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samedi 31 décembre 2022

Les cages flottantes, Gaston Leroux

- 3214 ?
- Présent ! 
- 3215 ?
- Présent  !
- 3216 ?
- ...
- 3216 !!! C'est-y pour aujourd'hui ou c'est-y pour demain ?
- C'est pour quand Chéri-Bibi voudra !



"Ni anarchiste, ni collectiviste !". 

C'est le 3216 qui le dit.

Une galère est en direction de Cayenne. Son patron, le commandant Barrachon et son second, De Violène,font de leur mieux pour que le voyage se déroule bien. Chants marins, coquins et vilains au programme. Mais la révolte enfle pour les hommes en cages. Et ceux-là ne sont pas des enfants de choeurs. Loin de là.   

A ce stade, tout ce que l'on sait, c'est que Chéri-bibi est le meneur. L'homme est accusé d'avoir découpé en dix-sept morceaux une petite bonne (entre autres). 

La bonne blague oui ! 

Enfin, depuis qu'il est né, Jean, l'apprenti boucher de Dieppe, accumule les problèmes. Sa frangine Jacqueline a bien essayé de sauver son âme, mais sans résultat. On lui doit quand même le blaze de Chéri-Bibi. Ce n'est pas rien.

De méprise en quiproquo, le texte nous invite à réfléchir sur des thèmes aussi variés qu'actuels. La vengeance, l'identité, la souffrance, la violence, l'amour, la fatalité, la mort, la trahison, les gentils-méchants (et inversement), la non-peine de mort... et ses conséquences... Les sujets sont bateaux. Mais la manière y est.

La poésie transpire à grosses gouttes. Le Rolla de Musset est déclamé à pleins poumons. 

On organise une tombola. Une rançon est demandée. Les socialistes sont égratignés. Les femmes sont défendues dans leurs droits. 

En vain.

On soupçonne la mise en scène d'un premier cas de GHB.

Une petite soeur des pauvres est prise la main dans le sac. Mais, à sa décharge, cela fait suite à une autre affaire de main dans le sac. Un Comte ou un Baron. Qu'importe !  Pauvre soeur sainte Marie des Anges !

On croise un flic à la Javert, l'inspecteur de la sûreté Costaud. Des types peu fréquentables, également. Une louve rassemble ses petits, une ficelle qui donne du fil à tordre, un médecin en avance sur son temps, une gueule de bois, une boule de gomme, des gens de la "haute" obligés de se mettre à genoux.

De l'action, des rebondissements, en veux-tu en voilà. Une énigme à la chambre jaune pour agrémenter. Des voyages exotiques.

Appel à témoin : la personne qui a vu l'homme au chapeau gris est priée de se manifester auprès de la maréchaussée de Dieppe Rédac'.

FATALITAS ! 

Son dossier clos

dimanche 11 décembre 2022

Of course, Franz Bartelt, Editions de l'arbre vengeur

 

Of course, Franz Bartelt


La mise en bouche se déguste . Pas d'hésitation possible.

Le texte est court, calibré à souhait. Les personnages recrutés sont hauts en couleur. Un rien joueurs facétieux. Le biographe surtout. 

La maréchaussée réquisitionnée est dirigée aux ronflements du patron qui bat régulièrement la campagne.

On suit le cheminement d'un enquêteur amateur qui bat, lui, le béton et la campagne aussi. 

On rencontre une mère éplorée, et une autre apeurée.

Les fils sont toujours aimants. 

Les bistrots ont de beaux jours.

Les amateurs de jeux de société sont servis.

Humour, cynisme et ironie. La peinture joyeuse d'une société qui ne l'est pas moins. 
   


jeudi 8 décembre 2022

Condé, Jérémy Bouquin, Noire Soeur, Ska Editions

 


Dans cette novella, le passeur nous présente Damien, dit Condé, enquêteur de son état, qui malgré la connerie le carnage ambiant, arrive à maintenir sa réputation de bon flic.

Ses cavalcades dans les tranchées et sur les talus, à la recherche du déserteur, l’ont défiguré et broyé à vie. Refait de bric et de broc, il inspire à la fois crainte, compassion et pour les plus fragiles, nausée.

Son cerveau affûté à la meule, et ses mâchoires huilées à la graisse de poulet, il résout, aux quatre coins de la France, des affaires de la plus haute importance pour la sécurité du bidasse, du chef d’entreprise, de l’Etat et du citoyen en général.

Condé a de l’audace, est coriace, efficace, peu loquace, perspicace, pugnace, tenace, vorace et, pour résumer, fait toujours le job qu’on lui demande. Ni plus ni moins. Même si on sent bien que parfois il y a de la gêne. Une satisfaction pour ses supérieurs.

Le passeur nous rapporte humblement (imho) quatre de ses enquêtes. Juteuses à souhait.

Des faits circonstanciés, des rencontres provoquées, des personnages patiemment croqués. Une sacrée bonne ambiance tout de même.

A surveiller de très près.

lundi 28 novembre 2022

Mister Flow, Gaston Leroux, Le livre de Poche

- Banco !
- T'es sûr Blvd ? 
- Certain !!!


Antonin Rose est un jeune avocat. Peu considéré dans la profession, il rêve d’affaires extraordinaires, de gloire et plus... Si affinité bien sûr ! 

Dans un Paris maussade, il se consacre, à son grand désespoir, aux dossiers mineurs (vols, insultes, bagarres, etc.), jusqu’au jour où il rencontre Durin, un valet zélé qui s’est fait épinglé par son patron… pour une épingle. Antonin s'y colle en trainant les pieds. Facile, mais peu rémunérateur.

Bas les masques, Durin ! On t’a reconnu.

Durin, c’est Douglas, Doug, Mr Prim, plus connu sous le blaze de Mister Flow, l’homme aux cent visages. Rose aurait pu encore feinter. Décliner l'offre alléchante qui lui est proposée. Mais le piège se referme sur le Tonio. L'Argent a décidément de beaux et nobles arguments.

Et hop, changement d’identité, mystification. Victor, le barbier fait des miracles. La grande vie est au bout du couloir. Direction Deauville et Paris-plage. Notre avocat brasse soudain des sommes extravagantes au casino, dort (pour ne pas froisser) dans des draps de soie, amuse la galerie. L’amour avec un grand L l’agrippe au collet. Impaôssible de se défaère de Lady Héléna, qui le lui rend bien.

On manipule à tour de bras, on vole en série... des voleurs "intégrés socialement"principalement. On glisse sur une pente savonnée. 

La déchéance guette, les regrets, les espoirs. Vicissitudes de l'Amour. Trahisons et autres joyeusetés sont au programme. 

On dénonce avec sagesse : "C'est la faute des programmes ! Buvons, il n'est jamais trop tard pour s'instruire !"

On s'instruit en écoutant des histoires écossaises à dormir debout.

Rob-Roy vient nous chatouiller les narines et les Dolly sisters nous font un numéro de claquettes. 

Une curiosité bien arrosée de kiss-me-quick et de love's dream. 

Le rapporteur sait mettre les formes. Son dernier reportage (finalisé) avant le grand saut.  

Durin, Lupin, Dupin. Même combat !!!

samedi 11 juin 2022

En proie au labyrinthe (la lutte, la tourmente, l'aube), Marek Corbel

Version édulcorée du premier jet.

 Tout comme un mort peut en cacher un autre,
Une nation une autre,
Un récit peut en cacher un autre.

                      

Trois textes pour le prix de trois,
à lire, si possible, à la suite. 

Penser une réalité, c'est, comme suivre une essence qui circule lentement dans un alambic chauffé à blanc, puis se précipiter pour en boire son jus à l'arrivée. Attention brûlures assurées !

Tout commence avec un collectif. Une invitation avant le grand plongeon. Une fulgurance.
Le K15 (et bien d'autres) est (toujours) en souffrance. Les usagers du réseau ferré sont en grand danger. 

A plus grande échelle, la partie de bridge peut démarrer :  alliances, enchères, surenchères
Qui veut faire le mort ?  Une liste circule en début de jeu.

... à moins que ce ne soit une partie d'échecs qui se joue ? 
Avancée en diagonale pour qui on sait, sacrifice des premières lignes (comme d'hab') et des ceux qui gênent (re-). Repli stratégique derrière un bourrin, ou mieux, un roc roque rondement mené.

Cafouillages, débandades, influences, perte de sang-froid, manipulations, trahisons à tous les étages.  
 
Une généreuse et voluptueuse chorégraphie, tout en virgules, se déroule sous nos yeux ébahis. 

Le Cartel est à la barre.  
L'agence est en embuscade (un grand classique). 
La Bretagne insoumise se soumet.
Et le peuple de France, à tous les étages, rassemble ses petits, compte les points et sauve qui peut. 

Les flics sont sur les dents. Et on les comprends car les morts affluent. Beaucoup (trop?) de monde dans la partie.  

On prend rapidement de la hauteur, on régionalise, on influence, on dégonfle, on tue, on enquête en "sous-marin". On se fait des câlins (rarement)...

On constate les effets dévastateurs du reflux de la trentaine.  

On sort facilement le Glock, le Sig Sauer, et le Pamas.

On boit un peu de Gin pour motiver les troupes, on sert une flute de whisky, un kir breton, et du Martini...
Pour les volutes en suspens, le cigare fait l'affaire...

Malaparte, Ferrat, Saez, Roda-gil, London, Valtrin, entre autres, sont cités. 
Une playlist au poil est proposée. 
Et une filmographie nocturne est programmée : les portes de la nuit, main basse sur la nuit...

Un texte sociétal. Sans aucun doute.

Et 

Qui dit sociétal, dit social.
Qui dit social. Dit sombre. 
Qui dit sombre... dit souterrain (?). 
Qui dit souterrain, dit espionnage.
Qui dit espionnage, dit diplomatie
Qui dit diplomatie, dit (forcément) politique. 
Qui dit politique, dit pouvoir.
Qui dit pouvoir, dit souffrances
Et qui dit souffrances, dit luttes...

Lu après la redoutable première guerre chimique céleste. 
On est beaucoup dans la prospective en ce moment.
Attention quand même, les mythes ont la peau dure. Vérifiable.

Toute ressemblance avec les dates et personnages mentionnés n'engage en rien la responsabilité du lecteur.  

A classer convenablement.

Lecture simultanée. 
Un lâché prise assuré. 




petit tip : pour sortir d'un labyrinthe avancer toujours main gauche sur le mur. Ca prend du temps mais c'est très efficace.



samedi 28 mai 2022

Carlos, Jérémy Bouquin

Sexe, dope et ... fin de vie

Dans la peau de Carlos.
Comme si on y était.

Carlos, c'est le nocher. Il fait le taxi depuis des lustres à Pau. 
Clem, elle, fait dans le social (le réseau s'entend !). Une toute mignonne, toute jeune femme qui ne pense pas aux à mal. Disons qu'elle s'amuse. Elle a bien le droit non ???

Gare à la dérive quand même, surtout quand il n'y a plus de filtre. Le "plaisir" ça se paie cher en général. Surtout quand c'est sans filet.

Mais qu'à cela ne tienne. "C'est nous qu'on est les plus forts, pas vrai ?"

La tournée des popotes démarre le vendredi. Comme d'hab'. Plein gaz dans les rues de la ville. Le client n'attend pas. 
L'arrondissement des fins de semaine. Bourses déliées.
Non déclaré mais diffusé quand même. Ca facilite les contrôles de la maréchaussée fiscale. 

Le vendredi, le soir, c'est le début de la dégomme des ceux qui en veulent toujours plus sans se soucier des pauvres poches de sang qui suintent comme des passoires, ivres de tout. De trop surtout. 
 
Carlos, l'air de rien balade la belle en souplesse. 
Taxi privé pour la dame.

Inutile de développer, à moins de refaire le circuit et de paraphraser. Mais on s'en doute va y avoir du grabuge.
Le texte se prend à mains nues, chaussettes remontées.
Tous les coups sont permis.

Sexe, dope et fin de vie (comme annoncé plus haut). Pas de place aux lamentations. Un G-hole en prime ?

Le texte est sombre. Un roman noir assurément.
Un poil dans l'excès ? Pas sûr. 
"If anything can go wrong..." Blablabla. 

A noter : les infirmières font sont à la fête baissent la tête. Mais qu'à cela ne tienne, on applaudit aux fenêtres des deux reins seins mains pour donner le change.

Le petit + :  le passeur a réussi à nous verser un jet 37 dans le gosier. A la bonne heure !   

- Et ça s'arrête quand ce bazar ?
- Pourquoi tu veux que ça s'arrête !!!

sas de décopression :





 

mercredi 23 février 2022

Le silence de Manon, Benjamin Fogel

- Hein ? Quoi ?
-Tu vois, tu n'écoutes pas Blvd ! 



Une communauté de célibataires ♂ endurcis très active sur les réseaux sociaux tentent de déstabiliser une autre communauté (très active également).  

Le rapporteur a du boulot pour un bon bout de temps. Ca chauffe dans les boudoirs. A défaut de fumoirs. 
 
Sur le terrain caméra au poing 

Au coeur d'un attentat, 
Des bris de nez au milieu d'une bagarre.
Des coeurs à la peine, 
Des amitiés tombées à genoux, 
Des brassées d'initiés, 
Des questionnements chevillés au corps des ♀ et des
Des politiques menées à coups de pieds
Des oreilles malmenées
Et des mains qui s'agitent

Pas de cigarettes, ni d'alcool. 
Pas de masque non plus. 
On apprend la langue des signes (version française). Même là-dessus pas moyen que les cerveaux du monde s'accordent.

De nombreux personnages sont en lice. Plutôt jeunes. 

off/à noter - la multiplication ou réduction des poches de sang n'a aucune incidence sur le poids de la terre. Qui lui demeure invariable. La seule prise de poids possible pourrait provenir (et encore) d'aérolithes - fin de off/à noter.

Un texte militant ? 
Une présentation préparation de la société de demain ?
Le tout clean propre aux portes du Grand Monde ?
Polar ?  Roman noir ?  Prospective ? Etude Sociale ?

Quoiqu'il en soit, les crimes sont parfaits... 
Sur le papier seulement, car il serait malséant de présenter une justice qui faillit. 

Le flic à la manoeuvre est donc besogneux. Tout comme le passeur d'ailleurs.

Des portes ouvertes qui se ferment. 

La bande ♫ : Minor threat et Converge. Pour amateur.


Et pourquoi pas jeter un oeil sur ce texte    
                                                                              ↓


 



lundi 13 décembre 2021

Solak, Caroline Hinault

- L'année dans le pergélisol va être longue blʌd ! 
- Pour tout le monde tu crois ?

 

Une petite base militaire perdue dans le Cercle Arctique. 

Levée des couleurs. Tout le monde au garde à vous. L'équipe qui reçoit à domicile est restreinte. On compte deux militaires (Roq l'avant-centre et Piotr le sage coach/capitaine) à l'avant et un grizzly (le rempart ?) à l'arrière. Exit le gardien de but.  

Aujourd'hui, c'est le grand jour : ravitaillement annuel.  

Phase 1 - l'hélidescente 

Un gosse qui vient de finir ses classes en métropole, arrive avec des caisses emplies de vivres et d'alcool. Les habitants de la base sont déjà ivres de joie. Ils vont pouvoir continuer les parties de belote.  

Phase 2 - l'hélitreuillage 

Un grand caisson (du sapin peut-être) quitte la base.

Phase 3 - l'exfiltration de l'hélico vers des contrées moins hostiles.

Phase 4 - Tous aux abris !!!   


L'accueil qui est fait au nouvel arrivant est plutôt froid. On tolère à peine sa présence. Bizutage ? Pas sûr. En tout cas son installation dans ce petit cocon de chaleur, d'amour et d'amitié ne va pas se faire sans heurts.

Au programme des festivités : initiation aux balades en rase-glace et enseignement de toutes les combines possibles pour survivre dans ce milieu hostile. 

Un monde d'hommes la représentation d'un monde d'hommes.
Les raquettes et les patins sont remisés.
Pas de chemin des douaniers, c'est au p'tit bonheur... 
Le fusil est à l'épaule au cas où.
Les luttes sont acharnées. 
Les méfaits de l'alcool sont abordés.
Les dénonciations sont réglementaires : la guerre, le pouvoir, la haine, l'argent, l'Homme méchant, etc.
La famille est ballotée.
Réchauffement à la hâte des corps gelés.
Tacle dans les 22 18 mètres.

Pour sûr, le texte ne va pas favoriser les recrutements futurs.

On a quand même été bien reçu. Le texte est court. Bien rythmé. La vodka a coulé à flots et le soir à la veillée on a fait de la découpe et du collage. 

Voilà !

Le jour des voeux est proche : on espère la venue d'un toubib lors du prochain ravitaillement.  

PMTDT 


vendredi 10 décembre 2021

Noir Diamant, Jean-Hugues Oppel

 

- Nangadef ?
- Mangui fii rekk !


Lucy revient de loin. Très loin en vérité. Certains pourraient dirent même que la jeune femme vient de vivre l'expérience la plus folle qui soit : une EMI.

Et Pendant ce temps-là, 

Dominique Perrignon fait le pet en Lybie,

Potus est charrié par les copains,
Chelsea fait dans l'humanitaire,
Jonathan remise sa panoplie,
Knight jure entre ses dents,
Et Chad est dans ses petits souliers.

C'est pas clair mais c'est comme ça. 

On nage en plein dans les conflits géopolitiques. Et ce n'est pas pour déplaire à la Direction. D'autant que le rapporteur, diffuse, de ci de là, avec malice, des remarques et réflexions qui embrasent les neurones. Quelques menues enquêtes sont au programme. Rien de bien excitant, juste pour se remettre en selle et garder la main.

Toujours une narration à la tonalité déroutante et envoûtante. Le chef de service met un point d'honneur à soigner son rendu. Le rapport administratif est circonstancié, et très factuel. Chemises, trombones et agrafeuses, virevoltent dans le bureau du dirlo. La précision est chirurgicale. Lucy se réinvente une respiration. 

Peut-être une inspiration profonde avant le Grand Saut ?

La Direction attend la suite.     

mercredi 8 décembre 2021

L'âme du fusil, Chantal Pelletier

Lettre à Pierre


Le rapporteur est un chasseur. Sans emploi, la cinquantaine (?), chef de famille, dégradé, un grain de beauté (?), et deux fils. 

Nel mezzo del camin' (etc.), on aimerait bien vider son sac.  Mais fatalement, les ceux qui pourraient écouter, sont les ceux-là mêmes qui sont pas aptes... sur le papier. Alors faut en trouver d'autres.

Pierre est au bout de la chaîne. C'est lui qui doit s'y coller... et nous par la même occasion.

La défaite est au coin de chaque mot. De chaque pensée. Une aigreur dans l'estomac. Des remontées d'acidité dans les narines.

Il y est question d'adultère, de vengeance de l'engeance, des amis. Avec en prime, une vision certaine vision de la masculinité.

A noter que le Voisinage est à l'honneur. Un sujet peu abordé, et qui pourtant, parle à tous. 

PMTDT

P.S. La Direction assure à l'auteur.e.trice tout son soutien et son respect quant travail effectué.



mercredi 10 novembre 2021

Un flic bien trop honnête, Franz Bartelt

"Ce crime barbare ne restera pas impuni"

- Voilà enfin un sujet léger ! 
- C'est un point de vue. 




Voilà qui donne le ton. Et pas la peine d'en faire des tonnes. Il y a déjà suffisamment de victimes dans l'affaire. À commencer par l'inspecteur Wilfried Gamelle, au plus bas dans les sondages (mais très soutenu par sa hiérarchie) . 
 
Un tueur sévit en série dans la cité. Gamelle et Bourrin sont aux commandes. Valentin (le chef de poste) ne peut que compter les points. Le sang froid est de mise.  

Un texte (imho) sur la grandeur, la décadence, la puissance et la vulnérabilité de l'homosapiens, le dévouement sans conditions, les décisions irrévocables, la vie commune, les dysfonctionnements de tous ordres, les anomalies bénignes, les différences de point de vue, les vies malmenées au gré des pulsions et les enquêtes menées à mal malmenées. . Et bien d'autres sujets encore.

C'est court, percutant. On sent une petite pointe d'ironie dans le regard du passeur, peut-être même du sarcasme (? à confirmer), du grincement de dents, du... 

À classer à portée de main.

mardi 9 novembre 2021

Tempête Yonna, Cyril Herry

Quand les citoyens citoyennent ! 


À Braconne, ça ne plaisante pas. 
Yonna, la tempête (qu'on se le dise), a fait du grabuge. 
Pas de quoi alerter la compagnie des délateurs, mais assez d'emm..des pour faire devenir chèvres, les résidents.

Peu de monde,  beaucoup de problèmes.

PMTDT

La parole est à la défense





dimanche 7 novembre 2021

Les âmes noires de Saint-Malo, Hugo Buan

 - Il y a du piston dans l'air.



On est à Saint-Malo. 
Le Corps sert l'Empire à venir. 
Sous Sur les pavés du sang. 
S.ur.ous les draps, des poches de sang. 
Et sous les poches... des punaises !

La première enquête du Commissaire Darcourt (c'est une couverture), anciennement dénommé Louis Hervelin, démarre sur les chapeaux de roue. Il est assisté de l'inspecteur Joseph, son fidèle écuyer.

La bourgeoisie traîne les pieds... et regarde le pavé avec intérêt. 

                                           "Y a comme qui dirait, du projectile dans l'air !

Tous les ingrédients de base du roman policier sont là.
Les meurtres autorisés et "non-no" (la base), la police, une disparue (la Justine), flair et intuition, des retrouvailles, de la traitraille, de la révolutionaille, de la misaille cochonaille, de la semaille, de la baisaille, de la mouscaille et ... de la canaille.  

Au menu : écrasé de pommes de terre sur son lit baratté. 
Des cascades :  un saut de fenêtre (notamment). 
Tous les jours, sans exception sont en di.
Les mères sont accueillantes et les garçons de bonne volonté.
Un peu d'histoire de France.

Une lecture plaisante, 
La documentation est fournie,


PMTDT

R à V, Chemins de traverses : idée générale de la Révolution, par P.J. Proudhon 



lundi 3 mai 2021

Les jardins d'Eden, Pierre Pelot

- Des gens sous les radars de la société. 

- Ah bon ! Encore des qui veulent pas se faire... vacciner ?

- Non, moins grave quand même !

"Août au loin. Il arrivait toujours un moment où ça devenait trop long, où l'emmerderie menaçait. Ce n'était pourtant pas de l'ennui, pas réellement, c'était comme si les jours s'étiraient trop et n'en finissait pas d'aller toucher le bord du soir, en bout de course".

Donc, on est bien dans une ambiance camping.

Ca va être difficile de parler de ce texte sans divulgÂcher, vu que tout s'embrouille dès le début et qu'à la fin c'est pas mieux. Et qu'au milieu, c'est pire. Du grand art.  

Tu touches plus à rien Blvd, on est sur une scène déprime.

Jip revient de loin. Un gros soucis de santé l'a éloigné de son univers familier et familial. Un léger problème d'inaccoutumance à l'alcool. Mais pas que… Son corps depuis un moment fait un rejet systématique de tout. 

Qu'à cela ne tienne, ressuscité d'entre les malades, on peut dire maintenant que Jip is back. Et cerise sur le gâteau, il joue ce soir à domicile, et en couple. Que du bonheur.

Jip, Jean-Pierre Sand, c'est un journaliste, un peu fouille-crasse, en galère misère, qui se souvient lors de sa résurrection :

1) d'avoir une fille, surnommée Na, qui elle-même, tout récemment, est passée sous les radars (de la société) et par la même occasion a fortuitement disparu. 

2) qu'il y a un sérieux contentieux avec la clique de Charapak et des gens du camping

3) Qu'il y a trop de questions, et que ce serait pas de veine franchement, s'il n'y avait pas la moindre petite réponse.

On réallume la chaudière. Attention décollage. Va y avoir du grabuge au camping

Disparition conséquente et enquête brainstorming. Réouverture de dossiers sensibles, non clos.  

Pas que un problème fère pille. Un truc beaucoup plus profond.

Du lourd.

Haine, comptes à régler avec la communauté.

Des copains toujours là pour enfoncer le clou.

Migraines et vertiges à toute occasion.

Une grosse chute libre.

Une agonisante qui balance.

Des trous du … tout tordus

Des nœud mouillés à dénouer

Un glock tenu à bout de bras

La vie. Enfin pour ce qu'il en reste. 

La plume du passeur est encrée au jus noir des fleurs du camping les jardins d'Eden. Paradoxalement ça donne un effet de ciel aux bleus. La langue glisse sur des petites bulles de mousse aigre-douces, coincées dans le fond de la gorge.

Sûr qu'on en a pour une bonne année à digérer tout ce méli-mélo. 

Une deuxième lecture s'impose avant classement bien au chaud à portée de main.




dimanche 12 mai 2019

Empire des chimères, Antoine Chainas

- Comprends-tu ce que tu lis ?
- Et comment le pourrais-je s'il n'y a personne pour me guider 
(Ac 8)


Désunités de temps, de lieu et d'action.

Un socle toute même : les années 80, une bourgade française et une disparition.

À partir de cette ligne, la Direction ne garantit plus la cohérence des faits.

Réveil pâteux au son des laudes à Lensil, la bourgade en question assiégée de champs de betteraves.
La découverte d'un charnier et la disparition, qualifiée d'inquiétante, d'Edith, une gamine du cru, remue les âmes des logés.
L'enquête est menée tambour battant par la gendarmerie du canton, caricaturée représentée par le maréchal des logis-chef Jamin et son adjudant, Berthier. Les hobereaux traînent des savates. Quant à Jérôme, le garde-champêtre, il fait son enquête en douce. Pour pas déranger... Des réflexes d'ancien de la guerre d'Algérie.

Fort heureusement, pour la stabilité de la communauté, la jeunesse du village s'est trouvée une passion pour les jeux virtuels et les nouvelles technologies. et un groupe de cancans s'est formé.

Connexion fluide avec les « States ».

La parole se libère. On croise mesle-pesle des humains, des bêtes féroces (?) et non-, des insectes, des champignons, des plantes, des gens vils, des créatures nobles (?), des philosophes, des capitaines d'industrie... et une boite qui se transmet de mains en mains...
- ... !!!???

Nombre pages déclarées : 672
Nombre de thèmes affichés : pas mieux !!!

Un texte sur la maltraitance humaine... et animale, la confiance, la solitude, la folie, la sexualité, la vie en/de groupe, les relations familiales, la guerre, l'industrie du plaisir des loisirs, le métier de coiffeuse (thème récurent), le Doute (dans sa forme générique), le jeu, le principe du déjà-vu, le jardinage la botanique, l'éco-responsabilité, le(s) chemin(s) à suivre et à éviter, la transformation des cellules, l'attribution des terres, le fait religieux, l'addiction, l'exploitation de l'homme/animal par l'homme, et bien d'autres...

Le réel et l'irréel se croisent, se côtoient et s'accoladent, au grand désespoir des poches de sang en présence.

Un petit malin affirme haut et fort qu'une cité bien organisée est une cité inégalitaire, que le temps n'a pas d'espace et l'espace n'a pas de temps (?) et que...
... nous pouvons être aujourd'hui et hier.

- En même temps ??? Fichtre !!!

Plus prosaïquement, on se plaint de l'augmentation du prix de l'essence, de la France des dos cassés et des reins en compotes. On roule (pas tous!) en Alpine Renault, on contre-lettre à tour de bras et on trouve que le monde est dégueulasse.

Roulement de tambour.

Intervention du garde-champêtre : « Ouverture de l'armurerie à midi : mitrailleur Browning 12.7, Lebel R 35 .12 - le Bibliobus ouvrira ses portes à 14 h : lectures sur Philip Marlowe - un pot-au-feu sera servi à partir de 18 h sur la grand'place, prévoir couverts et assiette  - soirée musicale (bal) sur la place du village à 20 h. Au programme : The cure, Siouxsie, Joy Division, Birthday party...»

Pour le financement de l'étude (attention placement de produit) : Cité de la nuit, John Rechy. (le lien ne sera pas fourni)

***

Malgré sa longueur glaciale, ce texte a été chaleureusement accueilli par l'équipe en charge du reporting. La lecture à voix haute s'est imposée d'elle-même. Brillant.
On s'interroge toutefois sur sa classification (vision ethnocentrique) : roman gothique ? Roman fantastique ? Roman noir ? Récit Mythologique ? Bestiaire ? Roman d'apprentissage ? Roman jeunesse ?

En cas d'effets indésirables et/ou de doute, le numéro d'urgence (suite non exhaustive) suivant est à disposition : 15171811211411511600011611711919119631173370039193977

- Ite, missa est !
- Deo gratias.

jeudi 27 décembre 2018

Plus mort que vif, Michel Lebrun

La cloche a sonné. 
Les fichiers sont classés. 
Les livres emballés sont remisés. 
Les petits plats sont dans les grands.
Les bouteilles sont au garde à vous.

et vlan ! 
Le gros dossier (qui) surgit, 
hors de derrière la pile,
(on frise les 160 pages quand même !) 
pour cette fin d'année.
Son nom ?
il le signe à la pointe...

Le maillot jaune 2018 ? 
Il en a la couleur,
Il en a la saveur,
...

Vincent Montescourt n'a pas que des ennemis... mais principalement. Des balles dans le buffet. Du 6.35.  Le commissaire Sini et son adjoint Belhomme sont réquisitionnés. 
C'est incroyable le nombre de poches de sang que l'on peut rencontrer dans une vie.
Bilan intermédiaire.

- On y va ?
- C'est parti.

L'enquête se déroule tranquillement. Sans heurt. Avec bienveillance (?).
On pense même que tout a commencé à Antibes, sous le soleil de la côte d'azur, célèbre pour sa lumière jaune. Mais, c'était mal connaître Vincent. Bon d'accord, il y a bien eu l'héritière et le papa au final. Mais quand on rembobine la pelloche, on voit bien qu'il y a eu d'autres lieux déterminants sur la frise. 1959, 1950, 1944... Nice, Juan-les-pins, Paris, Lyon, Belley, Chambéry. Il y a eu le marchand de biens et sa femme. Et puis il y a eu les camarade-e-s... Une sorte de #cupain-e-s d'avant# avant l'heure, et d'un #un s'reverra duns plus ou moins vingt ans#. (Toutes les références entr'# sont extraites de la hutte de Nuël 2018. Et dunc SGDG).

Les compte-rendus d'audition :

1 - Vincent est un homme d'affaires ambitieux qui déploie une énergie folle dans l'hôtellerie. Mais son business navigue péniblement. Alors, pour se développer dans les meilleures conditions, il décide de prendre d'assaut la fortune d'une riche famille du coin. Il mise sur Christine. Un abordage en règle, quelques whiskys chloralés, une demande de mariage en bonne et due forme, et le tour est joué.
Mariage arrangé, paparazzi en goguette, confusion, échanges de documents sensibles. Riches vs roturiers. L'éternel affrontement. 

2 - En grattant un peu, déambulation dans le monde de l'immobilier. La champignonnière en culture. Le béton qui s'expanse. Les investisseurs en slip. Dont un certain Kaufmann. Qui déambule corde au c..
Vincent, lui, orchestre une double culbute.

3 - Et  puis il y a l'équipe des filles. Maria, Isabelle, Noemi, Fillette et Nénette, coachées (?) par un certain Brutus. Des armes à la mains et des gifles qui se perdent.

- Y'a un mobile, chef ?
- Ca se pourrait. Vengeance suite à une trahison. Je veux tout le monde dans mon bureau dans cinq minutes : 


Exécution !

Dumas père est cité.

Courteline développe son principe.

Malgré l'Avertissement du début, des similitudes avec des personnages et faits réels ont été bien été repérées, mais fort heureusement, les faits incriminés se sont déroulés bien après la déclaration. Une demande de grâce est donc requise.

Ouverture de l'armurerie : PM, 6,35 (déjà cité), pistolet de demoiselle.

Un classique concocté par le "pape du polar"

Un dossier de la plus haute importance. Le CA est convoqué sur le champ.
On met les montres à l'heure.
Merci l'ami.

samedi 26 mai 2018

Hével, Patrick Pécherot

Le plein

de possibilité, 
d'ordre, 
de souhait, 
d'indignation, 
de nécessité, 
de doute 
et de volonté 

est fait.
(taxes comprises. Indexation sur le taux des taxes pétrolières env. 60%)

et

Combray et Balbec ? C'est fait !
Sur les chemins noirs ? C'est fait aussi !

Et maintenant ?

Nous décidâmes donc 
d'avancer à couvert,
en file indienne,
Bien que nous sachâmes eussions su 
qu'il eût été préférable 
de se disperser



On est DANS LE JURA !!! 

Dôle, Morbier et Morez sont sur le papier,

Ah ! 
Vive et joyeuse Valserine,
Combes magiques,
Merveilleuse forêt du Massacre
Qu'elles sont belles tes joux,
Doux Jura...

VIVE LES ROUSSES !!!

Un jeune homme prénommé Augustin, dit "Gus", fait une petite grosse boulette, un soir des environs de  1960 dans une cité de travailleurs de l'époque. 
Prévoyant, la boulette, il décide de se la mettre dans l'abajoue droite, mais au dernier virage elle va se coincer juste derrière le gosier. Qu'à cela ne tienne ! Plusieurs dizaines d'années réussiront bien à lui donner un peu moins de goût. Et lorsque le moment arrivera, 

en général il survient, à-peu-près, lorsque l'on devient soi-même premier de cordée, c'est à dire, plus personne au-dessus pour (r)assurer, et en dessous on voit bien qu'il y a du monde mais c'est flou, on ne sait plus trop...

Gus éprouvera un besoin impérieux de régurgiter le morceau. 

Un représentant de l'équipe des journalistes du coin  est convoqué sur le champ. Celui-ci flaire l'arnaque la purge psy à plein nez, mais en "bon" professionnel, il déploie ses pavillons et écoute patiemment. 

Des histoires de la seconde guerre mondiale, de la guerre d'Algérie, et de la guerre de tous les jours. Qui n'auraient pas trouvé d'issues. Des histoires d'hommes principalement. 
Les prénoms recensés sont extraits des Livres : Pierre, André, Simon(e), Kader.
Une sorte de parcours de la dernière chance. Des passeurs en pagaille et en tout genre.

Ensor est évoqué, ainsi que Figaro, Patachou et Qohélet. Un lynx a pointé son nez à un moment dans la brume. On a fait appel à la mémoire. On a joué aux pensées magiques. On s'est mis en situation. Bref on ne s'est pas ennuyé du tout.

Un texte très utile 
pour qui a besoin de vider son sac 
avant de partir en vacances 
Le format est très pratique.

Quelques clés sont distribuées en fin de dossier. Chacun-e fait à sa main.

Et pour les gastronomes, la Direction a repéré un petit logis avec une patronne qui propose sur la carte du jour : museau, braisi et pot-au-feu, morbier et pinard. 
Le vin de jaune n'est pas mentionné,  ni même le paille. Et pas la queue d'un coq. Un comble. Le rapporteur évoque quand même deux Chargeoises sûrement servies à bonne température. 


Nos régions...
le régional de l'étape

Rendez-vous à Guermantes. Ciao !

dimanche 29 avril 2018

Mapuche, Caryl Férey




- Une partie de truco Blvd ?
- Non merci, trop compliqué ! Je préfère faire le mort jouer au « pont ».
- Allez, quoi !!! Fais un effort.
- Bon d'accord, mais j'enfile mes prothèses avant.


Quinze heures d'audio, ça rince.

« Trop d'événements à la fois »

Les Calderons sont poètes de père en fils. Rubén, pour arrondir ses fins de mois exerce le métier de détective. Son boulot principal : enquêter sur les disparitions d'enfants. Et là justement, il enquête sur la disparition de Maria, une photographe.
Jana (prononcer Yana), elle, est artiste, sculptrice précisément, issue d'une minorité écrabouillée par le rouleau compresseur de l'époque (attention une compression peut en cacher une autre). Elle est à la recherche d'un ami qui ne donne plus signe de vie depuis peu et confirme qu'il a été, lui aussi, en son temps, un enfant.

Après palabres, ça match.

La rencontre des deux êtres promet une belle histoire d'amour. 
Mais comme l'on dit parfois, les histoires d'amour... se méritent ou se paient (au choix) !

Vol de nuit, chute des corps, embrasement des chairs, étirements du temps et des âmes, courses poursuite dans la pampa, enlèvements, embuscades, escarmouches, aller-retour en Uruguay(*), les Andes sont évoquées. Belles et moches rencontres, du sang, des viscères, répandues ici et là, des rebondissements, des amortissements, des explications, des développements, des mauvaises pensées, des traîtres par containers, des qui ne savaient pas que cela pouvait être aussi grave, des qui pensent et d'autres pas. Du traitement de l'information par vagues. Utilisation de la machine à remonter le temps. Un problème père/fils a été détecté. On suspecte également des tensions mère/fille. Fratries désordonnées. De la sexualité débridée, de la prostitution de survie, de la torture. Quoi d'autre ? 
Des gens-es usé-es... 
Mais debout.
Très pastoral, diront certains.

La visite de Buenos Aires se fait principalement de nuit. Beaux et bas-fonds de la ville. 
On fume pas mal, on boit de la quilmès, du pisco sour. Quelques braiseries autour du feu ont été décrites succinctement. Un pas de tango est esquissé. 
Lent, vite, vite, lent. 

Rideau

Les isme retenus : journalisme, syncrétisme, terrorisme, théisme, tolérantisme, tourisme, totémisme, traditionalisme, transformisme, traumatisme, tympanisme, unitarisme, urbanisme, utilitarisme, vandalisme, verbalisme, vitalisme, abolitionnisme, absentéisme, absolutisme, abstentionnisme, achromatisme, activisme, affairisme, altruisme, caporalisme, gongorisme, agnosticisme, agrammatisme, américanisme, anévrisme, angélisme, associationnisme,  chamanisme, amateurisme, amoralisme, anabolisme, anarchisme, anatocisme, animisme, antagonisme,  anabolisme, anthropocentrisme, anthropomorphisme, anticléricalisme, anticolonialisme, anticommunisme, anticonformisme, antifascisme, anti-impérialisme, antimilitariste, antinazisme, antiparlementarisme, antipatriotisme, antiracisme, aphorisme, arrivisme, atavisme, athéisme, atomisme, attentisme, atticisme, automatisme, autoritarisme, aventurisme, babélisme, babouvisme, banditisme, barbiturisme, bellicisme, bolchevisme, campanilisme, capitalisme,  cartésianisme... truisme...

En attente de complément d'information : 
blanquisme, alpinisme, anabaptisme, anachronisme analphabétisme, anglicisme, thomiste, aplanétisme, apriorisme, arianisme, aristotélisme, arthritisme, ascétisme, astérismeastigmatisme, asynchronisme, augustinisme, autisme, autonomisme, syndicalisme, beylisme, bonapartisme, boulangisme, carbonarisme, carlisme...

Hors-jeu : tsarisme, ultramontanisme, végétarisme, académisme, aérodynamisme, africanisme, albinisme, alcoolisme, alexandrinisme, anarcho-syndicalisme, anglicanisme, antialcoolisme, antisémitisme, athlétisme, automobilisme, avant-gardisme, baptisme, barbarisme, baroquisme, belgicisme, benzénisme ou benzolisme, béotisme, bicamérisme, bilinguisme, bimétallisme, bipartisme,  botulisme, bouddhisme, brahmanisme, byzantinisme, caféisme, calvinisme, cannibalisme...

Et il ne sont pas tous là. La direction épargne le lecteur des 652 entrées du dictionnaire de l'Ac. Fr. (vers. 9 augm. 8)

La réconciliation des peuples n'est pas pour demain.

On se fait la bise quand même ?
Oui mais une seule alors.

PMTDT

(*) ou Paraguay
Re-écoute en cours

dimanche 8 avril 2018

Vas'y Béru !, San Antonio

Une enquête du commissaire San Antonio.


La caravane du Tour de France fait une halte à Dijon. On gare les vélos devant l'enseigne de l'hôtel des voyageurs et de la S.N.C.F. A l'intérieur du bâtiment, dans la salle commune, la tension monte. Une partie de dames est sur le point de débuter. La "Meringue" vs "Béru". Les godets sont en place. Marc et cassis sur le tapis. Sana apprécie.
Malheureusement dans cette ambiance détendue, la soirée va rapidement tourner au désastre. Un mort alité, masseur de son état, est découvert dans une des chambres de l'hôtel. C'est le branle-bas de combat. 

San Antonio, célèbre pour son "moi, vous me connaissez!", prend la situation en main. Aussitôt, Béru, solidaire, propose son aide. C'est justement à ce moment-là que le vin a commencé à vinaigrer et que la moutarde se mit à picoter les narines du directeur sportif, orphelin de son masseur fétiche.

Béru sur le Tour, une expérience à ne pas manquer : massages, bien-être, dopage, magie (limite sorcellerie), sponsoring, tricherie en tout genre, rupture technologique, espionnage industriel, de l'amour aussi, charnel et poétique, partageur et inquiet, violent parfois mais jamais brutal (???). Berthe fait ce qu'elle a à faire. On découvre (?) un Béru rageur, vengeur, gagneur, frimeur, joueur, pleurnicheur... 

Les morts et presque morts se bousculent au portillon. La voiture-balai est pleine à craquer. 

Sana mène l'enquête en poussant les pions à sa disposition. Il analyse, étudie, téléphone régulièrement au siège social, temporise, et agit comme il se doit. 

Une enquête estivale. 
Quelques gnons, donnés et reçus, quelques pruneaux bien distillés, quelques clous appropriés, et l'affaire est dans le sac.

Le chiffre 4 est à l'honneur. 
La wodka polonaise (notez la graphie) est servie. 
On parle de blabla préalable
La communauté des femmes est à l'honneur (façon Sana)
Le salon du caravaning est suggéré.
Michel audiard est interpellé
Peguy est cité pour une sombre histoire de cathédrale mal insonorisée
Le nom de Marny est sussuré
et Freddy, le charcutier de Charenton, se métamorphose en boucher 

L'enquête, (im)proprement citée : mises sur écoute en règle, ligotages, interrogatoires, course-poursuites, épluchage de fichiers, interpellations...
Contrairement aux idées reçues, une affaire criminelle peut être résolue sous la torture. Rare mais possible.

Le petit-déj' du staff : omelette, saucisson à l'ail, roquefort et oignons blancs. Le côte du Rhône sert d'humidificateur (ou de liant, au choix).

Comme à son habitude, San Antonio narre ses exploits à sa manière. Il plonge son lectorat dans un délicat duvet de mots et d'expressions inédites et insolites, et l'invite tout simplement à maugréer s'exprimer. 
Comme d'hab' Sana s'en sort avec les honneurs, Béru de même, et l'Institution est sauvée.
Une occasion pour se (re)plonger dans l'histoire du Tour de France, avec ses boires et déboires, ses hauts et bas faits, ses grandes et petites phrases, ses journalistes, ses suiveurs, ses gens, ses collines, ses monts et ses plaines.  

Le visionnage (hasard du calendrier. Rien à voir avec le texte) : 



et la lecture simultanée (âpre mais juste. Avis aux amateurs) :



Rien ne va plus les jeux sont faits !    

samedi 31 mars 2018

Le Royal-bougnat, Joseph Bialot

C'est impressionnant le nombre de personnages que l'on peut convoquer dans un texte de 189 pages (192 p. selon les autorités). 

Pour un premier contact :  

Deux affaires en une. Celle de Cheney et celle de Fabrette. Pas de ristournes possibles.

Pour se consacrer pleinement à sa deuxième enquête, Didier Valois, se met en disponibilité. C'est la moindre des choses. 
Dans la foulée, il va, par mimétisme, rejoindre les pointeurs inscrits à l'ANPE (de l'époque) des artistes en tout genre, et agiter toute une "clique" autour du Royal-bougnat, un troquet du XVe. 
L'économie tourne à plein. Mais attention à la surchauffe.
Heureusement, le parti pris du rapporteur est résolument écolo. On circule donc chemin des vaches, rue des plantes, impasse du moulin-vert, chemin des dunes, rue pavoise. On fait quelques pas en bord de mer (Honfleur), dans les beaux quartiers rive gauche, et dans les grandes forêts domaniales du 77. Quelques incursions à Saint-Ouen et Montreuil (et c'est heureux!). 

Une bien humble contribution, mais quand même...

Alors donc, sur le parcours, Didier trouve des morts de mort non naturelle, des suicidés de suicide non naturel, des grosses brutes qui cognent dur, des femmes au caractère bien trempé, des gens filés, des questionneurs de fichiers d'immatriculation, des flics "à la bonne", des maisons à la campagne, des familles composées, recomposées, qui voudraient bien se décomposer. 
On s'entraîne à la généalogie, mais comme d'hab' on s'épuise rapidement. 
On étudie aussi le réflexe de Krymski (?) (description dans le texte). 
On parle de dernière guerre, de derniers morts (?).
On chine, on joue, on perd, on gagne...
On renifle un problème d'espionnage industriel, un truc à l'assurance.
On fume des Gitanes à pleine goulée (sob).
On plaidoie double-plaidoie pour le métier de flic. 
On parle du Vél d'hiv d'avant, de pendant et d'après.
Le Poum est cité. 
Et un "plutôt crever" est lancé à la cantonade.

Plus festivement : on boit de la prune du Lot pour remonter le moral des troupes, du blanc gommé, et du Cognac hors d'âge. Le Cornas occupe une bonne place ainsi que le Gigondas.
Les tripoux et la daube provençale font partie également du voyage.
La forte densité des poch-e-s de sang au cm² peut s'avérer problématique. Les principales (poches) : Ophélie, Cécile, Marianne, Colette, Laurence, Carole, Lea, Janine, une concierge, une réceptionniste, Marie, Loïc, Coma, Neurone, Fernand, Frédéric, Cagna, Paul, René et Didier.
Françoise Dolto n'est pas invitée, pourtant on parle d'enfants et d'éducation.
On nous informe en backstage qu'un stéphanois, qui n'avait pas entendu la sonnerie, a finalement rejoint la communauté.   

Bibliothèque : le livre du ça de Groddeck, le Chantefables et chantefleurs de Desnos, 
Hegel et Kierkegaard sont dégainés dans les salles d'attente et R. Laing est proposé à la citation..

On confirme que le Pascal a toujours été mieux coté que le Delacroix (encore aujourd'hui mais l'écart s'amenuise).

La question en suspens : ça existe encore les innocents ?

Devoir sur zinc : les amoureux sont-ils seuls au monde ?

C'est court, percutant. Les forces sont jetées dans la mêlée avec plus ou moins de bonheur. Les enquêtes s'emberlificotent, se téléscopent, se triturent l'une l'autre. 
Au détour d'un retour à la ligne, ou d'un saut de paragraphe plusieurs pistes sont ouvertes. Le retour en arrière est prisé. Pas d'obligation.  
Un peu de Poulpe, un soupçon de Burma, et sûrement, ici et là, du Manchette.
Cos'altro (ou ouatelse !)

Visionnage :

Espace détente : par là (c'est un hommage ;-))






Le charretier de la providence, Georges Simenon

Ecluse 14 - Marne/canal - Dizy ? Une femme est retrouvée morte. Epernay, Reims et Paris en alerte. Maigret est déjà sur le terrain. Ambiance...