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samedi 12 janvier 2019

Un coup pourri, Alain Demouzon


- Toc, toc !
- Qui c'est ?
- C'est la voisine d'en face ! 

Un dossier en deux temps. 

Non ce n'est (toujours) pas une bourrée poitevine. Une ardéchoise peut-être ?


1ère période

Lors d'une séquence de réchauffement climatique à Paris intra-muros, Gisèle, mère délaissée depuis un an par un mari indélicat, toque à la porte de Nicolas, un détective discret (la base), solitaire (confirmation de la base), un peu bougon (si on veut), volontaire (mais prudent), buveur de bière (un classique en métropole), et qui ne compte pas ses heures... et ses cicatrices. 
Après moult et moult assauts, le Nicolas cède aux demandes pressantes de la dame. Il va finalement enquêter (gratis ?) sur la disparition de Georges. Mais pas de méprise. Tout est fait dans les règles. Un pas en avant, un pas en arrière, un sur le côté, etc. 
Direction Lyon en train de nuit. Une autre époque.
L'enquête s'avère être plus compliquée qu'elle n'y parait. 
On rencontre quelques loustics qui naviguent dans le secteur de l'immobilier, la finance, et la vie nocturne lyonnaise.
On boit de la bière en grande quantité (chaleur oblige) y compris durant les heures de boulot. On fricote, on chahute, on bastonne, on réceptionne, on se met au vert (Ardèche), on lit des magazines pour hommes modernes, on roule (pied au plancher) en 4L et Simca 1300, et on nudisme.
La jeunesse est à la manoeuvre. 
Vive les vacances !!!

Mi-temps à Paris

2ème période

Rebelote ! Direction Lyon puis Ardèche. Course poursuite, fusillades, assassinats, etc.

À classer... sans suite. 




samedi 17 mars 2018

Dossier clos : l'affaire Jacob Asch


BIBLIOGRAPHIE de Jacob ASCH

Personnage créé en 1974 par Arthur LYONS – Américain – (1946-2008)

Jacob Asch, fils d'un père juif, tailleur, qui possède un petit magasin à Fairfax et d'une mère, membre de l'église épiscopale, vit à Los Angeles et exerce le métier de détective privé. 
Après des études universitaires, il débute dans la vie comme journaliste d'investigation au « Chronicle » de Los Angeles de 1960 à 1969. 
Après avoir refusé de révéler à la police ses sources d'information à propos d'un article, il est condamné à six mois de prison. Il quitte alors le journalisme et devient détective privé à Los Angeles, sa ville, qu'il aime plus que tout. Il a alors trente-quatre ans. 

Quelques travaux confiés à Jacob : 
- Tenter de prouver l'innocence d'un homme accusé d'avoir tué sa femme et son amant 
- Retrouver le mari d'une connaissance disparue 
- Chercher une femme et son enfant disparus depuis huit ans
- Investiguer auprès du fiancé d'une riche cliente qui souhaite savoir si elle est aimée pour elle ou pour son fric 
- Régler un litige avec une compagnie d'assurance qui refuse de verser une prime, suite à la mort accidentelle du mari de son ancien amour
Il est également recruté par une femme abandonnée depuis seize ans, qui croit reconnaître son mari sous l'aspect d'un réalisateur de cinéma célèbre. Etc...etc... 

Cela le mène à côtoyer une secte de nécrophiles, un cadavre dans le coffre d'une voiture, une femme, jadis ravissante, pendue à un crochet de boucher, la mafia, un enfant mort, un trafic d'antiquités et de drogue, des politiciens corrompus, des magnats de l'immobilier un peu assassins, des magistrats pas très indépendants etc... La liste est longue. 


Son but est de parvenir à la vérité. C'est un bosseur, fougueux et fort en gueule avec des méthodes pacifiques. Sa faiblesse, c'est d'être sentimental. Il n'est pas regardant sur la moralité des belles femmes qui couchent avec lui. 

Pour finir, un extrait de « Caméra-stylet » page 131 : 
vous savez ce que Marilyn Monroe a dit quand elle a signé son premier gros contrat avec un grand studio ? «  C'est la dernière "biiip!" que j'aurai à sucer ».

Les dossiers en questions :


1 – Le fouineur, 1976           .    The Dead Are Discrete, 1974

      Trad. Roger Guerbet           Mason & Lipscomb
      Gallimard                             Publishers Inc., 
      (Super noire n°33)               New York
   
2 - (non trad. en français)          All God's Children, 1975
                                                  Mason / Charter,
                                                  New-York

3 – La ravissante à l'abattoir,    The Killing Floor, 1976

      1978, Trad. Rosine             Mason / Charter,
      Fitzgerald                            New-York
      Gallimard (Super noire n°93)    

4 – (non trad. en français)         Dead Ringer, 1977

                                                  Mason / Charter, New York

5 – La déchirure, 1981              Castles Burning, 1979

      Trad. Simone Hilling            Henry Holt & Co.,
      Gallimard                             New-York
     (Série noire n°1842)

6 – Faut pas avoir honte, 1982 Hard Trade, 1981

      Trad. Jean-Michel               Holt, Rinehart &
      Alamagny                            Winston, New York
      Gallimard (Série noire n°1865)   

7 – Ne fait pas à autrui, 1984    At The Hands Of Another,

     Trad. Denise May                 1983, Henry Holt & Co.
     Gallimard                              New-York
     (Série noire n°1977)

8 – (non trad. en français)         Three With a Bullet, 1984

                                                  Holt, Rinehart & Winston,
                                                  New York

9 – Caméra-stylet, 1989            Fade Faded, 1988
      Trad. France-Marie             The Mysterious Press
      Watkins                               New-York
      Gallimard (Série noire n°2175)                               
     

10 – L'argent du Turc, 1991      Other People's Money, 1989
        Trad. Laurette Brun           The Mysterious Press
        Gallimard                           New-York
        (Série noire n°228)

11 – (non trad. en français)        False Pretenses, 1994

                                                   The Mysterious Press,
                                                   New-York

Une contrib' de Dan

mars 2018

dimanche 7 janvier 2018

Tatouage, Manuel Vázquez Montalbán, Tatuaje

Comme il est mentionné dans la notice d'utilisation, un corps d'homme sans vie flotte négligemment, à quelques mètres d'une plage de sable chaud, dans la zone des trois cents mètres catalane. 
Dès sa découverte, le corps, rongé par le sel et les habitants des mers, est redirigé à renfort de hurlements vers la grève. 


Mais 
puisque je vous dis 
que mon fils n'est pas du genre
 à se tatouer.

- Bon d'accord ! Appelle Carvalho, j'ai une enquête poivrée pour lui et je veux un nom dans la semaine !
- Ok, je le mets dans le texte.

L'enquête est séquentielle. L'idée de base, c'est d'attraper le bout visible de la ficelle et ensuite de tirer dessus et dérouler pour voir s'il y a un autre bout. Classique.
L'immersion dans la Barcelone et l'Amsterdam des années 70 est profitable pour les papilles, la relation à l'humain(e) et le froissement du cerveau. Le profil de Pepe Carvalho, le détective de service, est savoureusement crayonné. Trente-sept ans, fin gourmet, ex-flic, ex-marxiste, consciencieux, jusqu'au-boutiste, amateur de magazines corporels et accessoirement pudique. La mise en bouche est succulente. On approche par petites touches ici et là. Le documentaliste expérimente la distanciation assaisonnée d'un zest de négligence.

On prend l'avion, on fricote avec les peuplades du moyen-nord-europe, on fait travailler la machine à souvenirs, on récolte quelques douceurs, on étudie les comportements sociaux inhérents à la transhumance des peuples.

A Amsterdam on se pâme, 
A la Haye on s'effraye
A Barcelone on transit et on trône

Pepe prend des coups. C'est dans le contrat. 
Il avance tranquillement, s'investit, discute, mange, plonge, s'ébroue, minaude, investigue, affirme, rentre de temps en temps chez lui, à Vallvidrera pour faire un feu de cheminée.
Les femmes qui tournoient dans la cité font ce qu'elles peuvent. Les hommes aussi. Pareil qu'ailleurs. Chacun(e) à sa place. Teresa, la bourgeoise fait un peu d'ombre à Charo, la Dame de bonne compagnie. Rien d'insurmontable.
Les fils s'emmêlent un peu avec ceux de la police mais selon formule consacrée, chacun son métier et les vaches sont bien gardées. 

Pour la gustation le chef suggère : hareng, morue, pain à la tomate, dinde farcie, brie également, dont on ne saura pas s'il est meldois... et bière hollandaise.
On apprend que les gens sympathiques n'ont pas d'exigences envers eux-mêmes... ni même envers les autres; que les plaisirs sont ceux de la mémoire. Une réflexion sur le triangle s'invite (?). Inévitable... Les livres sont brûlés avec méthode. Quichotte succombera dans les premiers.

A méditer : "...sur le palier, dans l'apothéose d'une rosace reproduisant le drapeau catalan, exaltation voulue par une bourgeoisie dans la plénitude de sa maturité et de sa volonté créatrice, au faîte de sa toute puissance. fermez les guillemets.

Alerte info : les services sociaux ont reçu des plaintes suite à des violences  (légères) domestiques de la part dudit Pepe. Il "aurait" répondu que c'était pour les besoins de l'enquête. Ni plus ni moins. A vérifier.
On déplore également quelques comportements violents gratuits zé douteux.

- Tu fais quoi à manger ce soir Blvd? 
- Faut voir !





samedi 14 janvier 2017

Todo modo, Leonardo Sciascia

Todo modo, Leonardo Sciascia

Un peintre, qui a son "petit succès" dans la région, auteur de polar à ses heures, fait une petite pause sociale dans le milieu de sa vie. Un besoin urgent de décompresser. Ni une ni deux, il prend sa voiture et s'en va errer dans la campagne italienne, au gré de ses envies et de son humeur. Un jour, c'est l'été, au détour d'un chemin...

Il avoiturit chez  Don Gaetano, un prêtre d'une érudition exemplaire, chef supérieur de l'ermitage de Zafer et accessoirement, patron de l'hôtel attenant. Le lieu est imprégné de religiosité. Don Gaetano est un homme inquiétant (c'est ce qui se dit en 4è de couv'). Etonnant serait plutôt le terme exact. En ressenti bien sûr !. L'hôtel ne l'est pas moins. Et l'ermitage encore moins. Le cocktail est parfait pour faire une petite halte. D'autant que le lendemain on apprend que c'est "fiesta" au château :  le séminaire annuel d'exercices spirituels à usage des grands de la région. Tout le monde (ou presque) est attendu. Ministres et laquais du Gouvernement, de l'Eglise et de l'Administration. Bref, le grand weekend d'intégration des dirigementors. Une sorte d'otium en temps raccourci.
Le spectacle vaut le détour. Prières, incantations, danses, réflexions. Cellules de méditation à disposition et plus, si besoin. Rien ne manque. Les repas sont pris en commun. La pintade farcie fait l'unanimité dans l'assemblée.
Le programme est dispensé en latin.
On contingente
On mystère
On varie les thèmes abordés,
On cite pelle-mêle Boccace (et son buttafuoco), Andreuccio de Pérouse, Saint Augustin, Manetti, Giordano Bruno, Francisco Ferrer, Nicolo Barabino, Guttuso, Gide  et bien d'autres.
Le diable (à ce qui se dit) porte des lunettes
On lit Linus (de Charles-Antoine peut-être ?)
On parle peu mais bien (?)
Et puis finalement chez ces gens-là ...
On tue !

Et on ne fait pas semblant. Un convive, puis deux, et finalement un troisième au finish.

Le juge dépêché pour l'occasion, accompagné d'un commissaire en presque retraite, mène l'enquête à sa manière. Tout dans le mobile. Et là, forcément, ça bouge au moindre souffle.

Ce conte-polar (?) est une invitation au vagabondage de l'esprit, et à la mise sur orbite de toutes pensées collantes et/ou stériles qui ne savent que faire dans nos cellules.

On ne nous dit pas si le dispenseur du dossier a chaussé ses lunettes de compét', mais en tout cas sa technique de transmission est parfaitement au point (imho).      

Pour la méditation du soir, la Direction propose une petite phrase accompagnée d'une tisane :

"... la survivance à travers les siècles, c'est plus aux mauvais qu'aux bons qu'on le doit et c'est derrière l'image de l'imperfection que vit l'image de la perfection".  

Si au bout d'une heure le sommeil ne s'est pas invité, tentez sans forcer un salamba sarvangasana. 
Si à  4 heures du mat' le cerveau circule encore, un bon café fera l'affaire pour démarrer la journée.

Ciao

samedi 8 septembre 2012

Gare aux tocards !, Dick Francis



Quand la marée haute rencontre la marée basse... ou quand la haute puise ses racines dans la fange ... Ou quand ceux d'en bas se mettent à rêver de ciel bleu... Ou...
"Oyé, oyé, braves gens ! Sortez votre "Gandouin" et bouchez-vous le nez ! On est dans le crottin jusqu'au cou..."
Stevens, le faiseur de rêves, le roi du mécanisme alambiqué, le génie précoce, l'entrepreneur solitaire, le proprio d'équidés, nous concocte un petit manège de sa conception, façon bonneteau chevalin à la british. C'est vrai que ces derniers temps, il est contrarié le milord. Ce n'est pas que je veuille lui trouver des excuses mais le père Jody est plutôt agaçant dans son genre. Et quand il est perturbé, le Steve, on ne le tient plus. Un vrai bout-en-train.
On croise un banquier à l'ancienne, une américaine épatante, et une équipe de copains issue de tous les milieux sociaux. La plaisanterie est joyeuse, légère. Plus de peur que de mal. L'honneur est sauf.
On bénéficie d'un cours gratos de biznesse et de manipulation, on nous dévoile les techniques des books,  on y apprend de nouveaux termes médicaux. Bref, c'est la fête !

Ma note 3+. (En ce moment c'est comme ça. Je suis très 3+, allez savoir pourquoi ?).
Merci pour le tuyau. Bye bye.


Le charretier de la providence, Georges Simenon

Ecluse 14 - Marne/canal - Dizy ? Une femme est retrouvée morte. Epernay, Reims et Paris en alerte. Maigret est déjà sur le terrain. Ambiance...