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Salt River, James Sallis

"Quand un homme meurt, il faut marquer le coup" 


Et de trois. Toujours à voix haute... pour transmettre. 

Souvenirs d'enfance, de guerre, de famille. Des vies simples, mêlées au chaos. 

Turner est à présent aux commandes. Les enquêtes sont improbables et les délits insupportables, abominables, décapotables, adaptables, discutables, dommageables, inavouables, indigérables, épouvantables, épuisables, exécrables... et ainsi de suite, sans discontinuer, jusqu'à la lettre v. 

On change de cavalier/ère, position au centre de la piste et puis on recommence à tourner, virevolter.  

Et en avant deux

Doc s'accroche au bras de Turner qui, lui, opère en souplesse un décrochage en règle. 

"C'est juste que j'en peux plus de me remettre d'un tas de trucs, Turner"

Ca flanche de tout côté. Ca déborde. Ca expulse. Les morts s'amoncellent. Les stat's explosent au dernier vinteur. Heureusement à la ville, les meneurs ont la situation bien en main. Ben voyons!

Un bon de coup de cafard, arrosé d'un bon vieux whiskey bu au godet, et les moqueurs n'ont qu'à bien se tenir.

Cette trilogie est une anthologie de la souffrance silencieuse. Le passage dans le sas pré-expulsion a un petit goût amer. Pas de règles. Pas de procédures. C'est chacun son tour; c'est comme ça vient.

Salut l'ami ! On va resserrer les rangs.

A lire et relire, écouter et réécouter.



 


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