- C'est que j'ai été obligé de ralentir, figures-toi ! Un texte comme ça... Avec tout plein de mots... tout plein de phrases... tout plein de poésie... tout plein de gens... connus et pas... tout plein d'histoires... tout plein de brouillard... Si on fait pas gaffe, on peut se retrouver rapido dans le décor. Et là crois-moi, ce n'est pas du cinéma.
- M'ouais... En tout cas n'oublie pas d'enlever le clou rouillé qu'est fiché dans le fond, et de nettoyer tout ça avant que les touristes se rendent compte de quelque chose. On a une réputation à préserver. Faut le rentabiliser le tunnel bas de plafond. ka.ˈpis.ʃi ?
Un coup de poing d'emblée, évocation de l'activité migratoire, mi-
Et vlan, retour en arrière. Il y a comme qui dirait de la rébellion dans l'air. Un burnout post démocratie républicaine est annoncé. On référence chaudement la Canaille. On poétise, en général les soirs bleus d'été. On côtoie (en toute amitié) la clique de Montmartre et d'autres lieux parisiens chébran de l'époque. On parle de manipulation de l'Histoire (?). On parle de Féminisme même. Madame Michel aux avant-postes. On évoque François Coppée (?). On se bat. On fait des doigts "prussiques". Pas mal de copinage. Destruction d'oeuvres d'art et de l'ortografe (?). La mémoire est en berne. C'est la guerre 'Môssieur". Une guerre moche (?). Les uns contre les autres. Non pas la chanson, Môssieur ! La guerre humaine du peuple des poches de sang.
On suit Marceau dans son délire. On suit, par la force des choses, ses fantômes.
Niveau business, on assiste aux débuts de l'industrie cinématographique. On visionne Cripple Creek Bar Room. On regarde en loucedé After the Ball de Mélies (interdit au moins de ?).
La fabrique des mythes est en marche. Toute l'histoire des start-up françaises d'hier et d'aujourd'hui est résumée dans ce texte.
Oui, d'autres totems sont brandis, tels que la culture pour tous (?), la musique pour tous (?), l'enseignement supérieur pour tous (tripple?)..., la poussée de la psychanalyse, une technique comme une autre pour contrer les spiritueux. "Paris était une boite à souvenir". De ce côté là, rien ne change. Un vrai parc d'attraction géant. Avec des vrais gens figurants qui ont la particularité de payer leur prestations, et des vrais clients.
Un mal fou à rentrer dans le texte. Mais alors... Comme au 14, de la rue A. P. : quand la tête est passée... Une énorme émotion. Un relâchement en toute simplicité. Une prise de conscience. L'écriture est sèche et ronde. On se met à lire à haute voix. Une bobine emmêlée démêlée patiemment.
Un beau texte (imho).
Il y aura des pertes annonce-t-on.
Fautrelirealorsencoreetencore.
Si ça peut aider, la direction en doute, les dirigementeurs ont tout prévu. Il y aura comme Un petit air de fête communale à la Gaité et aux Folies. On regrette tant le temps des chinoiseries des bouffes parisiens.
Une seule certitude dans ce brouillard : c'est l'Hôtel de Police qui remet les choses en ordre.
L'honneur est sauf !
Ma prescription : on cautérise, quelques jours de repos ferons le plus grand bien, avec de longues marches dans les rues de Paris, si possible aller se recueillir au Père Lachaise deux fois par semaine, et en montant la Roquette, faire une halte en pensant à toutes ces Folies brisées. Le soir on tranquillise stabilise le tout avec du Laud.... une tisane de sauge officinale. Une goutte de Jack est autorisé.
Bye
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