mercredi 30 décembre 2020

L'affaire Chéri-bibi, Gaston Leroux

 


BIBLIOGRAPHIE de Chéri-Bibi

Personnage créé en 1913 par Gaston LEROUX – Français – (1868-1927)

Chéri-Bibi, né Jean Mascart est un ancien garçon boucher devenu un assassin malgré lui, victime de la fatalité.

Né à Dieppe de parents pauvres mais honnêtes. Son père est jardinier et sa mère concierge. Il devient amoureux de la fille du patron de ses parents, Cécily. A quinze ans au cour d'une bagarre il porte secours à son patron et le tue par accident. Il est accusé du meurtre et condamné au bagne, d'où il s'échappe. Il rentre en France. Un soir il vient au secours d'une petite bonne qu'on retrouvera  coupée en dix-sept morceaux. « Fatalitas » pour Chéri-Bibi qui retourne à Cayenne. Il s'évade à nouveau.  De retour voulant réintégrer la vie honnête il rentre comme garçon de bureau chez un banquier qui le lendemain est dévalisé. Chéri-Bibi est encore accusé. Et cela continue, il est accusé par la justice de tous les crimes non résolus. 

C'est un héros, un anti-héros qui possède la poisse. Une victime innocente de la fatalité. Il dénonce les inepties de la justice, du système carcéral et du bagne en particulier.

 

Premières aventures de Chéri-Bibi sous le titre : Chéri-Bibi

1 – Les cages flottantes

2 – Chéri-Bibi et Cécily

Première parution en 120 feuilletons quotidiens dans « le Matin » du 7 avril au 4 août 1913.

En livre :

- Ed. Arthème Fayard le 23 juillet 1914 (Le livre populaire n°111)

- Ed. Pierre Lafitte en 2 vol. 1921

 

Nouvelles aventures de Chéri-Bibi sous le titre : La nouvelle Aurore

 3 – Palas et Chéri-Bibi

 4 – Fatalitas !

Première parution en 110 feuilletons quotidiens dans « le Matin » du 18 avril au 7 août 1919.

En fascicules (16) hebdo éd. La Renaissance du livre (Les romans cinéma du 12 octobre 1919 au

     25 janvier 1920.

En livre :

- Ed. Pierre Lafitte en 2 vol. 1921

 

 5 – Le marchand de cacahouètes

Première parution en 81 feuilletons quotidiens dans « le Matin » du 16 juillet au 4 octobre 1925.

En livre :

- Ed. Baudinière (Les romans des grands quotidiens)

En version différente rebaptisé :

- Le coup d'état de Chéri-Bibi en 1 vol. 1926


Une contrib' de Dan

Décembre 2020

lundi 21 décembre 2020

Les autres américains, Leila Lalami

 


Vu en tête de gondole, 
section romans policier ,
 de ma bibliothèque préférée

alors... 

Lu.

508 pages quand même !


jeudi 17 décembre 2020

Metropolis, Philip Kerr


Non Monsieur, je n'ai aucun problème avec l'autorité !

- A la bonne heure ! 

Metropolis, Philip Kerr

Comme indiqué en bas de couverture, c'est la der. 
Mais très vite on se rend compte que c'est la première (sûrement une réf à Matt. 20,16).  

Ca sent le dossier clos en tout cas.

De Grèce, on transhume vers Berlin. Technique de la fin du commencement. Une méthode comme une autre. 
La genèse de Gunther en quelque sorte. 

Dans le Berlin pré-deuxième guerre, la fête bat son plein. Comme un besoin de souffler. On déplore quand même un relâchement du côté des dames de la cité qui s'égayent et s'ébrouent un peu partout dans les ruelles de la ville... Certaines à en perdre leur c......re. 


On a bien le droit quand même de s'amuser, non ?
C'est un droit, non ?
??? 

Pourtant, la période n'est pas propice à la détente. Le tableau n'est pas très reluisant. Les fins de mois (et les débuts, pour la plupart) sont poussifs. Comme une impression d'absence de lumière. L'inquiétude se fait ressentir. Même les Revenants se font du mourons dans leurs chariots. C'est dire.

Dans ce contexte, Bernie Gunther est catapulté inspecteur. Une promotion avec fauteuil dans un fourgon. Ceux qui affirment qu'il a été pistonné n'ont jamais passé une seule nuit dans un fourgon (c'est certain). 
La police criminelle de Berlin a surtout besoin de sang neuf. Un tueur récidiviste s'est mis dans la tête de faire du réassort dans sa collection de perruques. Cette petite manie devient gênante pour les patrons berlinois, de tout bord.

Dans cette première enquête (la dernière ? Vraiment ?) Bernie s'amuse. Et c'est l'haleine chaude qu'il va titiller le beau et moins beau monde. Durant son temps libre, il fait un peu de théâtre, et met à disposition de ses supérieurs ses compétences militaires, notamment les techniques d'immersion testées et éprouvées quelques années plus tôt dans les tranchées à côté des copains. 

Au final, pour une première enquête, Gunther ne s'en tire pas trop mal. Avec de l'émotion, du cynisme (mais pas trop), de l'amour (vache?), des alliances, de l'action, la circulation d'un .25 sous le manteau, de la propagande, une course en sac, une réflexion très pointue sur l'existence du bien et du mal, et tout plein d'autres joyeusetés. A noter que les salles de cinéma accueillent sans broncher le chaland. Et que les logeuses restent des logeuses.

Bref, une histoire de poches percées, entraînées dans la folle course du Temps et de l'Histoire. 

Avant de clore "définitivement" le dossier, la Direction se demande s'il ne reste pas encore quelques dossiers dans les tiroirs. 

 Lecture complémentaire : 



   


  


samedi 5 décembre 2020

Cripple Creek, James Sallis

Pas l'ombre d'un ruisseau... 
Juste des vies qui arpentent un chemin semé d'embûches. 
La base... 


Quand la descente est amorcée, c'est un peu comme dans une aspiration de baïne :
 
1 - Mieux vaut pas trop s'agiter et/ou s'affoler. 
2 - Se laisser glisser  
3 - Se débarrasser de son masque et de ses palmes qui pourraient gêner dans le cas présent
4 - Faire le(s) bon(s) geste(s) qui sauve(nt)... Au bon moment...
 
La question, 
c'est de savoir le(s)quel(s) et quand ?
 
Autre option (plus sage) : rester sur la terrasse (ou sur le balcon, ou à la fenêtre) avec un bon verre de whiskey et laisser passer l'orage.
 
Turner, sait tout ça et applique la méthode consciencieusement. Le problème c'est qu'autour de lui ça bouge dans tous les sens et ça tire à vue. En posant son baluchon à Oxford, Mississippi, il y a quelques temps, il pensait pouvoir un peu relâcher la pression. Mais non ! Ca continue. Encore et encore.

Des balles perdues, des amis qui tombent sur le champ de bataille. L'évacuation des blessé(e)s se fait dans la débandade. Qui sera le prochain ? C'est tout le cerveau qui se remet en branle. On explore le passé. On met à contribution les neurones. On épuise les nerfs. John Turner expérimente. Il reprend la route dans l'autre sens. Revient sur ses pas, destination Memphis. La famille se rapproche. Pas simple. Heureusement qu'il y a les douces mains de sa dame qui branlent les cordes du banjo paternel et apaise le feu de son âme. Pour un temps du moins.
 
Enigmatique, envoûtant. L'univers de Turner est sombre à souhait. Mais il sait voir les choses. Son regard est profond. Chaud. Les pacaniers, les insectes, les rongeurs, les nocturnes en tout genres, les ami(e)s, les vivant(e)s, toutes ces petites et grandes choses de la vie, il les prend pour ce qu'elles sont. De simples et éphémères compagnons de route.
 
     


jeudi 3 décembre 2020

L'homme au balcon, Maj Sjöwall / Per Wahlöö

Ce qui émeut meut

Martin Beck, en bon flic, a eu le nez creux et de l'audace. 

Poser quelques jours de vacances avant le grand rush, s'éloigner de sa moitié en prétextant une affaire urgente, et aller taquiner le goujon avec un collègue... Il fallait oser... Il l'a fait.

Bon d'accord, le retour au bureau, a été à l'image d'une rentrée des classes (du point de vu de l'enseignement) période antérieure au DIVOC. Même pas le temps de sortir la trousse et le cahier, que toute la classe est déjà sur le terrain à arpenter les allées des jardins de Stockholm et fouiller les bosquets. Beck ira embrasser sa femme plus tard. Certains diront que, franchement, ce métier est dur humainement. Pas moyen de construire un nid. Et c'est vrai !

Et, c'est vrai aussi qu'il y en a d'autres (métiers)... Beaucoup d'autres...

Mais Martin a d'autres problèmes à résoudre dans l'instant. 

Rapide topo : un/e ... s'en prend très brutalement, et mortellement à des fillettes dans les bois de la ville. Le patron veut des résultats rapidement. Les huiles chauffent. On a un indice énorme sur le balcon mais ... Chut !  D'abord faire les vérifications d'usage.

L'enquête s'avère difficile. Forcément en un peu moins de 300 pages, les auteurs vont un peu développer. Et c'est là que cela devient intéressant. La plongée dans les années soixante "à la suédoise", mérite le détour. 

Laboratoire de l'Europe sociale ? 

Quoiqu'il en soit, LX années plus tard, à part l'internet, l'ADN, l'eugén , les gafam, le transhumanisme, les voyages intersidéraux (en projets) et ... les masques :

Tout pareil !!!

- D'un sens , ça a un côté rassurant non ?

- Non ! (c'est définitif !)

- Et sinon pour le texte ?

La version Rivages/Noir. Un bon dossier. A feuilleter, diffuser, propager, et classer soigneusement en vue d'un re-feuilletage ultérieur (dans soixante ans par exemple).

Bye

Rien à voir : 



 

    


 

Le charretier de la providence, Georges Simenon

Ecluse 14 - Marne/canal - Dizy ? Une femme est retrouvée morte. Epernay, Reims et Paris en alerte. Maigret est déjà sur le terrain. Ambiance...