vendredi 29 juin 2012

De loin on dirait des mouches



Sur le thème : un train mort peut en cacher un autre : petit flottement dans les faubourgs de la cité des tangueros.

On ne dispose pas encore de suffisamment de recul pour interpréter les comportements étranges, consécutifs au réveil post réussite, mais cette petite étude devrait pouvoir faire avancer la pré-science. Sur ce point-là, le Señor Machi nous fait le plaisir de partager ses expériences. En deux mots, son univers : BM, Versace, Chivas, etc. Il pourrait en parler des heures. Bon d'accord... Le problème, c'est que dans le cas présent, avec un cadavre dans le coffre, ceux à qui il pourrait se confier se sont fait la malle. Probablement une course à faire. Mais qu'à cela ne tienne ! C'est de Machi dont on parle, le pro de l'impro, le prince de la menotte stylée, le fumeur de Cohiba... Avec un bout de ficelle et trois bouts de zan, il peut même organiser, comme ça,, une petite séance d'analyse du nombril en solo.

L'auteur nous dépeint une catégorie socio-professionnelle plutôt décomplexée. Je veux parler de celle des "Rois de la Gagne", des "bru costauds du .biz", des ... Il nous parle de ceux qui ont la capacité d'afficher simultanément, avec un sourire de circonstance : 1 - assurance, 2 - sérénité, et 3 - supériorité. Pas si simple pourtant comme exercice. Z'ont un coeur les bougres, comme tout l'monde. Z'ont du sang qui coulent dans leurs veines (et certains, ne l'oublions pas, sur les mains aussi).

Bon rythme, quelques pistes de réflexions sur l'ambiance économique de la contrée. Visite culturelle bien maîtrisée. Pas de lamentation... Un soupçon de violence, quelques pincées de sexe, des accessoires aux usages détournés, des adultes qui errent, et tout plein d'autres joyeusetés.

- A part ça, vous êtes blend ou pur malte ?
- Je ne suis pas contre les surprises.
- Allez ! Un petit Cacho Castaña histoire de se dérouiller les guiboles  ?

Lent... vite, vite... lent...

Ah oui dernière chose : p. 35 et 58. Y'a pas de conséquences...

samedi 23 juin 2012

Les vacances d'un serial killer




- Dans la famille Destrooper... Je voudrai la mémé... 
- Pioche !
- ........ BOOONNE PIOOOOCHE !!!!!
Pas de doute, des vacances on ne peut plus tranquilles. Les vocations fleurissent au gré des envies. Les rencontres sont riches en émotions... Les réveils sont langoureux, ceux-là même où l'on frôoole l'Extâaase, du genre : petit-déjeuner sur la terrasse avec une vue imprenable sur l'immensité aquatique... Promenades du bord de mer... Bol d'air iodé qui nettoie les narines en profondeur... La solitude... sans être seul... Les amis... L'apéro au bar de la piscine... Les rencontres fortuites... Des vacances, quoi ?. 
Seulement voilà ! Quand Biloute pose ses congés, eh bien ça déménage... C'est le moins qu'on puisse dire. Et pour peu qu'il se mette à la colle avec mémé, alors là, c'est le pincement cardiaque assuré.
- Réveille-toi, bon sang, on est dans le Nord ! 
- Et alors ?
Petite variation autour des impulsions primaires du règne humain et tentative d'analyse de ses comportements, non maîtrisés à ce jour, et parfois, surprenants. Entre Ma Dalton, les Turnipseed, et j'irai passer les vacances dans votre région, l'auteure vide sur la table de la cuisine le contenu de son cabas rempli de personnages, aux traits un rien accentués. Si j'osai, je serai même tenté de dire que les descriptions sont très en dessous de la réalité. Comment est-ce vraiment possible ? Une famille modèle, unie comme on les aime. Des vacanciers... vacanciers. Des commerçants... commerçants. Des dingues... dingues. Des concours de circonstances... de circonstance (?). On manipule des cadavres sans vergogne. On trimballe sans complexe sa baraque. Les belle-mères font la vedette (c'est pas courant ça). Des accès de fièvre philosophique émergent en toute impunité... des remontées de souvenirs gluants, de vies embryonnaires qui cherchent la lumière et la rédemption (?). 

Une curiosité à ne pas négliger... Pour autant, bien que les lettres de recommandations du Milieu soyent dithyrambiques, il y a de fortes chances que nous soyons en présence des conséquences liées aux effets secondaires de la Gueuze version lambic. Alors comme d'hab', je sors le code de conduite en terrain humide et instable et j'applique la règle de base n° 357 : 
veillez toujours à confirmer votre première impression par la lecture d'un deuxième dossier.
A lire de préférence dès potron-minet (les conséquences seront moins graves) et avoir à ses côtés un bon dico de traduction Français-Belge. La capacité de compassion serait un plus. 
Ma note à chaud : 2+ / 5. Ce qui en soit est une prouesse compte-tenu du départ désastreux. A confirmer tout de même (à l'occasion) par la lecture d'un autre dossier. 
Bye. 

samedi 16 juin 2012

La mort à Breslau, Marek Krajewski


Ne jamais remettre au lendemain ce que l'on peut faire le surlendemain.
 Sur ce coup-là, Mock a du mal à se motiver (de même...). D'autant que son enquête est reprise par son "jeune". 
Voyage dans les bas-fonds de la psychanalyse. Des psys en vrac, des oracles, des libidineux, des pédos (encore !!!???), oui, mais sûrement psychiatres (ah ! ça doit être ça). Des références à Hésiobe, poète à son heure, spécialiste, paraît-il, de la gente féminine. L'auteur présente ses travaux (très pointus, à première vue...) sur des thèmes, oh combien fascinants (Zzzzz....) : psychologie sociale, projections et voyages intra-cérébraux, reportages animaliers, histoires de l'Histoire de l'Europe. On parle de scorpions (beaucoup en ce moment), de frelons aussi, et même de ... boucs velus (?).

Fiche pratique
Les boissons : schnaps, bière...
Les tabacs : essentiellement turcs
Les substances : à définir
Les techniques : l'étau (d'alcool, de crédits à la consommation, etc.) , la lamentation, la manipulation , etc ...
Les accompagnatrices : hétaïres, ménades, muses, écolières (?), etc.

Très connoté. Attention risques de surchauffe. Sujets récurrents. Blablabla... Quel dommage de gâcher ! Enfin, chacun fait à son rythme.Ma note : 2/5  ... Pour voir. Y en a sous la semelle. C'est sûr !

samedi 2 juin 2012

Un voyou Argentin, Ernesto Mallo


Attention !!! Dépressurisation imminente de la cabine de pilotage. Tous à vos crayons. Les notes seront les bienvenues.

Que certains ressuscitent d'entre les morts !  C'est possible ça? ...  Et pourquoi pas ? C'est que ... en général...? T'inquiètes, je m'occupe de tout.  

Petite visite guidée dans les barrios de Buenos Aires. L'auteur fouille négligemment dans les âmes portègnes. Il gratte, creuse, écorche, vide l'intérieur humide, électrique et visqueux des crânes blessés. Un voyage, comme tant d'autres, parmi les laissés pour compte. Poignant. On y mange beaucoup.  Principalement du porc, de la pizza, des haricots, de la panse de vache et des queues de taureau (fichtre!). On y boit mesurément. Principalement de la Quilmès et du maté. On rencontre des philosophes, des jeunes et des moins jeunes. A chaque coin de rue on voit surgir des flics, des militaires, des procureurs, des truands, des tortionnaires (?), des qui veulent devenir chef de famille (y'en a !), des mamans, des drôles, des disparus... On écoute du tango, mais pas trop.  On kidnappe à tour de bras. On encagoule. On se confond, on se méprend, on se reprend, on se détend... On y apprend que l'intelligence, globalement, serait plutôt mal exploitée (?). Le foutoir est ..., comme qui dirait, bien rangé. Merci pour lui. Ca fait plaisir. Mais le problème avec ces formes de rangement, c'est que lorsque tu trouves un bout de la ficelle, tu as envie de tirer dessus. Et là...

A déconseiller aux esprits qui nagent dans un océan de vérités et de certitudes. Ca ne ferait qu'accentuer les symptômes. Sinon pour les autres, c'est comme vous voulez. En ce qui me concerne je classe le document à portée de mains.
Ma note : 4/5.

Un p'tit braquos Chulo? Allez quoi, un p'tit dernier, juste pour la route ! T'es ch.... mec !



Le charretier de la providence, Georges Simenon

Ecluse 14 - Marne/canal - Dizy ? Une femme est retrouvée morte. Epernay, Reims et Paris en alerte. Maigret est déjà sur le terrain. Ambiance...