Affichage des articles dont le libellé est Série Noire. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Série Noire. Afficher tous les articles

samedi 6 novembre 2021

La mère noire, Pouy/Villard

- Encore une zone à défendre ?
- Ca se pourrait bien !


Mise à part, la température de la bière et le niveau du compte bancaire, la Famille reste le témoin toute catégorie du positionnement de l'humain dans la société. 

Cela étant dit, pas de compromis : soit c'est On, soit c'est Off  
Et Cloclo en fait l'amère expérience. Son père idem. Et Véro pas mieux. 

Un embryon de famille qui navigue dans la tourmente et s'oriente au doigt mouillé. Cette technique pose quelques problèmes d'interprétation, d'autant que le vent, par les temps qui courent, est tellement brassé par les éoliennes, qu'il en vient de tout partout. 

 Dit étant cela, 

Les caractères sont bien trempés. Les noyaux sont en instance de fission. Les poules sont bien nourries, le coq assure et le chef de gare agite désespérément son drapeau à damier. 

On apprécie la lenteur retrouvée des transports de bétail. 
On pourrait penser que vivre dans une caravane, ça le fait... mais finalement non ! 
Entre vouloir et pouvoir, il y a se mouvoir.
Entre couloir et mouroir, il n'y a pas d'espoir, 
ou si peu...

Il semble, mais à confirmer tout de même, que pour les passeurs, les zad(s?) (non nommées présentement) sont protéiformes. 

La Direction envisage de déposer une déclaration de mise en Zad de ses locaux auprès de la Préfecture. Mais les agréments étant délivrés à discrétion, elle hésite quand même. Vu la paperasse à remplir.

Une lecture rapide, sans précipitation. Juste une inversion de chapitres au démarrage. Lu Véro avant la Mère absente . Mais pas de désagréments.  


mercredi 31 mars 2021

Salt River, James Sallis

"Quand un homme meurt, il faut marquer le coup" 


Et de trois. Toujours à voix haute... pour transmettre. 

Souvenirs d'enfance, de guerre, de famille. Des vies simples, mêlées au chaos. 

Turner est à présent aux commandes. Les enquêtes sont improbables et les délits insupportables, abominables, décapotables, adaptables, discutables, dommageables, inavouables, indigérables, épouvantables, épuisables, exécrables... et ainsi de suite, sans discontinuer, jusqu'à la lettre v. 

On change de cavalier/ère, position au centre de la piste et puis on recommence à tourner, virevolter.  

Et en avant deux

Doc s'accroche au bras de Turner qui, lui, opère en souplesse un décrochage en règle. 

"C'est juste que j'en peux plus de me remettre d'un tas de trucs, Turner"

Ca flanche de tout côté. Ca déborde. Ca expulse. Les morts s'amoncellent. Les stat's explosent au dernier vinteur. Heureusement à la ville, les meneurs ont la situation bien en main. Ben voyons!

Un bon de coup de cafard, arrosé d'un bon vieux whiskey bu au godet, et les moqueurs n'ont qu'à bien se tenir.

Cette trilogie est une anthologie de la souffrance silencieuse. Le passage dans le sas pré-expulsion a un petit goût amer. Pas de règles. Pas de procédures. C'est chacun son tour; c'est comme ça vient.

Salut l'ami ! On va resserrer les rangs.

A lire et relire, écouter et réécouter.



 


samedi 28 mars 2020

Bois mort, James Sallis

"Les instruments sont faits pour qu'on en joue. Tout comme les vies pour être vécues."

- Bien dit, bl∆d !
- Ouais ben, alors là, moi j'ai rien dit sur ce coup-là !  Faudrait pas tout me mettre sur le dos.

le fauteur 
c'est Turneu
. /


La troisième lecture est réalisée à voix haute, pour bien ressentir le goût de chacun des mots proposés dans le texte (le .mp3 est disponible mais non diffusé).
Une urgence.
Le dossier est sérieux. Dans le sens, à ne pas prendre à la légère. Une écriture à plusieurs branches. Beaucoup de mortes. Mais quelques vives encore. On se raccroche où l'on peut... et surtout comme on peut. Parce que ça ne se voit pas comme ça, mais dans les tuyaux internes de John Turner, il y a un fichu bazar. Et on comprend vite que l'"agence de voyages" qui l'accompagne n'a pas investi ces dernières années dans la sécurité de ses passagers. C'est flagrant !

Que dire penser de tout cela alors ?
Que les instruments sont en panne. La navigation dorénavant s'effectuera à vue. 

Attention "Turbulences". 

On regarde par le hublot régulièrement pour surveiller le niveau
On vérifie si le canot de sauvetage est toujours là
On fait un petit tour dans les machineries pour voir si l'huile ne perle pas
On compte les passerelles (rares) et on vérifie leur solidité (la rouille sévit).

Trop d'amateurisme.
Trop de professionnalisme.
Trop de contactismes.
Trop de tourisme.
Trop de je-m'en-fichisme
Trop de toutismes.

Sûrement... Beaucoup de trop de trop...
Le repli s'impose...

 Inespéré !

Une terrasse, quelques notes de banjo, un verre une bouteille de bourbon, quelqu'un.e avec qui échanger ses postillons, l'inhalation salutaire d'une feuille de tabac roulée, et le tour est joué.
Fin de partie.

Allez zou ! 
Tout le monde au vestiaire. 
'Faut pas baisser la garde,
On a encore du boulot.  


ps : remerciements aux traducteur.e.s

et en complément sur ce thème http://www.blog813.com/2020/02/le-n-135-dans-nos-boites-aux-lettres.html


  

lundi 23 décembre 2019

Dossier clos : l'affaire Max le menteur



BIBLIOGRAPHIE de Max Le menteur

Personnage créé en 1953 par Albert SIMONIN – Français – (1905-1980)

Max le menteur est un truand vieillissant évoluant dans le milieu parisien des gangsters des années
cinquante.
Son secteur d'activité se situe dans le triangle : place Clichy, Notre-Dame de Lorette, place Pigalle et Montmartre.
Question langage ça cause argot de l'époque.
Max est né dans le quartier des Buttes Chaumont à Paris. C'est un célibataire endurci, avec d'importante conquêtes féminines à son actif. Il habite Neuilly dans un beau quatre pièces. Aime les costards chics et surtout sa voiture, une vedette huit cylindres.
Fidèle en amitié entre truands,
Pas méchant mais (il ne) faut pas le chatouiller, car il riposte. Ca va du coup de poing au P38.
Max adore son ami le gros Pierrot qui a pour régulière la Marinette.
On croque à « La cascade » avec des gisquettes à la pelle. De temps en temps on avale un crouton chez la mère Bouche, une vieille respectable chez qui la bouffe est au poil et qui sert de repaire aux malfrats, aux noms très colorés : Léo le flamand, Pierrot belle jambe, Roger la cravatte, Charly bouillon gras, Tintin la broque, Jo le borgne ext.
Philosophe ,il déclare « que la vie est douce quand on a fait un beau casse, qu'on a chouré cinquante briques à des caves qu'en avaient forcément pas l'emploi ».

(Première publication pour tous les livres) :

1 – Touchez pas au grisbi !, 1953
Gallimard (Série noire n°148)

2 – Le cave se rebiffe, 1954
Gallimard (Série noire n°206)

3 – Grisbi or not grisbi, 1955
Gallimard (Série noire n°260)


Un contrib' de Dan
Décembre  2019

dimanche 12 mai 2019

Empire des chimères, Antoine Chainas

- Comprends-tu ce que tu lis ?
- Et comment le pourrais-je s'il n'y a personne pour me guider 
(Ac 8)


Désunités de temps, de lieu et d'action.

Un socle toute même : les années 80, une bourgade française et une disparition.

À partir de cette ligne, la Direction ne garantit plus la cohérence des faits.

Réveil pâteux au son des laudes à Lensil, la bourgade en question assiégée de champs de betteraves.
La découverte d'un charnier et la disparition, qualifiée d'inquiétante, d'Edith, une gamine du cru, remue les âmes des logés.
L'enquête est menée tambour battant par la gendarmerie du canton, caricaturée représentée par le maréchal des logis-chef Jamin et son adjudant, Berthier. Les hobereaux traînent des savates. Quant à Jérôme, le garde-champêtre, il fait son enquête en douce. Pour pas déranger... Des réflexes d'ancien de la guerre d'Algérie.

Fort heureusement, pour la stabilité de la communauté, la jeunesse du village s'est trouvée une passion pour les jeux virtuels et les nouvelles technologies. et un groupe de cancans s'est formé.

Connexion fluide avec les « States ».

La parole se libère. On croise mesle-pesle des humains, des bêtes féroces (?) et non-, des insectes, des champignons, des plantes, des gens vils, des créatures nobles (?), des philosophes, des capitaines d'industrie... et une boite qui se transmet de mains en mains...
- ... !!!???

Nombre pages déclarées : 672
Nombre de thèmes affichés : pas mieux !!!

Un texte sur la maltraitance humaine... et animale, la confiance, la solitude, la folie, la sexualité, la vie en/de groupe, les relations familiales, la guerre, l'industrie du plaisir des loisirs, le métier de coiffeuse (thème récurent), le Doute (dans sa forme générique), le jeu, le principe du déjà-vu, le jardinage la botanique, l'éco-responsabilité, le(s) chemin(s) à suivre et à éviter, la transformation des cellules, l'attribution des terres, le fait religieux, l'addiction, l'exploitation de l'homme/animal par l'homme, et bien d'autres...

Le réel et l'irréel se croisent, se côtoient et s'accoladent, au grand désespoir des poches de sang en présence.

Un petit malin affirme haut et fort qu'une cité bien organisée est une cité inégalitaire, que le temps n'a pas d'espace et l'espace n'a pas de temps (?) et que...
... nous pouvons être aujourd'hui et hier.

- En même temps ??? Fichtre !!!

Plus prosaïquement, on se plaint de l'augmentation du prix de l'essence, de la France des dos cassés et des reins en compotes. On roule (pas tous!) en Alpine Renault, on contre-lettre à tour de bras et on trouve que le monde est dégueulasse.

Roulement de tambour.

Intervention du garde-champêtre : « Ouverture de l'armurerie à midi : mitrailleur Browning 12.7, Lebel R 35 .12 - le Bibliobus ouvrira ses portes à 14 h : lectures sur Philip Marlowe - un pot-au-feu sera servi à partir de 18 h sur la grand'place, prévoir couverts et assiette  - soirée musicale (bal) sur la place du village à 20 h. Au programme : The cure, Siouxsie, Joy Division, Birthday party...»

Pour le financement de l'étude (attention placement de produit) : Cité de la nuit, John Rechy. (le lien ne sera pas fourni)

***

Malgré sa longueur glaciale, ce texte a été chaleureusement accueilli par l'équipe en charge du reporting. La lecture à voix haute s'est imposée d'elle-même. Brillant.
On s'interroge toutefois sur sa classification (vision ethnocentrique) : roman gothique ? Roman fantastique ? Roman noir ? Récit Mythologique ? Bestiaire ? Roman d'apprentissage ? Roman jeunesse ?

En cas d'effets indésirables et/ou de doute, le numéro d'urgence (suite non exhaustive) suivant est à disposition : 15171811211411511600011611711919119631173370039193977

- Ite, missa est !
- Deo gratias.

samedi 15 décembre 2018

Salut à toi,ô mon frère, Marin Ledun

Pour les superlatifs absolus positifs, c'est 
Pour les autres superlatifs, c'est dans le non-là

Tournon-sur-Rhône, France. QPPV ou pas ? (en attente màj)

Immersion dans le quotidien d'une famille nombreuse. 

Au premier plan : adolescents en devenir (dont Gus), pré-adultes en devenir (dont Rose), adultes déjà installés en devenir (dont adélaïde), animaux de la compagnie en devenir
Interaction avec les forces de l'ordre (en devenir ?). 

Les émotions et ressentiments : amour, haine, violence, inquiétude, envie, indignation, 

ennui (profond)... 

Les thèmes revendiqués : l'adoption, l'urologie, le racisme de base (dit populaire ou grincheux), la famille, la justice, le commerce équitable, le tabagisme combattu, le féminisme, le boulot, la coiffure, la lecture, les patrons, la foule en délire, le vocabulaire stylé, le remplissage ...

Les positions prises et soutenues unguibus et rostro depuis le QG de Valence, sont virtueuses vertueuses.

Les repas sont pris en commun : spaghettis al pesto (texto), salade de lentilles, endives braisées, quinoa au jambon, oignon rouge cru, picodon, miel de châtaignier...

RADDP
sinon que
PMTDT
et encore moins

Restitution immédiate.

vendredi 16 novembre 2018

Jake, Bryan Reardon, Finding Jake

Un bien triste dossier Outre-Atlantique.

- Gaffe à la propagation dans le Pré-Atlantique. 
- T'inquiète, je gère !
- Tu parles...

Rachel et Simon plongent dans le grand bain de la tourmente parentale. Leur fils Jake, qui, de l'avis général, est un adolescent sympa, gentil, aimable, serviable, attentionné, sportif et tout ce qui va avec, se retrouve (malgré lui) au centre d'un énorme m......

                                                       Choquage 
                                                      Déchocage 

Impression dans le désordre de l'ordre :

Accession.
Admission.
Agression.
Bouton-pression.
Compassion.
Compression.
Compromission.
Concession.
Concussion (à confirmer)
Confession.
Démission.
Dépossession.
Dépression.
Digression.
Discussion.
Emission.
Expression.
Fidéjussion (à confirmer).
Fission.
Immunodépression (ou immunosuppression).
Impression.
Ingression.
Insoumission.
Intercession.
Jussion.
Manumission.
Mission.
Non-agression.
Obsession.
Omission.
Oppression.
Passion.
Percussion.
Permission.
Possession.
Pression.
Procession.
Profession.
Progression.
Promission.
Réadmission.
Récession.
Régression.
Réimpression (sans objet).
Rémission.
Répercussion.
Répression.
Retransmission.
Scission.
Sécession.
Session.
Soumission.
Succession.
Suppression.
Transgression.
Transmission.

Rechocage
Redéchocage

et dans la foulée

Pardon 

Des thèmes hautement télévisuels sur ondes continues : port d'armes, harcèlement scolaire et extra-scolaire, éducation de la relève, médias, insécurité, maternité, paternité, l'amitié dans tous ses états...

On assiste à un quasi semi-marathon en direct
On césarise un accouchement
On pleure beaucoup
On s'interroge
On "papa blouze"
On avant-gardize
On culpabilize à grandes eaux
On égalize les sexes
...

Hors champ d'étude.
PMTDT

Approfondir et méditer la séquence tronquée (également tronquée) :

"(...) les états d'âmes se traduisent par des gestes, et les lecteurs friands de littérature introspective devront se livrer à la gymnastique inverse. (...)"

Préconisation de la Direction : réintégrer de toute urgence la séquence tronquée dans le manifeste tronqué.

samedi 26 mai 2018

Hével, Patrick Pécherot

Le plein

de possibilité, 
d'ordre, 
de souhait, 
d'indignation, 
de nécessité, 
de doute 
et de volonté 

est fait.
(taxes comprises. Indexation sur le taux des taxes pétrolières env. 60%)

et

Combray et Balbec ? C'est fait !
Sur les chemins noirs ? C'est fait aussi !

Et maintenant ?

Nous décidâmes donc 
d'avancer à couvert,
en file indienne,
Bien que nous sachâmes eussions su 
qu'il eût été préférable 
de se disperser



On est DANS LE JURA !!! 

Dôle, Morbier et Morez sont sur le papier,

Ah ! 
Vive et joyeuse Valserine,
Combes magiques,
Merveilleuse forêt du Massacre
Qu'elles sont belles tes joux,
Doux Jura...

VIVE LES ROUSSES !!!

Un jeune homme prénommé Augustin, dit "Gus", fait une petite grosse boulette, un soir des environs de  1960 dans une cité de travailleurs de l'époque. 
Prévoyant, la boulette, il décide de se la mettre dans l'abajoue droite, mais au dernier virage elle va se coincer juste derrière le gosier. Qu'à cela ne tienne ! Plusieurs dizaines d'années réussiront bien à lui donner un peu moins de goût. Et lorsque le moment arrivera, 

en général il survient, à-peu-près, lorsque l'on devient soi-même premier de cordée, c'est à dire, plus personne au-dessus pour (r)assurer, et en dessous on voit bien qu'il y a du monde mais c'est flou, on ne sait plus trop...

Gus éprouvera un besoin impérieux de régurgiter le morceau. 

Un représentant de l'équipe des journalistes du coin  est convoqué sur le champ. Celui-ci flaire l'arnaque la purge psy à plein nez, mais en "bon" professionnel, il déploie ses pavillons et écoute patiemment. 

Des histoires de la seconde guerre mondiale, de la guerre d'Algérie, et de la guerre de tous les jours. Qui n'auraient pas trouvé d'issues. Des histoires d'hommes principalement. 
Les prénoms recensés sont extraits des Livres : Pierre, André, Simon(e), Kader.
Une sorte de parcours de la dernière chance. Des passeurs en pagaille et en tout genre.

Ensor est évoqué, ainsi que Figaro, Patachou et Qohélet. Un lynx a pointé son nez à un moment dans la brume. On a fait appel à la mémoire. On a joué aux pensées magiques. On s'est mis en situation. Bref on ne s'est pas ennuyé du tout.

Un texte très utile 
pour qui a besoin de vider son sac 
avant de partir en vacances 
Le format est très pratique.

Quelques clés sont distribuées en fin de dossier. Chacun-e fait à sa main.

Et pour les gastronomes, la Direction a repéré un petit logis avec une patronne qui propose sur la carte du jour : museau, braisi et pot-au-feu, morbier et pinard. 
Le vin de jaune n'est pas mentionné,  ni même le paille. Et pas la queue d'un coq. Un comble. Le rapporteur évoque quand même deux Chargeoises sûrement servies à bonne température. 


Nos régions...
le régional de l'étape

Rendez-vous à Guermantes. Ciao !

dimanche 29 avril 2018

Mapuche, Caryl Férey




- Une partie de truco Blvd ?
- Non merci, trop compliqué ! Je préfère faire le mort jouer au « pont ».
- Allez, quoi !!! Fais un effort.
- Bon d'accord, mais j'enfile mes prothèses avant.


Quinze heures d'audio, ça rince.

« Trop d'événements à la fois »

Les Calderons sont poètes de père en fils. Rubén, pour arrondir ses fins de mois exerce le métier de détective. Son boulot principal : enquêter sur les disparitions d'enfants. Et là justement, il enquête sur la disparition de Maria, une photographe.
Jana (prononcer Yana), elle, est artiste, sculptrice précisément, issue d'une minorité écrabouillée par le rouleau compresseur de l'époque (attention une compression peut en cacher une autre). Elle est à la recherche d'un ami qui ne donne plus signe de vie depuis peu et confirme qu'il a été, lui aussi, en son temps, un enfant.

Après palabres, ça match.

La rencontre des deux êtres promet une belle histoire d'amour. 
Mais comme l'on dit parfois, les histoires d'amour... se méritent ou se paient (au choix) !

Vol de nuit, chute des corps, embrasement des chairs, étirements du temps et des âmes, courses poursuite dans la pampa, enlèvements, embuscades, escarmouches, aller-retour en Uruguay(*), les Andes sont évoquées. Belles et moches rencontres, du sang, des viscères, répandues ici et là, des rebondissements, des amortissements, des explications, des développements, des mauvaises pensées, des traîtres par containers, des qui ne savaient pas que cela pouvait être aussi grave, des qui pensent et d'autres pas. Du traitement de l'information par vagues. Utilisation de la machine à remonter le temps. Un problème père/fils a été détecté. On suspecte également des tensions mère/fille. Fratries désordonnées. De la sexualité débridée, de la prostitution de survie, de la torture. Quoi d'autre ? 
Des gens-es usé-es... 
Mais debout.
Très pastoral, diront certains.

La visite de Buenos Aires se fait principalement de nuit. Beaux et bas-fonds de la ville. 
On fume pas mal, on boit de la quilmès, du pisco sour. Quelques braiseries autour du feu ont été décrites succinctement. Un pas de tango est esquissé. 
Lent, vite, vite, lent. 

Rideau

Les isme retenus : journalisme, syncrétisme, terrorisme, théisme, tolérantisme, tourisme, totémisme, traditionalisme, transformisme, traumatisme, tympanisme, unitarisme, urbanisme, utilitarisme, vandalisme, verbalisme, vitalisme, abolitionnisme, absentéisme, absolutisme, abstentionnisme, achromatisme, activisme, affairisme, altruisme, caporalisme, gongorisme, agnosticisme, agrammatisme, américanisme, anévrisme, angélisme, associationnisme,  chamanisme, amateurisme, amoralisme, anabolisme, anarchisme, anatocisme, animisme, antagonisme,  anabolisme, anthropocentrisme, anthropomorphisme, anticléricalisme, anticolonialisme, anticommunisme, anticonformisme, antifascisme, anti-impérialisme, antimilitariste, antinazisme, antiparlementarisme, antipatriotisme, antiracisme, aphorisme, arrivisme, atavisme, athéisme, atomisme, attentisme, atticisme, automatisme, autoritarisme, aventurisme, babélisme, babouvisme, banditisme, barbiturisme, bellicisme, bolchevisme, campanilisme, capitalisme,  cartésianisme... truisme...

En attente de complément d'information : 
blanquisme, alpinisme, anabaptisme, anachronisme analphabétisme, anglicisme, thomiste, aplanétisme, apriorisme, arianisme, aristotélisme, arthritisme, ascétisme, astérismeastigmatisme, asynchronisme, augustinisme, autisme, autonomisme, syndicalisme, beylisme, bonapartisme, boulangisme, carbonarisme, carlisme...

Hors-jeu : tsarisme, ultramontanisme, végétarisme, académisme, aérodynamisme, africanisme, albinisme, alcoolisme, alexandrinisme, anarcho-syndicalisme, anglicanisme, antialcoolisme, antisémitisme, athlétisme, automobilisme, avant-gardisme, baptisme, barbarisme, baroquisme, belgicisme, benzénisme ou benzolisme, béotisme, bicamérisme, bilinguisme, bimétallisme, bipartisme,  botulisme, bouddhisme, brahmanisme, byzantinisme, caféisme, calvinisme, cannibalisme...

Et il ne sont pas tous là. La direction épargne le lecteur des 652 entrées du dictionnaire de l'Ac. Fr. (vers. 9 augm. 8)

La réconciliation des peuples n'est pas pour demain.

On se fait la bise quand même ?
Oui mais une seule alors.

PMTDT

(*) ou Paraguay
Re-écoute en cours

samedi 31 mars 2018

Le Royal-bougnat, Joseph Bialot

C'est impressionnant le nombre de personnages que l'on peut convoquer dans un texte de 189 pages (192 p. selon les autorités). 

Pour un premier contact :  

Deux affaires en une. Celle de Cheney et celle de Fabrette. Pas de ristournes possibles.

Pour se consacrer pleinement à sa deuxième enquête, Didier Valois, se met en disponibilité. C'est la moindre des choses. 
Dans la foulée, il va, par mimétisme, rejoindre les pointeurs inscrits à l'ANPE (de l'époque) des artistes en tout genre, et agiter toute une "clique" autour du Royal-bougnat, un troquet du XVe. 
L'économie tourne à plein. Mais attention à la surchauffe.
Heureusement, le parti pris du rapporteur est résolument écolo. On circule donc chemin des vaches, rue des plantes, impasse du moulin-vert, chemin des dunes, rue pavoise. On fait quelques pas en bord de mer (Honfleur), dans les beaux quartiers rive gauche, et dans les grandes forêts domaniales du 77. Quelques incursions à Saint-Ouen et Montreuil (et c'est heureux!). 

Une bien humble contribution, mais quand même...

Alors donc, sur le parcours, Didier trouve des morts de mort non naturelle, des suicidés de suicide non naturel, des grosses brutes qui cognent dur, des femmes au caractère bien trempé, des gens filés, des questionneurs de fichiers d'immatriculation, des flics "à la bonne", des maisons à la campagne, des familles composées, recomposées, qui voudraient bien se décomposer. 
On s'entraîne à la généalogie, mais comme d'hab' on s'épuise rapidement. 
On étudie aussi le réflexe de Krymski (?) (description dans le texte). 
On parle de dernière guerre, de derniers morts (?).
On chine, on joue, on perd, on gagne...
On renifle un problème d'espionnage industriel, un truc à l'assurance.
On fume des Gitanes à pleine goulée (sob).
On plaidoie double-plaidoie pour le métier de flic. 
On parle du Vél d'hiv d'avant, de pendant et d'après.
Le Poum est cité. 
Et un "plutôt crever" est lancé à la cantonade.

Plus festivement : on boit de la prune du Lot pour remonter le moral des troupes, du blanc gommé, et du Cognac hors d'âge. Le Cornas occupe une bonne place ainsi que le Gigondas.
Les tripoux et la daube provençale font partie également du voyage.
La forte densité des poch-e-s de sang au cm² peut s'avérer problématique. Les principales (poches) : Ophélie, Cécile, Marianne, Colette, Laurence, Carole, Lea, Janine, une concierge, une réceptionniste, Marie, Loïc, Coma, Neurone, Fernand, Frédéric, Cagna, Paul, René et Didier.
Françoise Dolto n'est pas invitée, pourtant on parle d'enfants et d'éducation.
On nous informe en backstage qu'un stéphanois, qui n'avait pas entendu la sonnerie, a finalement rejoint la communauté.   

Bibliothèque : le livre du ça de Groddeck, le Chantefables et chantefleurs de Desnos, 
Hegel et Kierkegaard sont dégainés dans les salles d'attente et R. Laing est proposé à la citation..

On confirme que le Pascal a toujours été mieux coté que le Delacroix (encore aujourd'hui mais l'écart s'amenuise).

La question en suspens : ça existe encore les innocents ?

Devoir sur zinc : les amoureux sont-ils seuls au monde ?

C'est court, percutant. Les forces sont jetées dans la mêlée avec plus ou moins de bonheur. Les enquêtes s'emberlificotent, se téléscopent, se triturent l'une l'autre. 
Au détour d'un retour à la ligne, ou d'un saut de paragraphe plusieurs pistes sont ouvertes. Le retour en arrière est prisé. Pas d'obligation.  
Un peu de Poulpe, un soupçon de Burma, et sûrement, ici et là, du Manchette.
Cos'altro (ou ouatelse !)

Visionnage :

Espace détente : par là (c'est un hommage ;-))






lundi 2 octobre 2017

L'ordre des choses, Franck Wheeler Jr, The Good Life


     - Hey Blud, c'est quoi le plan du jour ?
- Oh, presque rien...Juste un petit morceau légato sur le désordre de l'ordre avec son coulis de globules rouges.
- Ah oui, quand mêêeeme !!!  

Earl, le rejeton, renforce et sécurise les sillons creusés par son père. On est dans le comté de Linden (Nebraska). L'étoile se transmet de père en fils. La succession se passe bien, merci.

La culture du résultat est sublimée. Voire magnifiée. On détourne parfois les codes. La coke et les dragées coulent à flot. Tout le monde en prend pour son grade.  

Sur un nerf enroulé :

On s'engueulotte.
On pianote
On dessinotte  
On castagnotte
On tuotte
On cocotte
On menotte
On gigotte
On crapotte
On fricotte
On chevalotte
On sanglotte
On décotte (aussi...)

Sinon

On visite régulièrement les hôpitaux. On boit du malbeck. Et quand vient le soir on se détend au club Mikey en faisant une partie de lancer de fer avec les copains..

Un texte qui traite avec vaillance des relations de couple, du pardon dans sa globalité, de la difficulté de combiner le travail et la famille, et plus largement de la difficulté de Vivre Ensemble (?).  

Pour celleszéceux qui souhaiteraient ouvrir une boutique idoine, ci-dessous petit extrait de l'étude de marché réalisée fin septembre par nos soins auprès d'un échantillon de poches de sang sélectionnées par nous pour vous : 

"... les clients chaussent du 357, du 38, du 44, du 45 pour la majorité... Il faut savoir tout de même que certain(e)s excentriques portent encore du 10 ou du 12, mais là, on frise la bascule... Une niche à déconseiller."

Arrangé.

samedi 18 mars 2017

Cabossé, Benoît Philippon

Alerte Info Drame, en quarante-huit tableaux
Une variation sur le thème de la belle et la bête... Mais contrairement à la version originale, Roy, le type qui a endossé la panoplie de la bête, n'est pas du tout victime d'un sortilège... A moins que... Non impossible... Et forcément, ses possibilités de retour à 'la normale" sont limitées. Tu crois que la parole est libre actuellement? Roy est un gars lent, avec les filles principalement, qui déclare à qui veut bien l'écouter, qu'il a eu une vie pas facile, notamment avec ... les filles et les autres groupes de la société civile. Mais un jour, Roy rencontre Guillemette. Sur la toile d'abord... Puis chez elle. Et ça a donné un truc comme ça (d'après le témoignage du voisin du dessus). Après toute une série d'épreuves, de l'amour, de la violence et de la poésie arrivent par wagons entiers, en provenance de Clermont (Ferrand). Quelqu'un sonne les cloches. Et c'est le moment de partir sur "la route". Un départ en fanfare. Sam Cook à la sono. Bobby dans les cordes. Guillemettes aux pansements. Louisette aux abonné(e)s absent(e)s. Rita, Lili, Solange et Ginette tiennent la corde. Pas sûr Blvd! dans le doute abstiens-toi. C'est confirmé : on est sur la route, avec des souvenirs nauséeux des un(e)s et des autre(e)s plein les poches. On parle de souris et d'hommes, de métamorphoses aussi. Le grand déballage de printemps. Voilà ! Attends que les élections soyent passées. Ce roman est affiché "noir". C'est peut-être un embryon de prière. Un texto mage. Y'a plus qu'à bosser? Qui c'est qui sait? Finalement. Peut-être même un questionnement sur les conditions de vie des poches de sang balancées sur le bas côté des autoroutes de la route. 



  

vendredi 26 août 2016

Le pigeon, Charles Williams, A Touch Of Death


Un banquier américain est accusé d'avoir volé sa propre banque ? On croit rêver... Et pourtant c'est bien ce que veut nous faire croire la mignonne de Sanport qui propose un pont d'or à qui veut bien l'écouter..
C'est Lee, un ancien sportif, qui plonge dans le bain tête la première. A coup sûr, le maillot deux pièces a fait la différence. En même temps, il faut admettre qu'il était depuis un moment au bord du bassin. Alors forcément, il accepte, en se tortillant quand même un peude se faire embobiner par la demoiselle. Une sombre histoire de moeurs intra-mariage. Pour être plus précis, un cocueur (le banquier) a décidé de se faire la belle avec sa dulcinée et l'argent de la cocuée (donc sa femme). Mais (il y a toujours un mais), le banquier aux dernières nouvelles serait mort (à vérifier). La femme ne serait pas la même que celle au maillot deux pièces. Il y aurait donc deux femmes dans le jeu et si on insiste un peu on fait connaissance d'une fratrie.  
Prudent, Lee se mouille la nuque, compte jusqu'à sept et tourne sa langue comme il peut dans la bouche (toutes les portes de la dame étant verrouillées), avant de se lancer courageusement dans cette aventure ô combien périlleuse.

Les fondamentaux sont respectés :

Désunité de lieu : Sanport (?), Mount Temple (Alberta ?), plages véhiculables (à marée basse uniquement), lodge de bord de lac...
Unité de monnaie : le USD de 55
Unité de c...e..e : relations humaines validées, confirmées et prolongées sans dates de péremption
Unité d'actions : effractions, incendie, enlèvement, vols et courses de voitures, bagarre dans le noir, sweepstake, meurtres...

Le chassé-croisé est pathétique, limite vaudeville sans les chants. Il met en scène des z'âmes horriblement justes, juste bonnes à remplir de dollars leurs poches de sang. Les relations sont hommes/femmes. On recherche le Pouvoir. On se positionne, selon le vent, en dominant(e) ou dominé(e). Pas de gêne.  J'te tue, j'te tue pas, j'te b...., j'te b.... pas, patati patata (pas de bla bla).
Une leçon de vie comme une autre, avec au programme : manipulation à outrance, camouflage de pin-up avec séances de coiffure à domicile, et de relooking. On fait les courses en couple. Les flics roulent en tricycle (?), on a les yeux plus gros que le ventre, on est bon comme la romaine, on ne sait jamais à quoi s'en tenir avec les femmes (?) et bien d'autres remarques désobligeantes...

On dénonce (c'est heureux, mais ça ne règle rien au final) : le concept de la femme objet (?) et  l'alcoolisme au féminin (?).

Les petit-déj' sont festifs : café, pains à la canelle, oeufs et bacon
On boit du bourbon noyé dans de l'eau de Seltz (surtout Madelon)
On fume : beaucoup
On lit : True magazine
On roule : en Pontiac et Cadillac 1953

Le fil rouge, ressemble à une muffée du tonnerre

On trouve des mots étranges : parc-à-voiture, porte-billet...

Un dossier d'avant. Factuel. Simple (?). Sans stress et sans complexe.
Et si on creuse bien, pour des trous de qualité c'est ici, il se peut qu'on y trouve quelques thèmes de réflexions complémentaires utiles ou inutiles.
Comme on dit au Domaine, ce sont bien les grandes rivières qui font les petits ruisseaux... Et l' inverse se vérifie aussi (cf.  le principe de la longue traîne - à ne pas confondre avec le principe de la queue lourde).

A classer après le 204. Tout simplement.  

Pour finir :

On exprimera quand même cette sage parole :
"Quand on a plus rien à perdre, on a plus rien à craindre."
Et posera cette juste interrogation :
"Peut-on savoir qui est capable de commettre un meurtre ?" (élément de réponse dans la prochaine lecture : )
Et dans la joie et la bonne humeur on chantera : Quand Madelon

Et pour sur-finir, sans rapport avec rien, peut-être la chaleur du moment : sagesse orientale 

 tɑ̃ nɛst pa œ̃ ɔpstakl   mwajɛ ki pɛʁmɛ la ʁealizasjɔ̃ dy pɔsibl

lundi 20 juin 2016

Cul-de-sac, Douglas Kennedy, The Dead Heart

Inauguration de la catégorie GIFT


Sagesse australienne :

Trop de précipitation nuit !

Nick Hawthorn, journaliste de base américain, fait une escapade en Australie pour se dégourdir un peu les jambes et les méninges. Cela ressemble plus quand même à une remise à niveau des fondamentaux. Une sorte de coupure après un passage à vide.
La partie se déroule dans le coeur mort et/ou rouge de l'Australie
Point de départ : Darwin.
Spot d'arrivée : Perth

Darwin n'est pas à la hauteur des ambitions de Nick.

Il décide :
petit 1 : de refumer (ça se défend). Au rythme de deux paquets de Camel par jour
petit 2 : de se noyer dans de la Schiltz et de la Swan (ça se défend aussi)
petit 3 : d'acheter un combi ww 1972
petit 4 :  de prendre la route vers le sud... de nuit
petit 5 : d'enlever le kangourou placé travers de sa route
petit 6 : de se laisser emporter par l'inconnu

La route est toujours longue quand on n'est pas du coin. Heureusement le destin fait toujours ce qu'il faut pour qu'elle soit joyeuse et riche d'enseignements.

Aux abords d'une station service, Nick se fait harponner par une jolie demoiselle en quête d'un mâle. Bingo. Jackpot. Groslot. Une aventure fabuleuse l'attend. Direction Wollanup, l'endroit le plus, comment dire... le moins... Un lieu hautement toxique. Si ce n'est, le plus toxique de la planète (du point de vue de Nick évidemment). Un bourg placé à seize heures de toute civilisation. Aucun représentant de l'ordre. Ni flic, ni tribunal. Pas de propriété privée. Des lois simples. Une organisation utopique rompue aux techniques de survie dans le désert . Une société en marge de la civilisation.

Avis aux amateurs du concept.

On rencontre des allumés de la foi inconditionnelle, des licenciés, des toubibs spécialistes de l'appendicite, des jeunes filles en fleurs et en pleurs, des alcooliques, des profiteurs, des arnaqueurs, des franchement pas net(te)s, des épouses lasses, des tontons, des beaux-papas et belles-mamans, des neveux nerveux, des instit's, des bouchers, un c..., des garagistes, des palaces, des bidonvilles, des kangourous...

Les repas sur la route sont forcés : steaks incinérés, frites molles, kangourous, pruneaux et ananas en boite...  mais z'ôssi, tournedos poêlés, coeurs de céleris braisés au beurre aillé, salades de tomates.
L'humidification des gosiers se fait avec de l'Export, mais z'ôssi avec un Cabernet Sauvigon Cap Mentelle.

Les cigarettes sont exclusivement roulées.

Pour les plus délicats on propose une délectation de vin (thérapie contre l'embrigadement), et l'écoute en boucle du concerto pour clarinette de Mozart.

On regrette juste l'absence criante d'ombre sur la piste.

Thèmes abordés : le mariage, la famille, la quarantaine, une illustration de la traversée du désert, l'évasion, de l'utilité de trouver des alliés, les campements en marge de la société, les dérives maîtrisées des institutions et organisations, l'ambition des dirigementeurs, les process alternatifs en question action (type : monnaies locales).

On donne un prix au temps. On attaque le bien par le bien. Et on souhaite mourir riche à tout prix.

Raymond Chandler est référencé quelque part dans le dossier (les pépins...)
.
Le rapporteur (moraliste ?) propose cette petite fable sur le ton l'humour. Subtil, désabusé, enthousiaste. Thèmes toujours d'actualité. Une version Série Noire. Un bon dossier (imho). A classer et conseiller à l'occasion. Les occasions ne devraient pas manquer avec tout ce tapage.

Merci l'ami !

Question pour la prochaine séance : le travail nous aiderait-il à passer le Temps ?
Pour les plus braves, aucune obligation : ici



samedi 9 janvier 2016

Une plaie ouverte, Patrick Pécherot


- Ben t'en a mis du temps Blvd pour recoudre cette plaie ?
- C'est que j'ai été obligé de ralentir, figures-toi ! Un texte comme ça... Avec tout plein de mots... tout plein de phrases... tout plein de poésie... tout plein de gens... connus et pas... tout plein d'histoires... tout plein de brouillard... Si on fait pas gaffe, on peut se retrouver rapido dans le décor. Et là crois-moi, ce n'est pas du cinéma.
- M'ouais... En tout cas n'oublie pas d'enlever le clou rouillé qu'est fiché dans le fond, et de nettoyer tout ça avant que les touristes se rendent compte de quelque chose. On a une réputation à préserver. Faut le rentabiliser le tunnel bas de plafond. ka.ˈpis.ʃi ?  


Direct, le reporter nous trace un profilage de Dame Calamity Jane et de Sieur Buffalo Bill (ça fait naturellement grimper l'audience) - un bien triste sort, d'ailleurs, que celui de Big Jane. Il est question également du www wws. La boite à musique joue tranquillement le temps des cerises. 
Un coup de poing d'emblée, évocation de l'activité migratoire, mi-désespoir des poches de sang en exil. Une idée d'Europe émigrée. Une idée de Paris libéré. Des bouts de terres pillées, dévastées, saccagées, enragées, dégagées. Des expulsé(e)s qui reviennent en vainqueur(e)s (?). Sur la frise, on serait dans les environs de la Commune et post, mais sur le terrain on est de l'autre côté de l'atlantique. Un certain Valmont est lancé sur une piste. Un renifleur de première. Incertain Dana dans le viseur. Voyage initiatique à la recherche d'une ombre. On assiste en direct à la création de la Pennsylvanie. 


Et vlan, retour en arrière. Il y a comme qui dirait de la rébellion dans l'air. Un burnout post démocratie républicaine est annoncé. On référence chaudement la Canaille. On poétise, en général les soirs bleus d'été. On côtoie (en toute amitié) la clique de Montmartre et d'autres lieux parisiens chébran de l'époque. On parle de manipulation de l'Histoire (?). On parle de Féminisme même. Madame Michel aux avant-postes. On évoque François Coppée (?). On se bat. On fait des doigts "prussiques". Pas mal de copinage. Destruction d'oeuvres d'art et de l'ortografe (?). La mémoire est en berne. C'est la guerre 'Môssieur". Une guerre moche (?). Les uns contre les autres. Non pas la chanson, Môssieur ! La guerre humaine du peuple des poches de sang.   

On suit Marceau dans son délire. On suit, par la force des choses, ses fantômes.

Niveau business, on assiste aux débuts de l'industrie cinématographique. On visionne Cripple Creek Bar Room. On regarde en loucedé After the Ball de Mélies (interdit au moins de ?).

La fabrique des mythes est en marche. Toute l'histoire des start-up françaises d'hier et d'aujourd'hui est résumée dans ce texte.

Oui, d'autres totems sont brandis, tels que la culture pour tous (?), la musique pour tous (?), l'enseignement supérieur pour tous (tripple?)..., la poussée de la psychanalyse, une technique comme une autre pour contrer les spiritueux. "Paris était une boite à souvenir". De ce côté là, rien ne change. Un vrai parc d'attraction géant. Avec des vrais gens figurants qui ont la particularité de payer leur prestations, et des vrais clients. 

Un mal fou à rentrer dans le texte. Mais alors... Comme au 14, de la rue A. P. : quand la tête est passée... Une énorme émotion. Un relâchement en toute simplicité. Une prise de conscience. L'écriture est sèche et ronde. On se met à lire à haute voix. Une bobine emmêlée démêlée patiemment. 
Un beau texte (imho). 
Il y aura des pertes annonce-t-on. 
Fautrelirealorsencoreetencore.

Si ça peut aider, la direction en doute, les dirigementeurs ont tout prévu. Il y aura comme Un petit air de fête communale à la Gaité et aux Folies. On regrette tant le temps des chinoiseries des bouffes parisiens. 

Une seule certitude dans ce brouillard : c'est l'Hôtel de Police qui remet les choses en ordre. 

L'honneur est sauf !

Ma prescription : on cautérise, quelques jours de repos ferons le plus grand bien, avec de longues marches dans les rues de Paris, si possible aller se recueillir au Père Lachaise deux fois par semaine, et en montant la Roquette, faire une halte en pensant à toutes ces Folies brisées. Le soir on tranquillise stabilise le tout avec du Laud.... une tisane de sauge officinale. Une goutte de Jack est autorisé.
  
Bye

Lecture simultanée
 







lundi 28 septembre 2015

La Bête et la belle, Thierry Jonquet

Le numéro 2000.
Une gestation compliquée,
Suivie d'une expulsion douloureuse :

La montagne accouche d'une mouche colonie de mouches.

Dans la série, il ne faut pas croire tout ce qu'on nous dit...


La cité d'Altay est toute sens dessus-dessous. La brigade de Paris, la célèbre, celle de l'ex-rue de Jérusalem, est obligée de tout recommencer de zéro. La faute à la compagnie d'assurance qui conteste le résultat précédent. Règle Number One de l'actuaire.

Infiltration chez les défunts. Exhumation de corps. Celui d'un gamin en l'occurrence. Une autopsie à retardement du côté d'Etretat. Violence infantile ? Accident de train ? Les deux, commissaire !  Gabelou ne sait plus où donner de la tête. Des morts en pagaille. On suggère à la volée un héritage qui aurait mal tourné. Léon, celui qui sait, ne veut rien dire... et pour cause...  

La Direction rappelle que l'on n'est pas ici pour dérouler le film. 

De nombreux sujets au programme : arnaque au tri sélectif, les pardons possibles du peuple... et les non possibles (?), la nocivité de l'alcool (?), savoir ne veut pas dire qu'on a la Clé, de l'importance de rester à sa place...

- Blvd t'éteindras la lumière en partant...

... qui détient quoi, qui lèche lynche qui ?, les médias dans le viseur, qui croit qui ?...et quoi ?, un truc sur l'éducation ?... un sujet rapport à l'étouffement du Yang, le syndrome du témoin...

... et n'oublie pas de vider la poubelle et de fermer à clé !!!

... un texte sur la vieillesse, la vie de couple, le mensonge, le besoin de miniaturiser, les droits et les devoirs, les racines perdues, les racine du M.. (?), le M.. et le B... (?)... Trop de messages, tutils le Message ?

Pour aller plus loin :

- Repère historique : très probablement 1973,  suite à un accident d'aviation reporté par notre reporteur.
- Repère social et économique : les usines de Citroën. Ambiance ouvrière.

Courriers à l'attention de (nouvelle rubrique) : 

- Cher(e)s Dirigementeur(e)s, par respect pour nous zôt', merci de nettoyer les lieux avant de partir.
- Cher CSA, merci de faire un peu de ménage dans le PAF
- Cher(e)s gérant(e)s du web : merci de faire également un peu de ménage...

La Direction propose que ce texte soit inscrit, dès l'entrée au collège, au programme de français, d'histoire et d'instruction bibli civique.

Bye 

dimanche 9 août 2015

La maldonne des sleepings, Tonino Benacquista


En cette période estivale, ce petit voyage en couchettes direction la Serenissima semble tout indiqué*.
On nous confirme qu'un retour est bien prévu le sur-lendemain pour la ville éclairée.

Un témoignage sur la profession de couchettiste. 
Le papier et le crayon ne sont pas fournis dans les compartiments à bestiaux. En cas d'extrême urgence on peut demander au stewart qui surveille les T2... A vos risques et périls. 

- Fais marcher ta mémoire. Tu déposeras ton colis à l'arrivée, on fera le tri dans la salle des paperdus.
- Ok. Livraison express !

Une histoire à dormir debout. Un type part en déplacement pour Lausanne sous bonne escorte. Un voyage d'affaires qui tourne vinaigre. La délégation est vite dépassée. Intervient alors Antoine, ze couchettiste en chef de la 96. 
Un seul mot d'ordre : pas de vagues. Et forcément, ça vrille. 
Promiscuité. Parties de cache-cache dans les wagonnets. Cavalcades dans les couloirs. De belles rencontres et de moins belles. Incitation à l'adultère. Des arrêts dits "techniques" sont programmés tout au long du trajet. La solidarité légendaire de la profession, est mise à mal. Elle en ressortira plus forte encore. Les corpos s'affrontent. On apprend quelques techniques de survies utiles dans un train couchettes, notamment les bons gestes pour faire son couchage.   

On référence Shakespeare et Duras. Dante et son Enfer sont également évoqués mais pas le temps faire connaissance.

Ce pourrait être un divertissement à la "Pignon" (imho) si le sujet n'était pas aussi grâve. Quoique... Industrie pharma. Fonds de commerce de la Mondialisation... Vidage et remplissage des poches. Développement de nouvelles idées. L'emballage humain est monnayé (?) et malmené (re-?). On s'interroge. Des aliénations sont-elles programmées ? On a du mal à le croire... Voir le mal partout... Enfin!!!... Il faut être raisonnable. On est fin du XXè, dans ce rapport, à une encablure XXIè siècle quand même (?).

Le Direction propose tout de même de mettre en place une veille. Juste au cas où... 

Lu (début du XXIè), 
Classé (dans la foulée). 
Mise sous surveillance étroite.

blʌd


* on nous informe dans l'oreillette que décembre/janvier est plus approprié

samedi 25 juillet 2015

Vendeurs de mort, Donald Goines, Deathlist

Bon, c'est vrai que le titre en français est plutôt agressif. Mais celui en version originale, pourtant plus doux à l'écoute, n'a rien de sympa non plus. Il faut dire que la production de Listes est, depuis les nuisibles temps, une activité humaine très prisée. Une liste parci une liste parça... Deux trois consignes (pas plus, pour permettre la créativité de s'exprimer), et hop, comme par enchantement, tout le monde sait ce qu'il a à faire. La machine se met en place presque toute seule. Un vrai miracle...

Si l'on est pas sur la liste ? Trois raisons :

1 - C'est que l'on a rédigé soi-même (ou les amis) la liste
2 - C'est que l'on est contre ceux qui ont rédigé la liste ou bien que l'on a pas payé sa cotisation
3 - Ou bien c'est que l'on est mort, et donc la présence sur une liste est inutile. Ca peut d'ailleurs parfois perturber les créateurs de ces listes, les agacer même, mais c'est comme ça. Il y a tout de même quelques exceptions, mais ces listes spéciales sont en général à thème.  

Alors, qui sont donc ces vendeurs de morts ? 

Tout a commencé par un braquage... celui de la des tickets restaurant... Voyez-vous ça ! Kenyatta, le chef de la bande, est à la barre. Formateur sportif hors-pair, il est connu dans le Milieu pour son sens aigu des affaires et son engagement total dans la lutte contre les discriminations. C'est le manager avisé d'un Club de loisirs sur Clay Street (une couverture of course) et le propriétaire d'un ranch situé au fin fond de nulle part. Il crée, organise, distribue les rôles,  protège, sanctionne et manigance... C'est un penseur à tout. Un vrai stratège. Il va même jusqu'à acheter des vivres listes pour ses bonnes oeuvres. C'est dire !

Durant le braquage, mentionné ci-dessus et visionné en direct, on assiste en dupleix à un nettoyage d'équipe à quelques pâtés de maisons. Une Guerre des Gangs au programme, sur fond de trafic de dope, alimentée par une divergence de point de vue : faut-il nourrir ou affamer son peuple ? 
L'option retenue par Kenyatta : éliminer tous les caïds de la contrée pour cause de mauvais traitements envers une population affaiblie par des siècles de luttes et de souffrances. 
Les poches se vident comme des bourses trouées. Le sang coule à flot. 

Trop c'est trop ! 

Benson & Ryan, deux flics biens notés, rentrent en piste. Une équipe de pros d'après la hiérarchie. Un côté sympathisants du Tao. Ils raccrochent bien au convoi mais avec toujours un petit temps de retard sur Kenyatta. C'est le jeu.  
Les canons sciés sont de sortie. Les doigts sur les gâchettes sont froids. Surtout ceux de Creeper. Les mouchoirs recouvrent le sang versé. Un deux poids deux mesures dans le traitement social. Une ambiance moyen-moyen du côté de l'intégration dans l'équipe nationale. De grosses tensions en interne. Les communautés s'entre-déchirent. Les familles recomposées sont décomposées. Pas de place à l'humain. On suit le parcours sanglant d'un froid du cerveau (Creeper précisément). On règle ses comptes. On détourne accessoirement des avions (activité à la marge). Il n'y a pas qu'à Paris que ça balance pas mal. Detroit est bien placée dans la course au titre. Ne jamais faire confiance aux vendeurs d'armes. On visite Conant Gardens. On déjeune toujours avant une interpellation. Pour la boisson c'est Johnny W. qui s'y colle. On apprend que, je cite " la justice des Blancs n'est qu'une mascarade aussi douce aux puissants qu'elle est impitoyable pour les humbles (p.61). Chacun pourra interpréter à sa façon.
On développe des sujets très actuel tels que les dégâts causés par l'alcool, l'addiction aux substances illicites, qui veut le pouvoir et qui généralement prend le pouvoir.

Un bon dossier. 
Classement accompagné par l'Editeur, précisément entre le 2361 et le 2363. Très pratique ce système.

Blvd 




Le charretier de la providence, Georges Simenon

Ecluse 14 - Marne/canal - Dizy ? Une femme est retrouvée morte. Epernay, Reims et Paris en alerte. Maigret est déjà sur le terrain. Ambiance...