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samedi 5 décembre 2020

Cripple Creek, James Sallis

Pas l'ombre d'un ruisseau... 
Juste des vies qui arpentent un chemin semé d'embûches. 
La base... 


Quand la descente est amorcée, c'est un peu comme dans une aspiration de baïne :
 
1 - Mieux vaut pas trop s'agiter et/ou s'affoler. 
2 - Se laisser glisser  
3 - Se débarrasser de son masque et de ses palmes qui pourraient gêner dans le cas présent
4 - Faire le(s) bon(s) geste(s) qui sauve(nt)... Au bon moment...
 
La question, 
c'est de savoir le(s)quel(s) et quand ?
 
Autre option (plus sage) : rester sur la terrasse (ou sur le balcon, ou à la fenêtre) avec un bon verre de whiskey et laisser passer l'orage.
 
Turner, sait tout ça et applique la méthode consciencieusement. Le problème c'est qu'autour de lui ça bouge dans tous les sens et ça tire à vue. En posant son baluchon à Oxford, Mississippi, il y a quelques temps, il pensait pouvoir un peu relâcher la pression. Mais non ! Ca continue. Encore et encore.

Des balles perdues, des amis qui tombent sur le champ de bataille. L'évacuation des blessé(e)s se fait dans la débandade. Qui sera le prochain ? C'est tout le cerveau qui se remet en branle. On explore le passé. On met à contribution les neurones. On épuise les nerfs. John Turner expérimente. Il reprend la route dans l'autre sens. Revient sur ses pas, destination Memphis. La famille se rapproche. Pas simple. Heureusement qu'il y a les douces mains de sa dame qui branlent les cordes du banjo paternel et apaise le feu de son âme. Pour un temps du moins.
 
Enigmatique, envoûtant. L'univers de Turner est sombre à souhait. Mais il sait voir les choses. Son regard est profond. Chaud. Les pacaniers, les insectes, les rongeurs, les nocturnes en tout genres, les ami(e)s, les vivant(e)s, toutes ces petites et grandes choses de la vie, il les prend pour ce qu'elles sont. De simples et éphémères compagnons de route.
 
     


dimanche 17 juin 2018

Ma ZAD, Jean-Bernard Pouy


Camille Destroit, quarantenaire, etc., 4e de couverture, etc., est un solitaire qui évolue dans la catégorie "les copains d'abord" : 12 ou 3 (au choix). Orphelin des deux béquilles, un problème d'acoustique par intermittence, amateur d'art, pratique la numérologie adaptée, hérite d'une maison à la campagne (les Hauts de France à l'honneur), utilise son lit à 50% de sa capacité, occupe un job dans le bio, a un chat prénommé Glütz, et a une fâcheuse tendance à la déprime...  Pour occuper ses temps libres, il participe au soutien des opposants aux initiateurs de projet de destruction du monde qui l'entoure, en leur fournissant le gîte et le couvert. Ce n'est pas du goût de tout le monde. S'ensuivent alors, la perte brutale de son employeur, un départ de feu et la rencontre de Claire, une jeune femme toute rousse et bien gentille, qui lui retourne un peu le coeur et beaucoup le cerveau. Gonflé à bloc, le couteau en bandoulière, il décide de faire son Grand Tour à lui, faisant fi des frontières (Jurmala, Riga, Suisse, Lamballe, Saint-Guénolé, Belle-île, Soulac sur Mer, Calais), et espère ainsi régler ses propres comptes. Dans la foulée, si les conditions climatiques sont favorables, il réglera également ceux des autres. Pour le panache. 

On croise dans ce dossier (associations multiples possibles) :

de sombres militant-e-s masqué-e-s et sans frontières, 
des gens-es "cool", 
d'autres "peu recommandables", 
des patron-e-s, 
des gendarmes, 
des créanciere-s
des gens-es de tous les jours
des travailleur-e-s,
des gens-es sans travail, 
et des résistant-e-s,

Les distractions ne manquent pas : une exposition temporaire est organisée dans le Pandémonium (?). On peut y voir entre autres, "l'asperge et le citron" de Manet, "les pantoufles" de Van Hoogstraten, "le Chardonneret" de Fabritius, une toile de Feito, "porte-fenêtre à Collioure" de Matisse, 
Un feu d'artifice est tiré sur l'eau et un dans les terres.
Les tables sont bien garnies. On sert du potelvetch, du kig ha farz du chou farci à la tomate et aux poivrons, du tajine, du pain sur la planche, le meilleur plat du monde et les meilleurs bonbons du monde. Pour boire : petite poire et lambig
Pour conclure, le Christ est cité, on cite les curé-e-s et la charité est expérimentée sous cape avec gourmandise.

PMTDT
"Tout part en couille, c'est comme le sport,
le fric,
les marques,
le pognon claqué pour les jeux olympiques"



samedi 26 mai 2018

Hével, Patrick Pécherot

Le plein

de possibilité, 
d'ordre, 
de souhait, 
d'indignation, 
de nécessité, 
de doute 
et de volonté 

est fait.
(taxes comprises. Indexation sur le taux des taxes pétrolières env. 60%)

et

Combray et Balbec ? C'est fait !
Sur les chemins noirs ? C'est fait aussi !

Et maintenant ?

Nous décidâmes donc 
d'avancer à couvert,
en file indienne,
Bien que nous sachâmes eussions su 
qu'il eût été préférable 
de se disperser



On est DANS LE JURA !!! 

Dôle, Morbier et Morez sont sur le papier,

Ah ! 
Vive et joyeuse Valserine,
Combes magiques,
Merveilleuse forêt du Massacre
Qu'elles sont belles tes joux,
Doux Jura...

VIVE LES ROUSSES !!!

Un jeune homme prénommé Augustin, dit "Gus", fait une petite grosse boulette, un soir des environs de  1960 dans une cité de travailleurs de l'époque. 
Prévoyant, la boulette, il décide de se la mettre dans l'abajoue droite, mais au dernier virage elle va se coincer juste derrière le gosier. Qu'à cela ne tienne ! Plusieurs dizaines d'années réussiront bien à lui donner un peu moins de goût. Et lorsque le moment arrivera, 

en général il survient, à-peu-près, lorsque l'on devient soi-même premier de cordée, c'est à dire, plus personne au-dessus pour (r)assurer, et en dessous on voit bien qu'il y a du monde mais c'est flou, on ne sait plus trop...

Gus éprouvera un besoin impérieux de régurgiter le morceau. 

Un représentant de l'équipe des journalistes du coin  est convoqué sur le champ. Celui-ci flaire l'arnaque la purge psy à plein nez, mais en "bon" professionnel, il déploie ses pavillons et écoute patiemment. 

Des histoires de la seconde guerre mondiale, de la guerre d'Algérie, et de la guerre de tous les jours. Qui n'auraient pas trouvé d'issues. Des histoires d'hommes principalement. 
Les prénoms recensés sont extraits des Livres : Pierre, André, Simon(e), Kader.
Une sorte de parcours de la dernière chance. Des passeurs en pagaille et en tout genre.

Ensor est évoqué, ainsi que Figaro, Patachou et Qohélet. Un lynx a pointé son nez à un moment dans la brume. On a fait appel à la mémoire. On a joué aux pensées magiques. On s'est mis en situation. Bref on ne s'est pas ennuyé du tout.

Un texte très utile 
pour qui a besoin de vider son sac 
avant de partir en vacances 
Le format est très pratique.

Quelques clés sont distribuées en fin de dossier. Chacun-e fait à sa main.

Et pour les gastronomes, la Direction a repéré un petit logis avec une patronne qui propose sur la carte du jour : museau, braisi et pot-au-feu, morbier et pinard. 
Le vin de jaune n'est pas mentionné,  ni même le paille. Et pas la queue d'un coq. Un comble. Le rapporteur évoque quand même deux Chargeoises sûrement servies à bonne température. 


Nos régions...
le régional de l'étape

Rendez-vous à Guermantes. Ciao !

dimanche 29 avril 2018

Mapuche, Caryl Férey




- Une partie de truco Blvd ?
- Non merci, trop compliqué ! Je préfère faire le mort jouer au « pont ».
- Allez, quoi !!! Fais un effort.
- Bon d'accord, mais j'enfile mes prothèses avant.


Quinze heures d'audio, ça rince.

« Trop d'événements à la fois »

Les Calderons sont poètes de père en fils. Rubén, pour arrondir ses fins de mois exerce le métier de détective. Son boulot principal : enquêter sur les disparitions d'enfants. Et là justement, il enquête sur la disparition de Maria, une photographe.
Jana (prononcer Yana), elle, est artiste, sculptrice précisément, issue d'une minorité écrabouillée par le rouleau compresseur de l'époque (attention une compression peut en cacher une autre). Elle est à la recherche d'un ami qui ne donne plus signe de vie depuis peu et confirme qu'il a été, lui aussi, en son temps, un enfant.

Après palabres, ça match.

La rencontre des deux êtres promet une belle histoire d'amour. 
Mais comme l'on dit parfois, les histoires d'amour... se méritent ou se paient (au choix) !

Vol de nuit, chute des corps, embrasement des chairs, étirements du temps et des âmes, courses poursuite dans la pampa, enlèvements, embuscades, escarmouches, aller-retour en Uruguay(*), les Andes sont évoquées. Belles et moches rencontres, du sang, des viscères, répandues ici et là, des rebondissements, des amortissements, des explications, des développements, des mauvaises pensées, des traîtres par containers, des qui ne savaient pas que cela pouvait être aussi grave, des qui pensent et d'autres pas. Du traitement de l'information par vagues. Utilisation de la machine à remonter le temps. Un problème père/fils a été détecté. On suspecte également des tensions mère/fille. Fratries désordonnées. De la sexualité débridée, de la prostitution de survie, de la torture. Quoi d'autre ? 
Des gens-es usé-es... 
Mais debout.
Très pastoral, diront certains.

La visite de Buenos Aires se fait principalement de nuit. Beaux et bas-fonds de la ville. 
On fume pas mal, on boit de la quilmès, du pisco sour. Quelques braiseries autour du feu ont été décrites succinctement. Un pas de tango est esquissé. 
Lent, vite, vite, lent. 

Rideau

Les isme retenus : journalisme, syncrétisme, terrorisme, théisme, tolérantisme, tourisme, totémisme, traditionalisme, transformisme, traumatisme, tympanisme, unitarisme, urbanisme, utilitarisme, vandalisme, verbalisme, vitalisme, abolitionnisme, absentéisme, absolutisme, abstentionnisme, achromatisme, activisme, affairisme, altruisme, caporalisme, gongorisme, agnosticisme, agrammatisme, américanisme, anévrisme, angélisme, associationnisme,  chamanisme, amateurisme, amoralisme, anabolisme, anarchisme, anatocisme, animisme, antagonisme,  anabolisme, anthropocentrisme, anthropomorphisme, anticléricalisme, anticolonialisme, anticommunisme, anticonformisme, antifascisme, anti-impérialisme, antimilitariste, antinazisme, antiparlementarisme, antipatriotisme, antiracisme, aphorisme, arrivisme, atavisme, athéisme, atomisme, attentisme, atticisme, automatisme, autoritarisme, aventurisme, babélisme, babouvisme, banditisme, barbiturisme, bellicisme, bolchevisme, campanilisme, capitalisme,  cartésianisme... truisme...

En attente de complément d'information : 
blanquisme, alpinisme, anabaptisme, anachronisme analphabétisme, anglicisme, thomiste, aplanétisme, apriorisme, arianisme, aristotélisme, arthritisme, ascétisme, astérismeastigmatisme, asynchronisme, augustinisme, autisme, autonomisme, syndicalisme, beylisme, bonapartisme, boulangisme, carbonarisme, carlisme...

Hors-jeu : tsarisme, ultramontanisme, végétarisme, académisme, aérodynamisme, africanisme, albinisme, alcoolisme, alexandrinisme, anarcho-syndicalisme, anglicanisme, antialcoolisme, antisémitisme, athlétisme, automobilisme, avant-gardisme, baptisme, barbarisme, baroquisme, belgicisme, benzénisme ou benzolisme, béotisme, bicamérisme, bilinguisme, bimétallisme, bipartisme,  botulisme, bouddhisme, brahmanisme, byzantinisme, caféisme, calvinisme, cannibalisme...

Et il ne sont pas tous là. La direction épargne le lecteur des 652 entrées du dictionnaire de l'Ac. Fr. (vers. 9 augm. 8)

La réconciliation des peuples n'est pas pour demain.

On se fait la bise quand même ?
Oui mais une seule alors.

PMTDT

(*) ou Paraguay
Re-écoute en cours

samedi 31 mars 2018

Le Royal-bougnat, Joseph Bialot

C'est impressionnant le nombre de personnages que l'on peut convoquer dans un texte de 189 pages (192 p. selon les autorités). 

Pour un premier contact :  

Deux affaires en une. Celle de Cheney et celle de Fabrette. Pas de ristournes possibles.

Pour se consacrer pleinement à sa deuxième enquête, Didier Valois, se met en disponibilité. C'est la moindre des choses. 
Dans la foulée, il va, par mimétisme, rejoindre les pointeurs inscrits à l'ANPE (de l'époque) des artistes en tout genre, et agiter toute une "clique" autour du Royal-bougnat, un troquet du XVe. 
L'économie tourne à plein. Mais attention à la surchauffe.
Heureusement, le parti pris du rapporteur est résolument écolo. On circule donc chemin des vaches, rue des plantes, impasse du moulin-vert, chemin des dunes, rue pavoise. On fait quelques pas en bord de mer (Honfleur), dans les beaux quartiers rive gauche, et dans les grandes forêts domaniales du 77. Quelques incursions à Saint-Ouen et Montreuil (et c'est heureux!). 

Une bien humble contribution, mais quand même...

Alors donc, sur le parcours, Didier trouve des morts de mort non naturelle, des suicidés de suicide non naturel, des grosses brutes qui cognent dur, des femmes au caractère bien trempé, des gens filés, des questionneurs de fichiers d'immatriculation, des flics "à la bonne", des maisons à la campagne, des familles composées, recomposées, qui voudraient bien se décomposer. 
On s'entraîne à la généalogie, mais comme d'hab' on s'épuise rapidement. 
On étudie aussi le réflexe de Krymski (?) (description dans le texte). 
On parle de dernière guerre, de derniers morts (?).
On chine, on joue, on perd, on gagne...
On renifle un problème d'espionnage industriel, un truc à l'assurance.
On fume des Gitanes à pleine goulée (sob).
On plaidoie double-plaidoie pour le métier de flic. 
On parle du Vél d'hiv d'avant, de pendant et d'après.
Le Poum est cité. 
Et un "plutôt crever" est lancé à la cantonade.

Plus festivement : on boit de la prune du Lot pour remonter le moral des troupes, du blanc gommé, et du Cognac hors d'âge. Le Cornas occupe une bonne place ainsi que le Gigondas.
Les tripoux et la daube provençale font partie également du voyage.
La forte densité des poch-e-s de sang au cm² peut s'avérer problématique. Les principales (poches) : Ophélie, Cécile, Marianne, Colette, Laurence, Carole, Lea, Janine, une concierge, une réceptionniste, Marie, Loïc, Coma, Neurone, Fernand, Frédéric, Cagna, Paul, René et Didier.
Françoise Dolto n'est pas invitée, pourtant on parle d'enfants et d'éducation.
On nous informe en backstage qu'un stéphanois, qui n'avait pas entendu la sonnerie, a finalement rejoint la communauté.   

Bibliothèque : le livre du ça de Groddeck, le Chantefables et chantefleurs de Desnos, 
Hegel et Kierkegaard sont dégainés dans les salles d'attente et R. Laing est proposé à la citation..

On confirme que le Pascal a toujours été mieux coté que le Delacroix (encore aujourd'hui mais l'écart s'amenuise).

La question en suspens : ça existe encore les innocents ?

Devoir sur zinc : les amoureux sont-ils seuls au monde ?

C'est court, percutant. Les forces sont jetées dans la mêlée avec plus ou moins de bonheur. Les enquêtes s'emberlificotent, se téléscopent, se triturent l'une l'autre. 
Au détour d'un retour à la ligne, ou d'un saut de paragraphe plusieurs pistes sont ouvertes. Le retour en arrière est prisé. Pas d'obligation.  
Un peu de Poulpe, un soupçon de Burma, et sûrement, ici et là, du Manchette.
Cos'altro (ou ouatelse !)

Visionnage :

Espace détente : par là (c'est un hommage ;-))






samedi 23 décembre 2017

Le Cheval blanc, Georges Simenon

Une petite fièvre .38

Le conteur, au chevet du malade, délivre avec la précision d'un caissier, sa version des faits. 

Est-il utile de dire que l'action principale se déroule dans la Nièvre ? Est-il utile de dire que Jean, Félix, Maurice, Rose, Nine, Fernande et les autres n'ont fait que leur devoir ? Est-il utile de dire que ces personnages sont emplis de sang et de sens ? Est-il utile d'évoquer toute la détresse et la solitude de ces poches flasques, bombées, ou tendues à l'excès, composées, recomposées et décomposées ? Est-il utile de claironner dans la campagne son besoin d'exister ? Est-il utile de rappeler les règles de base du vivre entre soi ? Est-il nécessaire de juger le prochain sur la liste ?  Est-il utile de rappeler qu'à défaut l'oubli est la solution ? Est-il vain de plaindre le(a) prochain(e) victim(e) ? Est-il utile de rappeler que chaque décision est une version inachevée de l'indécision ? Est-il possible que la somme de petits riens fasse le Tout ? Est-il utile d'affirmer que les mensonges s'imaginent vrais ? ...

Tout est couché, bordé, et imposé avec tellement de délicatesse qu'on peut se demander sincèrement si hier existera encore. 

- Tu peux aller en cuisine Blvd, on a réussi a sauver des quenelles, une croûte aux rognons, un demi-Pouilly et un fond de marc. 

(Minute de silence) 
... une petite pensée pour les ancien(ne)s de la samar' :  




lundi 2 octobre 2017

L'ordre des choses, Franck Wheeler Jr, The Good Life


     - Hey Blud, c'est quoi le plan du jour ?
- Oh, presque rien...Juste un petit morceau légato sur le désordre de l'ordre avec son coulis de globules rouges.
- Ah oui, quand mêêeeme !!!  

Earl, le rejeton, renforce et sécurise les sillons creusés par son père. On est dans le comté de Linden (Nebraska). L'étoile se transmet de père en fils. La succession se passe bien, merci.

La culture du résultat est sublimée. Voire magnifiée. On détourne parfois les codes. La coke et les dragées coulent à flot. Tout le monde en prend pour son grade.  

Sur un nerf enroulé :

On s'engueulotte.
On pianote
On dessinotte  
On castagnotte
On tuotte
On cocotte
On menotte
On gigotte
On crapotte
On fricotte
On chevalotte
On sanglotte
On décotte (aussi...)

Sinon

On visite régulièrement les hôpitaux. On boit du malbeck. Et quand vient le soir on se détend au club Mikey en faisant une partie de lancer de fer avec les copains..

Un texte qui traite avec vaillance des relations de couple, du pardon dans sa globalité, de la difficulté de combiner le travail et la famille, et plus largement de la difficulté de Vivre Ensemble (?).  

Pour celleszéceux qui souhaiteraient ouvrir une boutique idoine, ci-dessous petit extrait de l'étude de marché réalisée fin septembre par nos soins auprès d'un échantillon de poches de sang sélectionnées par nous pour vous : 

"... les clients chaussent du 357, du 38, du 44, du 45 pour la majorité... Il faut savoir tout de même que certain(e)s excentriques portent encore du 10 ou du 12, mais là, on frise la bascule... Une niche à déconseiller."

Arrangé.

mardi 12 septembre 2017

Les noirs et les rouges, Alberto Garlini, La legge dell'odio


Les tribulations (lato sensus) de 

Stefano !


<= ! àl rap tse'c ,reissod ud noitatnesérp al ruop





-Mais de kɛl  parle-t-on ?


Dans ce texte, version 486 gr., 921 pages, une Histoire qui botanise, toujours et encore... et qui développe, comme d'hab', d'extraordinaires techniques de compensation...

Pour rappel : ces techniques sont formellement interdites par le PCG, voyez la notice.
Et comme on a déjà perdu assez de temps : 

... on transfuge à outrance, on dénonce ou annonce (au choix), on suggère, on romance, on renie, on tue, on trahit, on haït, on aime, on culbute, on paupérise, on pulvérise, on développe l'artisanat artisanal, on se pose des questions (de fond), on remet souvent le couvert, on regrette à voix basse, on prie, on puissance, on menace, on se débat, et on voyage beaucoup... Les trains de nuits sont réquisitionnés pour la circonstance. Durant les temps libres, on visite principalement le friûl (Udine, Pordenone) et Rome. Les versants sombres. On n'est pas contre les longs trajets.
La Rédaction a glané ici et là quelques infos intéressantes. Mais pour tenter de raccrocher quelques wagons dispersés et recoller quelques morceaux mélangés par des petit(e)s farceur(e)s, la Direction a activé ses réseaux et décidé dans l'urgence de financer cet été un voyage dans la région.

L'équipe est revenue saine et sauve, avec quelques recettes ancestrales, un reportage sur l'art de la filature, tout plein d'histoires (celtes) à raconter et tout plein de souvenirs à enfouir.
Sinon, concernant le dossier : PMTDT 
Mais on en parle largement dans la bouate : quelques extraits 
http://monromannoiretbienserre.blog.tdg.ch/archive/2015/08/24/alberto-garlini-les-noirs-et-les-rouges-le-romantisme-de-la-269544.html
http://www.telerama.fr/livres/les-noirs-et-les-rouges,114050.php (si télérama le dit...)
http://www.la-croix.com/Culture/Livres-Idees/Livres/La-loi-de-la-haine-2014-03-12-1119258
https://www.breizh-info.com/2014/03/17/9906/les-noirs-les-rouges-dalberto-garlini-roman
http://www.encoredunoir.com/2017/07/les-noirs-et-les-rouges-d-alberto-garlini.html
http://blacklibelle.blogspot.fr/2017/07/la-fureur-de-mourir.html
http://polar.blog.lemonde.fr/2017/08/25/au-diable-la-rentree-lisez-les-noirs-et-les-rouges-dalberto-garlini/

et : 

Chaleureux remerciements à l'académie française (dico dans sa version 9

et un peu zik

Bye

samedi 18 mars 2017

Cabossé, Benoît Philippon

Alerte Info Drame, en quarante-huit tableaux
Une variation sur le thème de la belle et la bête... Mais contrairement à la version originale, Roy, le type qui a endossé la panoplie de la bête, n'est pas du tout victime d'un sortilège... A moins que... Non impossible... Et forcément, ses possibilités de retour à 'la normale" sont limitées. Tu crois que la parole est libre actuellement? Roy est un gars lent, avec les filles principalement, qui déclare à qui veut bien l'écouter, qu'il a eu une vie pas facile, notamment avec ... les filles et les autres groupes de la société civile. Mais un jour, Roy rencontre Guillemette. Sur la toile d'abord... Puis chez elle. Et ça a donné un truc comme ça (d'après le témoignage du voisin du dessus). Après toute une série d'épreuves, de l'amour, de la violence et de la poésie arrivent par wagons entiers, en provenance de Clermont (Ferrand). Quelqu'un sonne les cloches. Et c'est le moment de partir sur "la route". Un départ en fanfare. Sam Cook à la sono. Bobby dans les cordes. Guillemettes aux pansements. Louisette aux abonné(e)s absent(e)s. Rita, Lili, Solange et Ginette tiennent la corde. Pas sûr Blvd! dans le doute abstiens-toi. C'est confirmé : on est sur la route, avec des souvenirs nauséeux des un(e)s et des autre(e)s plein les poches. On parle de souris et d'hommes, de métamorphoses aussi. Le grand déballage de printemps. Voilà ! Attends que les élections soyent passées. Ce roman est affiché "noir". C'est peut-être un embryon de prière. Un texto mage. Y'a plus qu'à bosser? Qui c'est qui sait? Finalement. Peut-être même un questionnement sur les conditions de vie des poches de sang balancées sur le bas côté des autoroutes de la route. 



  

samedi 14 janvier 2017

Todo modo, Leonardo Sciascia

Todo modo, Leonardo Sciascia

Un peintre, qui a son "petit succès" dans la région, auteur de polar à ses heures, fait une petite pause sociale dans le milieu de sa vie. Un besoin urgent de décompresser. Ni une ni deux, il prend sa voiture et s'en va errer dans la campagne italienne, au gré de ses envies et de son humeur. Un jour, c'est l'été, au détour d'un chemin...

Il avoiturit chez  Don Gaetano, un prêtre d'une érudition exemplaire, chef supérieur de l'ermitage de Zafer et accessoirement, patron de l'hôtel attenant. Le lieu est imprégné de religiosité. Don Gaetano est un homme inquiétant (c'est ce qui se dit en 4è de couv'). Etonnant serait plutôt le terme exact. En ressenti bien sûr !. L'hôtel ne l'est pas moins. Et l'ermitage encore moins. Le cocktail est parfait pour faire une petite halte. D'autant que le lendemain on apprend que c'est "fiesta" au château :  le séminaire annuel d'exercices spirituels à usage des grands de la région. Tout le monde (ou presque) est attendu. Ministres et laquais du Gouvernement, de l'Eglise et de l'Administration. Bref, le grand weekend d'intégration des dirigementors. Une sorte d'otium en temps raccourci.
Le spectacle vaut le détour. Prières, incantations, danses, réflexions. Cellules de méditation à disposition et plus, si besoin. Rien ne manque. Les repas sont pris en commun. La pintade farcie fait l'unanimité dans l'assemblée.
Le programme est dispensé en latin.
On contingente
On mystère
On varie les thèmes abordés,
On cite pelle-mêle Boccace (et son buttafuoco), Andreuccio de Pérouse, Saint Augustin, Manetti, Giordano Bruno, Francisco Ferrer, Nicolo Barabino, Guttuso, Gide  et bien d'autres.
Le diable (à ce qui se dit) porte des lunettes
On lit Linus (de Charles-Antoine peut-être ?)
On parle peu mais bien (?)
Et puis finalement chez ces gens-là ...
On tue !

Et on ne fait pas semblant. Un convive, puis deux, et finalement un troisième au finish.

Le juge dépêché pour l'occasion, accompagné d'un commissaire en presque retraite, mène l'enquête à sa manière. Tout dans le mobile. Et là, forcément, ça bouge au moindre souffle.

Ce conte-polar (?) est une invitation au vagabondage de l'esprit, et à la mise sur orbite de toutes pensées collantes et/ou stériles qui ne savent que faire dans nos cellules.

On ne nous dit pas si le dispenseur du dossier a chaussé ses lunettes de compét', mais en tout cas sa technique de transmission est parfaitement au point (imho).      

Pour la méditation du soir, la Direction propose une petite phrase accompagnée d'une tisane :

"... la survivance à travers les siècles, c'est plus aux mauvais qu'aux bons qu'on le doit et c'est derrière l'image de l'imperfection que vit l'image de la perfection".  

Si au bout d'une heure le sommeil ne s'est pas invité, tentez sans forcer un salamba sarvangasana. 
Si à  4 heures du mat' le cerveau circule encore, un bon café fera l'affaire pour démarrer la journée.

Ciao

vendredi 26 août 2016

Le pigeon, Charles Williams, A Touch Of Death


Un banquier américain est accusé d'avoir volé sa propre banque ? On croit rêver... Et pourtant c'est bien ce que veut nous faire croire la mignonne de Sanport qui propose un pont d'or à qui veut bien l'écouter..
C'est Lee, un ancien sportif, qui plonge dans le bain tête la première. A coup sûr, le maillot deux pièces a fait la différence. En même temps, il faut admettre qu'il était depuis un moment au bord du bassin. Alors forcément, il accepte, en se tortillant quand même un peude se faire embobiner par la demoiselle. Une sombre histoire de moeurs intra-mariage. Pour être plus précis, un cocueur (le banquier) a décidé de se faire la belle avec sa dulcinée et l'argent de la cocuée (donc sa femme). Mais (il y a toujours un mais), le banquier aux dernières nouvelles serait mort (à vérifier). La femme ne serait pas la même que celle au maillot deux pièces. Il y aurait donc deux femmes dans le jeu et si on insiste un peu on fait connaissance d'une fratrie.  
Prudent, Lee se mouille la nuque, compte jusqu'à sept et tourne sa langue comme il peut dans la bouche (toutes les portes de la dame étant verrouillées), avant de se lancer courageusement dans cette aventure ô combien périlleuse.

Les fondamentaux sont respectés :

Désunité de lieu : Sanport (?), Mount Temple (Alberta ?), plages véhiculables (à marée basse uniquement), lodge de bord de lac...
Unité de monnaie : le USD de 55
Unité de c...e..e : relations humaines validées, confirmées et prolongées sans dates de péremption
Unité d'actions : effractions, incendie, enlèvement, vols et courses de voitures, bagarre dans le noir, sweepstake, meurtres...

Le chassé-croisé est pathétique, limite vaudeville sans les chants. Il met en scène des z'âmes horriblement justes, juste bonnes à remplir de dollars leurs poches de sang. Les relations sont hommes/femmes. On recherche le Pouvoir. On se positionne, selon le vent, en dominant(e) ou dominé(e). Pas de gêne.  J'te tue, j'te tue pas, j'te b...., j'te b.... pas, patati patata (pas de bla bla).
Une leçon de vie comme une autre, avec au programme : manipulation à outrance, camouflage de pin-up avec séances de coiffure à domicile, et de relooking. On fait les courses en couple. Les flics roulent en tricycle (?), on a les yeux plus gros que le ventre, on est bon comme la romaine, on ne sait jamais à quoi s'en tenir avec les femmes (?) et bien d'autres remarques désobligeantes...

On dénonce (c'est heureux, mais ça ne règle rien au final) : le concept de la femme objet (?) et  l'alcoolisme au féminin (?).

Les petit-déj' sont festifs : café, pains à la canelle, oeufs et bacon
On boit du bourbon noyé dans de l'eau de Seltz (surtout Madelon)
On fume : beaucoup
On lit : True magazine
On roule : en Pontiac et Cadillac 1953

Le fil rouge, ressemble à une muffée du tonnerre

On trouve des mots étranges : parc-à-voiture, porte-billet...

Un dossier d'avant. Factuel. Simple (?). Sans stress et sans complexe.
Et si on creuse bien, pour des trous de qualité c'est ici, il se peut qu'on y trouve quelques thèmes de réflexions complémentaires utiles ou inutiles.
Comme on dit au Domaine, ce sont bien les grandes rivières qui font les petits ruisseaux... Et l' inverse se vérifie aussi (cf.  le principe de la longue traîne - à ne pas confondre avec le principe de la queue lourde).

A classer après le 204. Tout simplement.  

Pour finir :

On exprimera quand même cette sage parole :
"Quand on a plus rien à perdre, on a plus rien à craindre."
Et posera cette juste interrogation :
"Peut-on savoir qui est capable de commettre un meurtre ?" (élément de réponse dans la prochaine lecture : )
Et dans la joie et la bonne humeur on chantera : Quand Madelon

Et pour sur-finir, sans rapport avec rien, peut-être la chaleur du moment : sagesse orientale 

 tɑ̃ nɛst pa œ̃ ɔpstakl   mwajɛ ki pɛʁmɛ la ʁealizasjɔ̃ dy pɔsibl

lundi 20 juin 2016

Cul-de-sac, Douglas Kennedy, The Dead Heart

Inauguration de la catégorie GIFT


Sagesse australienne :

Trop de précipitation nuit !

Nick Hawthorn, journaliste de base américain, fait une escapade en Australie pour se dégourdir un peu les jambes et les méninges. Cela ressemble plus quand même à une remise à niveau des fondamentaux. Une sorte de coupure après un passage à vide.
La partie se déroule dans le coeur mort et/ou rouge de l'Australie
Point de départ : Darwin.
Spot d'arrivée : Perth

Darwin n'est pas à la hauteur des ambitions de Nick.

Il décide :
petit 1 : de refumer (ça se défend). Au rythme de deux paquets de Camel par jour
petit 2 : de se noyer dans de la Schiltz et de la Swan (ça se défend aussi)
petit 3 : d'acheter un combi ww 1972
petit 4 :  de prendre la route vers le sud... de nuit
petit 5 : d'enlever le kangourou placé travers de sa route
petit 6 : de se laisser emporter par l'inconnu

La route est toujours longue quand on n'est pas du coin. Heureusement le destin fait toujours ce qu'il faut pour qu'elle soit joyeuse et riche d'enseignements.

Aux abords d'une station service, Nick se fait harponner par une jolie demoiselle en quête d'un mâle. Bingo. Jackpot. Groslot. Une aventure fabuleuse l'attend. Direction Wollanup, l'endroit le plus, comment dire... le moins... Un lieu hautement toxique. Si ce n'est, le plus toxique de la planète (du point de vue de Nick évidemment). Un bourg placé à seize heures de toute civilisation. Aucun représentant de l'ordre. Ni flic, ni tribunal. Pas de propriété privée. Des lois simples. Une organisation utopique rompue aux techniques de survie dans le désert . Une société en marge de la civilisation.

Avis aux amateurs du concept.

On rencontre des allumés de la foi inconditionnelle, des licenciés, des toubibs spécialistes de l'appendicite, des jeunes filles en fleurs et en pleurs, des alcooliques, des profiteurs, des arnaqueurs, des franchement pas net(te)s, des épouses lasses, des tontons, des beaux-papas et belles-mamans, des neveux nerveux, des instit's, des bouchers, un c..., des garagistes, des palaces, des bidonvilles, des kangourous...

Les repas sur la route sont forcés : steaks incinérés, frites molles, kangourous, pruneaux et ananas en boite...  mais z'ôssi, tournedos poêlés, coeurs de céleris braisés au beurre aillé, salades de tomates.
L'humidification des gosiers se fait avec de l'Export, mais z'ôssi avec un Cabernet Sauvigon Cap Mentelle.

Les cigarettes sont exclusivement roulées.

Pour les plus délicats on propose une délectation de vin (thérapie contre l'embrigadement), et l'écoute en boucle du concerto pour clarinette de Mozart.

On regrette juste l'absence criante d'ombre sur la piste.

Thèmes abordés : le mariage, la famille, la quarantaine, une illustration de la traversée du désert, l'évasion, de l'utilité de trouver des alliés, les campements en marge de la société, les dérives maîtrisées des institutions et organisations, l'ambition des dirigementeurs, les process alternatifs en question action (type : monnaies locales).

On donne un prix au temps. On attaque le bien par le bien. Et on souhaite mourir riche à tout prix.

Raymond Chandler est référencé quelque part dans le dossier (les pépins...)
.
Le rapporteur (moraliste ?) propose cette petite fable sur le ton l'humour. Subtil, désabusé, enthousiaste. Thèmes toujours d'actualité. Une version Série Noire. Un bon dossier (imho). A classer et conseiller à l'occasion. Les occasions ne devraient pas manquer avec tout ce tapage.

Merci l'ami !

Question pour la prochaine séance : le travail nous aiderait-il à passer le Temps ?
Pour les plus braves, aucune obligation : ici



samedi 9 janvier 2016

Une plaie ouverte, Patrick Pécherot


- Ben t'en a mis du temps Blvd pour recoudre cette plaie ?
- C'est que j'ai été obligé de ralentir, figures-toi ! Un texte comme ça... Avec tout plein de mots... tout plein de phrases... tout plein de poésie... tout plein de gens... connus et pas... tout plein d'histoires... tout plein de brouillard... Si on fait pas gaffe, on peut se retrouver rapido dans le décor. Et là crois-moi, ce n'est pas du cinéma.
- M'ouais... En tout cas n'oublie pas d'enlever le clou rouillé qu'est fiché dans le fond, et de nettoyer tout ça avant que les touristes se rendent compte de quelque chose. On a une réputation à préserver. Faut le rentabiliser le tunnel bas de plafond. ka.ˈpis.ʃi ?  


Direct, le reporter nous trace un profilage de Dame Calamity Jane et de Sieur Buffalo Bill (ça fait naturellement grimper l'audience) - un bien triste sort, d'ailleurs, que celui de Big Jane. Il est question également du www wws. La boite à musique joue tranquillement le temps des cerises. 
Un coup de poing d'emblée, évocation de l'activité migratoire, mi-désespoir des poches de sang en exil. Une idée d'Europe émigrée. Une idée de Paris libéré. Des bouts de terres pillées, dévastées, saccagées, enragées, dégagées. Des expulsé(e)s qui reviennent en vainqueur(e)s (?). Sur la frise, on serait dans les environs de la Commune et post, mais sur le terrain on est de l'autre côté de l'atlantique. Un certain Valmont est lancé sur une piste. Un renifleur de première. Incertain Dana dans le viseur. Voyage initiatique à la recherche d'une ombre. On assiste en direct à la création de la Pennsylvanie. 


Et vlan, retour en arrière. Il y a comme qui dirait de la rébellion dans l'air. Un burnout post démocratie républicaine est annoncé. On référence chaudement la Canaille. On poétise, en général les soirs bleus d'été. On côtoie (en toute amitié) la clique de Montmartre et d'autres lieux parisiens chébran de l'époque. On parle de manipulation de l'Histoire (?). On parle de Féminisme même. Madame Michel aux avant-postes. On évoque François Coppée (?). On se bat. On fait des doigts "prussiques". Pas mal de copinage. Destruction d'oeuvres d'art et de l'ortografe (?). La mémoire est en berne. C'est la guerre 'Môssieur". Une guerre moche (?). Les uns contre les autres. Non pas la chanson, Môssieur ! La guerre humaine du peuple des poches de sang.   

On suit Marceau dans son délire. On suit, par la force des choses, ses fantômes.

Niveau business, on assiste aux débuts de l'industrie cinématographique. On visionne Cripple Creek Bar Room. On regarde en loucedé After the Ball de Mélies (interdit au moins de ?).

La fabrique des mythes est en marche. Toute l'histoire des start-up françaises d'hier et d'aujourd'hui est résumée dans ce texte.

Oui, d'autres totems sont brandis, tels que la culture pour tous (?), la musique pour tous (?), l'enseignement supérieur pour tous (tripple?)..., la poussée de la psychanalyse, une technique comme une autre pour contrer les spiritueux. "Paris était une boite à souvenir". De ce côté là, rien ne change. Un vrai parc d'attraction géant. Avec des vrais gens figurants qui ont la particularité de payer leur prestations, et des vrais clients. 

Un mal fou à rentrer dans le texte. Mais alors... Comme au 14, de la rue A. P. : quand la tête est passée... Une énorme émotion. Un relâchement en toute simplicité. Une prise de conscience. L'écriture est sèche et ronde. On se met à lire à haute voix. Une bobine emmêlée démêlée patiemment. 
Un beau texte (imho). 
Il y aura des pertes annonce-t-on. 
Fautrelirealorsencoreetencore.

Si ça peut aider, la direction en doute, les dirigementeurs ont tout prévu. Il y aura comme Un petit air de fête communale à la Gaité et aux Folies. On regrette tant le temps des chinoiseries des bouffes parisiens. 

Une seule certitude dans ce brouillard : c'est l'Hôtel de Police qui remet les choses en ordre. 

L'honneur est sauf !

Ma prescription : on cautérise, quelques jours de repos ferons le plus grand bien, avec de longues marches dans les rues de Paris, si possible aller se recueillir au Père Lachaise deux fois par semaine, et en montant la Roquette, faire une halte en pensant à toutes ces Folies brisées. Le soir on tranquillise stabilise le tout avec du Laud.... une tisane de sauge officinale. Une goutte de Jack est autorisé.
  
Bye

Lecture simultanée
 







lundi 28 septembre 2015

La Bête et la belle, Thierry Jonquet

Le numéro 2000.
Une gestation compliquée,
Suivie d'une expulsion douloureuse :

La montagne accouche d'une mouche colonie de mouches.

Dans la série, il ne faut pas croire tout ce qu'on nous dit...


La cité d'Altay est toute sens dessus-dessous. La brigade de Paris, la célèbre, celle de l'ex-rue de Jérusalem, est obligée de tout recommencer de zéro. La faute à la compagnie d'assurance qui conteste le résultat précédent. Règle Number One de l'actuaire.

Infiltration chez les défunts. Exhumation de corps. Celui d'un gamin en l'occurrence. Une autopsie à retardement du côté d'Etretat. Violence infantile ? Accident de train ? Les deux, commissaire !  Gabelou ne sait plus où donner de la tête. Des morts en pagaille. On suggère à la volée un héritage qui aurait mal tourné. Léon, celui qui sait, ne veut rien dire... et pour cause...  

La Direction rappelle que l'on n'est pas ici pour dérouler le film. 

De nombreux sujets au programme : arnaque au tri sélectif, les pardons possibles du peuple... et les non possibles (?), la nocivité de l'alcool (?), savoir ne veut pas dire qu'on a la Clé, de l'importance de rester à sa place...

- Blvd t'éteindras la lumière en partant...

... qui détient quoi, qui lèche lynche qui ?, les médias dans le viseur, qui croit qui ?...et quoi ?, un truc sur l'éducation ?... un sujet rapport à l'étouffement du Yang, le syndrome du témoin...

... et n'oublie pas de vider la poubelle et de fermer à clé !!!

... un texte sur la vieillesse, la vie de couple, le mensonge, le besoin de miniaturiser, les droits et les devoirs, les racines perdues, les racine du M.. (?), le M.. et le B... (?)... Trop de messages, tutils le Message ?

Pour aller plus loin :

- Repère historique : très probablement 1973,  suite à un accident d'aviation reporté par notre reporteur.
- Repère social et économique : les usines de Citroën. Ambiance ouvrière.

Courriers à l'attention de (nouvelle rubrique) : 

- Cher(e)s Dirigementeur(e)s, par respect pour nous zôt', merci de nettoyer les lieux avant de partir.
- Cher CSA, merci de faire un peu de ménage dans le PAF
- Cher(e)s gérant(e)s du web : merci de faire également un peu de ménage...

La Direction propose que ce texte soit inscrit, dès l'entrée au collège, au programme de français, d'histoire et d'instruction bibli civique.

Bye 

dimanche 9 août 2015

La maldonne des sleepings, Tonino Benacquista


En cette période estivale, ce petit voyage en couchettes direction la Serenissima semble tout indiqué*.
On nous confirme qu'un retour est bien prévu le sur-lendemain pour la ville éclairée.

Un témoignage sur la profession de couchettiste. 
Le papier et le crayon ne sont pas fournis dans les compartiments à bestiaux. En cas d'extrême urgence on peut demander au stewart qui surveille les T2... A vos risques et périls. 

- Fais marcher ta mémoire. Tu déposeras ton colis à l'arrivée, on fera le tri dans la salle des paperdus.
- Ok. Livraison express !

Une histoire à dormir debout. Un type part en déplacement pour Lausanne sous bonne escorte. Un voyage d'affaires qui tourne vinaigre. La délégation est vite dépassée. Intervient alors Antoine, ze couchettiste en chef de la 96. 
Un seul mot d'ordre : pas de vagues. Et forcément, ça vrille. 
Promiscuité. Parties de cache-cache dans les wagonnets. Cavalcades dans les couloirs. De belles rencontres et de moins belles. Incitation à l'adultère. Des arrêts dits "techniques" sont programmés tout au long du trajet. La solidarité légendaire de la profession, est mise à mal. Elle en ressortira plus forte encore. Les corpos s'affrontent. On apprend quelques techniques de survies utiles dans un train couchettes, notamment les bons gestes pour faire son couchage.   

On référence Shakespeare et Duras. Dante et son Enfer sont également évoqués mais pas le temps faire connaissance.

Ce pourrait être un divertissement à la "Pignon" (imho) si le sujet n'était pas aussi grâve. Quoique... Industrie pharma. Fonds de commerce de la Mondialisation... Vidage et remplissage des poches. Développement de nouvelles idées. L'emballage humain est monnayé (?) et malmené (re-?). On s'interroge. Des aliénations sont-elles programmées ? On a du mal à le croire... Voir le mal partout... Enfin!!!... Il faut être raisonnable. On est fin du XXè, dans ce rapport, à une encablure XXIè siècle quand même (?).

Le Direction propose tout de même de mettre en place une veille. Juste au cas où... 

Lu (début du XXIè), 
Classé (dans la foulée). 
Mise sous surveillance étroite.

blʌd


* on nous informe dans l'oreillette que décembre/janvier est plus approprié

Le charretier de la providence, Georges Simenon

Ecluse 14 - Marne/canal - Dizy ? Une femme est retrouvée morte. Epernay, Reims et Paris en alerte. Maigret est déjà sur le terrain. Ambiance...