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lundi 8 novembre 2021

Deacon King Kong, James McBride


 

New York.

Cuffy Jasper Lambkin, alias Sportcoat, diacre de la paroisse des Cause Houses, vient de faire péter un fusible à Deems, le petit caïd de la cité. Un arrêt de mort vient d'être prononcé...

Un humour pressé à froid. Une ribambelle de portraits, tous aussi juteux que pathétiques.

On parle de Dieu 
On écoute Tampa Red,
On boit un tord-boyau maison,
L'enquête est diligentée par Potts,
Et l'accompagnement est assuré par Miss Gee

Pour le reste : 

À vot' bon coeur, M'sieur Dame !


jeudi 4 février 2021

Les Dynamiteurs, Benjamin Whitmer

- Avec ou sans filtre ?
- Sang !





Grosses déflagrations dans les quartiers de Denver. A la toute fin du XIXe, la ville est à son apogée (?) et entame sa descente tout schuss. Comme de coutume dans ces moments-là, la division de la société est à son paroxysme. Ca sent la dégringolade à plein nez.

Donc il y a ceux qui vivent sur terre. 
Et les autres...
 
Les déplacements sont (encore) autorisés. On a prévu une échelle à portée de main. Elle est robuste, bien calibrée, mais un peu lourde à manipuler et surtout, très étroite. Alors, quand tout ce petit monde se croise, forcément ça fait des étincelles. C'est comme qui dirait, 
 
pot de chairs
contre 
pot d'balles.

En bas (ou tout en haut) de l'échelle, il y a (soeur) Cora et ses petits. Elle mène sa troupe avec une poigne de Sainte. 
 
Son job : 
 
1) l'accueil d'enfants qui errent dans la cité et fouillent dans les poubelles pour se restaurer, 
2) la défense du couchage de fortune proposé dans l'Usine, contre les envahisseurs venus d'ailleurs qu'aimeraient bien descendre un barreau de l'échelle pour rester à couvert.
 
Max, le narrateur, tout fraîchement adoubé dans la section ADO, amouraché et enamouré de Cora, veut épater la Princesse. Une espèce de chevalier servant (en voie de disparition) qui décide de vendre ses services à Cole parce que tout récemment...

- Trop long Blvd !

En bref Max plonge tête la première dans le merdier qui jouxte. Un beau saut de l'ange. Direct l'Abattoir.
 
On manie l'arme ultime du conquérant insulaire, l'opium, on sue corps et âmes avec Dame coke et Mam'zelle Nitro est courtisée par le type qu'a une parenté avec la Cloducque
 
Les saloons sont ouverts 24/24. On y sert principalement de la bière et du whyskey.

L'armurerie est également ouverte (jusqu'à pas d'heures). Le catalogue est bien fourni : colt new pocket, thunderer, fusil à bisons calibre 45 70, revolver Schofield, couteau bowie... 

Trahison, vengeance, survie... Un texte pour les celleszéceux qui ne rechignent pas à lire dans les remugles de gorge. Un texte qui transpire l'émotion. Une poésie de l'âme, tapie sous des flots de sang et d'horreur. 
L'âme des poches de sang. 
La vie quoi !
 
La Direction recommande la B.O. de Max
 
D'aventures en aventures, de trains en trains...
Et pour alléger un peu la sauce : boum !

lundi 10 décembre 2018

Les incurables, Jon Bassoff

Une purge en règle !

Liminaire : un petit clic ? (pour la compréhension merci!)

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Walter s'investit.
Objectif : sauver le monde qui souffre.
Technique utilisée : lobotomie transorbitale
Outil : pic à glace
Sa devise : "filer un mauvais coton"
Lieu : Burnwood, Oklahoma, et tout plein d'autres lieux.

Scent s'investit également
Objectif : sauver son monde qui souffre
Technique utilisée : prostitution en amatrice
Outil : corps physique
Sa devise : "être sur le fil du rasoir"

Stanton : s'investit aussi
Objectif : sauver les âmes en souffrance
Technique utilisée : prières, sermons, etc.
Outil : principalement l'organe vocal
Sa devise : "avoir les fils qui se touchent"

Durango : le Messie himself - c'est le père qui l'affirme - s'investit
Spécialité : remettre les morts dans le circuit
Technique : incantation, observation
Outil : la bêche du jardin
Sa devise : "avoir un fil à la patte"

Edgar : le cobaye, le révolté, le faire-valoir, le différent, l'autre, le soumis, l'incompris, le gille, et ...
Spécialité : travailler pour les autres
Technique : regarder ses pieds, ou plus exactement baisser la tête (jusqu'à ce qu'il la relève).
Sa devise : "passer au fil de l'épée"

Thèmes abordés : le port d'armes en toute circonstance, l'industrie pharmaceutique, la Religion,  la Maladie, la mère et le père au centre des débats, les secrets de famille, les enfants qui reprennent l'étendard, la foule...

On boit du bourbon, du brandy, du scotch fumé, du gin et du lait.
On se pavane dans les rues du bourg le Colt et le Smith & Wesson au ceinturon.
On pense aux "penseurs". Kierkegaard est feuilleté et cité. Un truc sur les deux façons de se tromper.
Martin Buber est également mentionné, ainsi que Kant, Locke, Thomas d'Aquin, Nietzsche.

Des souhaits ont été formulés à la "braillade", dont un majeur :
la transformation de l'eau en whiskey, largement plébiscitée par la Direction.
On attend les résultats des essais.

Des affirmations ont été assénées sans droit de réponse :

"... même les pacifistes ont leurs limites."*
"Tout le monde est le diable..."
"Les morts sont un fardeau pour les vivants."

Beaucoup trop d'affirmations.  En cours de vérification.

Des costumes de lait et de sucre sont portés, et le repas de base est un grand classique : côtes de porc et pommes de terre.

Et on est en 1953 !

Au final, comme prévu, tout ce beau monde est renvoyé dans ses foyers.

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Maintien de la surveillance.

P.S. : la Direction n'a pas du tout trouvé ce reportage hilarant, mais alors pas du tout !


jeudi 2 août 2018

Sans lendemain, Jake Hinkson, No Tomorrow



Drame en 3 actes.

Une épopée pastorale, rurale, sociale, sexuale (soft), féminale, amourale, cinémâle, dans l'amérique du redressement planétaire. Les femmes s'émancipent sur la 66, se congratulent, et tombent dans les bras l'une de l'autre. Les z'hommes, eux, sont déjà, quasi en s... mais finalement, au prix d'un effort extraordinaire, réussissent à garder le pouvoir de dire et faire des conneries les choses au mieux (cf. dossier suivant - sous presse - "Pour services rendus"). Chacun son job. Les échanges sont toujours possibles. Les informations circulent à la vitesse des routes. Le monde se découvre. Les ceux qui étaient cachés sortent du bois. Lamême qui s'est produite en 80 par chez nous. Et on ne parle pas de vitesse encore sur les double sens.   

"... j'ai perdu la vue et vu la lumière"

C'est Frère Obadiah qui parle. Un rescapé des chutes d'obus en terre d'Europe.  En recyclage, depuis son retour des champs, dans la transfusion de la foi.  C'est la bourgade de Stock's Settlement qui bénéficie de ses conseils. 
Billie Dixon, elle, c'est la 'tiote gamine (majeure en vrai) de Kansas City qui veut réussir (?) dans la vie. L'industrie du cinéma conviendra bien. Los Angeles est le meilleur spot pour décoller.
Amberly c'est la femme du frère ci-dessus cité. 
Eustace, c'est le flic de la ville.
Lucy, c'est l'assistante, et la soeur (d'Eustace).

Il fallait s'y attendre. Quand Billie débarque dans la cité tranquille, tout se met à vaciller. Malheur, malchance et trahison se donnent l'accolade. On profite d'un orage pour dispenser les bienfaits du ciel sur terre. Mais ce n'est pas du goût de tout le monde. Fuite d'huile sur l'asphalte chaud et granuleux de l'ouest. De motel en motel. De ville en ville... Arrivée triomphale à L.A. et ... 
Re-accolade. Tout s'embrouille. Retour à la case départ. 

Un passage de l'Épître aux Romains est cité. Une histoire de pâaasions infâaames
Un paquet de PallM... est sorti d'un pantalon enfilé par une femme.
L'alcool coule à flot pour noyer les épreuves. Une impression chaotique. 

Un texte qui se lit. Qui peut divertir et susciter des passions. 
Mais (MC) déjà lu et relu à l'occasion de séances de lecture précédemment organisées. Pas de nouvelles fraîches. 
Un peu comme dans le titre.
A moins que...
Bye


mercredi 6 juin 2018

Sale boulot, Larry Brown, Dirty Work

kud kœʁ !!!

Salle de garde :

Une chambre d'hôpital classique. Deux lits côte à côte. Repas servis à heures fixes. Visites régulières du personnel d'encadrement, dévoué et tout et tout. Et même plus. Comme d'hab'. Un téléviseur. Et ... du temps à ne plus savoir qu'en faire. Mais sur ce point, il ne faut pas compter sur Braiden et Walter pour trier les lentilles et, vu que les jeux de cartes ne peuvent être exploités correctement, très vite ils se mettent d'accord pour se raconter des histoires. 
Politesse oblige, règle n° 1 : "chacun doit s'exprimer sans être interrompu". 
Règle n° 2 : il est autorisé de s'assoupir durant les débats." 
La règle n° 3, "celui qui prend la parole doit s'annoncer", décidée à la va-vite, n'a pu être respectée, ce qui fait qu'il y a eu un énorme travail de suivi et de recoupement des sources à effectuer.  
Rien d'insurmontable !

Un dossier qui traite :


du grandissement des enfants en milieu humain,
des complications de la fin de vie, 
de l'acharnement thérapeutique,
du handicap,
du regard des autres,
des voyages inter-cérébraux,
de la boite à souvenirs,
de la guerre et de ses corollaires,
des relations d'hommes à hommes,   
de l'étonnement sans limite de femmes et d'hommes en transit,
d'envie de vivre,
d'amour,
de foi.

De nombreuses citations à citer, à qui on veut quand on veut  : bonne et mauvaise foi garanties
Extraits : 

"...eruem ertua nu'uq tuaf sevivrus ut euq ruop siof seD .snaded suolc sed recnofne iuL te...sébéb sed reut ruop stnahcém sneg sed ue sruojuot a Y .sruojuot arua ne y te serreug sed ue sruojuot a Y .remussa à elicaf sap tse'C .nu'uqleuq reut ed esohc euqleuq tiaf aC .sneg ed port te sesohc ed port a Y ? essap es iuq es tuot ed tnaruoc ua rinet et xuev ut tnemmoC .ressob sap ed lam sap tse'c dnof uA .servuap sel ruop euq sehcir sel ruop etiaf xueim sruojuot tiaté iol al euq tiasid lI .issua iom scurt ed sat sed ruop éyap ia'J ...sap sruem eN ...aç ruop stom ed sap a Y .rioved ruel tiaté'c euq ecrap sitrap tnoS .riruom tnemécrof tiod no'uq trom à énmadnoc tse no'uq ecrap sap tse'C".elôrtnoc el udrep etsuj a li'uq siorc eJ .enigiro'l à aç emmoc uvérp tiava'l ruengieS el euq sap siorc eJ .erid tuaf ,iom ruop erètsym nu tse reitne ednom eL .sertua'd euq sulp sniatreC .suot elfrom nO ? riovecer ne'd elbapac sap se't is serdro sed rennod sarruop ut tnemmoC"

et quelques jurons distillés ici et là.

"le monde va pas changer pour un homme"
Un texte sur la vie, et ses frissons. Le côté "drôle" n'est pas flagrant.
Ce sont plutôt des pensées sombres et sensées sur la contingence des poches de sang.
De l'humilité, du respect.
A relier richement, et à classer sur l'étagère "livres proches"  

Que la fête commence :

Soul, blues et images : "Le bal des maudits".

Les plateau-repas peuvent être servis : 

Petits pois purée biscuits, 
poulet, 
saucisse en croûte, 
bacon,  jambon de pays, 
frites ketchup, 
assiette de sinsemilla, 
lait et jus d'orange.
Et bière au litre. 

On parle également d'une flasque de whiskey.

Les armes dégainées sont principalement de guerre, verbales et blanches.

et pour compléter : 


lundi 23 octobre 2017

Le Diable en personne, Peter Farris


D'un côté Maya et Leonard. De l'autre, les autres. Chalmers fait l'arbitre.

Les voyages forment la jeunesse (?).  
Mal installée à l'arrière de la voiture, sans visibilité extérieure, la demoiselle regrette de n'avoir pas pris un aller-retour. 
Arrivée au relais, elle déplie ses jambes, délicatement (?), tandis que le cocher montre un peu de fermeté... et de fébrilité, aussi. 
Il faut dire que Leonard est dans les parages, et qui plus est, sur ses terres. 
Ca va cogner dur. Le bois est livré très sec cette année.

L'auberge est pourtant réputée calme. Les repas sont pris en commun auprès de la cheminée : maïs, crackling bread, saucisses, oeufs, buttermilk, sucre d'orge, lapin à la pomme, shellcrackers frits dans la graisse, ailes de poulet au piment.... Le jus d'orange frais est servi à table dans de beaux verres. Le whiskey coule raisonnablement et pour l'engourdissement du soir, on propose des boissons licites mais avec effets indésirables si abus.
La déco est sobre. Les rares client(e)s, pour ne pas citer  Marjean, attendent halloween avec impatience en faisant quelques pas de danse, sous le regard de Madame Annie qui minaude.

L'action se passe principalement dans le jardin. Atelier de couture, stand de tir, creusement de trous, spéléologie, etc. 
En cas de petits "bobos", on fait appel au pharmacien de service pour les premiers secours. L'armoire regorge d'herbes, de racines en tout genre, de sirops et substances étranges. Pour les gros "bobos", le livre de prière est sur la petite table dans le vestibule.

On nous informe dans l'oreillette que les cigarettes au menthol sont réservées aux filles.

En cas d'orages, les aimables z'habitant(e)s sont prié(e)s de se ruer vers l'armurerie bien achalandée. Une tradition du coin. 

Une note sur la solitude, les relations de couples, la Famille au coeur du débat. L'indifférence bat son plein. Les coeurs et les corps sont meurtris, et quant aux âmes, n'en parlons pas.

C'est sombre, l'impression tenace que la vie l'action se déroule uniquement de nuit. On déterre les morts souvenirs, on creuse, on rampe, on humilie, on déplore une forte tendance à la déforestation, on instruit à charge, on avance comme on peut. 
On essaye pourtant de se détendre pour faire bonne figure, mais au final, les pertes sont toujours immenses... du point de vue des intéressé(e)s.

Un dossier solide avec force arguments. Exemples, contre-exemples. Un relent de Charles Williams (imho) derrière le gosier et une formation accélérée chez M'sieur Platon. 
Pour les nouveaux, la Direction rappelle que les enseignements se dérouleront toujours grotte n°3 au fond du champ d'à côté.

Quelques réflexions de la rédaction

1 - Quand les problèmes surgissent ils vont par paire. Toujours. 
Attitude à adopter : lorsqu'un un problème est identifié (majorité des cas), il convient d'identifier le second. Et fissa !

2 - Quand les fils commencent à se plaindre et donner leur avis,
Attitude à adopter : en cours de résolution 

A classer.

Bye

jeudi 9 juin 2016

Seuls sont les indomptés, Edward Abbey, The Brave Cowboy

Guitare, carabine, duvet, cheval, demi-miche de pain au seigle, fromage, salami, oranges, tabac (London Dock), pipe, un baiser doux, cartouchière, gourde, ... et couteau.
- Je t'ai mis la liste des courses sur la table de la cuisine. Ne l'oublie avant de partir Blvd ! .. et si tu penses à aut' chose... Pense à revenir aussi.... On mange à sept heures !!!
- D'ac' ! j'en profiterai également pour descendre la poubelle. T'inquiète. 


Avertissement : ce texte est déconseillé aux âmes désensibilisées.



Jack Burns met le feu aux poudres et prend la poudre d'escampette.

Jack est un véritable garçon vacher des Etats-Unis d'Amérique. Un "rescapé de justesse" de la folie des grands z'hommes constructeurs et destructeur.
Il chevauche fièrement son cheval d'Est en Ouest et du Nord au Sud, en toute saison et par tous les temps.
Jack, c'est un type bizarre (?). Un épris de liberté (??). Il fume du tabac Bull Durham et garde au fond de sa poche une oreille de taureau desséchée, noire et ratatinée (???). Au cas où...
  
Le temps de la modernité s'installe tranquillement.autour de lui. 

Pour tuer le temps, Jack se découvre une véritable passion pour le sauvetage en plaine-montagne. Dans ce dossier, il décide de tendre la main à une mère et son gosse, du côté des Sangre Mountains. 
Le mari, lui, est absent (ben voyons !). Mais pas sa faute... Enfin si... Il est encabané pour un temps indéterminé. Une sombre histoire de conscription non honorée. 

Pas de hasard. Le mari, on l'appellera Paul, est un ami très cher de Jack. Ce qui fait que Jack, de lui-même, se porte volontaire pour le faire évader. La méthode retenue est simple. Il décide d'..............

Combat inédit d'unibras droit dans un bar. 
Plongée dans l'univers carcéral des années 50.

Une franche et sympathique ambiance de camaraderie m.... s'installe. On devise, on philosophe, on pèse le pour et le contre, on fanfaronne, on se dégonfle. Il y a ceux qui râlent, mais avouent aimer ce pauvre monde. Il y a ceux qui font un refus en bloc du système proposé. Et il y a ceux qui s'en b..... les ........
Pour bien enfoncer le clou, on nous propose une séance d'enrichissement immobilier. Il y a ceux qui veulent devenir riches, et les ceux non (?).

Question restauration, le plat du jour à la cantine est composé invariablement de fayots (natures et croquants) et d'une tranche de pain. Le café clôt le rituel du repas. Pas de cigarettes. Approvisionnement défectueux. 

On rentre et on sort. Une évasion qui se présente bien. Enfinquasi. La tête est bien passée. Reste les hanches.

Une chasse à l'homme gigantesque. Un grand classique. Une équipe est envoyée sur le terrain, dirigée par Johnson, le shérif du Comté, grand mâcheur de boule de gomme et gratouilleur professionnel. Des milices de villageois biens intentionnés se forment et se proposent en renforts.
Mitraillettes à la main, pisteurs indiens, hélicos, aviation.... Le grand jeu. 

Juste pour rappel : le type (Jack) au mieux n'est pas à jour dans sa cotis', au pire n'a pas payé son écot de citoyen.  

Les journalistes s'emmêlent. Les pâles cafouillent. Ca tire dans tous les sens.

On pourrait penser que ça ne se termine pas bien (imho). Mais certains y verront sûrement du positif dans tout ça.

Quoiqu'il en soit, on est en présence d'une amitié complexe et compliquée, dont les mécanismes échappent un peu à la rédaction..
Quoiqu'il en soit, le chasseur cueilleur sera toujours l'ennemi du chasseur de prime. 
Quoiqu'il en soit, on prône déjà la désobéissance civile. 
Quoiqu'il en soit, un bon dossier, solide et bien argumenté,
Quoiqu'il en soit, l'exemplaire est de nouveau disponible sur son étagère municipale
Quoiqu'il en soit, la Direction va organiser pour les fêtes une veillée d'apaisement du côté de Chihuahua. et organisera une collecte pour se procurer la première édition du dossier. On parle de fortes sommes. 

Maestro : Trail to Mexico


mardi 16 février 2016

Corrosion, Jon Bassoff

- Qu'est-ce que ça t'inspire tout ça Blvd ?
- Ben... Que si on peut pas changer le passé, il reste peut-être une chance de modifier le futur ?!!!?
- Ah ouais ? T'es bien sûr de ce que tu avances ?
- Non...
- Eh bien voilà, alors ne touche à rien. Le bureau est déjà bien rangé, crois-moi !

Jeu, set et match ! Encore un Grand Chelem pour la fausse chieuse. On nous confirme que c'est bien un fléau qu'elle avait dans la main.

Lumineux ! Le rapporteur ne fait pas ses petites "affaires" dans la dentelle, ni dans la soie d'ailleurs.

On évolue en terrain découvert, à pieds ou en pick up, la plupart du temps à ciel couvert. Une bonne option pour éviter les suspensions disgracieuses zé incommodantes à l'intérieur de l'habitacle.

On assiste en direct à un gigantesque téléscopage de différents modèles de fusées, préalablement détériorées par l'effet combiné du temps (principalement l'usure), du lieu, de la qualité de la cuillère de naissance, des imprévus et des autres paramètres pas clairement identifiés. Les parcours effectués par ces mêmes fusées, malgré une programmation fine des trajectoires initiales, font penser à un manque criant de préparation. Le coach en chef s'impatiente.
 
Le déroulé : Joseph Downs est la clé. Ou bien Benton. Ou Wells peut-être. Ou Victor. Ou Lilith. Ou D. (himself). Allez savoir. En tout cas, lors de ses déplacements, Joseph, présente systématiquement sa plaque d'ancien combattant de la guerre d'Irak. Malgré quelques légers dysfonctionnements psychologiques et un physique ingrat, en bon soldat garçon, il continuera d'exécuter pour les autres (et lui-même),  des âmes, meurtres encadrés ou non par la loi. Il y a eu évidemment des abus. Le travail a été bâclé. On reporte la faute sur une confusion d'identité. Ca fait du grabuge. On parle de manipulation. On conduit des bagnoles. On traverse des bleds paumés au milieu de nulle part. On rentre dans des bars et des hôtels à plaisir (?). On évoque la violence faite aux femmes. On travaille les mains dans la m.... Les emplois assurent l'alimentation du moteur. Beaucoup de poches sales. De la tristesse. Oui, de la tristesse, Madame. On pointe du doigt la fragilité de la vie. Du destin même. Les dés sont pipés. Mais comment ça ??? On se dirige vers la montagne car l'air y est plus pur. Mais rien n'y fait. Une petite bulle est restée coincée dans le cerveau. Une envie tenace de gerber. De grands moments de solitude. On rajoute à ça des problèmes de ravitaillement dans les refuges. On avoisine les 3 000 mètres.  Et par moment un ange apparait (?) dans le tableau. On murmure (enfin) dans les chaumière que D... existe. 

Les vacances à la neige, c'est plus ce que c'était...  

Il y a quand même des compensations : on ingurgite du ragoût de cerf, on grignote des tartelettes aux cerises, et on boit de l'eau de vie de prune, du bourbon maison (en douce) et de la bière (de la Bud). 

Le refugiste propose également dans le forfait :  

- des jeux de société (seul ou en famille) dont l'épreuve de la grotte, la traversée du désert, le jeu de la Vérité, le jeux des familles recomposées et/ou décomposées
- et des jeux de rôles dont une négociation avec D..., la recherche du père et de la mère, fuite en avant, etc.

Un saltimbanque est passé hier soir jouer du psaltérion à archet et ce matin, au petit déj', un sage a pris la Parole. Il a dit  : "(faut) pas s'embêter à gaspiller l'amour parce qu'il n'y en a pas tant que ça d'amour dans le monde"

Fu mandchu a été référencé, un certain Jim également, et tout plein de musicos américains..

On regrette un chapitre sans point ni joie. Le 34.

La Direction a déjoué quelques tentatives d'enrôlement abusif. mais globalement, on sent bien qu'il y a une volonté de mettre de l'ambiance.

Ce texte n'est pas à mettre dans toutes les mains. Avant tout engagement, bien évaluer le rapport que l'on a avec la fausse chieuse. Les conséquences peuvent être désastreuses.
Un texte à maintenir au chaud. 
Surveiller la prochaine livrée.

Petit conseil généraliste : toujours se méfier d'un chiqueur et sniffeur de tabac. Surtout quand il est coupé avec de l'abricot. 
Petit conseil post-lecture : s'allonger tête bien à plat, paupières baissées, lèvres entr'ouvertes, bras ballants, jambes légèrement relevées. Effectuer trois respirations profondes en respectant le processus classique - cad une inspiration, puis une expiration (ne jamais doubler un inspiration ou une expiration) -, puis se relever lentement.

Ah j'oubliais : un ban pour le translator 

Je vous libère. Bye
Blvd   

samedi 17 octobre 2015

Cassandra, Todd Robinson, The Hard Bounce

Un compte à régler Boo ?

Boo Malone, de son petit nom William, et son "ami" d'enfance Junior, font les - et donnent et reçoivent - 400 coups nécessaires pour une bonne hygiène de vie. Inside Boston (downtown (?)). Le monde de la nuit. La réglementation est appliquée. On reste à la limite, à bien, voyons voir..., une bonne cinquantaine de pieds du gouffre. Risques mesurés. Pas étonnant quand on connait la triste enfance passée de ces Vrais Messieurs... Toute la difficulté étant de ne pas se faire remarquer.
La Direction ne va quand même pas vous lâcher le morceau comme ça. Tout ce qu'elle peut dire, c'est la crainte qu'elle a pour celles (enfances) à venir quand même.
Je disais donc, ah oui... le monde la nuit.

Les deux amis se mobilisent pour retrouver Cassandra, une fille bien née agée de quatorze ans (détail très important). On enfile le masque et le tuba. Plongée dans les bas-fonds de Boston. Séjour forcé dans l'univers glauque des mondes citadins parallèles. Tout plein de suggestions. De non-dits, dits. Un brossage de poils dans le sens qui convient. Seuls les liquides ingérables sont autorisés (jusqu'à la prochaine interdiction ?). Un texte très présentable au final... Cela dit, ça dénonce sévère. 

On joute : tnemailrap vs oroblram *, 
On boit bière et whishy, parfois whiskey et cherry coke (la célèbre boisson de la planque). 
On joue dans la cour des grands
On tatoue
On kidnappe
On s'appelle par son petit nom (une sale manie (imho))
On rencontre un serpent membré (?) ou inversement...
On rencontre également des femmes bien en chair, des dealers, des cinéastes, des hommes politiques, des hommes qui ne sont ni à droite ni à gauche, ni originaire de Chine, et qui pourtant en sont.   
On part du point A et on va au point B. Ce n'est pas plus compliqué que ça. 
On sait parler aux dames d'aujourd'hui....   
On en apprend un peu plus sur les geeks, notamment sur leurs pratiques alimentaires. 
On croise de temps en temps un petit garçon sous un lit (?).
Et on sauve les chiens...

Baston, planque, filature, coups de pieds dans les partis parties.  Tous les ingrédients sont las.

Un reportage très factuel, de facture facturable.

la cote blʌdʒən : 

Article non repris. Dommage.

Baille.

* La Direction est fière d'utiliser sa nouvelle acquisition : l'outil d'inversion (le même presque que celui utilisé dans les reportages journalistiques diffusés à la télé version image). Un investissement coûteux pour une petite structure comme la nôtre, mais qui devrait être amorti dans les sept cents prochaines années. On ne connait pas encore les effets néfastes d'un tel outil, mais la Direction affirme que ses effets aujourd'hui commencent à donner des résultats très positifs... Il y malgré tout des inconvénients. Qu'on se le dise !  


lundi 3 août 2015

Frank Sinatra dans un mixeur, Matthew McBride, Frank Sinatra in a Blender

Pour des questions d'éthique, la Direction a décidé de ne pas mentionner les breuvages référencés dans ce catalogue...

En vrai, les négociations commerciales ont échoué...




Un texte chaudement recommandé par la bande. On va voir ce qu'on va voir !

Nick Valentine est un détective privé... de siège au commissariat du quartier. Il a gardé cependant de bonnes relations avec l'équipe au pouvoir. Sa réputation d'enquêteur efficace a quasi fait le tour de la ville de St-Louis. Ses méthodes sont un peu primaires et non homologuées. Et  d'après nos sources, Nick n'a pas de licence reconnue par le gouvernement. Fort heureusement, il ne fait de tord à aucune profession connue. Gonflé à l'oxy. qui lui procure quelques gênes, et inondé d'alcool, son chemin est semé d'embûches qu'il affrontera avec vaillance. Son courage reconnu de tous et son affection pour les bêtes pourraient faire de lui un incontournable de la profession.

Livraison de carburant dès l'ouverture. Outre les cachets, en trois pages : trois bières. On ne sait pas comment tout cela va se terminer, mais on a une petite idée quand même. En tout cas pas de café et de nicotine. Faut soigner son teint.

L'histoire ? Un p. de prétexte. Du commun, du vulgaire, diront Certains... (Et Rudy aussi, d'ailleurs).

Ca démarre par un braquage. Une équipe de branques aux manettes.  Lâcher de dingues dans les rues de St Louis. Effet Caisse du Crédit garanti.. Violence routière en filigrane. Mauvais pour les stat's. 
Forcément la concurrence se manifeste.
On fume par les oreilles.
On pisse où on peut
On prend des bains de pieds glacés
On arpente les rue de St Louis
On torture
On coupe tout ce qui dépasse
On cannibalise (de force bien sûr)
On sent bien que les insulaires n'apprécient pas les conquérants (et inversement).
On envisage de commercer le crottin de licorne (?).
Code d'honneur : dans la profession, c'est celui qui dépose le colis qui nettoie.
On met les intérêts en conflit.

Niveau restauration c'est burger, chalupa et hot dog chili.
Pour les boissons : faites votre choix dans le catalogue
Les odeurs sont en bonnes position.
Il n'y a pas que les haleines qui sont chargées.
Arrmurerie : .12 (à pompe et canon court), .45 et tronçonneuse.

Un texte qui fait reconsidérer le concept de l'amitié. Un texte tout parsemé de chevauchement d'espaces-temps (s'il en est). Déstabilisant parfois dans un contexte de lecture cahotique. Un texte brut qui met en présence des forces obscures tels que l'amour et la haine. Un texte à ne pas mettre entre toutes les mains. Un texte plutôt violent quand même. Un reporter à surveiller attentivement. 

Et sur l'air de ce que l'on veut. Mais un "avant-deux" du Poitou me paraît bien adapté : 
Et en avant-deux !!! 

Trop d'alcool, tue l'alcool !
Trop de pub, tue la pub !
Trop de gens, tue les gens !
Trop de C...
Tue les C... !
Trop d'incompréhension, tue l'incompréhension !
Trop de travail, tue le travail !
Trop d'argent, tue l'argent ! 
Trop d'amour, tue l'amour (?)
Trop de bien(s), tue le(s) bien (s) !
Trop de haine, tue la haine...
Trop d'info, tue l'info (?)
Blablabla...
Ajout autorisé à volonté et à discrétion
 !

On se détend Valentine

blvd


dimanche 26 avril 2015

Exécutions à Victory, S. Craig Zahler, Mean Business On North Ganson Street

Une mutation non désirée dans le Missouri, lorsque l'on est natif de l'Arizona, c'est un peu comme si un(e) Lillois(e) était expulsé(e) vers Marseille ou un(e) Dunkerquois(e) expulsé(e) vers Saint Trop' (ou quelque chose d'approchant) et inversement. Les brusques changements climatiques ne sont pas vraiment favorables pour l'organisme. 
La punition Ultime. 



Bettinger, inspecteur arizonien, doué, laborieux, sans histoires, proche de la retraite (cinq ans quand même !), est dans le collimateur. Une boulette... seulement du point de vue des politiques gradés... Une triste histoire ... On brandit le chiffon crasseux des liens de parentés...Touche pas à la Famille "petit"...

- C't'à moi qu'tu parles ?

Direction Victory. Pas le "Victory City" - la Direction insiste -, la Victory du Missouri (?). Ca touche "les Montagnes". Une sorte de site historique, qui a hébergé en son temps des montagnards et un musée de la guerre. Une ville exemplaire, une ville du futur. Le futur à portée de flingues. La neige et le givre en sus... Les citoyens ont chaussé les moufles, les masques anti-chars et les pass'montagnes...
Une série d'opérations médicales fait jaser dans le comté. Ces opérations sont réalisées à ciel ouvert sans précautions sanitaires. Seule la chaîne du froid est respectée. Pour le reste, "bonjour les nosocomiales !".
Les soldats tombent comme des mouches pigeons. On enchaîne les obsèques. La vie du commissariat de quartier n'est pas de tout repos depuis quelques temps. On s'énerve. On transpire. Un froid s'installe. On s'agite dans tous les sens. On craint pour les siens... et pour les autres aussi. On peut juste dire :

C'est la guerre, mec ! Rien de moins. 

On référence très largement les principes du Ying et du Yang. Les comptes se règlent en général sur le ring... et, quand le temps s'y prête, on sort dans la rue pour lancer des boules de neige et des sarcasmes. On conduit également sur neige et verglas, on se retrouve régulièrement au restaurant chinois, on cachote, on se cache derrière son petit doigt, on regrette pas, ou si peu. On  invoque Jules en permanence (le commissaire ?). La cellule familiale est très soudée. Les enfants se sacrifient (comme d'hab') sans pleurnicher (c'est rare !).

Une expulsion de testo moyen/moyen vers la fin.  C'est qu'on a souffert nous zot'. Ca se termine pas trop mal. L'ammoral(e) est sauvé(e). On survivra c'est sûr et on regardera fièrement devant nous. La famille exaltée. Les artistes sublimé(e)s.

Le Futur est impatient de voir la suite...

Un dossier solide et prometteur.

On couple la lecture avec une étude de Georges Cabanis.

Débat en interne pour l'attribution de la mention "approved by".
Le préposé aux manigances de séance a tranché.
Le vote est reporté au prochain dossier du contributeur.
Séance levée à 11 h 21
Expulsion à 11 h 22
Bye


Le charretier de la providence, Georges Simenon

Ecluse 14 - Marne/canal - Dizy ? Une femme est retrouvée morte. Epernay, Reims et Paris en alerte. Maigret est déjà sur le terrain. Ambiance...