mercredi 22 mai 2019

Intrigo Italiano, Carlo Lucarelli

Le commissaire De Luca est de retour. 
Un rapport rédigé en langue italienne.

De Luca, c'est l'incarnation même du chasseur. Le métier de flic chevillé au corps. Certains disent qu'il est opérationnel, quel que soit le régime (moteur). Il est souvent détesté, mais c'est surtout un problème de positionnement dans le temps... Pourtant, il est respecté par son entourage. Certainement pour son humanité... et sa vision de l'Humanité.

Contexte : l'action se déroule post-guerre (la seconde deuxième) à Bologne en 1953. Fêtes de fin d'année. 

Une époque qui faisait la part belle aux maçons. Construction de murs, coupes et découpes de territoires, et de bien d'autres choses... Comme qui dirait, une certaine vision certaine de l'amitié entre les peuples. 

Le petit plus : un petit courant d'air frais rafraîchissait quand même les poches de sang échauffées et la circulation des personnes se faisait sous le manteau. 

Le sujet : à la suite d'une noyade suspecte dans une baignoire de garçonnière, De Luca se met en chasse, épaulé de son aide de camp, Giannino, un florentin de souche. Très vite, il soulève les lièvres qui jonchent à proximité.  Des accidentés de la route principalement.

On croise en chemin des joueurs de jazz, une hiérarchie complètement désorganisée, des retraités, des docteurs (en pagaille), un ingénieur, du personnel hospitalier, des ennemis, et des amis...

Entre deux bagarres, on cultive le doute, la bienveillance, la colère, la peur, l'angoisse et l'amour bien sûr !
Un profond sentiment de solitude envahit le chasseur. 
C'est l'ordre des choses.

On a bien mangé. Au menu, cuisses de grenouilles, poisson-chat et soupe florentine (ribollita).

Un dossier solide apprécié par la Direction.
Veille : édition version en langue française (?). 





dimanche 12 mai 2019

Empire des chimères, Antoine Chainas

- Comprends-tu ce que tu lis ?
- Et comment le pourrais-je s'il n'y a personne pour me guider 
(Ac 8)


Désunités de temps, de lieu et d'action.

Un socle toute même : les années 80, une bourgade française et une disparition.

À partir de cette ligne, la Direction ne garantit plus la cohérence des faits.

Réveil pâteux au son des laudes à Lensil, la bourgade en question assiégée de champs de betteraves.
La découverte d'un charnier et la disparition, qualifiée d'inquiétante, d'Edith, une gamine du cru, remue les âmes des logés.
L'enquête est menée tambour battant par la gendarmerie du canton, caricaturée représentée par le maréchal des logis-chef Jamin et son adjudant, Berthier. Les hobereaux traînent des savates. Quant à Jérôme, le garde-champêtre, il fait son enquête en douce. Pour pas déranger... Des réflexes d'ancien de la guerre d'Algérie.

Fort heureusement, pour la stabilité de la communauté, la jeunesse du village s'est trouvée une passion pour les jeux virtuels et les nouvelles technologies. et un groupe de cancans s'est formé.

Connexion fluide avec les « States ».

La parole se libère. On croise mesle-pesle des humains, des bêtes féroces (?) et non-, des insectes, des champignons, des plantes, des gens vils, des créatures nobles (?), des philosophes, des capitaines d'industrie... et une boite qui se transmet de mains en mains...
- ... !!!???

Nombre pages déclarées : 672
Nombre de thèmes affichés : pas mieux !!!

Un texte sur la maltraitance humaine... et animale, la confiance, la solitude, la folie, la sexualité, la vie en/de groupe, les relations familiales, la guerre, l'industrie du plaisir des loisirs, le métier de coiffeuse (thème récurent), le Doute (dans sa forme générique), le jeu, le principe du déjà-vu, le jardinage la botanique, l'éco-responsabilité, le(s) chemin(s) à suivre et à éviter, la transformation des cellules, l'attribution des terres, le fait religieux, l'addiction, l'exploitation de l'homme/animal par l'homme, et bien d'autres...

Le réel et l'irréel se croisent, se côtoient et s'accoladent, au grand désespoir des poches de sang en présence.

Un petit malin affirme haut et fort qu'une cité bien organisée est une cité inégalitaire, que le temps n'a pas d'espace et l'espace n'a pas de temps (?) et que...
... nous pouvons être aujourd'hui et hier.

- En même temps ??? Fichtre !!!

Plus prosaïquement, on se plaint de l'augmentation du prix de l'essence, de la France des dos cassés et des reins en compotes. On roule (pas tous!) en Alpine Renault, on contre-lettre à tour de bras et on trouve que le monde est dégueulasse.

Roulement de tambour.

Intervention du garde-champêtre : « Ouverture de l'armurerie à midi : mitrailleur Browning 12.7, Lebel R 35 .12 - le Bibliobus ouvrira ses portes à 14 h : lectures sur Philip Marlowe - un pot-au-feu sera servi à partir de 18 h sur la grand'place, prévoir couverts et assiette  - soirée musicale (bal) sur la place du village à 20 h. Au programme : The cure, Siouxsie, Joy Division, Birthday party...»

Pour le financement de l'étude (attention placement de produit) : Cité de la nuit, John Rechy. (le lien ne sera pas fourni)

***

Malgré sa longueur glaciale, ce texte a été chaleureusement accueilli par l'équipe en charge du reporting. La lecture à voix haute s'est imposée d'elle-même. Brillant.
On s'interroge toutefois sur sa classification (vision ethnocentrique) : roman gothique ? Roman fantastique ? Roman noir ? Récit Mythologique ? Bestiaire ? Roman d'apprentissage ? Roman jeunesse ?

En cas d'effets indésirables et/ou de doute, le numéro d'urgence (suite non exhaustive) suivant est à disposition : 15171811211411511600011611711919119631173370039193977

- Ite, missa est !
- Deo gratias.

mercredi 1 mai 2019

Orpaillage : Handsome Harry, James Carlos Blake


Salut Blvd,

Voilà une pépite d'or pour le début d'année 2019 

"Handsome Harry : Confessions d'un gangster 
de James Carlos Blake chez Gallmeister". 

L'histoire d'un braqueur considéré comme le véritable chef du gang de Dillinger. 


"s'il y avait eu un chef ça aurait été moi Handsome Harry, même John Dillinger le dit. Mais John aime avoir sa photo dans les journaux et faire le malin devant les dames, alors on ne se souvient que de lui".

C'est un bon roman noir pour passer une bonne nuit blanche.


Dan


Le charretier de la providence, Georges Simenon

Ecluse 14 - Marne/canal - Dizy ? Une femme est retrouvée morte. Epernay, Reims et Paris en alerte. Maigret est déjà sur le terrain. Ambiance...