Un meurtre a été commis sur la personne d'Edmond Vuillat. Une boulette apparemment. Mais va savoir... Avec ce fichu Destin.
"Une fois pour toute, j'ai décidé de m'en foutre"
qui n'est pas le passeur.
Qu'on se le dise.
Après bien des années d'enfouissement, un album de photographies d'époque est feuilleté. Toutes craquelées par la gerçure des ans. Des souvenirs surgissent à la volée. Aux quatre coins des pages. Commentaires à l'appui.
On remonte le temps. Années 60/70. Jeunesse, musique, cinéma, roman noir. Joe Hill, les Wobbies, Kerouac, Ferlinghetti, Léo, Bob sont cités... Charles d'Avray, et Romain Bouteille sont également dans l'album.
On s'embourgeoise s'encanaille en fumant des gauloises, des P4 et des Boyard maïs.
On roule en Ciao (confirmation de l'embourgeoisement encanaillement), on cacochyme, on chante à tue-tête des chants de révolte.
Des photos d'Espagne sont jetées en vrac sur la table. Un peu floues, certes, because la fumée en haut des buttes. Du brouillard sûrement.
Et puis finalement, on convoque à la barre, Antoine, Paul, Yvon, Arthur, Sylvia, Edouard, titi, Chloé, Yvon, Cropette et bien d'autres. On nous fait savoir qu'un texte circule, du genre alerteur. Des angoisses sont jetées à la gorge des loups. Culpabilité en surchauffe.
La Direction redoute, malgré l'enthousiasme débordant de ce texte, la venue probable d'un cafard monstrueux dans ses locaux.
Il va falloir maintenant éplucher tous les dossiers passés. Exhumer, classer, biffer, oublier, grossir le trait, minimiser, botter en touche lorsque nécessaire.
Heureusement que décembre est là, avec son lot de promesses et de souhaits que l'on commence à méditer, murmurer et mâchonner avant le grand lâcher de ballons de la fin d'année.
"s'il faut commencer par les coups de pieds au c.. "
Basta !
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