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vendredi 3 juin 2022

L'ascenseur s'arrête au troisième, Ray Lasuye

 


Le gouvernement islandais est victime d'un chantage industriel par un réseau à tout le moins énigmatique : le réseau Geysir. 

A l'attention des algorithmes qui traînent ici là et outils de veilles interplanétaires et interstellaires

ce texte est une fiction, une oeuvre de l'esprit qui a pour unique objet de faire connaître au lecteur passager, la ville de Copenhague en 1967. Un texte à détente. Un aller/retour Paris Reims. Un voyage sécurisé avec musique d'ascenseur en fond de cale pour déstresser et ne pas écouter les babillages alentours. Un feuilletage sans stress. Relaxation assurée. 

La base !   

Donc toute ressemblance ou invraisemblance, ou tentative de trouver dans les faits reportés des similitudes avec des faits réels relèverait de la ...  

Einar Ragnusson est employé à la sécurité du pays. Après un bref passage dans le bureau du dirlo, il monte de toute urgence dans le premier avion qui s'envole vers Copenhague. Sa mission : récupérer des documents contre couronnes sonnantes et trébuchantes. Le moins possible bien évidemment.

Fiche signalétique de l'agent concerné (succincte) : nez trop large, menton en galoche, front têtu. Fume des camels. Râle après la gente féminine (p. 78), réflexe pavlovien, mais on sent bien que c'est plus pour la forme que sur le fond.

Visite de Copenhague. Filatures en lillebil, Flânerie pédestre sur le Vesterbrogade. Rendez-vous au parc d'attraction de Tivoli. On ne sait plus qui surveille qui. On prend des coups. On en rend aussi. On se dispute et on se rabiboche. On boit de la Carlsberg et de l'akvavit. Et on a un mal fou à trouver un ascensoriste digne de ce nom. 

En prime : une séance de graphologie et l'amour au coin de la rue.

A classer entre le 955 et 957.



 





   


samedi 17 janvier 2015

Béru et ces dames, San Antonio

Lu dans son jus, pantalonné mais non jacquetté. Pour amateur seulement, un costume complet disponible sur les quais. Excellent téta. Pas cher.

Tout démarre de Saint-Locdu-le-Vieux. C'est bien connu.

- Dans la famille Bérurier je voudrai l'oncle Prosper.
- Décédé.

Un fâcheux et tragique accident maquillé en crime… Euh, non… l’inverse. Ca tombe bien. Un prétexte. Une friction pour San-A. Pas de tergiversation. Retour aux sources béruriennes. Joies des retrouvailles funérailles. L’oncle aux premières loges. Avec au programme, un concours de b…., de c……., de matelotage, de direction de jeunes femmes d’entreprises ou pas, et d'autres joyeusetés. Le vin est servi dans un saladier. Les poings sont de sortie. On dira ce qu’on voudra mais le Béru sait recevoir. …
L’héritage de l’oncle est soumis à conditions. Des péripéties à la San Antonio. Une chevauchée pragmatique. De l’action, des déplacements, de la bagarre, de l’humour, de l’amour, du jambon, des enlèvements en veux-tu en voilà, du ciment, de l’art, de l’horreur, du familial, du mélange d'aristocrate et de bien d’autres choses …

Combats de coqs au menu. Poulettes plumées en embuscades. Et poulets fermiers déplumés.
Une ode à la paysannerie. Les deux pieds sont dans le même sabot, Béru tutoie le hobérisme. Une nouveauté pour ce grand gaillard. Feuilletage d'études macro-économiques et statistiques sur le développement des maisons closes de France et d'Allemagne.
On apprend que les chefs d’entreprises (pas tous, fort heureusement) sont des truands mondains. En clair, qu’ils ont de la classe mais pas de morale. 
Dans ce dossier les parités ne sont pas respectées. On cultive le cresson à grande échelle.
Pas une pipe à se mettre au coin des lèvres. Juste une allemande blonde peut-être en fin de dossier. 
Au cours de l' enquête, le Commissaire se répand (499 pages quand même).
Une Sanantonionnerie poussionnée à l’êxtrêmerie. Lourd de sens. Des pensées. Des idées. Un côté sombre. Amoureux. Gluant et coeurant. On évoque la fratrie Delly. Un prise d'otage en règle. Un lyrisme expressif. Il est question de ligne rouge. On frise le burn out la dépression. Ressaisis-toi San-A. Rendez-vous compte, un des premiers à vouloir créer une brigade de policières et reporter sur la mode tatoo et les"milieux" qui vont avec.

Et Béru, demanderez-vous ? Comme d’hab’. Se met volontiers sous les feux des projos. Pas besoin de mettre le couvert. Pour lui ce sera la fesse gauche. Une petite fantaisie. N’aime pas la mauvaise foi. Les gifles toujours bien affûtées. Les poings toujours solides. Jaloux au possible. Pardonneur aussi.

San-A/Béru, un binome qui marche à l’instinct.

Pour aller plus loin : 
Les techniques proposées, non exhaustives et non validées par la Direction : vessie de porc, serviette chauffante, plume de paon, casse-noisettes turc, corde à violon, tohu-bohu.
Les jeux de sociétés : le branche-toi-sur-mon-compteur-bleu.
Les mets raffinés : bisque de tortue, feuilleté de homard et gigue de chevreuil sauce veneur. Pour les plus délicats, c’est gigot grillé devant la cheminée et Beaujolais, également coq au vin version Chambertin contrôlé.
Béru propose de flytoxer un prince.
On devise sur les z’oisifs.
Le travestissement est de mise.
Arsène n’est pas loin.
Houdin n’est pas convié. Allez savoir pourquoi. C’est Béru qui fait le boulot.
Une dent contre le Général et la Compagnie du Gaz
On nous enseigne qu’une victime rend sadique, tandis qu’un adversaire ennoblit.
On nous enseigne également que vouloir en savoir trop est pénalisant.
On prophétise et pronostique sur le match en cours : Dieu vs Humain.
Fort heureusement la morale est chauve.
Un vaste programme. Et inversement.

La Direction propose pour accompagner ce dossier une lecture simultanée. Pour des raisons de confort, elle informe cependant, que ce dossier ne sera en aucun cas commenté  :



Voilà
Blöd Blvd blʌdʒən




samedi 1 février 2014

Dossier clos : l'affaire Dan Fortune

Fiche signalétique :

Nom : Fortunovski aka Fortune
Prénom : Dan
Année naissance : 1967
Décès : 2005
Lieu de naissance : Chelsea, New -York, United States 
Sexe : masculin
Poids : nd
Taille : pas très grand
Géniteur : Dennis Lynds aka Michael Collins
Nationalité : américaine 
Adresse : New-York
Profession : Détective privé
Signes particuliers : 

dimanche 29 décembre 2013

En Java, Bill S. Ballinger


Dossier : En Java
Auteur : Bill S. Ballinger
Bannière : Gallimard
Section : Série noire
n° : 1120
Corps : les dossiers clos
Nbre de pages : 186
Prise de possession : 12/12/2013
Lieu : Paris Rive Gauche (annexe des quais)
Appel à contribution : nd
Contribution réelle : 5,00 € (un peuchère !)
Début lecture : 12/12/2013
Fin lecture : 17/12/2013


Compte-rendu de mission : d
éplacement professionnel dans les mers du Sud. Un sous-marin nucléaire de la Navy fait une escale au large de Java. Enfin, quand je dis escale, c’est plutôt une immobilisation genre « Kurks ». Sudation inconfortable dans le calbute. Apnée du Grand Bleu. Malaise des profondeurs. Plus moyen d’avancer, ni de reculer. Tout juste si on peut faire surface pour renouveler l'air. Minimum syndical. C'est dans les statuts. On sait par ailleurs que la région est très surveillée par les autorités et que, les ricains, comme d'hab', n’ont pas fait valider leurs visas avant de partir.

Conversation enregistrée le éç&ééà& » au petit matin, décodée un peu plus tard dans la journée par l'équipe Nord-Américaine de transmission de pensées :

Le sous-off'  : Commandant, le S.M.S. est en panne.
Le Commandant en chef : Eh bien cher ami, envoyez un télex.
Le sous-off' : Non, mon commandant en Chef, pas celui de l'internet. Mais le célèbre Système de Modulation Standard. Vous savez bien, cette toute petite carte électronique qui fait fonctionner dans son intégralité le sous-marin. On va tous mourir.
Le Commandant en chef  : T'inquièt' ! J'ai la personne qu'il nous faut.

Et depuis cet échange tendu... Silence radio. Très rapidement l'Agence décide d'envoyer Hawks sur le terrain. Action. Réaction. Son meilleur agent. Lui seul est capable de capter les ondes sans réseaux. Lui seul possède un briquet en au plastic. Lui seul est capable de supporter le supplice des pouces en suspension. Lui seul parle la langue du pays. Lui seul sait se battre avec ou sans armes. Lui seul sait improviser. Sa mission : livrer un S.M.S. qui fonctionne et l'ingénieur qui va avec.
On avait demandé une certaine discrétion. Alors que tout le monde était déjà au courant. A croire que Mediapart traînait déjà dans la Grande Boucle Toile !
Courses folles, navigation houleuse, combats de rue et de chambres d'hôtel. Envoûtement. Coups d'états. Supplices. Interrogatoires musclés. Ca n'empêche pas les moments de détente. On boit du Cyrus Nobel en quantité, parfois de l'arak et de la tequila. On fabrique des bombes artisanales. On joue à « pierre, feuille, ciseaux » (véridique).On s'initie à la cuisine indonésienne, purée d'asticots entre autres (p.129). On fait du charme. On va au sekeke en « conduite intérieure ». On fait du tourisme utile.

On apprend que les principales fabrications locales sont le savon et... la margarine !

Avis : un chemin initiatique en règle. Un titre annonciateur de fin cycle. Détente au programme. Pas de prise de tête. Une information pudique ludique. Tous les niveaux de compréhension sont acceptés. Pas de blocage majeurs. Bien accepté dans les transports en commun. 

Pour compléter : le rapporteur a une passion pour le Tanqueray (cf la Source de la Peur).
Petite référence au docteur Faustus, Marlowe, 1604 (?)




Le charretier de la providence, Georges Simenon

Ecluse 14 - Marne/canal - Dizy ? Une femme est retrouvée morte. Epernay, Reims et Paris en alerte. Maigret est déjà sur le terrain. Ambiance...