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samedi 9 mars 2019

Dossier clos : l'affaire Sid Halley



BIBLIOGRAPHIE de Sid HALLEY
Personnage créé en 1965 par Dick FRANCIS – Britannique – (1920 – 2010)

Sid Halley, natif de Liverpool, est un détective privé et ancien jockey. 
Son père, âgé de 20 ans, travaille comme laveur de carreaux. Il meurt à la suite d'une chute d'échelle, huit mois avant la naissance de Sid. 
Sa mère travaille, elle, comme emballeuse de biscuits. Elle meurt d'une maladie rénale obscure quand Sid avait quinze ans. 
Il est alors confié à un entraîneur de chevaux de course à New Market qui lui apprend le métier de jockey. Il deviendra champion d'Angleterre. 
Il épouse Jenny Roland mais rapidement le ménage bat de l'aile. Sa femme lui demande de choisir entre elle et les courses. 
Sid choisit les courses, puis divorce. Il est gravement blessé après une chute de cheval qui lui marche sur la main gauche. Il reste paralysé malgré plusieurs opérations. Sa main sera remplacée par une prothèse. 
Il met fin à sa carrière. 
Après deux ans de galère, il travaille pour un service de sécurité, puis ouvre sa propre agence avec Chico Barnes, qui le quitte peu après pour se marier.
Sid se spécialise avec succès dans le milieu des courses.
Il enquête sur plusieurs cas de cruauté envers les animaux, sur des courses douteuses, etc. 
Il est enlevé et tabassé par des voyous mais reste inflexible dans sa traque des coupables même s'il s'agit de prétendus amis et va jusqu'au bout de sa mission. 
Sid se remarie avec Marina Vander Meer, vit à Chelsea, roule en Mercedes, sans oublier pour autant ses origines (quartier pauvre de Liverpool). 
Il a toujours une grande compassion pour ses semblables.

Les dossiers en question : 

Première édition des livres en France         Première édition des livres à Londres

1 – (Non trad. En français)                         Odds Against, 1965
                                                                    Michael Joseph

2 – A la cravache !, 1980                            Whip Hand, 1979
     Trad. Jacques Hall                                  Michael Joseph Limited
     Gallimard (Série noire n°1778)

3 – L'amour du mal, 1998                           Come to Grief, 1995
     Trad. Éveline Châtelain                         Michael Joseph Limited
     Belfond (Nuits noires)

4 – (non trad. En français)                          Under Orders, 2006
                                                                    Michael Joseph Limited

5 – (non trad. En français)                          Refusal, 2013
                                                                    Dick Francis novel
                                                                    Écrit par son fils : Felix Francis
                                                                    Michael Joseph Limited

                                                                                                             
Le dossier de l'hiver
Une contrib' de Dan
Mars 2019

jeudi 27 décembre 2018

Plus mort que vif, Michel Lebrun

La cloche a sonné. 
Les fichiers sont classés. 
Les livres emballés sont remisés. 
Les petits plats sont dans les grands.
Les bouteilles sont au garde à vous.

et vlan ! 
Le gros dossier (qui) surgit, 
hors de derrière la pile,
(on frise les 160 pages quand même !) 
pour cette fin d'année.
Son nom ?
il le signe à la pointe...

Le maillot jaune 2018 ? 
Il en a la couleur,
Il en a la saveur,
...

Vincent Montescourt n'a pas que des ennemis... mais principalement. Des balles dans le buffet. Du 6.35.  Le commissaire Sini et son adjoint Belhomme sont réquisitionnés. 
C'est incroyable le nombre de poches de sang que l'on peut rencontrer dans une vie.
Bilan intermédiaire.

- On y va ?
- C'est parti.

L'enquête se déroule tranquillement. Sans heurt. Avec bienveillance (?).
On pense même que tout a commencé à Antibes, sous le soleil de la côte d'azur, célèbre pour sa lumière jaune. Mais, c'était mal connaître Vincent. Bon d'accord, il y a bien eu l'héritière et le papa au final. Mais quand on rembobine la pelloche, on voit bien qu'il y a eu d'autres lieux déterminants sur la frise. 1959, 1950, 1944... Nice, Juan-les-pins, Paris, Lyon, Belley, Chambéry. Il y a eu le marchand de biens et sa femme. Et puis il y a eu les camarade-e-s... Une sorte de #cupain-e-s d'avant# avant l'heure, et d'un #un s'reverra duns plus ou moins vingt ans#. (Toutes les références entr'# sont extraites de la hutte de Nuël 2018. Et dunc SGDG).

Les compte-rendus d'audition :

1 - Vincent est un homme d'affaires ambitieux qui déploie une énergie folle dans l'hôtellerie. Mais son business navigue péniblement. Alors, pour se développer dans les meilleures conditions, il décide de prendre d'assaut la fortune d'une riche famille du coin. Il mise sur Christine. Un abordage en règle, quelques whiskys chloralés, une demande de mariage en bonne et due forme, et le tour est joué.
Mariage arrangé, paparazzi en goguette, confusion, échanges de documents sensibles. Riches vs roturiers. L'éternel affrontement. 

2 - En grattant un peu, déambulation dans le monde de l'immobilier. La champignonnière en culture. Le béton qui s'expanse. Les investisseurs en slip. Dont un certain Kaufmann. Qui déambule corde au c..
Vincent, lui, orchestre une double culbute.

3 - Et  puis il y a l'équipe des filles. Maria, Isabelle, Noemi, Fillette et Nénette, coachées (?) par un certain Brutus. Des armes à la mains et des gifles qui se perdent.

- Y'a un mobile, chef ?
- Ca se pourrait. Vengeance suite à une trahison. Je veux tout le monde dans mon bureau dans cinq minutes : 


Exécution !

Dumas père est cité.

Courteline développe son principe.

Malgré l'Avertissement du début, des similitudes avec des personnages et faits réels ont été bien été repérées, mais fort heureusement, les faits incriminés se sont déroulés bien après la déclaration. Une demande de grâce est donc requise.

Ouverture de l'armurerie : PM, 6,35 (déjà cité), pistolet de demoiselle.

Un classique concocté par le "pape du polar"

Un dossier de la plus haute importance. Le CA est convoqué sur le champ.
On met les montres à l'heure.
Merci l'ami.

dimanche 8 avril 2018

Vas'y Béru !, San Antonio

Une enquête du commissaire San Antonio.


La caravane du Tour de France fait une halte à Dijon. On gare les vélos devant l'enseigne de l'hôtel des voyageurs et de la S.N.C.F. A l'intérieur du bâtiment, dans la salle commune, la tension monte. Une partie de dames est sur le point de débuter. La "Meringue" vs "Béru". Les godets sont en place. Marc et cassis sur le tapis. Sana apprécie.
Malheureusement dans cette ambiance détendue, la soirée va rapidement tourner au désastre. Un mort alité, masseur de son état, est découvert dans une des chambres de l'hôtel. C'est le branle-bas de combat. 

San Antonio, célèbre pour son "moi, vous me connaissez!", prend la situation en main. Aussitôt, Béru, solidaire, propose son aide. C'est justement à ce moment-là que le vin a commencé à vinaigrer et que la moutarde se mit à picoter les narines du directeur sportif, orphelin de son masseur fétiche.

Béru sur le Tour, une expérience à ne pas manquer : massages, bien-être, dopage, magie (limite sorcellerie), sponsoring, tricherie en tout genre, rupture technologique, espionnage industriel, de l'amour aussi, charnel et poétique, partageur et inquiet, violent parfois mais jamais brutal (???). Berthe fait ce qu'elle a à faire. On découvre (?) un Béru rageur, vengeur, gagneur, frimeur, joueur, pleurnicheur... 

Les morts et presque morts se bousculent au portillon. La voiture-balai est pleine à craquer. 

Sana mène l'enquête en poussant les pions à sa disposition. Il analyse, étudie, téléphone régulièrement au siège social, temporise, et agit comme il se doit. 

Une enquête estivale. 
Quelques gnons, donnés et reçus, quelques pruneaux bien distillés, quelques clous appropriés, et l'affaire est dans le sac.

Le chiffre 4 est à l'honneur. 
La wodka polonaise (notez la graphie) est servie. 
On parle de blabla préalable
La communauté des femmes est à l'honneur (façon Sana)
Le salon du caravaning est suggéré.
Michel audiard est interpellé
Peguy est cité pour une sombre histoire de cathédrale mal insonorisée
Le nom de Marny est sussuré
et Freddy, le charcutier de Charenton, se métamorphose en boucher 

L'enquête, (im)proprement citée : mises sur écoute en règle, ligotages, interrogatoires, course-poursuites, épluchage de fichiers, interpellations...
Contrairement aux idées reçues, une affaire criminelle peut être résolue sous la torture. Rare mais possible.

Le petit-déj' du staff : omelette, saucisson à l'ail, roquefort et oignons blancs. Le côte du Rhône sert d'humidificateur (ou de liant, au choix).

Comme à son habitude, San Antonio narre ses exploits à sa manière. Il plonge son lectorat dans un délicat duvet de mots et d'expressions inédites et insolites, et l'invite tout simplement à maugréer s'exprimer. 
Comme d'hab' Sana s'en sort avec les honneurs, Béru de même, et l'Institution est sauvée.
Une occasion pour se (re)plonger dans l'histoire du Tour de France, avec ses boires et déboires, ses hauts et bas faits, ses grandes et petites phrases, ses journalistes, ses suiveurs, ses gens, ses collines, ses monts et ses plaines.  

Le visionnage (hasard du calendrier. Rien à voir avec le texte) : 



et la lecture simultanée (âpre mais juste. Avis aux amateurs) :



Rien ne va plus les jeux sont faits !    

samedi 26 novembre 2016

Dossier clos : l'affaire Mark Girland



BIBLIOGRAPHIE de Mark GIRLAND

Personnage créé en 1965 par James Hadley CHASE pseud. de René Brabazon RAYMOND
Anglais – (1906-1985)

Mark Girland est le fruit d'une union franco-américaine. Il grandit (plus que) convenablement dans le sud des États-Unis où son père assure la fonction de juge. Las de cette vie dorée, Mark déménage à Paris, la patrie de sa mère, et essaye de gagner sa vie comme écrivain, mais « sans succès ». Il est approché par un homme nommé Rossland, et se laisse convaincre de travailler pour les services de renseignements américain.
Girland est un athlète au visage carré, et pommettes saillantes. Ses yeux verts et froids révèlent une volonté implacable. Beau et sexy, il charme la gente féminine. C'est un amant attentif et délicat et toutes tombent amoureuses de lui. Malheureusement pour elles, les liaisons durables ne font pas parties de son programme. Il aime l'argent et en veut toujours plus. Pour cela, n'importe quelle mission est bonne à prendre. Il ne travaille que pour lui.
Ses missions se passent en Afrique, à Paris, à Londres et derrière le rideau de fer. Nous sommes en pleine guerre froide.

Les dossiers en question :

(Première publication pour tous les livres)

1 – Officiel !, 1965*                                           This Is For Real, 1965
Trad. André Bellac                                             Robert Hale, Limited (Londres)
Gallimard (Série noire « Espionnage » n°918)

2 – La blonde de Pékin, 1966 (1)                       You Have Yourself a Deal, 1966 (1)
Trad. Jean-François Gravrand                             Robert Hale, Limited (Londres)
Librairie Plon

3 – C'est ma tournée, 1967                                 Have This One On Me, 1967
Trad. Janine Hérisson                                          Robert Hale, Limited (Londres)
Gallimard (Poche noire n°7)

4 – Une bouffée d'or pur, 1968* (1)                   The Whiff of Money, 1969 (1)
Trad. France Marie Watkins                               Robert Hale, Limited (Londres)
Gallimard (Poche noire n°61)

 * Avec le personnage d'Herman Radnitz
(1) L'édition originale est la traduction française publiée avant l'édition anglaise.

Une contrib' de Dan
Novembre 2016

samedi 4 juin 2016

Roseanna, M. Sjöwall & P. Wahlöö

- Il semblerait donc qu'une grosse... "hum hum" ne porte pas bonheur à celles qui la portent.
- ???

La rédaction laisse les rapporteur(e)s de ce dossier assumer seul(e)s cette affirmation.




Une enquête policière du siècle dernier - années 60-, à la suédoise, fortement soutenue par l'Amicale et accessoirement par le réseau nord-américain. Période de Noël (pour la conclusion). Un cadeau de bienvenue.
C'est comme si on y était.

C'est parti :

Un corps fortement humidifié, non identifié - et non identifiable au stade un de l'enquête - est retrouvé dans les eaux d'un canal suédois. Le sas de Borenshult précisément.
Branle-bas de combat. Réquisition des transports en commun. C'est Martin Beck qui assure la liaison Stockholm/Motala et commente la visite. On optimise déjà les ressources.
Les descriptions du corps repêché sont précises. On va même jusqu'à déclarer que les genoux sont cagneux. Malgré toutes ces précisions et un professionnalisme irréprochable, rien n'y fait. Le mystère de l'inconnue du canal reste entier. Et l'enquête piétine un bon moment. On dépasse les cent pages quand même, ce qui représente, grosso modo, trois mois en temps polar.

Martin doute, se remet en question, éprouve la solitude du guerrier. Son couple tangue, la vision des enfants s'estompe. La vie. Sa vie de flic bien occupée. 

Mais Beck est "têtu, logique et calme" (orgueilleux ?). Il se décide à appliquer la fameuse méthode de l'entonnoir. Celle qui élimine les suspect(e)s par lots dédiés. Celle qui croise et identifie avec agilité les agendas frelatés. Celle qui rassure et ravit les adeptes de la célèbre coupe budgétaire et de la salutaire éradication des importun(e)s... En clair l'idée de base consiste à obtenir moins de suspects. En tout cas, moins que les quatre-vingt-cinq présentés un par un répertorié(e)s.

Confirmé : c'est un travail de Titans... mais ce sont les fourmis, comme d'hab', qui se mettent à l'ouvrage . 

Les filles sont mises rapidement sur la touche (ça va encore râler!). On ne garde que les mâles.

Belotte, re-, et dix de der. On reprends tout de zéro. Travaux de bureau. Profilages. Filages et filatures. Mises en situation, bluff, sauvetages, corps à corps chaleureux et valeureux... Du classique réconfortant.

On croise : Kafka - un homonyme des Amériques -, des marchands de saucisse ambulants, un coureur de 400 mètres  "gros" fumeur qui coure le 400 mètres, une équipe de policiers soudée, un flic qui rumine, un homme qui s'isole, un flic enrhumé (le même qui rumine), une fliquette téméraire, des femmes... fermes et des hommes... mornes, un colonel en retraite, des suspect(e)s, des interrogé(e)s, quelques troublé(e)s, surtout un, quelques sérieux-ses, quelques absent(e)s, un "gros client" à perception décalée et au positionnement compliqué dans l'espace public et juridique ambiant.

Compléments :

On référence la loi Harrison, on prend un cours gratuit de stratégie militaire (bonus : évocation de la division Azur), les cigarettes utilisés par la régie sont des Florida, l'échange de biens s'effectue en öre, il existe des problèmes de communication et ... de communications. La police de Toulouse est évoquée...Celle de Lincoln est notée large.

Classique pour ces contrées : maîtrise parfaite de la langue anglaise
Remarquable : Brigitte Bardot est citée deux fois. Et le mot manchette est associé à clavicule.

Pour les boissons, on nous sert de l'aquavit, de la bière, du lait et une autre substance dont le nom m'échappe.

Pour les accros de la précision : le dernier repas de la malheureuse condamnée fut un ensemble de denrées, composé d'un beefsteak, de pommes de terre, le tout arrosé d'un verre de lait.

Le(s) thèmes : le métier de policier (en cours de traitement), la question des médias (toujours pas réglée à ce jour), la gente féminine pointée du doigt (?), les magazines de charmes (sauvés in extremis de la lapidation), la parentalité, la vie de couple, les relations au travail... 

Une belle enquête avec transformation à la clé.

La 87è Compagnie a encore sévi.  Les rapports intermédiaires sont précis et nombreux. Le dossier est complet. Une mise aux archives s'impose. Juste le temps de dépoussiérer l'étagère consacrée aux enquêtes des bureaux de police. Inauguration prévue dans les prochains jours.  

ajøː  
autrement dit adjö 

Le charretier de la providence, Georges Simenon

Ecluse 14 - Marne/canal - Dizy ? Une femme est retrouvée morte. Epernay, Reims et Paris en alerte. Maigret est déjà sur le terrain. Ambiance...