lundi 28 avril 2014

RN 86, Jean-Bernard POUY

RN 86, Jean-Bernard Pouy
-    

Dis donc Blvd, t’es sûr d’avoir bien regardé ?
 - Hey, tu me prends pour une bille ou quoi !
 - Laisse-moi faire ! Bureau 82… 83… 84… 85… 87… 88… ???.. 87… 85… 84… Ben mince alors !
             - Ah, tu vois ! 

Les personnes qui souhaiteraient faire des expérimentations régionales, sont priées de bien vouloir se diriger vers le guichet 6086, anciennement bureau 86, annexe de l’officine numéro 7. Un préposé vous transmettra une liste de contacts. Nous vous remercions de votre attention.

Déclassement en règle.
Le cor… Léonard ne sait plus très bien où il en est. Depuis la mort de sa femme, il éprouve un besoin urgent, que dis-je, viscéral, de comprendre l’incompréhensible (encore un !). Grand bien nous fasse. Cela oblige à réaliser en ces temps de foi ravivée, et de période de ponts successifs, un pèlerinage dans le Gard. Remoulins précisément. Avec dans le forfait une entrée gratuite pour la visite du célèbre pont du Gard.

Non ! Tout n’est pas inclus. Faut pas abuser. Des séances de détentes, moyennant suppléments, sont prévues. Taquinage de gardons. Jeux aquatiques. Hôtels de luxe. Piscine. Chambres en désordre à ranger. Séances de shooting (pour amateurs seulement). Ballade en cyclo. Jeux de piste. Interrogatoires. Joutes verbales entre experts latinistes. La fameuse épreuve de lancé de phrases latines…

… Et le jeune de remonter le temps et de tenter de combler l’agenda de sa moitié, référence à  son déplacement dans la région quelques mois auparavant.
On parle au Pont du Gard (régulièrement préconisé dans les traitements de cas de  burnout avéré), à un aubergiste, une résidente locale dénudée, un gosse chiant ô possible, un responsable de formation, un artiste perché, un écrivain.

On s’engueule avec un allemand. En français.

On peut affirmer de source sûre que Léonard est originaire de Melun.
Que c’est un ancien plombier chauffagiste.
Qu'il pratique la lutte libre (la précision est importante).
Et qu'il a rencontré des types très intéressants dans sa vie, des qui fournissent des conseils de vie en tout genre. 

Les concours sont de circonstance.
Les méthodes de sevrage sont 100 % fiables.
Dans les moments de doute on se réfère à Kierkegaarde.

Une enquête laborieuse. Le final est un peu précipité. Le dossier semble pourtant complet.

Difficile à exploiter quand même (imho)...

Bye

dimanche 20 avril 2014

Dossier clos : l'affaire Sughrue

Nom: Sughrue
Prénom : Chauncey Wayne 
Année naissance : 1978
Décès : 2008
Lieu de naissance : nd
Sexe : masculin
Poids : nd
Taille : nd
Géniteur : James Crumley (1939 - 2008)
Nationalité : 100% américaine
Adresse : Meriwether, Montana
Profession : détective privé
Situation familiale : marié

Signes particuliers : vétéran du Vietnam, il fut d'abord journaliste sportif 

avant de devenir un privé spécialiste dans la recherche de personnes 
disparues et dans les divorces. 
Il travaille comme barman intermittent. Marié à une avocate de quinze ans 
sa cadette.
Assez porté sur l'alcool, les drogues et le sexe, Sughrue possède une vision
fataliste de la société. 
Il est souvent victime de la confiance placée dans ses amis.
Teigneux, obstiné, lucide, il réussit toujours à se sortir des mauvais pas...

(Première publication pour tous les livres)


1 – Le chien ivre, 1980        The Last Good Kiss, 1978
Trad. Marie-Alyx Revellat    Random House, New York
Fayard
Réed. Sous le titre :
Le dernier baiser, 1986
Trad. Philippe Garnier
10/18 (Grands détectives n°1796)




2 – Le canard siffleur mexicain, 1994           
Trad. Nicolas Richard                                 
Gallimard (La noire)

The Mexican Tree Duck, 1993

Mysterious Press, New York










3 – Les serpents de la frontière, 1997 (1)       
Trad. Nicolas Richard & Daniel Lemoine       
Gallimard (La noire)

Bordersnakes, 1996
Mysterious Press, New York






4 – Le bandit mexicain et le cochon, 1999      
Nouvelle (dans le livre du même titre)             
Trad. Jean Esch
Gallimard (Série noire n°2544)

The Mexican Pig Bandit, 1998
A.S.A.P. Press




5 – Folie douce, 2005                                   
Trad. Patrice Carrer                                      
Fayard (Fayard noir)

The Right Madness, 2005
Viking, New York


(1) Avec le détective privé Milton Chester Milodragovitch) 

Une contrib' de Dan
 Avril 2014

samedi 12 avril 2014

Chats de gouttière, Rolo Diez, Gatos de Azotea


 La lecture de ce reportage latino est la conséquence d’une joyeuse présentation d’écrits Argentins à la bib. du 1er à l’occasion du salon du livre 2014.

Les principaux acteurs : Mario Rodriguez, Clara Carranza, Julio et Ojeda.
Techniques abordées : transmission du savoir
Le petit plus sagesse populaire : Haroun ar Rachid, dit Aaron le Sage
Inhalation à la fine de delicados et de gaz carbonique
Ingestion de porcs frits, de patates et de haricots
Pour les liquides : c’est bière pour les jeunes hommes, vin pour les plus âgés, et cuba libre pour les demoiselles
Ca se passe entre Cruz Grande et Mexico.
Sujet de conversation : Déplacement de Population
Histoire : référence à Tenochtitlan, sensibilisation aux « marron » de la liberté 
Parité : on apprend que les femmes aiment mieux que les hommes ( ?)

Le sujet : Ojeta, un proprio bien implanté dans le quartier, a la fâcheuse manie de se payer deux fois dans le mois. Le 5, en monnaies sonnantes et trébuchantes, rien d’anormal jusque là, mais en fonction du mouvement lunaire et de l’ambiance familiale, le bonhomme vient régulièrement réclamer un supplément de chair.
Ca fait que la petite môme Clara est à cran. D’autant que, après avoir relu dans les moindres détails le bail, tout le monde s’accorde à dire que le droit de cuissage n’est pas stipulé ou alors vraiment en tout petitpetit…
Quant à Julio, une toute jeune recrue, fraîchement débarqué dans la capitale, tout guilleret et gonflé à bloc, mécanicien de métier, est très vite pris en charge par la communauté des voisins. A savoir, lasusdite Clara et le sieur Mario, un ancien combattant de la vie. Vendeur d’encyclopédies. Le couple fait de son mieux pour l’intégration. Des « bonnes gens »…
Le soir à la veillée, les voix se font entendre. Elles rappellent que la violence sue de partout dans ce monde. Qu’elle soit physique, mentale ou morale. Que les tristes corps sont enchaînés. Et que les tristes âmes sont toujours en errance. C’est un fait : la population souffre. Les disparitions sont rarement inquiétantes…
Pourtant, aujourd’hui, c’est Julio qui donne l’alarme… Comme c’est étrange. Ca ne se passe jamais comme on le souhaite. Il doit bien y avoir une théorie là-dessous…

Je pars faire quelques recherches sur ce thème, je reviens dès que possible. Bye
  



      

vendredi 11 avril 2014

Arrêtez le carrelage, Le Poulpe, Patrick Raynal


- Bon sang ! Une flemme comme c’est pas permis !
- L’effet Nino, sûrement…
- Oui mais à ce point-là, c’en est écoeurant…
- Arrête ton babillage, Blvd, c’est du sérieux ce coup-ci !
- … Ok ! Donc aujourd’hui, nous allons continuer à étudier le personnage du Poulpe. Le texte retenu est le n° 4 qui est en fait le n° 3. Sachant que le n° 2 n’est plus disponible en boutique. C’est un peu compliqué à expliquer sur le papier, mais je vous assure que lorsque vous êtes chez l’éditeur, près de la butte, tout s’éclaircit… Enfin presque…


Suite du profil : le Poulpe, du haut de ses convictions, est aussi capable de politesses avec la maréchaussée. Grand amateur d'avionique. Boit exclusivement de la binouze (confirmé). Dans ce dossier, il fait dans la rousse. Jupiter et Kilkenny sont sur le zinc. Le bonhomme travestit sans vergogne son blaze. Pratique les arts martiaux . Distille et médite les paroles de sagesse populaire. Le commis du jour est Nsr Heddin, Hodja…
Le Poulpe ressemble à un justicier, se déplace comme un justicier, parle comme un justicier… Mais ce n’est pas un justicier. Au mieux un justiciable.
Ne fait jamais la morale (limite quand même, imho)
Le calibre .12 est la taille qui convient

L’étude en question : pause bien méritée chez le père Gérard, patron du Pied de porc à la Sainte Scolasse. L’ambiance est au plus bas - les conséquences de la crise sûrement -. 
Heureusement le Gabriel pointe le bout de son nez. Soulagement dans la communauté.
« Le p’tit est rentré ! Hip hip hip…».

Mode opératoire respecté :

-         Lecture des journaux, rubrique faits divers à la Une
-         Regroupement au bistrot
-         Engloutissement d’un pied de porc « maison »
-         Retour à la maison
-         Dépôt du baluchon au pressing/coiffure… Echanges de bons procédés. Explication de texte.
-         Re-retour au bistrot
-         Echange de deux-trois phrases (pas plus) de cowboy
-         Passage obligé chez Mario

Et c’est parti pour de nouvelles aventures. Check-list terminée. On peut y aller. Décollage imminent.

Le fait divers :

Un pêcheur (breton) saute de son bateau de pêche (rare) « in estrémisse », vu que devant lui il aperçoit une île  mine flottante qui semble vouloir lui lécher le museau. Le plongeon est magnifique. Le record du cent mètres est frisé. Le navire s’éclate comme prévu. La décision d’abandon était juste (c'est pas à un vieux sage...). L’expérience… Tout simplement. Dans l’absolu, rien d’anormal. La région de Lorient et ses côtes ont été largement assaisonnées durant la seconde guerre « mondiale ». Mais le doute persiste sur les conditions réelles du comment du pourquoi. C’est pour ça que Gabriel enfourche sa Norton 750 et rallie le bled illico. Il veut en avoir le cœur net. C’est beau le dévouement.
L’équipe du coin est sympa. L’accueil chaleureux. Les « irréductibles » reprennent du service. Attentats. B(r)aisages de fessiers. Molestation de notables. Bastons. Séances de picole. Le mythe du Motard à fond. Ministres accessibles. Programmes immobiliers. Pouvoir écorné. Jeunes filles en fleur. Manipulations. Justice rendue ( ?)…etc. etc. 

- Rassurez le carreleur. Tout est bien qui finit bien.

Texte sympa. Se lit vite. On s'instruit... ou pas. C'est selon l'avancée du programme. 
Un 20/20 (abusif, je sais) rien que pour l’évocation de la « goldo ». Un spécial voyage en troisième classe.  Une petite larme et un claquement de langue. Sans filtre pour moi ! Préparation en souplesse à la boyard.

Complément : ce dossier ne traite point des bienfaits de la grappe. Le mythe de Sisyphe est évoqué. Le Mexique est à l’honneur. L’ombre de Voltaire et de Diderot plane.

"Spécial" Municipales 2014 : les braises sont chaudes à Lorient. Je me demande comment le Poulpe a réagi.  
Bye


Le charretier de la providence, Georges Simenon

Ecluse 14 - Marne/canal - Dizy ? Une femme est retrouvée morte. Epernay, Reims et Paris en alerte. Maigret est déjà sur le terrain. Ambiance...