- Eh dic donc Blud ! Tu l’as débridé ton vieux ?
- C’est mon jeune qui s’en occupe… Moi et la mécanique, ça fait trois…

Auteur : Michel Lebrun
Bannière : Gallimard
Section : Série Noire n° 2 415
Corps : les Devins
Campagne : 1982
Date Edition : mars 1996
ISBN : 2-07-049580-9
Nbre de pages : 171
Prise de possession : quai (rive droite)
Lieu : Paris
Retour : néant
Appel à contribution : catégorie 4
Contribution réelle : 2,00 €
Début lecture : 10/12/2013
Fin lecture : 13/12/2013
Date d'achat : déc. 2013
Motivation d'achat : chaudes recommandations du réseau
Compte-rendu de campagne :
La "Silver Economie" démentelée. Embrouillamini confusant. Profonde réflexion sur la théorie des âges.
La "Silver Economie" démentelée. Embrouillamini confusant. Profonde réflexion sur la théorie des âges.
Dans la pension républicaine pour personnes âgées et indigents, ça chahute, ça
fricote, ça boulotte, ça fait pas de mal. On croise à tous les coins de rue devant chaque distributeur parisien, Pécuchet dit Pécu, autrement nommé Victor (pour les intimes uniquement). Un
curriculum vitae en béton. Reconversion réussie. Pas un seul pli sur le
costard blouson. Roule en mob. Une santé de fer. Un moral taquin. Son point faible : démarre pas
tant que la caféine n’a pas fait le trajet qui convient après le réveil.
On
fait la connaissance d’Hélène une quinqua allumée, accompagnée de sa chienne Didine. Probablement une génitrice de la mémé de Nadine. La belle se téléporte généralement en estafette. Apprécie la compagnie de
la gente masculine. Pas la dernière à faire des conneries. Il y a également un flic paternaliste, lourd (dans
l’esprit ???) pas très net du point de vue moralité. Une belle-fille pas très
arrangeante, maquée avec Grandmorin, dit Grancon. Un fils qui cultive l'ingratitude à grande échelle. Voilà. Les couples se
forment. Improbables. Les rencontres pour le moins opportunes, invitent à
l’élaboration de coups fumeux zé fameux. Nous assistons en direct à une entrée
maîtrisée et une montée en puissance dans le cercle très fermé du grand
banditisme. Pourtant le sieur Pécu n’est pas ce que l’on pourrait
appeler un grand ambitieux. Tout au plus une volonté d’être peinard dans sa vie. Grand amateur de locos. Farceur. Grognon. Solitaire.
Se contente du strict minimum. Sait apprécier les attentions. Une assiette et un toit. Quoi de plus demander ! Pourtant, Hélène sa muse, voit les choses en panoramique. Genre braquages de banques "Grand format". Interceptions de fourgons blindés. Charges avec trompettes et canons... Bref, le Grand Portenawak Interstellaire (GPI).
Le rapporteur tricote son rapport avec zèle, précision et
bienveillance. Un raconteur des temps modernes. Un coach émérite de la fin de
vie. Le conseiller des laissés pour compte. Propositions tranquilles d' alternatives de survie pour les occupants des temps futurs. Une petite déconade qui distille fortuitement quelques dénonciations. "Excusez M'sieur Dames pour le dérangement !"
Point de vue perso : ce qui est appréciable dans ces écrits courts, c’est que le dénonciateur vous balance des pistes dans tous les sens, et après… Rien. Nada. Zéro. Z.b. Le néant. Le lecteur se retrouve nu, seul. Sans pagne à portée de mains. Contraint de renifler, de fouiner, de chercher, de gratter, de creuser, de se déplacer, de dégue…., de roupiller, d’extraire… Bref, la balle est dans son camp. C'est la grande marche du libre arbitre. Le match : projets optimistes vs les projets "deux tonnes six", développés par nos ingénieurs, pifournisseurs d’alpha beta Alphabet. Les ceux qui sont pourtant bien sympas de tout nous diriger digérer... Cependant...
Quelques références en vrac : les pieds nickelés,
Flaubert, Raimbaud. Evocation du réseau fluvial français. Les dessins de Dubout. Technique de pêche à pied. Le panier du pêcheur. L’Epatant est cité. Le pont Mirabeau également. La
femme à abattre. La bête humaine.
L’agrément du quotidien (royalties à percevoir j’entends)
passons la monnaie : Kodak, Cartier, Parker, Berliet...
Les repas de base sont composés de côtelettes, agrémentés de
Côtes du Rhône. Camembert. Dans les grandes occasions on remonte le Rhône et on
débouche un Morgon. On parle aussi de mauvaise limonade.
Pour les armes, on a dans la besace une matraque, un Walter
OSP .22, une bombe paralysante et des flèches mentales.
Le vocabulaire : bitonio, frigolo, ampelopsis, biscoto,
teratophilie, arapède…
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