jeudi 27 avril 2017

Le Big Boss, Bill James

Le Big Boss, Bill James

- Un texte sur la (ou l'une des) théorie(s) du chaos - 

Fusillade dans les rues de la ville. 
Une gamine est touchée de plein fouet et s'écroule. 
Deux balles dans le buffet. 
Si c'est pas malheureux. 

On s'interroge :
Alors ? 
Règlement de comptes ou pas ?
Les forces de l'ordre et du désordre pataugent.
Les avis se partagent autour d'un gin... 
Quant aux voisin(e)s, 
Ceuzécelles vigilant(e)s (?) qui vigilent dans leurs quartiers, 
Ils (elles) n'ont rien vu.

Une enquête (très) technique. 
Harper, Iles, Lane et les autres doivent en plus de leur boulot,
 régler des problèmes de la vie de tous les jours. 
Vie de couple, dépression, solitude, adultère, positionnement hiérarchique, coups de .ute,, les courses du samedi, acoquinements, la voiture au garage, les factures à payer, sous-enquêtes  et bien d'autres....
On nous informe en haut lieu que cette surcharge de travail ne sera pas rémunérée.
L'échec est vivement recherché et ... apprécié !
On fait un parallèle avec l'ôtement de vie de Kennedy (J.F.)
On passe son temps à parler avec des mères
Le(a) dircom propose d'envoyer Shade aux obsèques.
C'est plus correct,
Et de pactiser avec les tenants et aboutissants
 Prime d'assiduité assurée en cas de participation à deux enterrements et un contrat signé  

On parle :
d'interaction, 
de connexion,
de délation,
de pulsation.

Avec drogue et distribution de Gin à tous les étages
Des travaux sont menés sur l'élaboration d'un code de conduite pour les moutards mouchards

On a sorti des phrases hors de leur contexte (et pourquoi pas ?) :

"la nature proclame qu'elle était déjà là depuis l'éternité"
"la civilisation dépend des travailleurs laborieux"
"s'il voulait l'Europe qu'il parte y vivre"
"un type du genre sournois, dangereux, comme beaucoup de ..... " (attention cliché !)

Le gin se boit avec de la crème de menthe (les dosages ne sont pas formulés) et parfois allongé d'un peu de cidre.
Au dîner de dix-huit heures (6 P.M.) :
On mange des petits pois mentholés spaghettis au thon, du poulet cuisiné au curry de Chenaï  Madras et du maquereau à la moutarde avec ses petits légumes.

Et à la veillée, 
lectures de Dickens et Le Carré 

Une enquête à l'anglaise (IMHO).

Gaffe aux rumeurs quand même !

jeudi 20 avril 2017

Dossier clos : l'affaire Tony Lonto


BIBLIOGRAPHIE de Tony LONTO                                        
Personnage créé en 1968 par Emil Richard JOHNSON
Américain (1937-1997)

Tony Lonto est un inspecteur de la brigade criminelle d'une grande ville 
américaine du Middle West.

Physiquement, nous avons plusieurs versions :

1) C'était un homme de petite taille aux cheveux noirs et à la peau basanée.
Son visage avait quelque chose d'aigu, d'inachevé, et une sorte d'expression 
affamée se lisait dans ses yeux sombres et sur ses lèvres minces. Il 
semblait se mouvoir nonchalamment, et pourtant avec une extrême
prudence, comme s'il s'attendait à ce qu'il se passe quelque chose. 
Un flic disait de lui : « il marche comme une mangouste dans un élevage de 
cobras ». (SN n°1368 page 32 & 33).

2) Tony Lonto était un homme de haute taille, puissant, avec des yeux 
sombres, intelligents, et des cheveux noirs légèrement grisonnants sur les
tempes. Il avaià présent quarante et un ans.  (SN n°2162 page 14).

3) A côté de Runnion, Lonto faisait figure de demi-portion; il n'était pas
vraiment petit, mais il en donnait l'impression quand il se retrouvait parmi
les autres inspecteurs de la brigade, plutôt du genre armoire à glace.
Mesurant un peu moins d'un mètre quatre-vingts, Lonto, quant à lui, avait
la silhouette athlétique mais déliée d'un coureur de fond.
(SN n°2687 page 40).

Avant d'être flic (son biographe situe son engagement vers l'âge de sa
majorité), il avait mené une existence de petit dur des rues, décidant
finalement qu'il était plus facile d'être flic que traqué par la police.
Sous les ordres du lieutenant Jaworski avec pour coéquipier Ed. Violet 
ou Pat Runnion et pour indic O'Toole, dit La Poubelle, un vieux marchand
de journaux à la peau ridée comme un pruneau. Il doit mettre un
terme aux forfaits d'un tueur de macs, découvrir la brebis galeuse du
commissariat qui couvre un trafic de drogue, retrouver l'assassin d'un
dealer d'héroïne pure. Bref la routine.
Coté cœur il tombe amoureux d'Anna Ryan, juste avant de l'épouser il
apprend par la brigade des Mœurs que c'est une prostituée, c'est la fin
de ses illusions. Plus tard il se mariera avec Robin, une hôtesse de l'air
âgée de quatorze ans de moins que lui.

La ville apparaît comme l'élément primordial. Véritable héroïne, il règne dans cette jungle impitoyable, cruauté et violence.

Les dossiers en question  ( 1ère édition) : 

1 – Les harengs ont bon dos, 1969           Silver Street, 1968
   Trad. Marcel Frère                              Harper & Row, New York
   Gallimard (Série noire n°1253)

2 – La chute de Pégase, 1970                  The Inside Man, 1969
   Trad. Janine Hérisson                          Harper & Row, New York
   Gallimard (Série noire n°1368)

3 – Le  gang des éclopés, 1989                 Blind Man's Bluff, 1987
   Trad. Daniel Lemoine                            St. Martin's Press, New York
   Gallimard (Série noire n°2162)

4 – Les mains d'Eddy Loyd, 2003             The Hands Of Eddy Loyd, 1988
   Trad. Samuel Fesch                               St. Martin's Press, New York
   Gallimard (Série noire n°2687)


5 – (Non traduit en français)                    Dead Flowers, 1990
                                                                 International Polygonics, 
                                                                 New York


 Une contrib' de Dan
Avril 2017


                                                                                                          

samedi 8 avril 2017

Une sale affaire, Marco Vichi, Una brutta faccenda

Les affaires, c'est comme le linge, ça se lave en famille. 
Pas de négociation possible.

On retrouve le commissaire Bordelli quelques mois plus tard, toujours à Florence. Et encore une traversée périlleuse au coeur du contingent humain. 

Le meurtre d'une fillette dans un parc public affole les mamans... et les papas aussi. Faut pas croire... Une gamine, bon sang ! 

Déjà à ce niveau, Bordelli voit rouge (rien à voir avec la maladie des yeux qui voient un point noir). Alors, quand une deuxième fillette est déclarée assassinée, son sang, déjà rouge, broie du noir. 

La jeune République a du mal à grandir.

On retrouve la même équipe que précédemment. L'enquête est lente. Mais qui va piano... Et puis, cela permet à Bordelli d'approfondir et de résoudre quelques autres problèmes de la vie quotidienne.

On parle des maisons closes de la région, des "petites" gens malmenées par les brutes la vie, De faits divers et de hauts faits (?). Les organisations oeuvrent dans l'ombre et les ombres s'organisent. 

Deux Plusieurs histoires pour le prix d'une. On se met à table. La mémoire de l'Histoire n'apaise rien. Ni même le cognac qui coule à flot, ainsi que la grappa, et les petits plats proposés à la carte... Porc aux myrthes, sèches en zimino (avec blettes et tomates), ribollita, lapin en sauce...

On nous informe que les bières sont embouteillées par Peroni et que la colombe blanche s'est encore envolée.

On ne sait pas si Bordelli s'en remettra. 

A l'issue de cette lecture, la Direction propose un programme d'entraînement intensif :

- Le matin : pratique de la méditation interstellaire, avec mise en perspective de l'Humanité. 
- Le midi : étude du gros dossier qui traite de la '"Faute" et de son antériorité.
- A la veillée : lire des poèmes de Hrotsvita et de Cecco Angiolieri.... Et puisque les fêtes sont proches, lire aussi Pascal.
- Et pour passer une bonne nuit : vaporiser quelques gouttes de drosera (SGDG) dans l'habitacle ouvrir la fenêtre en grand et appuyer sur le bouton "Vecchio frac"

Le dossier est dans les mains de la majorette en Chef. C'est dire !!!




Le charretier de la providence, Georges Simenon

Ecluse 14 - Marne/canal - Dizy ? Une femme est retrouvée morte. Epernay, Reims et Paris en alerte. Maigret est déjà sur le terrain. Ambiance...