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lundi 11 février 2019

Caché dans la maison des fous, Didier Daeninckx

Un soupçon de brutalité 
dans un monde poétique

     
riovedua
sellenrahcsemâsel
elleppaerutircé'l
seésnepedscohcsed
snoitarbivsnasstnemelruhsed
ehcuobalsnad
ednama'dtûognu
seécus
seénmadnoc
seégaccas
seéilimuh
sriahcselâped
sdnofértelsnadseittolb
sehcop

Les travaux :

écriture automatique (ou pas)
dessin
peinture

toute forme d'expression est bienvenue

Les thèmes : 

Les guerres (toutes)
Les autres (tou·t·es)
Les visibles et les invisibles
Les résistant·e·s (tou·te·s)
Les oublié·e·s (tou·te·s)
Les décimé·e·s (tou·te·s)
...
Liste ouverte à toute suggestion

Les matières enseignées :

L'histoire (période 2èGM)
Le surréalisme
La poésie XXè

Pas l'ombre d'un crime. 
Enfin, dans le sens où la maréchaussée est obligée de se déplacer pour trouver le criminel. 
Sinon... 
Statistiques absentes.

À propos du tout « inclusive », standardisation oblige, la Direction proposera ultérieurement des pistes de réflexion.





mardi 28 mars 2017

Le commissaire Bordelli, Marco Vichi, Il Commissario Bordelli

"Que chacun fasse son devoir et nous serons tous bien."

La chaleur estivale qui règne à Florence en ce mois d'août 1963 accable les citadin(e)s réquisitionné(e)s pour la circonstance.

Lors d'une nuit torride, une vieille dame (très) fortunée ne résiste pas à la pression. Elle prend ses mains à son cou et fait, en toute intimité, le grand saut dans son lit. La chaleur a encore servi sévi. Un classique. Fort heureusement, depuis, nos dirigementeur(e)s, attentif(ve)s au bien-être de leurs poches de sang, ont mis en place des mesures de précaution très pertinentes, et techniquement et... financièrement. Du grand art.

Le problème, c'est que le commissaire Bordelli a un (gros) doute. Et quand Bordelli doute, il veille. Ainsi, le peuple peut dormir sur ses deux cerveaux. Un chasseur né... De cigarettes et d'humanité (?). Son caractère, attachant (pour les uns), devient vite agaçant pour les ... Il organise sa vie principalement autour de ses souvenirs, et d'un bon dîner entres ami(e)s. Et lorsqu'il a soif, il n'hésite pas à puiser quelques conseils dans son passé, auprès de ses relation(e)s et de la célèbre jeunesse en formation.

L'enquête est ouverte. C'est Bordelli qui la dirige, certes au ralenti, mais en mouillant sa chemise. Les jeunes femmes sont à la barre (une notamment), les souvenirs fleurissent. On cite Ungaretti, Augustin (le Saint, pour une histoire de mouches)... Et aussi, Dante (Pegretti, frère et savant fou), Piras (un Sarde, fils de son père), Elvira, des petites frappes, un cuisinier, des cousins, des nièces et neveux, des tantes, des Dames de bienfaisance, des fleurs à arroser, des rats, des chats, huants ou pas, et bien d'autre(e)s...

On a les pastilles gustatives en alerte. Une soupe d'oignons est servie, ainsi qu'une soupe aux haricots à la Lombarde, de la morue à la Livournaise (et son petit vin blanc), de la focaccia (chaude), du sauté de veau sauce piquante (alla turco), des gâteaux sardes... Le Pantelleria, un vin de paille et le Chianti coulent raisonnablement, mais utilement. La grappa, qu'elle soit blanche, à la Rue ou au genièvre, enchante les neurones. Au loin on entend une musique chaude et salée qui fait : ça.        
On essaye d'apporter quelques éclaircissements à quelques questionnements : oui mais quelle est la différence  entre le bien et le mal ? Et comment qu'on s'aperçoit qu'on devient vieux ?... Et pourquoi pas ?...

- Et l'enquête alors?
- C'est... Comment dire ?
- Bienveillante ?
- Vouâlaâ ! C'est ça !

La suite est en cours de lecture. Une sale affaire paraît-il.

L'Encyclo du père Candido : la rue ("ruta" en langue italienne), c'est le truc jaunâtre qui flotte dans le liquide à base de raisins, embouteillé ci-dessous (crédit photo  : bouteille de grappa personnelle, en provenance directe de la Carnia). Alerte rouge : niveau en forte baisse au 28/03/2017. Ravitaillement prévu en juin prochain. Dégustation prochaine : 30/04/2017 avec Romeo y Julieta C.


Remerciements : à En.Vi. pour ce magnifique breuvage et Mesdames et Messieurs passeur(e)s et nɔʃe pour leur éclairage.

Ciao ragazze(i) !!!

jeudi 9 juin 2016

Seuls sont les indomptés, Edward Abbey, The Brave Cowboy

Guitare, carabine, duvet, cheval, demi-miche de pain au seigle, fromage, salami, oranges, tabac (London Dock), pipe, un baiser doux, cartouchière, gourde, ... et couteau.
- Je t'ai mis la liste des courses sur la table de la cuisine. Ne l'oublie avant de partir Blvd ! .. et si tu penses à aut' chose... Pense à revenir aussi.... On mange à sept heures !!!
- D'ac' ! j'en profiterai également pour descendre la poubelle. T'inquiète. 


Avertissement : ce texte est déconseillé aux âmes désensibilisées.



Jack Burns met le feu aux poudres et prend la poudre d'escampette.

Jack est un véritable garçon vacher des Etats-Unis d'Amérique. Un "rescapé de justesse" de la folie des grands z'hommes constructeurs et destructeur.
Il chevauche fièrement son cheval d'Est en Ouest et du Nord au Sud, en toute saison et par tous les temps.
Jack, c'est un type bizarre (?). Un épris de liberté (??). Il fume du tabac Bull Durham et garde au fond de sa poche une oreille de taureau desséchée, noire et ratatinée (???). Au cas où...
  
Le temps de la modernité s'installe tranquillement.autour de lui. 

Pour tuer le temps, Jack se découvre une véritable passion pour le sauvetage en plaine-montagne. Dans ce dossier, il décide de tendre la main à une mère et son gosse, du côté des Sangre Mountains. 
Le mari, lui, est absent (ben voyons !). Mais pas sa faute... Enfin si... Il est encabané pour un temps indéterminé. Une sombre histoire de conscription non honorée. 

Pas de hasard. Le mari, on l'appellera Paul, est un ami très cher de Jack. Ce qui fait que Jack, de lui-même, se porte volontaire pour le faire évader. La méthode retenue est simple. Il décide d'..............

Combat inédit d'unibras droit dans un bar. 
Plongée dans l'univers carcéral des années 50.

Une franche et sympathique ambiance de camaraderie m.... s'installe. On devise, on philosophe, on pèse le pour et le contre, on fanfaronne, on se dégonfle. Il y a ceux qui râlent, mais avouent aimer ce pauvre monde. Il y a ceux qui font un refus en bloc du système proposé. Et il y a ceux qui s'en b..... les ........
Pour bien enfoncer le clou, on nous propose une séance d'enrichissement immobilier. Il y a ceux qui veulent devenir riches, et les ceux non (?).

Question restauration, le plat du jour à la cantine est composé invariablement de fayots (natures et croquants) et d'une tranche de pain. Le café clôt le rituel du repas. Pas de cigarettes. Approvisionnement défectueux. 

On rentre et on sort. Une évasion qui se présente bien. Enfinquasi. La tête est bien passée. Reste les hanches.

Une chasse à l'homme gigantesque. Un grand classique. Une équipe est envoyée sur le terrain, dirigée par Johnson, le shérif du Comté, grand mâcheur de boule de gomme et gratouilleur professionnel. Des milices de villageois biens intentionnés se forment et se proposent en renforts.
Mitraillettes à la main, pisteurs indiens, hélicos, aviation.... Le grand jeu. 

Juste pour rappel : le type (Jack) au mieux n'est pas à jour dans sa cotis', au pire n'a pas payé son écot de citoyen.  

Les journalistes s'emmêlent. Les pâles cafouillent. Ca tire dans tous les sens.

On pourrait penser que ça ne se termine pas bien (imho). Mais certains y verront sûrement du positif dans tout ça.

Quoiqu'il en soit, on est en présence d'une amitié complexe et compliquée, dont les mécanismes échappent un peu à la rédaction..
Quoiqu'il en soit, le chasseur cueilleur sera toujours l'ennemi du chasseur de prime. 
Quoiqu'il en soit, on prône déjà la désobéissance civile. 
Quoiqu'il en soit, un bon dossier, solide et bien argumenté,
Quoiqu'il en soit, l'exemplaire est de nouveau disponible sur son étagère municipale
Quoiqu'il en soit, la Direction va organiser pour les fêtes une veillée d'apaisement du côté de Chihuahua. et organisera une collecte pour se procurer la première édition du dossier. On parle de fortes sommes. 

Maestro : Trail to Mexico


jeudi 25 février 2016

Grossir le ciel, Franck Bouysse

- Ce document, dans sa version Livre de poche, est estampillé "Prix des lecteurs (et lectrices aussi ?) Sélection 2016".
- Ok, c'est bien noté !

Une ambiance délétère dans la zone Cévenole. Ce dossier ne bénéficiera pas du soutien des épisodes du même nom. Pas la bonne saison. Le blanc manteau neigeux colle déjà aux godasses.

Gustave, habitant endémique des Cévennes, est au-dessous de tut ça. Il accepte la valse des saisons sans broncher. 'Y manquerait plus que ça! Garçon vacher depuis sa pas si tendre enfance, il s'investit sans rechigner dans sa petite entreprise d'élevage. Solitaire, taiseux, toujours un chien à la cheville, arrêté par ses idées, et des idées par brassées. Son enfance fut comme on dit, avare de joies, de douceurs d'amour.  Ses parents (tous deux décédés, attention il y a un piège) ont traîné dans sa tête toute une brassée (redite) de réflexions.... Non-dits, claques volantes, humiliations, remises aux normes... Heureusement qu'il y avait la mémé. Une sage Dame. Avec une âme de celle qui porte aux questions toute son attention (texto). Mais pas de bruits. Pas d'esclandre. Les portes sont bien gardés. Les secrets de famille (eh oui, c'est de ça dont on parle) peuvent dormir tranquilles. La solitude également fut, et reste un grand thème de la vie au grand air. La nature peut être rude et dure avec ses rejetons. La vie au bout d'un fil. Tristesse. 

A défaut de passer ses vacances dans la poudreuse (quoique...)  Gus va, en plein milieu de sa vie, le célèbre nel mezzo del camin' di nostra vita, tourner dans une séquence digne des plus grandes aventures statiques de la ruralité. On est côté France. Une période difficile. L'abbé de l'hiver 54 vient de restituer son âme au seigneur. Ce fait marquant, colporté par les médias va bouleverser à jamais le Gus. Rien ne sera plus jamais comme avant. Pour dédramatiser un peu, on a bien essayé de rameuter tout le quartier pour la fête des voisins, mais rien n'y fit. Seul Abel a répondu présent : son aîné de vingt ans, classé également dans la catégorie solitaire, taiseux, etc.. Les deux bonzhommes s'accordent bien. Le petit rouge toujours sur la table égaie la party... La gnôle de prune est couleur urine de boeuf. Les oeufs sont décoquillés. Les grives auraient pu être au menu. Des coups de feu. Du sang sur la neige. Des peurs canines. Du bon lait chaud au petit déjeuner agrémenté de Gitanes (probablement des sans filtres - les plus juteuses - un remémorement joyeux)...

- Bon, ce n'est pas le tout Blvd, mais faut avancer, il y a d'autres lectures à chroniquer, un Pierre Véry notamment, qui hurle dans la pile pal. Mille et quelques pages. Le tome I d'une ébauche d'anthologie.

Dans la vallée, la neige n'arrange jamais rien. Elle ne désordre pas non plus. Seuls  quelques comportements étranges sont à déplorer ces derniers temps. Des visites de courtoisie. Des démarcheurs tenaces. Il y a des raisons. Il y a toujours des raisons. Religieuses, politiques, sociales, personnelles... 

Le bois est encore un peu tendre. Des contes à régler dans la gorge de Gus. On ravive les tensions. Rien n'y fait. Les frimas de l'hiver sont bien là. Et les fins de cycles sont portées par des vents tristes.   

Une belle écriture. Sophistiquée. Couchée dans les draps du temps qui passe. Les relations père/fils à l'honneur. Les frères/frères sont également présentes.  

On n'oublie pas les gros bras. Les Massey, et les Claas sont de sortie. Par contre, le Poclain est absent. C'est dommage. Il  a dû être enseveli sous la terre avec tous les indésirables.

Un roman Policier ? Comme annoncé. Pas sûr. Un polar social ?  Faut voir. Un polar rural ? Comme y disent en ce moment... Possible.... 

A classer. Pour plusieurs raisons.

 

vendredi 29 janvier 2016

Piste noire

Un nouvel arrivant dans la galaxie pɔ.laʁ. 
En tout cas c'est comme ça que c'est vendu. 
La Direction, après avoir épluché le dossier du début jusqu'à la fin, remerciements inclus, ne reportera pas sur la 4ème de couv'. 

Elle préfère en préalable alerter le lecteur sur deux ou trois points : 
1- il est vivement conseillé de porter des chaussures de marque lorsque l'on parcourt la montagne enneigée
2 - l'action présentée, un whodunit en règle, se déroule dans les environs d'Aoste (Aosta pour les puristes), Vallée d'Aoste, Italie. 
3 - Le mort a été ( ou sera) déchenillé en 1998 (peu probable), ou en 2004, 2009, 2015 (forte probabilité), ou en 2026, voire même 2032. Mais là...

Les hostilités ont été déclarées un jeudi de février. Le 5 précisément. Le commissaire sous-préfet réquisitionné pour la circonstance, Rocco  Schiavone, un romain de souche, n'a pas toujours eu les félicitations du jury, une des raisons pour laquelle il se trouve installé dans le nord du pays. Elément plutôt efficace dans son genre, même si ses camarades de jeux le freinent un peu... 

Tutto a posto, Chef !

Avertissement (quand même) : le projectionniste a mélangé les bobines, un véritable .ordel pour s'y retrouver, cela fait que la Direction a décidé, à l'unanimité (plus une, comme d'hab'), de rédiger le ressenti comme ça vient.

Une histoire de culpabilité, de non-dits, des dossiers dans le dossier. Lui-même sponsorisé par du placement de produits. Débat en interne sur le bienfondé de la méthode. Certains évoquent en substance le modèle économique de certains clubs sportifs. Franchement ! On va où là ! On anamnèse. On anatomopathologise. On exacerbe les tensions Nord/Sud. On déambule dans les quartiers de Rome et de Naples, et sur les pistes de ski. On intercepte des camions. On trafique en tout genre. On corrupte. On profite de l'occasion pour parler de migration. On fait des travaux sur le bestiaire encyclopédique. On balance sans crier gare le psaume 21. On fait travailler les Pec. Un petit relent à la Don Camillo (pas longtemps). On menace de priver l'assassin de vin (?). On participe à un cours d'hindi, peut-être même de sanscrit. Très qualitatif. On apprend même que dans la nature la Justice n'existe pas. 

Lu une fois, accompagné de deux bouteilles de verdicchio di metalica (P). Pas relu. Le vin blanc sûrement. Rendu hier. 
PMTDT 

Animation musicale : tarantella calabrese, plus classique,
Grazie a tutti !


dimanche 17 janvier 2016

Trait bleu, Jacques Bablon

- Je peux donner mon avis ?
- Non Blvd !
La Direction reprend la main :

Trait bleu, Jacques BablonDans ce court roman, le narrateur nous explique qu'il est en prison pour meurtre. Il s'ensuit alors une succession de péripéties, tels que des amours déçus, des altercations vives et douces, des rencontres humaines, des baignades joyeuses dans les eaux vives d'un lac accueillant, des alternances d'états de pauvreté et de richesse, des pique-niques aux allures pastorales, des soirées nocturnes, chaudes et enfiévrées, des cueillettes de fleurs et des bouquets champêtres... L'Amour à chaque pas.

En cent cinquante pages, l'auteur évoque,

le milieu carcéral,
les orientations et les vies contrariées,
les âmes enfoncées dans un fauteuil qui s'épandent parcimonieusement,
les possibles amitiés chaleureuses et sans conditions,
les invitations au travail,
les amours sans retenues de la liberté...

Le narrateur rencontre, au détour d'un chemin boueux, une Rose, une Beth, des gus, un Bob, un Jim, un Pete, des cochons, des poules, des frangins, des orphelins, des morts, des chanteuses et des chanteurs, des voitures, et même un réparateur de voitures.

L'auteur aborde le thème de l'abandon familial. De la démission du père.

Une tentative d'expliquer le chaos.
Pause Citation (Confucius ou Lao Tseu ? La Direction opte pour Confucius) 
Trente rayons convergent au moyeux,
Mais c'est le vide qui fait tourner la roue.   
Les fondamentaux du polar sont respectés : Glock 17 à portée de main, une tentative d'évasion, enfouissement des corps, sorties nocturnes. La bière est prévue, ainsi que le jus de tomate, la soupe le Montrachet, dédié aux grandes occasions.

La Direction

"Un roman noir intense..." qu'ils disent !  
- Le fil rouge sur le bouton ..... Le fil bleu ? sur le bouton ..
- Et le trait bleu alors ?
- Sur le mur ! Passe-moi le biberon de poudre, magne-toi ! Des délais à respecter...

samedi 9 janvier 2016

Une plaie ouverte, Patrick Pécherot


- Ben t'en a mis du temps Blvd pour recoudre cette plaie ?
- C'est que j'ai été obligé de ralentir, figures-toi ! Un texte comme ça... Avec tout plein de mots... tout plein de phrases... tout plein de poésie... tout plein de gens... connus et pas... tout plein d'histoires... tout plein de brouillard... Si on fait pas gaffe, on peut se retrouver rapido dans le décor. Et là crois-moi, ce n'est pas du cinéma.
- M'ouais... En tout cas n'oublie pas d'enlever le clou rouillé qu'est fiché dans le fond, et de nettoyer tout ça avant que les touristes se rendent compte de quelque chose. On a une réputation à préserver. Faut le rentabiliser le tunnel bas de plafond. ka.ˈpis.ʃi ?  


Direct, le reporter nous trace un profilage de Dame Calamity Jane et de Sieur Buffalo Bill (ça fait naturellement grimper l'audience) - un bien triste sort, d'ailleurs, que celui de Big Jane. Il est question également du www wws. La boite à musique joue tranquillement le temps des cerises. 
Un coup de poing d'emblée, évocation de l'activité migratoire, mi-désespoir des poches de sang en exil. Une idée d'Europe émigrée. Une idée de Paris libéré. Des bouts de terres pillées, dévastées, saccagées, enragées, dégagées. Des expulsé(e)s qui reviennent en vainqueur(e)s (?). Sur la frise, on serait dans les environs de la Commune et post, mais sur le terrain on est de l'autre côté de l'atlantique. Un certain Valmont est lancé sur une piste. Un renifleur de première. Incertain Dana dans le viseur. Voyage initiatique à la recherche d'une ombre. On assiste en direct à la création de la Pennsylvanie. 


Et vlan, retour en arrière. Il y a comme qui dirait de la rébellion dans l'air. Un burnout post démocratie républicaine est annoncé. On référence chaudement la Canaille. On poétise, en général les soirs bleus d'été. On côtoie (en toute amitié) la clique de Montmartre et d'autres lieux parisiens chébran de l'époque. On parle de manipulation de l'Histoire (?). On parle de Féminisme même. Madame Michel aux avant-postes. On évoque François Coppée (?). On se bat. On fait des doigts "prussiques". Pas mal de copinage. Destruction d'oeuvres d'art et de l'ortografe (?). La mémoire est en berne. C'est la guerre 'Môssieur". Une guerre moche (?). Les uns contre les autres. Non pas la chanson, Môssieur ! La guerre humaine du peuple des poches de sang.   

On suit Marceau dans son délire. On suit, par la force des choses, ses fantômes.

Niveau business, on assiste aux débuts de l'industrie cinématographique. On visionne Cripple Creek Bar Room. On regarde en loucedé After the Ball de Mélies (interdit au moins de ?).

La fabrique des mythes est en marche. Toute l'histoire des start-up françaises d'hier et d'aujourd'hui est résumée dans ce texte.

Oui, d'autres totems sont brandis, tels que la culture pour tous (?), la musique pour tous (?), l'enseignement supérieur pour tous (tripple?)..., la poussée de la psychanalyse, une technique comme une autre pour contrer les spiritueux. "Paris était une boite à souvenir". De ce côté là, rien ne change. Un vrai parc d'attraction géant. Avec des vrais gens figurants qui ont la particularité de payer leur prestations, et des vrais clients. 

Un mal fou à rentrer dans le texte. Mais alors... Comme au 14, de la rue A. P. : quand la tête est passée... Une énorme émotion. Un relâchement en toute simplicité. Une prise de conscience. L'écriture est sèche et ronde. On se met à lire à haute voix. Une bobine emmêlée démêlée patiemment. 
Un beau texte (imho). 
Il y aura des pertes annonce-t-on. 
Fautrelirealorsencoreetencore.

Si ça peut aider, la direction en doute, les dirigementeurs ont tout prévu. Il y aura comme Un petit air de fête communale à la Gaité et aux Folies. On regrette tant le temps des chinoiseries des bouffes parisiens. 

Une seule certitude dans ce brouillard : c'est l'Hôtel de Police qui remet les choses en ordre. 

L'honneur est sauf !

Ma prescription : on cautérise, quelques jours de repos ferons le plus grand bien, avec de longues marches dans les rues de Paris, si possible aller se recueillir au Père Lachaise deux fois par semaine, et en montant la Roquette, faire une halte en pensant à toutes ces Folies brisées. Le soir on tranquillise stabilise le tout avec du Laud.... une tisane de sauge officinale. Une goutte de Jack est autorisé.
  
Bye

Lecture simultanée
 







dimanche 13 décembre 2015

Les gravats de la rade, Marek Corbel


- Tu viens Blvd, on va aux Blancs Sablons, la météo prévoit pas mal de vagues. Une aubaine !
- Non, j'ai pas la tête à ça, je préfère aller faire un tour à St-Anne pendant que la mer est basse. Le temps est encore calme (?). C'est sûr, va pas falloir traîner quand même, ça gronde... et c'est tout proche. 
P..... de fièvre !   

Respect de la procédure. Texte lu avant,  rapport rédigé après.

Un dossier complexe. Plusieurs spots sont identifiés au bout du monde. Incendie d'agrément éteint laborieusement à Plougonvelin. Utilisation de la technique dite de "l'enfumage". Une morte, une. A quelques encablures, pêche miraculeuse dans les eaux du port de Brest. Et un noyé, un ! Parité respectée. Tout le monde se frotte les mains. Deux équipes de la maréchaussée sont sur le coup... Une enquête en vrai. Pointilleuse. Boulot boulot. On oublie J.B. le 7ème. Au coeur de l'organisation. Classement, recoupement, vérification... Apéro et plus si affinité avec les collègues de bureau. 
Une enquête² avec immersion dans les couloirs du temps. Une pensée 

interplanétiplanétomarétimarétofaistav
alocherapidoettiretoidlavitesituveuxpas
teretrouverpiedszepoingsliéslafacedansl
caniveausidérosanssavoirpourquoiteslà.

Un remontement dans l'histoire. Plongée dans les geôles de Brest en période de guerre. On confirme qu'à l'époque le chauffage était en option. Enquêtes parallèles. Seul(e) le(a) lecteur(e) est informé(e). Ca serait trop simple sinon. Faut bosser.    

Les âmes complexent, l'écrit les cris compliquent, et les morts expliquent.

On fait une petite visite de courtoisie à Brest downtown "même". On apprend que la rue Guyot était joyeuse, que la classe des travailleurs gronde toujours en silence, mais qu'on sait la mettre en avant autant que de besoin. On écooonomise sur le secteur de la charcuterie. Un éclairage sur la tourmente du pâté  (?). On descend à l'hôpital. Vue sur rien. Calme et sérénité. Besoin de se ressourcer. Retrouver du sens. 
On fait un pont avec Saint-Denis.   

Profilages. Fiches de personnel bien développées. Gros boulot pour le RH.

A la criée : relations père/filles, soeur/soeur, hommes/femmes, collègues/collègues, burnout, chant du barde, dysfonctionnement des Zorganisations présentées. Souffrances, luttes, interrogations, révoltes, les grands faits font les méfaits. On tisse laborieusement les liens humains. Reprise d'études. Les Zêtres chers. La non-permanence des zétats. La famille magnifiée. Apprendre pour savoir. Savoir pour comprendre. Comprendre pour oublier*. Oublier pour apprendre... 
Un poisson, deux secondes (d'après nos Zérodits). Nous zôts, soixante-dix ans (d'après les études et observations de la Direction). 
Sauvons les bannettes, qu'ils disaient, sauvons ce qu'on peut sauver avant la redistribution des cartes ! 
Un dossier pour confirmé(e)s (imho/amha). Qu'on m'initie... ou pas...
kɛ.na.vo


Pourvu que ce ne soit pas trop douloureux !
* la Direction  met à la disposition de ses aimables lecteurs toutes les archives dont elle dispose sur ce sujet.

samedi 5 décembre 2015

Les portes de l'enfer, Harry Crews, This Thing Don't Lead To Heaven


- Une personne à la fois, je vous prie...

- Tu dis ?
- Non.... Rien... Je pense à  tous ces emballages recyclables, à toutes ces chairs malaxées, broyées, épuisées, exsangues... A toutes ces âmes torturées, seules, tristes, errantes... Soutenues par des piquets en bois, acérés, vermoulus... A toutes ces queues interminables qui se forment ici et là... Des fois que ça serait là que ça se passe... Je panse...

Le fil :  ça commence par un tout petit rien, comme toujours. Une femme qui parle couramment l'espagnol courant, chassée de quelque part, qui débarque dans un autre quelque part en Géorgie. A Cumseh précisément. Un village non touché par les emprunts toxiques (?). Ses compétences en magie appliquée lui valent les faveurs du masseur de la région, et ses prétentions de cuisinière lui valent d'être intégrée dans l'équipe du haut.

Entre le haut et le bas. Des femmes et des hommes sont en transit. L'Olympe n'est pas sur la carte. Des morts en pagaille. On cherche un responsable à cette hécatombe. La Direction a une liste de noms mais elle ne préfère pas la diffuser.

(profilage) Le masseur, est un fieffé gaillard. Formé à l'école du circuit et des poings, sa taille est adéquate pour les coups-bas, sa force, sa rudesse, son agilité, sa disponibilité, ses petites attentions, font de lui le champion de la patronne. Elle apprécie.  


Pas de vue sur mer. Un rabais est pratiqué sur les chambres avec vue sur le pavillon. 

Des entremêlements de vies, d'espoir, de pouvoir. La vie, la mort, les rêves, éclosent à l'infini. Difficile de démêler les cheveux chevaux. 

La violence est physique... et morale... et totale. La mort affronte l'éternité (ici). 

Le bureau ferme dans cinq minutes. Pour les miracles revenez demain. Tout le monde baisse les bras, les jambes, les genouS, et la tête, al.. Le D. Commerce n'est pas bien loin. Junior, l'expert immobilier vise le monopole. 

Le rapporteur aime les âmes dépareillées. Simples. Naturelles. Y en aura pour tout le monde. Pas tous à la fois. Mais lui oui. Franchement. Ca ne peut pas être autrement. Son chant sublime l'indifférence la différence. Il épie les vies lasses et pas lasses. Il y a toujours (imho) dans ses textes des hauts et des bas, des collines et des vallées qui s'affrontent et s'allient... Doutes, espoirs, mensonges (il faut bien). Le pouvoir de la chair, des mains. On fabrique des poupées en série. On prie...

Ce passeur a La foi. Avec un grand L.

Problème de communication. Problème d'interprétation. Mondes parallèles. Décalages horaires (?). On n'est pas tous nourris du même grain (pas encore ?). Des millions, des milliards de vies en duplex simultané, parquées sur des planches instables, superposées les unes sur les autres. On sauve nos nantis la planète et on pollue (), encore et encore, l'espace, l'imaginaire, le rêve. Comment feront nos enfants pour s'élever... quand les passeurs de vies auront totalement disparus.

"Ce n'était pas qu'ils refusaient de partir, c'était surtout qu'ils n'avaient nulle part où aller" (p.210)

Du fil à retordre pour les Puristes de l'Enquête.  

Il faudra bien qu'un jour la Direction parle de ça (c'est énervant non ?)
et de ça également
et de ça aussi

P.S. Toute choses égales par ailleurs, je décline la proposition... 


dimanche 29 novembre 2015

Ils savent tout de vous, Iain Levison, Mindreader


A suivre
- Mmmmhhhmmmuuhhjmmm...
- Qu'est-ce tu dis ?
- Je disais juste que...

... la vie de Fared Snowed va est en train de changer. Pour sûr. Mais pas un mot ! Seuls ceux qui savent, le slave se lavent savent ...

Un vrai .ordel en vérité.

Un type en fin de vie est libéré momentanément du joug de la justice pour accomplir son Devoir. Un flic lambda est pressenti pour accomplir identiquement son Devoir. Une chasse à l'homme est organisée dans les rues de New York et de Boston. La rue des petits revendeurs de bricoles est passée au peigne fin. Une enquête de voisinage qui avance tranquille-pépère. Trafic de substances illicites. Born Global. Créez votre petite entreprise qu'ils disaient... Duels au sommet. Les neurones s'emmêlent. Abondance de dits non-dits et de non-dits dits. Une histoire de pictaves tatoués. Des serpents qui se peignent la queue en rouge...

- Parle moins fort Blvd !
-Mais j'ai rien dit encore !

... on est d'accord. Le fil du texte tire un peu sur le bulbe, mais à bien y regarder, si on prend bien la peine de faire une belle raie sur le côté, le sujet est on ne peut plus d'actualité. Juste quelques décalages techniques pour le moment. Les zérudits parlent aujourd'hui de réalité augmentée, mais on est bien parti pour se faire peser le cerveau dès l'expulsion...

- Moins fort, m..... !
- Mais j'ai encore rien dit !

... pas de morale. Pas de culpabilisation. La Une Vérité révélée. Tiré d'un fait réel peut-être (?). Les pointures - les vraies de vraies - sont à bac moins. Peu fiables mais très performantes. Qui en doutait ? Retour à l'essentiel.
Pour les zins, il suffit de savoir parler, lire, écrire, compter, etc.
Pour les zôts, il suffit de savoir marcher, chasser, cueillir, mâcher, fuir, transmigrer, s'exoder, etc.

Au final, un seul objectif : sauver le récipient et son liquide.

- Tu vas la fermer oui !
- Mais j'ai encore rien dit ! Je juste panse.

Un dossier pratique sur la pensée, la /surveillance, l'esprit, la machine...

... le texte est sur  les étals du rayon Littérature. Un signe quand même. C'est du sérieux mon bonhomme. Là, on est rassemblé dans la grande cour - non pas celle où les portes des pissotières ferment jamais - non, celle où pendouille une bannière en haut d'un mât.
.
Pas de remerciements. Pas d'explications post-dossier. Pas de making-off. De bêtisier...

Simple. Efficace.
Imho !

Complément :

A l'usage des intéressé(e)s, il est rappelé tout de même que le Savoir n'est pas synonyme :

de l'avoir
de bavoir
de crachoir
de devoir,
d'espoir
de foir(e)
de germoir
de hachoir
d'illusoire
de jaculatoire
de k (à compléter un jour ou l'autre)
de laminoir
de miroir
de nageoire
d'or noir(?)
de pouvoir
de q (à compléter un jour ou l'autre)
de rasoir
de sautoir
de tiroir
d'urinoir
de versoir
de w (à compléter un jour ou l'autre)
de x (à compléter un jour ou l'autre)
de y (à compléter un jour ou l'autre)
de z (à compléter un jour ou l'autre)


Bye

samedi 17 octobre 2015

Cassandra, Todd Robinson, The Hard Bounce

Un compte à régler Boo ?

Boo Malone, de son petit nom William, et son "ami" d'enfance Junior, font les - et donnent et reçoivent - 400 coups nécessaires pour une bonne hygiène de vie. Inside Boston (downtown (?)). Le monde de la nuit. La réglementation est appliquée. On reste à la limite, à bien, voyons voir..., une bonne cinquantaine de pieds du gouffre. Risques mesurés. Pas étonnant quand on connait la triste enfance passée de ces Vrais Messieurs... Toute la difficulté étant de ne pas se faire remarquer.
La Direction ne va quand même pas vous lâcher le morceau comme ça. Tout ce qu'elle peut dire, c'est la crainte qu'elle a pour celles (enfances) à venir quand même.
Je disais donc, ah oui... le monde la nuit.

Les deux amis se mobilisent pour retrouver Cassandra, une fille bien née agée de quatorze ans (détail très important). On enfile le masque et le tuba. Plongée dans les bas-fonds de Boston. Séjour forcé dans l'univers glauque des mondes citadins parallèles. Tout plein de suggestions. De non-dits, dits. Un brossage de poils dans le sens qui convient. Seuls les liquides ingérables sont autorisés (jusqu'à la prochaine interdiction ?). Un texte très présentable au final... Cela dit, ça dénonce sévère. 

On joute : tnemailrap vs oroblram *, 
On boit bière et whishy, parfois whiskey et cherry coke (la célèbre boisson de la planque). 
On joue dans la cour des grands
On tatoue
On kidnappe
On s'appelle par son petit nom (une sale manie (imho))
On rencontre un serpent membré (?) ou inversement...
On rencontre également des femmes bien en chair, des dealers, des cinéastes, des hommes politiques, des hommes qui ne sont ni à droite ni à gauche, ni originaire de Chine, et qui pourtant en sont.   
On part du point A et on va au point B. Ce n'est pas plus compliqué que ça. 
On sait parler aux dames d'aujourd'hui....   
On en apprend un peu plus sur les geeks, notamment sur leurs pratiques alimentaires. 
On croise de temps en temps un petit garçon sous un lit (?).
Et on sauve les chiens...

Baston, planque, filature, coups de pieds dans les partis parties.  Tous les ingrédients sont las.

Un reportage très factuel, de facture facturable.

la cote blʌdʒən : 

Article non repris. Dommage.

Baille.

* La Direction est fière d'utiliser sa nouvelle acquisition : l'outil d'inversion (le même presque que celui utilisé dans les reportages journalistiques diffusés à la télé version image). Un investissement coûteux pour une petite structure comme la nôtre, mais qui devrait être amorti dans les sept cents prochaines années. On ne connait pas encore les effets néfastes d'un tel outil, mais la Direction affirme que ses effets aujourd'hui commencent à donner des résultats très positifs... Il y malgré tout des inconvénients. Qu'on se le dise !  


lundi 3 août 2015

Frank Sinatra dans un mixeur, Matthew McBride, Frank Sinatra in a Blender

Pour des questions d'éthique, la Direction a décidé de ne pas mentionner les breuvages référencés dans ce catalogue...

En vrai, les négociations commerciales ont échoué...




Un texte chaudement recommandé par la bande. On va voir ce qu'on va voir !

Nick Valentine est un détective privé... de siège au commissariat du quartier. Il a gardé cependant de bonnes relations avec l'équipe au pouvoir. Sa réputation d'enquêteur efficace a quasi fait le tour de la ville de St-Louis. Ses méthodes sont un peu primaires et non homologuées. Et  d'après nos sources, Nick n'a pas de licence reconnue par le gouvernement. Fort heureusement, il ne fait de tord à aucune profession connue. Gonflé à l'oxy. qui lui procure quelques gênes, et inondé d'alcool, son chemin est semé d'embûches qu'il affrontera avec vaillance. Son courage reconnu de tous et son affection pour les bêtes pourraient faire de lui un incontournable de la profession.

Livraison de carburant dès l'ouverture. Outre les cachets, en trois pages : trois bières. On ne sait pas comment tout cela va se terminer, mais on a une petite idée quand même. En tout cas pas de café et de nicotine. Faut soigner son teint.

L'histoire ? Un p. de prétexte. Du commun, du vulgaire, diront Certains... (Et Rudy aussi, d'ailleurs).

Ca démarre par un braquage. Une équipe de branques aux manettes.  Lâcher de dingues dans les rues de St Louis. Effet Caisse du Crédit garanti.. Violence routière en filigrane. Mauvais pour les stat's. 
Forcément la concurrence se manifeste.
On fume par les oreilles.
On pisse où on peut
On prend des bains de pieds glacés
On arpente les rue de St Louis
On torture
On coupe tout ce qui dépasse
On cannibalise (de force bien sûr)
On sent bien que les insulaires n'apprécient pas les conquérants (et inversement).
On envisage de commercer le crottin de licorne (?).
Code d'honneur : dans la profession, c'est celui qui dépose le colis qui nettoie.
On met les intérêts en conflit.

Niveau restauration c'est burger, chalupa et hot dog chili.
Pour les boissons : faites votre choix dans le catalogue
Les odeurs sont en bonnes position.
Il n'y a pas que les haleines qui sont chargées.
Arrmurerie : .12 (à pompe et canon court), .45 et tronçonneuse.

Un texte qui fait reconsidérer le concept de l'amitié. Un texte tout parsemé de chevauchement d'espaces-temps (s'il en est). Déstabilisant parfois dans un contexte de lecture cahotique. Un texte brut qui met en présence des forces obscures tels que l'amour et la haine. Un texte à ne pas mettre entre toutes les mains. Un texte plutôt violent quand même. Un reporter à surveiller attentivement. 

Et sur l'air de ce que l'on veut. Mais un "avant-deux" du Poitou me paraît bien adapté : 
Et en avant-deux !!! 

Trop d'alcool, tue l'alcool !
Trop de pub, tue la pub !
Trop de gens, tue les gens !
Trop de C...
Tue les C... !
Trop d'incompréhension, tue l'incompréhension !
Trop de travail, tue le travail !
Trop d'argent, tue l'argent ! 
Trop d'amour, tue l'amour (?)
Trop de bien(s), tue le(s) bien (s) !
Trop de haine, tue la haine...
Trop d'info, tue l'info (?)
Blablabla...
Ajout autorisé à volonté et à discrétion
 !

On se détend Valentine

blvd


samedi 9 mai 2015

La septième nuit de Venise, Thierry Maugenest

Une décadence annoncée. 
Le raffinement est de rigueur.
La menace est réelle.
Le premier lot gagne un séjour dans une galère de la République
Tout le monde a sa chance
Des places spéciales sont réservées aux moins fortunés
Réfléchissez bien quand même !
Formez-vous z'aux métiers impossibles
Engagez-vous qu'ils disaient...
Les vendeurs de rêves
Ne sont que des vendeurs de rêves...


Les mathématiques à l'honneur
Des équations à plusieurs inconnues
La constante de la laïcité tolérante (?)
On parle d'ingénierie mécanique (triple ?)
et d'espionnage industriel
On rencontre
Des épicuriens
Des soutiens
Des indics
Des diplomates
Un gardien du temps très affairé
Des amateurs de parties fines
Les parties communes sont optimisées
On considère savamment sur le port du masque
Ca cliche pas mal
Les Turcs et les Croates vont devoir encore se justifier
Niveau business
Compétitivité en plein.
Innovation en plus.
La force de l'Histoire
La puissance de l'Expérience
Eternel recommencement
S'il y a quelqu'un sur le pont
Il est prié de souffler un coup de corne de brume,
Si non
Deux coups.
Usant...


- Et concernant l'enquête amico? 
- RAS Dottore Blvd. Una pétite histoire dé montre déréglée. Una courrrse contrrré la montrrre. Il tempo c'est de l'arrrrgent. Quando non hai du pognon signorrre tou ferrrmes ta g..... Lés bandits sont sous lés vérrrous. Tutto a posto grazie. (traduzione en audio-descrizione : tout va bien, merci). La direction ne féra plou de déclaration jusqu'à nouvélle ordre.

Le rapporteur déploie de prodigieux efforts pour transmettre sa passion pour la Sérénissime... Intarissable... Missive bien reçue.. 

Comment est-ce D... possible que nous zot' poches de sang puissions-nous être si différents d'une poche à l'autre bon sang !

S'il en reste un peu, je prendrai bien un petit fond d'âme vénitienne quand même...Celle qu'est derrière la tête de gondole... La celle qu'est pour les vénitiens exclusivement. Merci ! 
Bye Arrivederla

dimanche 26 avril 2015

Exécutions à Victory, S. Craig Zahler, Mean Business On North Ganson Street

Une mutation non désirée dans le Missouri, lorsque l'on est natif de l'Arizona, c'est un peu comme si un(e) Lillois(e) était expulsé(e) vers Marseille ou un(e) Dunkerquois(e) expulsé(e) vers Saint Trop' (ou quelque chose d'approchant) et inversement. Les brusques changements climatiques ne sont pas vraiment favorables pour l'organisme. 
La punition Ultime. 



Bettinger, inspecteur arizonien, doué, laborieux, sans histoires, proche de la retraite (cinq ans quand même !), est dans le collimateur. Une boulette... seulement du point de vue des politiques gradés... Une triste histoire ... On brandit le chiffon crasseux des liens de parentés...Touche pas à la Famille "petit"...

- C't'à moi qu'tu parles ?

Direction Victory. Pas le "Victory City" - la Direction insiste -, la Victory du Missouri (?). Ca touche "les Montagnes". Une sorte de site historique, qui a hébergé en son temps des montagnards et un musée de la guerre. Une ville exemplaire, une ville du futur. Le futur à portée de flingues. La neige et le givre en sus... Les citoyens ont chaussé les moufles, les masques anti-chars et les pass'montagnes...
Une série d'opérations médicales fait jaser dans le comté. Ces opérations sont réalisées à ciel ouvert sans précautions sanitaires. Seule la chaîne du froid est respectée. Pour le reste, "bonjour les nosocomiales !".
Les soldats tombent comme des mouches pigeons. On enchaîne les obsèques. La vie du commissariat de quartier n'est pas de tout repos depuis quelques temps. On s'énerve. On transpire. Un froid s'installe. On s'agite dans tous les sens. On craint pour les siens... et pour les autres aussi. On peut juste dire :

C'est la guerre, mec ! Rien de moins. 

On référence très largement les principes du Ying et du Yang. Les comptes se règlent en général sur le ring... et, quand le temps s'y prête, on sort dans la rue pour lancer des boules de neige et des sarcasmes. On conduit également sur neige et verglas, on se retrouve régulièrement au restaurant chinois, on cachote, on se cache derrière son petit doigt, on regrette pas, ou si peu. On  invoque Jules en permanence (le commissaire ?). La cellule familiale est très soudée. Les enfants se sacrifient (comme d'hab') sans pleurnicher (c'est rare !).

Une expulsion de testo moyen/moyen vers la fin.  C'est qu'on a souffert nous zot'. Ca se termine pas trop mal. L'ammoral(e) est sauvé(e). On survivra c'est sûr et on regardera fièrement devant nous. La famille exaltée. Les artistes sublimé(e)s.

Le Futur est impatient de voir la suite...

Un dossier solide et prometteur.

On couple la lecture avec une étude de Georges Cabanis.

Débat en interne pour l'attribution de la mention "approved by".
Le préposé aux manigances de séance a tranché.
Le vote est reporté au prochain dossier du contributeur.
Séance levée à 11 h 21
Expulsion à 11 h 22
Bye


samedi 4 avril 2015

Temps glaciaires, Fred Vargas

- Qu'est-ce tu fais Blvd aujourd'hui ?
- J'écris ma version des faits.
- Est-ce bien utile ?

Ce roman venu du froid est à décongeler bien au chaud dans son fauteuil préféré, à portée de main (la gauche ou la droite, selon l'habitude...) une bouteille d'alcool islandais équipée d'un double fond sur li(e)(t) d'algues, triplement goulottés. La technique d'embouchonnement non pas spécifiée*. 

Le dossier : branle-bas de combat dans le quartier. Paris. En plein XVè District (XIIIè?). Une brigade romantique en action. Une délicatesse inouïe... Les commandants, commissaires, capitaines, hommes et femmes du contingent sont prêts à tout pour servir l'administré(e). Les compétences sont multiples. On recense, entre autres, un encyclopédiste, un rêveur, plusieurs sujets atteints de troubles envahissants du développement (version sur-doués), des pours et des contres, des inquiets, des confiants... Fabrication de boudin "maison". Un groupe de travail sur la cohésion d'équipe est en projet.  

Ca commence par deux suicides ennalgués. Et puis rapidement on déplore des morts en pagaille. Les jeux ne sont pas drôles, mais les performances sont d'acteurs. Un cast ambitieux. Une prod à gros budget. Les prévisions d'assassinats pourraient être multipliées par cent. Une ambition folle... Les dirigementeurs vont pouvoir se frotter les mains. Le chômage baisse devrait baisser  ! (prévisions récurrentes).
Les Versaillais sont à l'honneur. Les Islandais aussi. L'enquête est délicate et longue. Très longue... Du boulot pour des siècles... 

Tableaux (non classés et non exhaustifs) : 

- Rencontre avec un sanglier blazé.
- Scènes de liesse
- Voyage en Islande
- Déplacement dans les Yvelines
- Course poursuite dans la forêt
- Séquence équitation
...

Pour finir : 

Fixation Méditation à base d'algues (et pourquoi pas ?). 
On appelle Aristote à la rescousse.
Une enquête hachée... de sauce de gésiers zé de pommes paillassons
Une démonstration imparable (à remettre dans l'ordre si besoin) : détestation, ignorance, compréhension, adhésion
Les vêtement sont de Donald ... d'époque.
Aux repas : steak de phoques ... sur lit d'algues et bennivin (pas trouvé l'accent sur le i, mais il y en a un sur le 1er)
Effets d'apprentissage : 500 pages c'est au minimum 2 énigmes à résoudre (attesté par Maître Adamsberg).
La base : toutes les énigmes sont résolues.
Niveau Coaching : une période (toutes les périodes sont possibles) de l'Histoire qui rappelle que le Passé ensaigne pour le plaisir de continuer à ensaigner.  
Les conseils sont avisés. On préconise notamment de ne pas laver le dernier verre d'un mort.
Question religion : on rappelle que les Islandais sont, en majorité, protestants.
Le thème de la survie en milieu hostile est largement développé. 
Les questions de filiation sont également abordées.

Un dernier point et non le moindre, à l'usage exclusif des intéressé(e)s et des chercheur(e)s : le rapporteur cite ses sources en fin de dossier.  

Bonne lecture !
Blvd

* la Direction informe qu'elle peut sur demande expresse mettre à disposition le tire-bouchon qui va bien.

Le charretier de la providence, Georges Simenon

Ecluse 14 - Marne/canal - Dizy ? Une femme est retrouvée morte. Epernay, Reims et Paris en alerte. Maigret est déjà sur le terrain. Ambiance...