lundi 30 octobre 2017

Eté pourri à Melun plage, Nicolas Duplessier

Comme indiqué sur la banquette arrière, Florian, melunais de souche et travailleur zélé durant son temps libre, endosse pendant la période estivale, le "pardeuss" d'enquêteur discrédité.
Il a ses raisons.

Roxane, une ex- évaporée, revient à la charge en ce mois de juillet.

      Florian déconcerté 
      Fait un pas de côté,

Le pas de trop ? Et zou ! Re-évaporation de la demoiselle.

D'un sens, cela permet de faire mieux connaissance.
A la manière du chevalier énervant, le Florian de la Brie (française) et/ou du Gâtinais se lance sur la piste.
Melun comme on ne l'a jamais vue.
Ses salles de sport, ses agences immobilières, ses entrepôts, ses garages, son camping, ses lieux "exotiques".
La partie est serrée. L'affect embue les mirettes. Plusieurs histoires de familles, les dits zé non-dits classiques. Entourloupes, croche-pattes, brossages dans le sens du poil, prises de becs, échanges standards, trafics en tout genre, filatures, planques... Réception et distribution de gnons. La théorie du "au mauvais endroit au mauvais moment" expliquée aux nouvel(le)s arrivant(e)s . Les fil(le)s sont noué(e)s sur scène. Tandis que le père rit.

Quand il n'y a qu'un genou à terre, on peut toujours rêver à des jours meilleurs...

Le dossier, après retour dans les délais (la Direction s'engage), retrouvera certainement sa place dans les rayonnages à la cote "RP DUP".

Avis aux amateurs !






 

lundi 23 octobre 2017

Le Diable en personne, Peter Farris


D'un côté Maya et Leonard. De l'autre, les autres. Chalmers fait l'arbitre.

Les voyages forment la jeunesse (?).  
Mal installée à l'arrière de la voiture, sans visibilité extérieure, la demoiselle regrette de n'avoir pas pris un aller-retour. 
Arrivée au relais, elle déplie ses jambes, délicatement (?), tandis que le cocher montre un peu de fermeté... et de fébrilité, aussi. 
Il faut dire que Leonard est dans les parages, et qui plus est, sur ses terres. 
Ca va cogner dur. Le bois est livré très sec cette année.

L'auberge est pourtant réputée calme. Les repas sont pris en commun auprès de la cheminée : maïs, crackling bread, saucisses, oeufs, buttermilk, sucre d'orge, lapin à la pomme, shellcrackers frits dans la graisse, ailes de poulet au piment.... Le jus d'orange frais est servi à table dans de beaux verres. Le whiskey coule raisonnablement et pour l'engourdissement du soir, on propose des boissons licites mais avec effets indésirables si abus.
La déco est sobre. Les rares client(e)s, pour ne pas citer  Marjean, attendent halloween avec impatience en faisant quelques pas de danse, sous le regard de Madame Annie qui minaude.

L'action se passe principalement dans le jardin. Atelier de couture, stand de tir, creusement de trous, spéléologie, etc. 
En cas de petits "bobos", on fait appel au pharmacien de service pour les premiers secours. L'armoire regorge d'herbes, de racines en tout genre, de sirops et substances étranges. Pour les gros "bobos", le livre de prière est sur la petite table dans le vestibule.

On nous informe dans l'oreillette que les cigarettes au menthol sont réservées aux filles.

En cas d'orages, les aimables z'habitant(e)s sont prié(e)s de se ruer vers l'armurerie bien achalandée. Une tradition du coin. 

Une note sur la solitude, les relations de couples, la Famille au coeur du débat. L'indifférence bat son plein. Les coeurs et les corps sont meurtris, et quant aux âmes, n'en parlons pas.

C'est sombre, l'impression tenace que la vie l'action se déroule uniquement de nuit. On déterre les morts souvenirs, on creuse, on rampe, on humilie, on déplore une forte tendance à la déforestation, on instruit à charge, on avance comme on peut. 
On essaye pourtant de se détendre pour faire bonne figure, mais au final, les pertes sont toujours immenses... du point de vue des intéressé(e)s.

Un dossier solide avec force arguments. Exemples, contre-exemples. Un relent de Charles Williams (imho) derrière le gosier et une formation accélérée chez M'sieur Platon. 
Pour les nouveaux, la Direction rappelle que les enseignements se dérouleront toujours grotte n°3 au fond du champ d'à côté.

Quelques réflexions de la rédaction

1 - Quand les problèmes surgissent ils vont par paire. Toujours. 
Attitude à adopter : lorsqu'un un problème est identifié (majorité des cas), il convient d'identifier le second. Et fissa !

2 - Quand les fils commencent à se plaindre et donner leur avis,
Attitude à adopter : en cours de résolution 

A classer.

Bye

lundi 16 octobre 2017

Les eaux troubles de javel, Léo Malet

Onde blonde abonde
L'amante alitée ne se relèvera pas
Des apparences nées pacifiées.
- Il te reste du n°13 ?
- 8 litres
- Roger !

En pleine création de l'Europe, Nestor fait une visite de courtoisie dans le XVè arrondissement de Paris.
La disparition d'une vieille connaissance inquiète la régulière de cette même connaissance. 
Le cas est étrange quand même, car non seulement ce n'est pas son genre de se débiner sans rien dire (?), mais en plus, Hortense (la femme) jure sur son cosy que Paul a gardé son slip de la veille. Et ça, ça ne lui ressemble pas du tout... 

Bref, 

Il faut retrouver l'ami Paul. 
Coûte que coûte !!! 

Burma, en tant que défenseur de l'or félin et de l'argente féminine, comprend parfaitement la parabole et se lance sans retenue sur les traces dudit Paul. Et ce qu'il va découvrir n'est pas joli joli. Triste même. Comme du béton désarmé coulé à même le sol. C'est l'incompréhension, avec un zest de citron, qui suinte de chaque pavé de la capitale sud-sud-ouest. Les mots dépassent les pensées, ou peut-être bien que ce sont les pensées qui galopent devant les mots. 

On épluche quelques feuilles sur l'ôtement de vie avant expulsion et sur les comportements étranges du mâlumain. Un dossier sur l'oppression, la transhumance, le découpage géographique,  traîne sur un coin de table.
On joue aux Dames pour passer le temps. Jeanne ose, Joséphine arrose, Hortense panse, Hélène ganse, et Wanda fait de son mieux. 
On roule en Dugat, et on danse la biguine.
On boit des pots au bistrot du coin, on tire les vers du nez, on manipule la langue avec dextérité, et maladroitement, on réfléchit "sur la vie de ... que l'on mène", on caricature à outrance, on messaye à tour de bras.
On suspisce un vol de paperasse. On espionnise , on se lie comme on peut, on biaise (et l'autre aussi mais hors champ et sans l'i), on manipule la billasse, on poétise et on humilie l'humanité du haut du pont Mirabeau. On parle des premiers clochards européens (texto), de l'opéra de quat'sous, d'un objet contondant, de marchands de sommeil, de Routis, de la vie sur un fil...
Ca cogne dur, ça roule, ça minaude, ça jacte, et tout plein d'autres joyeusetés.

A noter quelques erreurs de syntaxe... surtout dans les dialogues. 

Le conseil du jour : éviter de demander (justement) conseil à Nénesse, dégâts collatéraux prévisibles.

Avis de la rédaction : une enquête confirmée Burma. Une évocation d'une portion de la société du moment. Le cliché instantané des forces et faiblesses (bonjour M'sieur Swot) en présence a un petit goût de rance. Le développé au coucher est rampant et plutôt confus. Les messages contradictoires confirment encore de nos jours que la sécurisation des poches de sang est un long processus qui balbutie encore.

Incivilités : on a encore graphé dans les toilettes de l'administration : "une vraie partie de rigolade". Antisthène et Diogène sont convoqués dans le bureau de la Direction.
Ca va c.... !



lundi 2 octobre 2017

L'ordre des choses, Franck Wheeler Jr, The Good Life


     - Hey Blud, c'est quoi le plan du jour ?
- Oh, presque rien...Juste un petit morceau légato sur le désordre de l'ordre avec son coulis de globules rouges.
- Ah oui, quand mêêeeme !!!  

Earl, le rejeton, renforce et sécurise les sillons creusés par son père. On est dans le comté de Linden (Nebraska). L'étoile se transmet de père en fils. La succession se passe bien, merci.

La culture du résultat est sublimée. Voire magnifiée. On détourne parfois les codes. La coke et les dragées coulent à flot. Tout le monde en prend pour son grade.  

Sur un nerf enroulé :

On s'engueulotte.
On pianote
On dessinotte  
On castagnotte
On tuotte
On cocotte
On menotte
On gigotte
On crapotte
On fricotte
On chevalotte
On sanglotte
On décotte (aussi...)

Sinon

On visite régulièrement les hôpitaux. On boit du malbeck. Et quand vient le soir on se détend au club Mikey en faisant une partie de lancer de fer avec les copains..

Un texte qui traite avec vaillance des relations de couple, du pardon dans sa globalité, de la difficulté de combiner le travail et la famille, et plus largement de la difficulté de Vivre Ensemble (?).  

Pour celleszéceux qui souhaiteraient ouvrir une boutique idoine, ci-dessous petit extrait de l'étude de marché réalisée fin septembre par nos soins auprès d'un échantillon de poches de sang sélectionnées par nous pour vous : 

"... les clients chaussent du 357, du 38, du 44, du 45 pour la majorité... Il faut savoir tout de même que certain(e)s excentriques portent encore du 10 ou du 12, mais là, on frise la bascule... Une niche à déconseiller."

Arrangé.

Le charretier de la providence, Georges Simenon

Ecluse 14 - Marne/canal - Dizy ? Une femme est retrouvée morte. Epernay, Reims et Paris en alerte. Maigret est déjà sur le terrain. Ambiance...