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dimanche 29 avril 2018

Mapuche, Caryl Férey




- Une partie de truco Blvd ?
- Non merci, trop compliqué ! Je préfère faire le mort jouer au « pont ».
- Allez, quoi !!! Fais un effort.
- Bon d'accord, mais j'enfile mes prothèses avant.


Quinze heures d'audio, ça rince.

« Trop d'événements à la fois »

Les Calderons sont poètes de père en fils. Rubén, pour arrondir ses fins de mois exerce le métier de détective. Son boulot principal : enquêter sur les disparitions d'enfants. Et là justement, il enquête sur la disparition de Maria, une photographe.
Jana (prononcer Yana), elle, est artiste, sculptrice précisément, issue d'une minorité écrabouillée par le rouleau compresseur de l'époque (attention une compression peut en cacher une autre). Elle est à la recherche d'un ami qui ne donne plus signe de vie depuis peu et confirme qu'il a été, lui aussi, en son temps, un enfant.

Après palabres, ça match.

La rencontre des deux êtres promet une belle histoire d'amour. 
Mais comme l'on dit parfois, les histoires d'amour... se méritent ou se paient (au choix) !

Vol de nuit, chute des corps, embrasement des chairs, étirements du temps et des âmes, courses poursuite dans la pampa, enlèvements, embuscades, escarmouches, aller-retour en Uruguay(*), les Andes sont évoquées. Belles et moches rencontres, du sang, des viscères, répandues ici et là, des rebondissements, des amortissements, des explications, des développements, des mauvaises pensées, des traîtres par containers, des qui ne savaient pas que cela pouvait être aussi grave, des qui pensent et d'autres pas. Du traitement de l'information par vagues. Utilisation de la machine à remonter le temps. Un problème père/fils a été détecté. On suspecte également des tensions mère/fille. Fratries désordonnées. De la sexualité débridée, de la prostitution de survie, de la torture. Quoi d'autre ? 
Des gens-es usé-es... 
Mais debout.
Très pastoral, diront certains.

La visite de Buenos Aires se fait principalement de nuit. Beaux et bas-fonds de la ville. 
On fume pas mal, on boit de la quilmès, du pisco sour. Quelques braiseries autour du feu ont été décrites succinctement. Un pas de tango est esquissé. 
Lent, vite, vite, lent. 

Rideau

Les isme retenus : journalisme, syncrétisme, terrorisme, théisme, tolérantisme, tourisme, totémisme, traditionalisme, transformisme, traumatisme, tympanisme, unitarisme, urbanisme, utilitarisme, vandalisme, verbalisme, vitalisme, abolitionnisme, absentéisme, absolutisme, abstentionnisme, achromatisme, activisme, affairisme, altruisme, caporalisme, gongorisme, agnosticisme, agrammatisme, américanisme, anévrisme, angélisme, associationnisme,  chamanisme, amateurisme, amoralisme, anabolisme, anarchisme, anatocisme, animisme, antagonisme,  anabolisme, anthropocentrisme, anthropomorphisme, anticléricalisme, anticolonialisme, anticommunisme, anticonformisme, antifascisme, anti-impérialisme, antimilitariste, antinazisme, antiparlementarisme, antipatriotisme, antiracisme, aphorisme, arrivisme, atavisme, athéisme, atomisme, attentisme, atticisme, automatisme, autoritarisme, aventurisme, babélisme, babouvisme, banditisme, barbiturisme, bellicisme, bolchevisme, campanilisme, capitalisme,  cartésianisme... truisme...

En attente de complément d'information : 
blanquisme, alpinisme, anabaptisme, anachronisme analphabétisme, anglicisme, thomiste, aplanétisme, apriorisme, arianisme, aristotélisme, arthritisme, ascétisme, astérismeastigmatisme, asynchronisme, augustinisme, autisme, autonomisme, syndicalisme, beylisme, bonapartisme, boulangisme, carbonarisme, carlisme...

Hors-jeu : tsarisme, ultramontanisme, végétarisme, académisme, aérodynamisme, africanisme, albinisme, alcoolisme, alexandrinisme, anarcho-syndicalisme, anglicanisme, antialcoolisme, antisémitisme, athlétisme, automobilisme, avant-gardisme, baptisme, barbarisme, baroquisme, belgicisme, benzénisme ou benzolisme, béotisme, bicamérisme, bilinguisme, bimétallisme, bipartisme,  botulisme, bouddhisme, brahmanisme, byzantinisme, caféisme, calvinisme, cannibalisme...

Et il ne sont pas tous là. La direction épargne le lecteur des 652 entrées du dictionnaire de l'Ac. Fr. (vers. 9 augm. 8)

La réconciliation des peuples n'est pas pour demain.

On se fait la bise quand même ?
Oui mais une seule alors.

PMTDT

(*) ou Paraguay
Re-écoute en cours

samedi 16 avril 2016

Patagonia tchou tchou, Raul Argemi

- Tu repars déjà ?
- ...
- Et on peut savoir où tu vas ?
- Au bout du monde !
- Lequel ?


Embarquement immédiat dans un petit train (l'ex-?) touristique de la Patagonie. Deux wagons. Un à l'avant et un à l'arrière. Avec espace BBQ et aménagement pour parties fines.
Rien de tel pour se changer les idées.

Une démonstration réussie de la loi de Murphy sous la croix du sud. L'équipe réquisitionnée est plutôt mal préparée aux longs trajets. Encore un problème de recrutement. Les plans sont - et ne resteront que - sur la comète.

On ne va pas vous lire le carnet de bord, et impossible de mettre la main sur la boite noire, mais ce qui est sûr dans ce coin du monde, comme dans tous les autres, c'est que les certitudes ne font que vaciller. 

Un retour aux sources. Une certaine idée du voyage organisé des poches de sang. La route en tant que telle. Une réflexion pointue sur les tenants zé aboutissants. La famille au coeur du débat. Les convives aussi. Les voyageurs également. Imprudents ou non
.
Au programme :  l'évasion de Beto, philosophe malgré lui. La subtilisation doit intervenir quelque part en Patagonie. Déchaînement des éléments.
 Prises d'otages. Naissances contrôlées. Braquage de salaires en primes. Usurpation d'identité. Rapports entre politicants et politiqués. Réalisation des rêves en tous genres. Conduite de loco. Organisation du match de foot de la convivialité et de la fraternité (?). Un froid de canard. Non, ce n'est pas la période de Noël. La remise des cadeaux est reportée. 
 
Pour mieux comprendre (?) : c'est Butch Cassidy qui est à la manoeuvre. Un rejeton du nominé, d'après ses dires. Bairoletto est également de la partie ainsi que Sundance Kid. Pas les vrais bien sûr. La police veille comme d'hab'. Navrée.

Les armes : sont d'un autre temps

La boisson est nationale.
 
Le sujet d'actualité : la fin annoncée du chemin de fer de la liaison humaine

La règle de base : en toute circonstance toujours privilégier le wagon de tête ou de queue.

Quelques réflexions de haute volées : 
Une vague ne fait pas la mer (?)
Les policiers sont des animaux d'habitude (??)
Si ça ce n'est pas la mort, alors la mort n'existe pas ! (???)
Et... 
Quand un homme est absent son pays meurt et il ne peut plus y retourner (????).

Travaux pratiques (correction semaine prochaine) : le paradoxe du grand-père

Compléments :


Lecture simultanée

Visionnage simultané

Animation musicale (initiative personnelle) : gaucho

Un dossier intéressant sur l'opportunité ou non. Chacun appréciera.

- Le dernier arrivé est un ......................................... 

samedi 12 avril 2014

Chats de gouttière, Rolo Diez, Gatos de Azotea


 La lecture de ce reportage latino est la conséquence d’une joyeuse présentation d’écrits Argentins à la bib. du 1er à l’occasion du salon du livre 2014.

Les principaux acteurs : Mario Rodriguez, Clara Carranza, Julio et Ojeda.
Techniques abordées : transmission du savoir
Le petit plus sagesse populaire : Haroun ar Rachid, dit Aaron le Sage
Inhalation à la fine de delicados et de gaz carbonique
Ingestion de porcs frits, de patates et de haricots
Pour les liquides : c’est bière pour les jeunes hommes, vin pour les plus âgés, et cuba libre pour les demoiselles
Ca se passe entre Cruz Grande et Mexico.
Sujet de conversation : Déplacement de Population
Histoire : référence à Tenochtitlan, sensibilisation aux « marron » de la liberté 
Parité : on apprend que les femmes aiment mieux que les hommes ( ?)

Le sujet : Ojeta, un proprio bien implanté dans le quartier, a la fâcheuse manie de se payer deux fois dans le mois. Le 5, en monnaies sonnantes et trébuchantes, rien d’anormal jusque là, mais en fonction du mouvement lunaire et de l’ambiance familiale, le bonhomme vient régulièrement réclamer un supplément de chair.
Ca fait que la petite môme Clara est à cran. D’autant que, après avoir relu dans les moindres détails le bail, tout le monde s’accorde à dire que le droit de cuissage n’est pas stipulé ou alors vraiment en tout petitpetit…
Quant à Julio, une toute jeune recrue, fraîchement débarqué dans la capitale, tout guilleret et gonflé à bloc, mécanicien de métier, est très vite pris en charge par la communauté des voisins. A savoir, lasusdite Clara et le sieur Mario, un ancien combattant de la vie. Vendeur d’encyclopédies. Le couple fait de son mieux pour l’intégration. Des « bonnes gens »…
Le soir à la veillée, les voix se font entendre. Elles rappellent que la violence sue de partout dans ce monde. Qu’elle soit physique, mentale ou morale. Que les tristes corps sont enchaînés. Et que les tristes âmes sont toujours en errance. C’est un fait : la population souffre. Les disparitions sont rarement inquiétantes…
Pourtant, aujourd’hui, c’est Julio qui donne l’alarme… Comme c’est étrange. Ca ne se passe jamais comme on le souhaite. Il doit bien y avoir une théorie là-dessous…

Je pars faire quelques recherches sur ce thème, je reviens dès que possible. Bye
  



      

jeudi 22 novembre 2012

Golgotha

Touche à rien gamin, et surtout ne regarde pas derrière toi, tu risques de te torticoliser.

Direct, l'auteur nous met en garde. Le dossier qu'il propose est super-confidentiel. Il nous aura prévenu. Pas la peine d'aller pleurnicher dans la soutane du père Gregorio ou de faire son Féliciano. 
Je disais donc, le dit Oyola, écrivain de son état, décrit et explore les comportements sociaux d'une communauté suburbaine qui survit fièrement, culotte à la main et mômes dans le tiroir, dans le ventre putride des abords de la Cité argentine. Vies de patachon, penseront certains. Vies misérables diront les autres. Que nenni ! Ici, pas de place pour des gaudrioles et des lamentations. On cultive  le dialogue visuel. On est diplômé haut la main dans les techniques d'écoute. Les petits pas sont chassés chez les morveux. Les règlements de compte programmés. La vengeance mijote à feux doux. Les jeunes ont la tête dure (c'est pas dieu possible, ma pt'ite dame ! Et à ce point c'en est navrant). Ca balance pas mal ... Les flics de quartier, Lagardo en tête, se la jouent protecteurs, au son du pipeau et du triangle. Les accords sont (toujours) parfaits entre gens de même naissance. Les femmes répandent leur sang un peu partout pour manifester leur mécontentement (pour la forme bien sûr). Les enfants bricolent quelques petites blagues. Les anciens se tapent des barres. Et tout ça dans une ambiance bon-enfant. Pour dire, les bonnes nouvelles se ramassent à la pelle. Tiens par exemple, dans le boyau terrestre, c'est une naissance toutes les quatre secondes. Si ça c'est pas une bonne nouvelle.
Je reconnais tout de même que l'ambiance est plutôt crispé du côté de la pauvreté. Mais finalement rien de bien méchant. 

Pas de quoi s'émouvoir. Soulèvement de montagnes de questions convenues. La place du jeune est-elle aux côtés de l'ancien ? Doit-on maintenir les maternités de proximité ? etc.
A confirmer par une autre étude.
J'ai une de ces migraines, bon sang ! Un bon somme et il n'y paraîtra plus...
  
Bye

vendredi 29 juin 2012

De loin on dirait des mouches



Sur le thème : un train mort peut en cacher un autre : petit flottement dans les faubourgs de la cité des tangueros.

On ne dispose pas encore de suffisamment de recul pour interpréter les comportements étranges, consécutifs au réveil post réussite, mais cette petite étude devrait pouvoir faire avancer la pré-science. Sur ce point-là, le Señor Machi nous fait le plaisir de partager ses expériences. En deux mots, son univers : BM, Versace, Chivas, etc. Il pourrait en parler des heures. Bon d'accord... Le problème, c'est que dans le cas présent, avec un cadavre dans le coffre, ceux à qui il pourrait se confier se sont fait la malle. Probablement une course à faire. Mais qu'à cela ne tienne ! C'est de Machi dont on parle, le pro de l'impro, le prince de la menotte stylée, le fumeur de Cohiba... Avec un bout de ficelle et trois bouts de zan, il peut même organiser, comme ça,, une petite séance d'analyse du nombril en solo.

L'auteur nous dépeint une catégorie socio-professionnelle plutôt décomplexée. Je veux parler de celle des "Rois de la Gagne", des "bru costauds du .biz", des ... Il nous parle de ceux qui ont la capacité d'afficher simultanément, avec un sourire de circonstance : 1 - assurance, 2 - sérénité, et 3 - supériorité. Pas si simple pourtant comme exercice. Z'ont un coeur les bougres, comme tout l'monde. Z'ont du sang qui coulent dans leurs veines (et certains, ne l'oublions pas, sur les mains aussi).

Bon rythme, quelques pistes de réflexions sur l'ambiance économique de la contrée. Visite culturelle bien maîtrisée. Pas de lamentation... Un soupçon de violence, quelques pincées de sexe, des accessoires aux usages détournés, des adultes qui errent, et tout plein d'autres joyeusetés.

- A part ça, vous êtes blend ou pur malte ?
- Je ne suis pas contre les surprises.
- Allez ! Un petit Cacho Castaña histoire de se dérouiller les guiboles  ?

Lent... vite, vite... lent...

Ah oui dernière chose : p. 35 et 58. Y'a pas de conséquences...

samedi 2 juin 2012

Un voyou Argentin, Ernesto Mallo


Attention !!! Dépressurisation imminente de la cabine de pilotage. Tous à vos crayons. Les notes seront les bienvenues.

Que certains ressuscitent d'entre les morts !  C'est possible ça? ...  Et pourquoi pas ? C'est que ... en général...? T'inquiètes, je m'occupe de tout.  

Petite visite guidée dans les barrios de Buenos Aires. L'auteur fouille négligemment dans les âmes portègnes. Il gratte, creuse, écorche, vide l'intérieur humide, électrique et visqueux des crânes blessés. Un voyage, comme tant d'autres, parmi les laissés pour compte. Poignant. On y mange beaucoup.  Principalement du porc, de la pizza, des haricots, de la panse de vache et des queues de taureau (fichtre!). On y boit mesurément. Principalement de la Quilmès et du maté. On rencontre des philosophes, des jeunes et des moins jeunes. A chaque coin de rue on voit surgir des flics, des militaires, des procureurs, des truands, des tortionnaires (?), des qui veulent devenir chef de famille (y'en a !), des mamans, des drôles, des disparus... On écoute du tango, mais pas trop.  On kidnappe à tour de bras. On encagoule. On se confond, on se méprend, on se reprend, on se détend... On y apprend que l'intelligence, globalement, serait plutôt mal exploitée (?). Le foutoir est ..., comme qui dirait, bien rangé. Merci pour lui. Ca fait plaisir. Mais le problème avec ces formes de rangement, c'est que lorsque tu trouves un bout de la ficelle, tu as envie de tirer dessus. Et là...

A déconseiller aux esprits qui nagent dans un océan de vérités et de certitudes. Ca ne ferait qu'accentuer les symptômes. Sinon pour les autres, c'est comme vous voulez. En ce qui me concerne je classe le document à portée de mains.
Ma note : 4/5.

Un p'tit braquos Chulo? Allez quoi, un p'tit dernier, juste pour la route ! T'es ch.... mec !



Le charretier de la providence, Georges Simenon

Ecluse 14 - Marne/canal - Dizy ? Une femme est retrouvée morte. Epernay, Reims et Paris en alerte. Maigret est déjà sur le terrain. Ambiance...