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samedi 28 mars 2020

Bois mort, James Sallis

"Les instruments sont faits pour qu'on en joue. Tout comme les vies pour être vécues."

- Bien dit, bl∆d !
- Ouais ben, alors là, moi j'ai rien dit sur ce coup-là !  Faudrait pas tout me mettre sur le dos.

le fauteur 
c'est Turneu
. /


La troisième lecture est réalisée à voix haute, pour bien ressentir le goût de chacun des mots proposés dans le texte (le .mp3 est disponible mais non diffusé).
Une urgence.
Le dossier est sérieux. Dans le sens, à ne pas prendre à la légère. Une écriture à plusieurs branches. Beaucoup de mortes. Mais quelques vives encore. On se raccroche où l'on peut... et surtout comme on peut. Parce que ça ne se voit pas comme ça, mais dans les tuyaux internes de John Turner, il y a un fichu bazar. Et on comprend vite que l'"agence de voyages" qui l'accompagne n'a pas investi ces dernières années dans la sécurité de ses passagers. C'est flagrant !

Que dire penser de tout cela alors ?
Que les instruments sont en panne. La navigation dorénavant s'effectuera à vue. 

Attention "Turbulences". 

On regarde par le hublot régulièrement pour surveiller le niveau
On vérifie si le canot de sauvetage est toujours là
On fait un petit tour dans les machineries pour voir si l'huile ne perle pas
On compte les passerelles (rares) et on vérifie leur solidité (la rouille sévit).

Trop d'amateurisme.
Trop de professionnalisme.
Trop de contactismes.
Trop de tourisme.
Trop de je-m'en-fichisme
Trop de toutismes.

Sûrement... Beaucoup de trop de trop...
Le repli s'impose...

 Inespéré !

Une terrasse, quelques notes de banjo, un verre une bouteille de bourbon, quelqu'un.e avec qui échanger ses postillons, l'inhalation salutaire d'une feuille de tabac roulée, et le tour est joué.
Fin de partie.

Allez zou ! 
Tout le monde au vestiaire. 
'Faut pas baisser la garde,
On a encore du boulot.  


ps : remerciements aux traducteur.e.s

et en complément sur ce thème http://www.blog813.com/2020/02/le-n-135-dans-nos-boites-aux-lettres.html


  

jeudi 2 août 2018

Sans lendemain, Jake Hinkson, No Tomorrow



Drame en 3 actes.

Une épopée pastorale, rurale, sociale, sexuale (soft), féminale, amourale, cinémâle, dans l'amérique du redressement planétaire. Les femmes s'émancipent sur la 66, se congratulent, et tombent dans les bras l'une de l'autre. Les z'hommes, eux, sont déjà, quasi en s... mais finalement, au prix d'un effort extraordinaire, réussissent à garder le pouvoir de dire et faire des conneries les choses au mieux (cf. dossier suivant - sous presse - "Pour services rendus"). Chacun son job. Les échanges sont toujours possibles. Les informations circulent à la vitesse des routes. Le monde se découvre. Les ceux qui étaient cachés sortent du bois. Lamême qui s'est produite en 80 par chez nous. Et on ne parle pas de vitesse encore sur les double sens.   

"... j'ai perdu la vue et vu la lumière"

C'est Frère Obadiah qui parle. Un rescapé des chutes d'obus en terre d'Europe.  En recyclage, depuis son retour des champs, dans la transfusion de la foi.  C'est la bourgade de Stock's Settlement qui bénéficie de ses conseils. 
Billie Dixon, elle, c'est la 'tiote gamine (majeure en vrai) de Kansas City qui veut réussir (?) dans la vie. L'industrie du cinéma conviendra bien. Los Angeles est le meilleur spot pour décoller.
Amberly c'est la femme du frère ci-dessus cité. 
Eustace, c'est le flic de la ville.
Lucy, c'est l'assistante, et la soeur (d'Eustace).

Il fallait s'y attendre. Quand Billie débarque dans la cité tranquille, tout se met à vaciller. Malheur, malchance et trahison se donnent l'accolade. On profite d'un orage pour dispenser les bienfaits du ciel sur terre. Mais ce n'est pas du goût de tout le monde. Fuite d'huile sur l'asphalte chaud et granuleux de l'ouest. De motel en motel. De ville en ville... Arrivée triomphale à L.A. et ... 
Re-accolade. Tout s'embrouille. Retour à la case départ. 

Un passage de l'Épître aux Romains est cité. Une histoire de pâaasions infâaames
Un paquet de PallM... est sorti d'un pantalon enfilé par une femme.
L'alcool coule à flot pour noyer les épreuves. Une impression chaotique. 

Un texte qui se lit. Qui peut divertir et susciter des passions. 
Mais (MC) déjà lu et relu à l'occasion de séances de lecture précédemment organisées. Pas de nouvelles fraîches. 
Un peu comme dans le titre.
A moins que...
Bye


mercredi 6 juin 2018

Sale boulot, Larry Brown, Dirty Work

kud kœʁ !!!

Salle de garde :

Une chambre d'hôpital classique. Deux lits côte à côte. Repas servis à heures fixes. Visites régulières du personnel d'encadrement, dévoué et tout et tout. Et même plus. Comme d'hab'. Un téléviseur. Et ... du temps à ne plus savoir qu'en faire. Mais sur ce point, il ne faut pas compter sur Braiden et Walter pour trier les lentilles et, vu que les jeux de cartes ne peuvent être exploités correctement, très vite ils se mettent d'accord pour se raconter des histoires. 
Politesse oblige, règle n° 1 : "chacun doit s'exprimer sans être interrompu". 
Règle n° 2 : il est autorisé de s'assoupir durant les débats." 
La règle n° 3, "celui qui prend la parole doit s'annoncer", décidée à la va-vite, n'a pu être respectée, ce qui fait qu'il y a eu un énorme travail de suivi et de recoupement des sources à effectuer.  
Rien d'insurmontable !

Un dossier qui traite :


du grandissement des enfants en milieu humain,
des complications de la fin de vie, 
de l'acharnement thérapeutique,
du handicap,
du regard des autres,
des voyages inter-cérébraux,
de la boite à souvenirs,
de la guerre et de ses corollaires,
des relations d'hommes à hommes,   
de l'étonnement sans limite de femmes et d'hommes en transit,
d'envie de vivre,
d'amour,
de foi.

De nombreuses citations à citer, à qui on veut quand on veut  : bonne et mauvaise foi garanties
Extraits : 

"...eruem ertua nu'uq tuaf sevivrus ut euq ruop siof seD .snaded suolc sed recnofne iuL te...sébéb sed reut ruop stnahcém sneg sed ue sruojuot a Y .sruojuot arua ne y te serreug sed ue sruojuot a Y .remussa à elicaf sap tse'C .nu'uqleuq reut ed esohc euqleuq tiaf aC .sneg ed port te sesohc ed port a Y ? essap es iuq es tuot ed tnaruoc ua rinet et xuev ut tnemmoC .ressob sap ed lam sap tse'c dnof uA .servuap sel ruop euq sehcir sel ruop etiaf xueim sruojuot tiaté iol al euq tiasid lI .issua iom scurt ed sat sed ruop éyap ia'J ...sap sruem eN ...aç ruop stom ed sap a Y .rioved ruel tiaté'c euq ecrap sitrap tnoS .riruom tnemécrof tiod no'uq trom à énmadnoc tse no'uq ecrap sap tse'C".elôrtnoc el udrep etsuj a li'uq siorc eJ .enigiro'l à aç emmoc uvérp tiava'l ruengieS el euq sap siorc eJ .erid tuaf ,iom ruop erètsym nu tse reitne ednom eL .sertua'd euq sulp sniatreC .suot elfrom nO ? riovecer ne'd elbapac sap se't is serdro sed rennod sarruop ut tnemmoC"

et quelques jurons distillés ici et là.

"le monde va pas changer pour un homme"
Un texte sur la vie, et ses frissons. Le côté "drôle" n'est pas flagrant.
Ce sont plutôt des pensées sombres et sensées sur la contingence des poches de sang.
De l'humilité, du respect.
A relier richement, et à classer sur l'étagère "livres proches"  

Que la fête commence :

Soul, blues et images : "Le bal des maudits".

Les plateau-repas peuvent être servis : 

Petits pois purée biscuits, 
poulet, 
saucisse en croûte, 
bacon,  jambon de pays, 
frites ketchup, 
assiette de sinsemilla, 
lait et jus d'orange.
Et bière au litre. 

On parle également d'une flasque de whiskey.

Les armes dégainées sont principalement de guerre, verbales et blanches.

et pour compléter : 


samedi 17 mars 2018

Dossier clos : l'affaire Jacob Asch


BIBLIOGRAPHIE de Jacob ASCH

Personnage créé en 1974 par Arthur LYONS – Américain – (1946-2008)

Jacob Asch, fils d'un père juif, tailleur, qui possède un petit magasin à Fairfax et d'une mère, membre de l'église épiscopale, vit à Los Angeles et exerce le métier de détective privé. 
Après des études universitaires, il débute dans la vie comme journaliste d'investigation au « Chronicle » de Los Angeles de 1960 à 1969. 
Après avoir refusé de révéler à la police ses sources d'information à propos d'un article, il est condamné à six mois de prison. Il quitte alors le journalisme et devient détective privé à Los Angeles, sa ville, qu'il aime plus que tout. Il a alors trente-quatre ans. 

Quelques travaux confiés à Jacob : 
- Tenter de prouver l'innocence d'un homme accusé d'avoir tué sa femme et son amant 
- Retrouver le mari d'une connaissance disparue 
- Chercher une femme et son enfant disparus depuis huit ans
- Investiguer auprès du fiancé d'une riche cliente qui souhaite savoir si elle est aimée pour elle ou pour son fric 
- Régler un litige avec une compagnie d'assurance qui refuse de verser une prime, suite à la mort accidentelle du mari de son ancien amour
Il est également recruté par une femme abandonnée depuis seize ans, qui croit reconnaître son mari sous l'aspect d'un réalisateur de cinéma célèbre. Etc...etc... 

Cela le mène à côtoyer une secte de nécrophiles, un cadavre dans le coffre d'une voiture, une femme, jadis ravissante, pendue à un crochet de boucher, la mafia, un enfant mort, un trafic d'antiquités et de drogue, des politiciens corrompus, des magnats de l'immobilier un peu assassins, des magistrats pas très indépendants etc... La liste est longue. 


Son but est de parvenir à la vérité. C'est un bosseur, fougueux et fort en gueule avec des méthodes pacifiques. Sa faiblesse, c'est d'être sentimental. Il n'est pas regardant sur la moralité des belles femmes qui couchent avec lui. 

Pour finir, un extrait de « Caméra-stylet » page 131 : 
vous savez ce que Marilyn Monroe a dit quand elle a signé son premier gros contrat avec un grand studio ? «  C'est la dernière "biiip!" que j'aurai à sucer ».

Les dossiers en questions :


1 – Le fouineur, 1976           .    The Dead Are Discrete, 1974

      Trad. Roger Guerbet           Mason & Lipscomb
      Gallimard                             Publishers Inc., 
      (Super noire n°33)               New York
   
2 - (non trad. en français)          All God's Children, 1975
                                                  Mason / Charter,
                                                  New-York

3 – La ravissante à l'abattoir,    The Killing Floor, 1976

      1978, Trad. Rosine             Mason / Charter,
      Fitzgerald                            New-York
      Gallimard (Super noire n°93)    

4 – (non trad. en français)         Dead Ringer, 1977

                                                  Mason / Charter, New York

5 – La déchirure, 1981              Castles Burning, 1979

      Trad. Simone Hilling            Henry Holt & Co.,
      Gallimard                             New-York
     (Série noire n°1842)

6 – Faut pas avoir honte, 1982 Hard Trade, 1981

      Trad. Jean-Michel               Holt, Rinehart &
      Alamagny                            Winston, New York
      Gallimard (Série noire n°1865)   

7 – Ne fait pas à autrui, 1984    At The Hands Of Another,

     Trad. Denise May                 1983, Henry Holt & Co.
     Gallimard                              New-York
     (Série noire n°1977)

8 – (non trad. en français)         Three With a Bullet, 1984

                                                  Holt, Rinehart & Winston,
                                                  New York

9 – Caméra-stylet, 1989            Fade Faded, 1988
      Trad. France-Marie             The Mysterious Press
      Watkins                               New-York
      Gallimard (Série noire n°2175)                               
     

10 – L'argent du Turc, 1991      Other People's Money, 1989
        Trad. Laurette Brun           The Mysterious Press
        Gallimard                           New-York
        (Série noire n°228)

11 – (non trad. en français)        False Pretenses, 1994

                                                   The Mysterious Press,
                                                   New-York

Une contrib' de Dan

mars 2018

lundi 23 octobre 2017

Le Diable en personne, Peter Farris


D'un côté Maya et Leonard. De l'autre, les autres. Chalmers fait l'arbitre.

Les voyages forment la jeunesse (?).  
Mal installée à l'arrière de la voiture, sans visibilité extérieure, la demoiselle regrette de n'avoir pas pris un aller-retour. 
Arrivée au relais, elle déplie ses jambes, délicatement (?), tandis que le cocher montre un peu de fermeté... et de fébrilité, aussi. 
Il faut dire que Leonard est dans les parages, et qui plus est, sur ses terres. 
Ca va cogner dur. Le bois est livré très sec cette année.

L'auberge est pourtant réputée calme. Les repas sont pris en commun auprès de la cheminée : maïs, crackling bread, saucisses, oeufs, buttermilk, sucre d'orge, lapin à la pomme, shellcrackers frits dans la graisse, ailes de poulet au piment.... Le jus d'orange frais est servi à table dans de beaux verres. Le whiskey coule raisonnablement et pour l'engourdissement du soir, on propose des boissons licites mais avec effets indésirables si abus.
La déco est sobre. Les rares client(e)s, pour ne pas citer  Marjean, attendent halloween avec impatience en faisant quelques pas de danse, sous le regard de Madame Annie qui minaude.

L'action se passe principalement dans le jardin. Atelier de couture, stand de tir, creusement de trous, spéléologie, etc. 
En cas de petits "bobos", on fait appel au pharmacien de service pour les premiers secours. L'armoire regorge d'herbes, de racines en tout genre, de sirops et substances étranges. Pour les gros "bobos", le livre de prière est sur la petite table dans le vestibule.

On nous informe dans l'oreillette que les cigarettes au menthol sont réservées aux filles.

En cas d'orages, les aimables z'habitant(e)s sont prié(e)s de se ruer vers l'armurerie bien achalandée. Une tradition du coin. 

Une note sur la solitude, les relations de couples, la Famille au coeur du débat. L'indifférence bat son plein. Les coeurs et les corps sont meurtris, et quant aux âmes, n'en parlons pas.

C'est sombre, l'impression tenace que la vie l'action se déroule uniquement de nuit. On déterre les morts souvenirs, on creuse, on rampe, on humilie, on déplore une forte tendance à la déforestation, on instruit à charge, on avance comme on peut. 
On essaye pourtant de se détendre pour faire bonne figure, mais au final, les pertes sont toujours immenses... du point de vue des intéressé(e)s.

Un dossier solide avec force arguments. Exemples, contre-exemples. Un relent de Charles Williams (imho) derrière le gosier et une formation accélérée chez M'sieur Platon. 
Pour les nouveaux, la Direction rappelle que les enseignements se dérouleront toujours grotte n°3 au fond du champ d'à côté.

Quelques réflexions de la rédaction

1 - Quand les problèmes surgissent ils vont par paire. Toujours. 
Attitude à adopter : lorsqu'un un problème est identifié (majorité des cas), il convient d'identifier le second. Et fissa !

2 - Quand les fils commencent à se plaindre et donner leur avis,
Attitude à adopter : en cours de résolution 

A classer.

Bye

lundi 2 octobre 2017

L'ordre des choses, Franck Wheeler Jr, The Good Life


     - Hey Blud, c'est quoi le plan du jour ?
- Oh, presque rien...Juste un petit morceau légato sur le désordre de l'ordre avec son coulis de globules rouges.
- Ah oui, quand mêêeeme !!!  

Earl, le rejeton, renforce et sécurise les sillons creusés par son père. On est dans le comté de Linden (Nebraska). L'étoile se transmet de père en fils. La succession se passe bien, merci.

La culture du résultat est sublimée. Voire magnifiée. On détourne parfois les codes. La coke et les dragées coulent à flot. Tout le monde en prend pour son grade.  

Sur un nerf enroulé :

On s'engueulotte.
On pianote
On dessinotte  
On castagnotte
On tuotte
On cocotte
On menotte
On gigotte
On crapotte
On fricotte
On chevalotte
On sanglotte
On décotte (aussi...)

Sinon

On visite régulièrement les hôpitaux. On boit du malbeck. Et quand vient le soir on se détend au club Mikey en faisant une partie de lancer de fer avec les copains..

Un texte qui traite avec vaillance des relations de couple, du pardon dans sa globalité, de la difficulté de combiner le travail et la famille, et plus largement de la difficulté de Vivre Ensemble (?).  

Pour celleszéceux qui souhaiteraient ouvrir une boutique idoine, ci-dessous petit extrait de l'étude de marché réalisée fin septembre par nos soins auprès d'un échantillon de poches de sang sélectionnées par nous pour vous : 

"... les clients chaussent du 357, du 38, du 44, du 45 pour la majorité... Il faut savoir tout de même que certain(e)s excentriques portent encore du 10 ou du 12, mais là, on frise la bascule... Une niche à déconseiller."

Arrangé.

mercredi 5 octobre 2016

Dossier Clos : l'affaire Sam Spade



BIBLIOGRAPHIE de Sam SPADE



Personnage créé en 1929 par Dashiell HAMMETT – Américain (1894-1961)

Signalement : « Sam Spade avait la mâchoire inférieure lourde et osseuse. Son menton saillait
 en V, sous le V mobile de la bouche. Ses narines se relevaient en un autre V plus petit. 
Seuls, ses yeux gris-jaune coupaient le visage d'une ligne horizontale. Le motif en V 
reparaissait avec les sourcils épais, partant de deux rides jumelles à la racine du nez 
aquilin et les cheveux châtain très pâle, en pointe sur le front dégarni, découvrant les 
tempes. Il avait quelque chose d'un sympathique Méphisto blond. » Dashiell Hammett

Sam est un détective privé « Dur à cuire », propriétaire de son agence à San Francisco et 
habite une garçonnière dans la même ville. Il dort peu, roule ses cigarettes lui-même, 
ne boit jamais de thé, que des alcools forts et ne perd pas son temps dans les mondanités. 
Il travaille seul après que son associé Miles Archer se soit fait assassiné. Il a une secrétaire 
et amie, Effie Perine . 
Célibataire Sam a eu de nombreuses maîtresses, mais des aventures sans lendemain 
notamment avec Iva Archer, la femme de son associé. Il travaille pour gagner sa vie sans état 
d'âme. Il fait son boulot aussi bien qu'il lui est possible. Ne collabore pas avec la police, 
considérant les policiers corrompus ou incompétents. 
Sam se lance dans les recherches les poings en avant avec obstination et courage. Imprévisible
et déconcertant, il est violent. C'est un détective d'action coriace qui déteste recevoir des 
coups sans les rendre. 
Sa méthode favorite : Diviser les adversaires. 
C'est un homme comme tant d'autres il ne fait pas de miracles, il est le modèle du 
détective intègre lucide et clairvoyant.

Première publication pour tous les titres :

1 – Le faucon de Malte, 1936                              The Maltese Falcon, 1929
Trad. Edouard Michel-Tyl                                   Publié en feuilleton dans le magazine :
Gallimard (Le scarabée d'or ; 3)                         « Black Mask » de septembre 1929 à janvier 1930
                                                                                En livre en 1930 :
                                                                                Alfred A. Knopf, New York




2 – On demande Spade, 1946                              A Man Called Spade, 1932
Dans le recueil de nouvelles :                              Nouvelle parue dans :
Sam Spade                                                            « American Magazine », juillet 1932
Trad. Inconnu                                                      En livre en 1944 dans :
La Nouvelle édition (Nuits blanches ; 4)          The Adventures of Sam Spade &
                                                                              Other Stories
                                                                              Lawrence E. Spivak, New York

3 – Trop ont vécu, 1946                                Too Many Have Lived, 1932
Dans le recueil de nouvelles :                        Nouvelle parue dans :
Sam Spade                                                      « American Magazin »,
                                                                        octobre 1932
Trad. Inconnu En livre en 1944 dans :
La Nouvelle édition (Nuits blanches ; 4)    The Adventures of Sam Spade 
                                                                        & Other Stories
                                                                        Lawrence E. Spivak, New York



4 – On ne peut vous pendre qu'une fois,           They Can Only Hang You Once,    
1946                                                                      1932
Dans le recueil de nouvelles :                               Nouvelle parue dans :
Sam Spade                                                            « Collier's », novembre 1932
Trad. Inconnu                                                         En livre en 1944 dans :
La Nouvelle édition (Nuits blanches ; 4)          The Adventures of Sam Spade &
                                                                              Other Stories
                                                                              Lawrence E. Spivak, New York



Une contrib' de Dan
Octobre 2016      

vendredi 26 août 2016

Le pigeon, Charles Williams, A Touch Of Death


Un banquier américain est accusé d'avoir volé sa propre banque ? On croit rêver... Et pourtant c'est bien ce que veut nous faire croire la mignonne de Sanport qui propose un pont d'or à qui veut bien l'écouter..
C'est Lee, un ancien sportif, qui plonge dans le bain tête la première. A coup sûr, le maillot deux pièces a fait la différence. En même temps, il faut admettre qu'il était depuis un moment au bord du bassin. Alors forcément, il accepte, en se tortillant quand même un peude se faire embobiner par la demoiselle. Une sombre histoire de moeurs intra-mariage. Pour être plus précis, un cocueur (le banquier) a décidé de se faire la belle avec sa dulcinée et l'argent de la cocuée (donc sa femme). Mais (il y a toujours un mais), le banquier aux dernières nouvelles serait mort (à vérifier). La femme ne serait pas la même que celle au maillot deux pièces. Il y aurait donc deux femmes dans le jeu et si on insiste un peu on fait connaissance d'une fratrie.  
Prudent, Lee se mouille la nuque, compte jusqu'à sept et tourne sa langue comme il peut dans la bouche (toutes les portes de la dame étant verrouillées), avant de se lancer courageusement dans cette aventure ô combien périlleuse.

Les fondamentaux sont respectés :

Désunité de lieu : Sanport (?), Mount Temple (Alberta ?), plages véhiculables (à marée basse uniquement), lodge de bord de lac...
Unité de monnaie : le USD de 55
Unité de c...e..e : relations humaines validées, confirmées et prolongées sans dates de péremption
Unité d'actions : effractions, incendie, enlèvement, vols et courses de voitures, bagarre dans le noir, sweepstake, meurtres...

Le chassé-croisé est pathétique, limite vaudeville sans les chants. Il met en scène des z'âmes horriblement justes, juste bonnes à remplir de dollars leurs poches de sang. Les relations sont hommes/femmes. On recherche le Pouvoir. On se positionne, selon le vent, en dominant(e) ou dominé(e). Pas de gêne.  J'te tue, j'te tue pas, j'te b...., j'te b.... pas, patati patata (pas de bla bla).
Une leçon de vie comme une autre, avec au programme : manipulation à outrance, camouflage de pin-up avec séances de coiffure à domicile, et de relooking. On fait les courses en couple. Les flics roulent en tricycle (?), on a les yeux plus gros que le ventre, on est bon comme la romaine, on ne sait jamais à quoi s'en tenir avec les femmes (?) et bien d'autres remarques désobligeantes...

On dénonce (c'est heureux, mais ça ne règle rien au final) : le concept de la femme objet (?) et  l'alcoolisme au féminin (?).

Les petit-déj' sont festifs : café, pains à la canelle, oeufs et bacon
On boit du bourbon noyé dans de l'eau de Seltz (surtout Madelon)
On fume : beaucoup
On lit : True magazine
On roule : en Pontiac et Cadillac 1953

Le fil rouge, ressemble à une muffée du tonnerre

On trouve des mots étranges : parc-à-voiture, porte-billet...

Un dossier d'avant. Factuel. Simple (?). Sans stress et sans complexe.
Et si on creuse bien, pour des trous de qualité c'est ici, il se peut qu'on y trouve quelques thèmes de réflexions complémentaires utiles ou inutiles.
Comme on dit au Domaine, ce sont bien les grandes rivières qui font les petits ruisseaux... Et l' inverse se vérifie aussi (cf.  le principe de la longue traîne - à ne pas confondre avec le principe de la queue lourde).

A classer après le 204. Tout simplement.  

Pour finir :

On exprimera quand même cette sage parole :
"Quand on a plus rien à perdre, on a plus rien à craindre."
Et posera cette juste interrogation :
"Peut-on savoir qui est capable de commettre un meurtre ?" (élément de réponse dans la prochaine lecture : )
Et dans la joie et la bonne humeur on chantera : Quand Madelon

Et pour sur-finir, sans rapport avec rien, peut-être la chaleur du moment : sagesse orientale 

 tɑ̃ nɛst pa œ̃ ɔpstakl   mwajɛ ki pɛʁmɛ la ʁealizasjɔ̃ dy pɔsibl

jeudi 9 juin 2016

Seuls sont les indomptés, Edward Abbey, The Brave Cowboy

Guitare, carabine, duvet, cheval, demi-miche de pain au seigle, fromage, salami, oranges, tabac (London Dock), pipe, un baiser doux, cartouchière, gourde, ... et couteau.
- Je t'ai mis la liste des courses sur la table de la cuisine. Ne l'oublie avant de partir Blvd ! .. et si tu penses à aut' chose... Pense à revenir aussi.... On mange à sept heures !!!
- D'ac' ! j'en profiterai également pour descendre la poubelle. T'inquiète. 


Avertissement : ce texte est déconseillé aux âmes désensibilisées.



Jack Burns met le feu aux poudres et prend la poudre d'escampette.

Jack est un véritable garçon vacher des Etats-Unis d'Amérique. Un "rescapé de justesse" de la folie des grands z'hommes constructeurs et destructeur.
Il chevauche fièrement son cheval d'Est en Ouest et du Nord au Sud, en toute saison et par tous les temps.
Jack, c'est un type bizarre (?). Un épris de liberté (??). Il fume du tabac Bull Durham et garde au fond de sa poche une oreille de taureau desséchée, noire et ratatinée (???). Au cas où...
  
Le temps de la modernité s'installe tranquillement.autour de lui. 

Pour tuer le temps, Jack se découvre une véritable passion pour le sauvetage en plaine-montagne. Dans ce dossier, il décide de tendre la main à une mère et son gosse, du côté des Sangre Mountains. 
Le mari, lui, est absent (ben voyons !). Mais pas sa faute... Enfin si... Il est encabané pour un temps indéterminé. Une sombre histoire de conscription non honorée. 

Pas de hasard. Le mari, on l'appellera Paul, est un ami très cher de Jack. Ce qui fait que Jack, de lui-même, se porte volontaire pour le faire évader. La méthode retenue est simple. Il décide d'..............

Combat inédit d'unibras droit dans un bar. 
Plongée dans l'univers carcéral des années 50.

Une franche et sympathique ambiance de camaraderie m.... s'installe. On devise, on philosophe, on pèse le pour et le contre, on fanfaronne, on se dégonfle. Il y a ceux qui râlent, mais avouent aimer ce pauvre monde. Il y a ceux qui font un refus en bloc du système proposé. Et il y a ceux qui s'en b..... les ........
Pour bien enfoncer le clou, on nous propose une séance d'enrichissement immobilier. Il y a ceux qui veulent devenir riches, et les ceux non (?).

Question restauration, le plat du jour à la cantine est composé invariablement de fayots (natures et croquants) et d'une tranche de pain. Le café clôt le rituel du repas. Pas de cigarettes. Approvisionnement défectueux. 

On rentre et on sort. Une évasion qui se présente bien. Enfinquasi. La tête est bien passée. Reste les hanches.

Une chasse à l'homme gigantesque. Un grand classique. Une équipe est envoyée sur le terrain, dirigée par Johnson, le shérif du Comté, grand mâcheur de boule de gomme et gratouilleur professionnel. Des milices de villageois biens intentionnés se forment et se proposent en renforts.
Mitraillettes à la main, pisteurs indiens, hélicos, aviation.... Le grand jeu. 

Juste pour rappel : le type (Jack) au mieux n'est pas à jour dans sa cotis', au pire n'a pas payé son écot de citoyen.  

Les journalistes s'emmêlent. Les pâles cafouillent. Ca tire dans tous les sens.

On pourrait penser que ça ne se termine pas bien (imho). Mais certains y verront sûrement du positif dans tout ça.

Quoiqu'il en soit, on est en présence d'une amitié complexe et compliquée, dont les mécanismes échappent un peu à la rédaction..
Quoiqu'il en soit, le chasseur cueilleur sera toujours l'ennemi du chasseur de prime. 
Quoiqu'il en soit, on prône déjà la désobéissance civile. 
Quoiqu'il en soit, un bon dossier, solide et bien argumenté,
Quoiqu'il en soit, l'exemplaire est de nouveau disponible sur son étagère municipale
Quoiqu'il en soit, la Direction va organiser pour les fêtes une veillée d'apaisement du côté de Chihuahua. et organisera une collecte pour se procurer la première édition du dossier. On parle de fortes sommes. 

Maestro : Trail to Mexico


mardi 16 février 2016

Corrosion, Jon Bassoff

- Qu'est-ce que ça t'inspire tout ça Blvd ?
- Ben... Que si on peut pas changer le passé, il reste peut-être une chance de modifier le futur ?!!!?
- Ah ouais ? T'es bien sûr de ce que tu avances ?
- Non...
- Eh bien voilà, alors ne touche à rien. Le bureau est déjà bien rangé, crois-moi !

Jeu, set et match ! Encore un Grand Chelem pour la fausse chieuse. On nous confirme que c'est bien un fléau qu'elle avait dans la main.

Lumineux ! Le rapporteur ne fait pas ses petites "affaires" dans la dentelle, ni dans la soie d'ailleurs.

On évolue en terrain découvert, à pieds ou en pick up, la plupart du temps à ciel couvert. Une bonne option pour éviter les suspensions disgracieuses zé incommodantes à l'intérieur de l'habitacle.

On assiste en direct à un gigantesque téléscopage de différents modèles de fusées, préalablement détériorées par l'effet combiné du temps (principalement l'usure), du lieu, de la qualité de la cuillère de naissance, des imprévus et des autres paramètres pas clairement identifiés. Les parcours effectués par ces mêmes fusées, malgré une programmation fine des trajectoires initiales, font penser à un manque criant de préparation. Le coach en chef s'impatiente.
 
Le déroulé : Joseph Downs est la clé. Ou bien Benton. Ou Wells peut-être. Ou Victor. Ou Lilith. Ou D. (himself). Allez savoir. En tout cas, lors de ses déplacements, Joseph, présente systématiquement sa plaque d'ancien combattant de la guerre d'Irak. Malgré quelques légers dysfonctionnements psychologiques et un physique ingrat, en bon soldat garçon, il continuera d'exécuter pour les autres (et lui-même),  des âmes, meurtres encadrés ou non par la loi. Il y a eu évidemment des abus. Le travail a été bâclé. On reporte la faute sur une confusion d'identité. Ca fait du grabuge. On parle de manipulation. On conduit des bagnoles. On traverse des bleds paumés au milieu de nulle part. On rentre dans des bars et des hôtels à plaisir (?). On évoque la violence faite aux femmes. On travaille les mains dans la m.... Les emplois assurent l'alimentation du moteur. Beaucoup de poches sales. De la tristesse. Oui, de la tristesse, Madame. On pointe du doigt la fragilité de la vie. Du destin même. Les dés sont pipés. Mais comment ça ??? On se dirige vers la montagne car l'air y est plus pur. Mais rien n'y fait. Une petite bulle est restée coincée dans le cerveau. Une envie tenace de gerber. De grands moments de solitude. On rajoute à ça des problèmes de ravitaillement dans les refuges. On avoisine les 3 000 mètres.  Et par moment un ange apparait (?) dans le tableau. On murmure (enfin) dans les chaumière que D... existe. 

Les vacances à la neige, c'est plus ce que c'était...  

Il y a quand même des compensations : on ingurgite du ragoût de cerf, on grignote des tartelettes aux cerises, et on boit de l'eau de vie de prune, du bourbon maison (en douce) et de la bière (de la Bud). 

Le refugiste propose également dans le forfait :  

- des jeux de société (seul ou en famille) dont l'épreuve de la grotte, la traversée du désert, le jeu de la Vérité, le jeux des familles recomposées et/ou décomposées
- et des jeux de rôles dont une négociation avec D..., la recherche du père et de la mère, fuite en avant, etc.

Un saltimbanque est passé hier soir jouer du psaltérion à archet et ce matin, au petit déj', un sage a pris la Parole. Il a dit  : "(faut) pas s'embêter à gaspiller l'amour parce qu'il n'y en a pas tant que ça d'amour dans le monde"

Fu mandchu a été référencé, un certain Jim également, et tout plein de musicos américains..

On regrette un chapitre sans point ni joie. Le 34.

La Direction a déjoué quelques tentatives d'enrôlement abusif. mais globalement, on sent bien qu'il y a une volonté de mettre de l'ambiance.

Ce texte n'est pas à mettre dans toutes les mains. Avant tout engagement, bien évaluer le rapport que l'on a avec la fausse chieuse. Les conséquences peuvent être désastreuses.
Un texte à maintenir au chaud. 
Surveiller la prochaine livrée.

Petit conseil généraliste : toujours se méfier d'un chiqueur et sniffeur de tabac. Surtout quand il est coupé avec de l'abricot. 
Petit conseil post-lecture : s'allonger tête bien à plat, paupières baissées, lèvres entr'ouvertes, bras ballants, jambes légèrement relevées. Effectuer trois respirations profondes en respectant le processus classique - cad une inspiration, puis une expiration (ne jamais doubler un inspiration ou une expiration) -, puis se relever lentement.

Ah j'oubliais : un ban pour le translator 

Je vous libère. Bye
Blvd   

mardi 22 décembre 2015

Dossier clos : l'affaire Tom Ripley


Nom : Ripley
Prénom : Tom 
Dit : Mr Ripley
Vrai blaze : Thomas Phelps Ripley
Année naissance : 1955
Décès : 1995
Lieu de naissance : Boston ?  
Sexe : masculin                       
Géniteur : Patricia Highsmith 
Nationalité : Américain (US)
Age : 25 (en 1955 ??? Eh oui ! 7 1 6)
Taille : nd
Poids : nd
Situation familiale : orphelin
Orientation : nd
Profession : aventurier, escroc et tueur
Résidence : nd

Signes particuliers : Tom Ripley est un aventurier, escroc et tueur en série.
Orphelin à cinq ans, ses parents se sont noyés dans la baie de Boston. Il a été élevé dans le Maine par sa tante 
qu'il déteste. 
Son but, vivre comme les riches dans le luxe et la facilité. 
Il a vingt-cinq ans en 1955 et vieillit au cours de la progression des romans. C'est un jeune homme
cultivé mais désargenté, totalement amoral, insouciant, intelligent. Il aime le jardinage, la peinture et l'étude 
des langues, très doué en maths. Il étudie le clavecin. 
Escroc et assassin, il se soustrait toujours à la justice. 
Charmant et agréable c'est un tueur séduisant, un faussaire mais véritable amateur d'art. 
Il est drôle et ironique. 
Sexuellement, c'est l'ambiguïté : « je n'arrive pas à décider si je préfère les hommes ou les femmes, alors je
songe à renoncer aux deux ».
Sa seule philosophie : Tout finit pas s'arranger.

Les dossiers en question : 

(Première publication pour tous les livres)

1 – Monsieur Ripley, 1956                      The Talented Mr Ripley, 1955
Trad. Jean Rosenthal                               Coward McCann, New York
Calmann-Lévy (Traduit de)

2 – Ripley et les ombres, 1970                Ripley Under Ground, 1970
Trad. Élisabeth Gille                                Garden City, The Crime Club,
Calmann-Lévy                                        double day,
(Chefs d'œuvre de psychologie                distribué par Random House, 
criminelle)                                                New York


3 – Ripley s'amuse, 1974                      Ripley's Game, 1974
Trad. Jeanine Hérisson                          Alfred A. Knopf, Garden City, 
Calmann-Lévy                                      The crime club, double day, 
(Chefs d'œuvre de psychologie             distribué par Random House,
criminelle)                                             New York


4 – Sur les pas de Ripley, 1980             The Boy Who Followed Ripley, 
Trad. Alain Delahaye                             1980
Calmann-Lévy                                       Lippincott & Crowell, Garden City,
                                                             The crime club, double day, 
                                                             New York

                                       5 – Ripley entre deux eaux, 1992          Ripley Under Water, 1991
  Trad. Pierre Ménard                       Bloomsbury Publishing, Londres
                                             Calmann-Lévy

   



Une contrib' de Dan
Décembre 1015

Le charretier de la providence, Georges Simenon

Ecluse 14 - Marne/canal - Dizy ? Une femme est retrouvée morte. Epernay, Reims et Paris en alerte. Maigret est déjà sur le terrain. Ambiance...