoir décidé de faire fructifier à bon escient le temps les milliards de  milliards de secondes vides distribuées sans compter au peuple,
Après avoir constaté (et c'est heureux) que c'est, et sera toujours, un jour après l'autre... avec ou sans  : 
 
La Direction ré-ouvre les vannes ! 
t'es sûr ?
sûr !

La lecture du jour, est en fait une ... RELECTURE. 

Comme un besoin urgent de rafraîchir une mémoire qui se demande encore si tout cela a bien existé.

173 pages, à raison de 2 mn/p. (c'est lent, mais c'est à haute voix), ça nous mets un bon 6 heures de station assise. Pile le tarif d'un Paris-Brest en co-voiturage toutes fenêtres ouvertes.

 Donc,

Francis Deacon est un jeune homme de bonne famille (?) qui s'est mis dans la tête de sauver Gaya (une jeune fille de bonne famille (re ?), sa bonne amie. Il est majeur, elle est mineure. On est aux States. On baigne dans le fric. La drogue coule à flot. Les filles se déplacent en pelotons pelotés. Les gnons pleuvent, tout comme les baffes, les insultes et les gestes déplacés.  

La prod' a misé principalement sur le casting, féminin à plus de 50%, les effets spéciaux ringards et les cascades sécurisées.

Pastiche ? Parodie ? Confirmation du genre ? 

Un bon moyen de retrouver le goût et l'odorat... Il était temps.

  


 


 

samedi 28 mars 2020

Bois mort, James Sallis

"Les instruments sont faits pour qu'on en joue. Tout comme les vies pour être vécues."

- Bien dit, bl∆d !
- Ouais ben, alors là, moi j'ai rien dit sur ce coup-là !  Faudrait pas tout me mettre sur le dos.

le fauteur 
c'est Turneu
. /

La troisième lecture est réalisée à voix haute, pour bien ressentir le goût de chacun des mots proposés dans le texte (le .mp3 est disponible mais non diffusé).
Une urgence.
Le dossier est sérieux. Dans le sens, à ne pas prendre à la légère. Une écriture à plusieurs branches. Beaucoup de mortes. Mais quelques vives encore. On se raccroche où l'on peut... et surtout comme on peut. Parce que ça ne se voit pas comme ça, mais dans les tuyaux internes de John Turner, il y a un fichu bazar. Et on comprend vite que l'"agence de voyages" qui l'accompagne n'a pas investi ces dernières années dans la sécurité de ses passagers. C'est flagrant !

Que dire penser de tout cela alors ?
Que les instruments sont en panne. La navigation dorénavant s'effectuera à vue. Attention "Turbulences". 


On regarde par le hublot régulièrement pour surveiller le niveau
On vérifie si le canot de sauvetage est toujours là
On fait un petit tour dans les machineries pour voir si l'huile ne perle pas
On compte les passerelles (rares) et on vérifie leur solidité (la rouille sévit).

Trop d'amateurisme.
Trop de professionnalisme.
Trop de contactismes.
Trop de tourisme.
Trop de je-m'en-fichisme
Trop de toutismes.

Sûrement... Beaucoup de trop de trop...
Le repli s'impose...

 Inespéré !

Une terrasse, quelques notes de banjo, un verre une bouteille de bourbon, quelqu'un.e avec qui échanger ses postillons, l'inhalation salutaire d'une feuille de tabac roulée, et le tour est joué.
Fin de partie.

Allez zou ! 
Tout le monde au vestiaire. 
'Faut pas baisser la garde,
On a encore du boulot.  


ps : remerciements aux traducteur.e.s

et en complément sur ce thème http://www.blog813.com/2020/02/le-n-135-dans-nos-boites-aux-lettres.html


  

vendredi 28 février 2020

L'offrande grecque, Philip Kerr


Bernie Gunther a besoin de se refaire une santé. Les turbulences post-guerre sont éprouvantes pour cet ex-détective/flic de l'extrême.

Il faut parfois savoir prendre du recul. 
Un changement de nom, un nouveau job dans les assurances, de nouveaux amis (?), une nouvelle femme (?). Et hop ! Le tour est joué !

Le repos est de courte durée. On apprend qu'un navire a sombré récemment en mer égée et son propriétaire demande à être indemnisé par sa société d'assurance. 

- Et puis quoi encore !

Bernie, en confiance, fait un pas de trop en avant, est propulsé enquêteur principal, prend au passage une voiture de fonction qu'il laisse au garage et file vers la Grèce.
Bière, schnaps et cigarettes au pot de départ. Le grand luxe.

Aux pays des dieux d'avant, des néreïdes et autres ballerines des mers, Gunther se fait des ennemis. Il doit rester sur ses gardes, même si la navigation à vue en eaux sales ça le connait. 
Il joue des cou... des, avale quelques cou... leuvres, et reçoit des cou... ps.
Un litige avec la police du coin ne lui facilite pas la tâche. 

Cynisme assumé à tous les étages. Diogène est cité.  
L'humour est froid, sec, dévitallisé, et surtout ... cruel. 

Histoire et espionnage font bon ménage. 
Quelques infos sont balancées dans l'arène sur les relations entre l'Allemagne et la Grèce.
La dame de la météo annonce un rafraîchissement sur l'Europe, mais globalement pas d'affolement,l'ambiance est plutôt à la décontraction. 
On essaye de se rabibocher par tous les moyens. Entre pressions et dépressions, l'Allemagne tente de tirer son épingle du jeu. La guerre se joue maintenant sur les terrains de l'économie. 

Vaste programme. 

Quelques flingues cités : Luger, Beretta 950 "mouse gun"
On regrette le Webley .45
   

Compément : 


  

jeudi 30 janvier 2020

La versione di Fenoglio, Gianrico Carofiglio


Cours groupés dans la salle de réeduc'. Les rendez-vous sont forcés.

Les présents : 

Fenoglio, "il mareschallo" en fin de parcours.
Luigi, le jeune premier,
Et la Bruna, qui remet les sentiers droits.

Le programme du premier trimestre :

Méthodologie
Leçon de vie
Leçon de criminologie.
Initiation à la bienveillance et l'empathie.
Allègement des poches de sang alourdies
Eveil des zÂmes en péril.
Sens dessus
Sens dessous
Transmission des zainé.e.s 

Pour illustrer : lecture d'une histoire qui combine hasard et de destin.

lundi 23 décembre 2019

Dossier clos : l'affaire Max le menteur



BIBLIOGRAPHIE de Max Le menteur

Personnage créé en 1953 par Albert SIMONIN – Français – (1905-1980)

Max le menteur est un truand vieillissant évoluant dans le milieu parisien des gangsters des années
cinquante.
Son secteur d'activité se situe dans le triangle : place Clichy, Notre-Dame de Lorette, place Pigalle et Montmartre.
Question langage ça cause argot de l'époque.
Max est né dans le quartier des Buttes Chaumont à Paris. C'est un célibataire endurci, avec d'importante conquêtes féminines à son actif. Il habite Neuilly dans un beau quatre pièces. Aime les costards chics et surtout sa voiture, une vedette huit cylindres.
Fidèle en amitié entre truands,
Pas méchant mais (il ne) faut pas le chatouiller, car il riposte. Ca va du coup de poing au P38.
Max adore son ami le gros Pierrot qui a pour régulière la Marinette.
On croque à « La cascade » avec des gisquettes à la pelle. De temps en temps on avale un crouton chez la mère Bouche, une vieille respectable chez qui la bouffe est au poil et qui sert de repaire aux malfrats, aux noms très colorés : Léo le flamand, Pierrot belle jambe, Roger la cravatte, Charly bouillon gras, Tintin la broque, Jo le borgne ext.
Philosophe ,il déclare « que la vie est douce quand on a fait un beau casse, qu'on a chouré cinquante briques à des caves qu'en avaient forcément pas l'emploi ».

(Première publication pour tous les livres) :

1 – Touchez pas au grisbi !, 1953
Gallimard (Série noire n°148)

2 – Le cave se rebiffe, 1954
Gallimard (Série noire n°206)

3 – Grisbi or not grisbi, 1955
Gallimard (Série noire n°260)


Un contrib' de Dan
Décembre  2019

mardi 10 décembre 2019

Perfidia, James Ellroy


Vu récemment le commetteur de ce nouveau quatuor de Los Angeles, sur une chaîne de la RDF pour la sortie du deuxième volet.
Après quelques bons mots (?), quelques extraits lus et avalanches d'éloges, le Défenseur des libraires a eu raison de mon indifférence. Un moment de faiblesse. Je fonce tête baissée. Emprunt en ligne.
Téléchargement réussi.
Hé là !!!... 848 pages. ?????
Tu crois quoi Blvd. On est aux States, oui ou non ?
Ok.

Survol de reconnaissance au-dessus de L.A. et infiltration dans les bas et hauts fonds de la cité.
Décembre 1941.
Un casting à ruiner un empire.
Les petites vies de la Grande sont exposées au grand public.
Des sujets exaltants.
Des interprètes époustouflants.
Un temps fou à démêler des cheveux coupés en quatre.
On égrène les heures, les minutes, les secondes...
Un langage châtié de bourrelier.
Des scènes d'une inconvenance absolue...

- Une tempête qui s'annonce vient.
- ...
- A toi de jouer Blvd !
- Passe !








jeudi 28 novembre 2019

Reprise en douceur.
Texte lu en août de cette même année...
A l'abri d'un(e) morc'hlav...




mardi 30 juillet 2019

Dossier clos : l'affaire Charles Auguste Dupin



BIBLIOGRAPHIE de Charles-Auguste DUPIN
Personnage créé en 1841 par Edgar Allan POE – Américain – (1809-1849)

Chevalier Charles-Auguste Dupin est un détective amateur. Aristocrate désargenté d'origine française issu d’une excellente famille illustre, mais ruinée, c'est un noble fauché. Il vit sous le règne de Louis-Philippe. Fait la connaissance d'un jeune américain dans un obscur cabinet de lecture de la rue Montmartre. Celui-ci deviendra son narrateur. Ils vivent en cohabitation dans une maisonnette qui passe pour hantée faubourg Saint-Germain. Le Chevalier occupe le troisième étage aménagé en cabinet d'étude. Célibataire très cultivé, son seul luxe : l'amour des livres.
Pendant le jour il vit reclus chez lui, volets fermés, lisant, rêvant, fumant, jouant avec son ami au whist. 
Dupin adore la nuit. Noctambule et nyctalope, dès la nuit tombée il sort avec son assistant pour parcourir les rues de Paris. 
Il est en très bon terme avec le préfet de Police et a accès au domicile particulier d'un ministre. Suprêmement intelligent, il utilise le raisonnement mathématique pour découvrir la solution. C'est un cerveau avec une grande intuition, de l'imagination et une fantastique capacité d'analyse, d'observation et de déductions hors du commun. Rien ne doit être laissé au hasard et à l'incertitude. 

Ses méthodes : La raison contre les faits, il est aux prises avec trois énigmes, dont deux crimes mystérieux qui font de lui le premier détective de l'histoire.

Les dossiers en question :

1 – Double assassinat dans le rue Morgue, 1847   
     Trad. Isabelle Meunier                                        
     Sous le titre : Les crimes de la rue Morgue          
     Paru dans :                                                         
     La Démocratie pacifique, 31 ja nvier 1847
     Puis trad. Charles Baudelaire, paru dans :
     Le Pays, 25-26 février & 1-2-3-5-6-7 mars 1855
     Puis dans le recueil :
     Histoires extraordinaires, 1856
     Michel Lévy frères, libraires éditeurs, Paris

                                               The Murders in the Rue Morgue, 1841
                                               In : Graham's Magazine
                                               Avril 1841, Philadelphie

2 – Le mystère de Marie Roget, 1864                    
     Trad. Charles Baudelaire                                   
     Dans le recueil :  
     Histoires grotesques et sérieuses                        
     Michel Lévy frères, libraires éditeurs, Paris      

                                               The Mystery of Marie Roget, 1842-1843
                                               In : The Ladies Companion
                                               Novembre-Décembre 1842 & janvier 43,
                                               New York

3 – La lettre volée, 1848                                        
     Trad. Non signée paru dans :                           
     Le Magasin pittoresque, août 1845                  
     Trad. De Charles Baudelaire paru dans            
     le Pays, 7-8-12-14 mars 1855
     Puis dans le recueil : Histoires extraordinaires, 1856
     Michel Lévy frères, libraires éditeurs

                                               In :The Purloined Letter, 1841
                                               The Chamber's Journal
                                               Novembre 1841, New York

Une contrib' de Dan
Été 2019

lundi 8 juillet 2019

Les ombres de Montelupo, Valerio Varesi

Une enquête du commissaire Soneri.


 - Happening ?
- Non, juste Apennins !

C'est l'automne bien tassé. Le commissaire prend quelques jours de vacances dans son village natal. Un besoin urgent de décompresser... SEUL !   
Mais ce retour aux sources a un petit goût amer pour Soneri. Les amitiés se sont refroidies et les complicités de l'enfance se sont évaporées. Même les champignons se font rares dans la brume. 

L'otium bat de l'aile

lorsque,

des coups de feux se font entendre dans la montagne. 
Braconniers ? Trafiquants ? Passeurs ? Partisans qui n'auraient pas été informés de la fin des festivités... 

et que, 

sur la place du village, on s'inquiète de commente activement la disparition du gros bonnet du coin, bizenesseman accompli, pourvoyeur de travail, voleur, prêteur, bienfaiteur, etc.

et que, 

lors d'une de ses virées champignonesques Soneri, trébuche sur un corps.

Sollicité par la maréchaussée de la bourgade voisine pour nettoyer la zone, il décline aimablement, mais fermement, l'invitation. Il n'est pas plus chez lui ici.

Mais c'était sans compter sur le passé familial du commissaire qui ressurgit derrière les portes. Doute et inquiétude l'envahissent.  

Une enquête menée à pas de loup. Sans paperasse, ni compte-rendu. Lente et pénible (y'a un peu de pente), la progression s'effectue, bien chaussé, couteau à la main, panier au bras et chien au talon.



    







samedi 6 juillet 2019

1994, Adlène Meddi

- Tu sais Blvd, chaque fois qu'elle terminait la lecture d'un roman, assise le soir sur sa chaise en bois, près de l'âtre rougeoyant, la bougie chancelante à ses côtés, elle murmurait à l'oreille de son chien : "ce récit, une fois encore, mon vieil ami, nous parle d'un drame... J'en suis aussi certaine, que ce même drame en cache mille autres".




Et un drame humanitaire, un de plus, sur cette belle terre qui ne demande rien d'autre qu'un don de sang.

Le passeur, à travers l'histoire de son pays, nous parle finalement de l'histoire de tous les pays (au sens de surface de terre bornée par des gens... Tout aussi...), et des peuples qui essaiment sur cette planète et tentent (ou pas) de trouver un espace sens à la vie ensemble.

Les faits sont précis. Les lieux aussi. On passe d'avant en arrière avec l'agilité d'un vent fou.
Les évocations sont plutôt sombres, et il y a de quoi...

Recherches, recoupements, tentatives, trahisons, attentats, meurtres, la vérité sans dessus ni dessous. Vide. De l'amour, de l'honneur. Bilan de fin de vie. Mise en application du "point de non retour".

Les pères et les fils se déchirent. Un classique.
Les amis se séparent. Un grand classique.
Les femmes tentent l'union. Une vérité (?).

Sobre. Propre. Percutant. Pas de fioritures. Ca file comme la vie.

Un néo-polar (?).

Éclairage :    https://actu.orange.fr/societe/videos/adlene-meddi-1994-une-annee-de-basculement-en-algerie-CNT0000017sdNX.html










mercredi 22 mai 2019

Intrigo Italiano, Carlo Lucarelli

Le commissaire De Luca est de retour. 
Un rapport rédigé en langue italienne.

De Luca, c'est l'incarnation même du chasseur. Le métier de flic chevillé au corps. Certains disent qu'il est opérationnel, quel que soit le régime (moteur). Il est souvent détesté, mais c'est surtout un problème de positionnement dans le temps... Pourtant, il est respecté par son entourage. Certainement pour son humanité... et sa vision de l'Humanité.

Contexte : l'action se déroule post-guerre (la seconde deuxième) à Bologne en 1953. Fêtes de fin d'année. 

Une époque qui faisait la part belle aux maçons. Construction de murs, coupes et découpes de territoires, et de bien d'autres choses... Comme qui dirait, une certaine vision certaine de l'amitié entre les peuples. 

Le petit plus : un petit courant d'air frais rafraîchissait quand même les poches de sang échauffées et la circulation des personnes se faisait sous le manteau. 

Le sujet : à la suite d'une noyade suspecte dans une baignoire de garçonnière, De Luca se met en chasse, épaulé de son aide de camp, Giannino, un florentin de souche. Très vite, il soulève les lièvres qui jonchent à proximité.  Des accidentés de la route principalement.

On croise en chemin des joueurs de jazz, une hiérarchie complètement désorganisée, des retraités, des docteurs (en pagaille), un ingénieur, du personnel hospitalier, des ennemis, et des amis...

Entre deux bagarres, on cultive le doute, la bienveillance, la colère, la peur, l'angoisse et l'amour bien sûr !
Un profond sentiment de solitude envahit le chasseur. 
C'est l'ordre des choses.

On a bien mangé. Au menu, cuisses de grenouilles, poisson-chat et soupe florentine (ribollita).

Un dossier solide apprécié par la Direction.
Veille : édition version en langue française (?). 





dimanche 12 mai 2019

Empire des chimères, Antoine Chainas

- Comprends-tu ce que tu lis ?
- Et comment le pourrais-je s'il n'y a personne pour me guider 
(Ac 8)


Désunités de temps, de lieu et d'action.

Un socle toute même : les années 80, une bourgade française et une disparition.

À partir de cette ligne, la Direction ne garantit plus la cohérence des faits.

Réveil pâteux au son des laudes à Lensil, la bourgade en question assiégée de champs de betteraves.
La découverte d'un charnier et la disparition, qualifiée d'inquiétante, d'Edith, une gamine du cru, remue les âmes des logés.
L'enquête est menée tambour battant par la gendarmerie du canton, caricaturée représentée par le maréchal des logis-chef Jamin et son adjudant, Berthier. Les hobereaux traînent des savates. Quant à Jérôme, le garde-champêtre, il fait son enquête en douce. Pour pas déranger... Des réflexes d'ancien de la guerre d'Algérie.

Fort heureusement, pour la stabilité de la communauté, la jeunesse du village s'est trouvée une passion pour les jeux virtuels et les nouvelles technologies. et un groupe de cancans s'est formé.

Connexion fluide avec les « States ».

La parole se libère. On croise mesle-pesle des humains, des bêtes féroces (?) et non-, des insectes, des champignons, des plantes, des gens vils, des créatures nobles (?), des philosophes, des capitaines d'industrie... et une boite qui se transmet de mains en mains...
- ... !!!???

Nombre pages déclarées : 672
Nombre de thèmes affichés : pas mieux !!!

Un texte sur la maltraitance humaine... et animale, la confiance, la solitude, la folie, la sexualité, la vie en/de groupe, les relations familiales, la guerre, l'industrie du plaisir des loisirs, le métier de coiffeuse (thème récurent), le Doute (dans sa forme générique), le jeu, le principe du déjà-vu, le jardinage la botanique, l'éco-responsabilité, le(s) chemin(s) à suivre et à éviter, la transformation des cellules, l'attribution des terres, le fait religieux, l'addiction, l'exploitation de l'homme/animal par l'homme, et bien d'autres...

Le réel et l'irréel se croisent, se côtoient et s'accoladent, au grand désespoir des poches de sang en présence.

Un petit malin affirme haut et fort qu'une cité bien organisée est une cité inégalitaire, que le temps n'a pas d'espace et l'espace n'a pas de temps (?) et que...
... nous pouvons être aujourd'hui et hier.

- En même temps ??? Fichtre !!!

Plus prosaïquement, on se plaint de l'augmentation du prix de l'essence, de la France des dos cassés et des reins en compotes. On roule (pas tous!) en Alpine Renault, on contre-lettre à tour de bras et on trouve que le monde est dégueulasse.

Roulement de tambour.

Intervention du garde-champêtre : « Ouverture de l'armurerie à midi : mitrailleur Browning 12.7, Lebel R 35 .12 - le Bibliobus ouvrira ses portes à 14 h : lectures sur Philip Marlowe - un pot-au-feu sera servi à partir de 18 h sur la grand'place, prévoir couverts et assiette  - soirée musicale (bal) sur la place du village à 20 h. Au programme : The cure, Siouxsie, Joy Division, Birthday party...»

Pour le financement de l'étude (attention placement de produit) : Cité de la nuit, John Rechy. (le lien ne sera pas fourni)

***

Malgré sa longueur glaciale, ce texte a été chaleureusement accueilli par l'équipe en charge du reporting. La lecture à voix haute s'est imposée d'elle-même. Brillant.
On s'interroge toutefois sur sa classification (vision ethnocentrique) : roman gothique ? Roman fantastique ? Roman noir ? Récit Mythologique ? Bestiaire ? Roman d'apprentissage ? Roman jeunesse ?

En cas d'effets indésirables et/ou de doute, le numéro d'urgence (suite non exhaustive) suivant est à disposition : 15171811211411511600011611711919119631173370039193977

- Ite, missa est !
- Deo gratias.

mercredi 1 mai 2019

Orpaillage : Handsome Harry, James Carlos Blake


Salut Blvd,

Voilà une pépite d'or pour le début d'année 2019 

"Handsome Harry : Confessions d'un gangster 
de James Carlos Blake chez Gallmeister". 

L'histoire d'un braqueur considéré comme le véritable chef du gang de Dillinger. 


"s'il y avait eu un chef ça aurait été moi Handsome Harry, même John Dillinger le dit. Mais John aime avoir sa photo dans les journaux et faire le malin devant les dames, alors on ne se souvient que de lui".

C'est un bon roman noir pour passer une bonne nuit blanche.


Dan