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dimanche 8 avril 2018

Vas'y Béru !, San Antonio

Une enquête du commissaire San Antonio.


La caravane du Tour de France fait une halte à Dijon. On gare les vélos devant l'enseigne de l'hôtel des voyageurs et de la S.N.C.F. A l'intérieur du bâtiment, dans la salle commune, la tension monte. Une partie de dames est sur le point de débuter. La "Meringue" vs "Béru". Les godets sont en place. Marc et cassis sur le tapis. Sana apprécie.
Malheureusement dans cette ambiance détendue, la soirée va rapidement tourner au désastre. Un mort alité, masseur de son état, est découvert dans une des chambres de l'hôtel. C'est le branle-bas de combat. 

San Antonio, célèbre pour son "moi, vous me connaissez!", prend la situation en main. Aussitôt, Béru, solidaire, propose son aide. C'est justement à ce moment-là que le vin a commencé à vinaigrer et que la moutarde se mit à picoter les narines du directeur sportif, orphelin de son masseur fétiche.

Béru sur le Tour, une expérience à ne pas manquer : massages, bien-être, dopage, magie (limite sorcellerie), sponsoring, tricherie en tout genre, rupture technologique, espionnage industriel, de l'amour aussi, charnel et poétique, partageur et inquiet, violent parfois mais jamais brutal (???). Berthe fait ce qu'elle a à faire. On découvre (?) un Béru rageur, vengeur, gagneur, frimeur, joueur, pleurnicheur... 

Les morts et presque morts se bousculent au portillon. La voiture-balai est pleine à craquer. 

Sana mène l'enquête en poussant les pions à sa disposition. Il analyse, étudie, téléphone régulièrement au siège social, temporise, et agit comme il se doit. 

Une enquête estivale. 
Quelques gnons, donnés et reçus, quelques pruneaux bien distillés, quelques clous appropriés, et l'affaire est dans le sac.

Le chiffre 4 est à l'honneur. 
La wodka polonaise (notez la graphie) est servie. 
On parle de blabla préalable
La communauté des femmes est à l'honneur (façon Sana)
Le salon du caravaning est suggéré.
Michel audiard est interpellé
Peguy est cité pour une sombre histoire de cathédrale mal insonorisée
Le nom de Marny est sussuré
et Freddy, le charcutier de Charenton, se métamorphose en boucher 

L'enquête, (im)proprement citée : mises sur écoute en règle, ligotages, interrogatoires, course-poursuites, épluchage de fichiers, interpellations...
Contrairement aux idées reçues, une affaire criminelle peut être résolue sous la torture. Rare mais possible.

Le petit-déj' du staff : omelette, saucisson à l'ail, roquefort et oignons blancs. Le côte du Rhône sert d'humidificateur (ou de liant, au choix).

Comme à son habitude, San Antonio narre ses exploits à sa manière. Il plonge son lectorat dans un délicat duvet de mots et d'expressions inédites et insolites, et l'invite tout simplement à maugréer s'exprimer. 
Comme d'hab' Sana s'en sort avec les honneurs, Béru de même, et l'Institution est sauvée.
Une occasion pour se (re)plonger dans l'histoire du Tour de France, avec ses boires et déboires, ses hauts et bas faits, ses grandes et petites phrases, ses journalistes, ses suiveurs, ses gens, ses collines, ses monts et ses plaines.  

Le visionnage (hasard du calendrier. Rien à voir avec le texte) : 



et la lecture simultanée (âpre mais juste. Avis aux amateurs) :



Rien ne va plus les jeux sont faits !    

vendredi 20 janvier 2017

Réglez-lui son compte, Kill Him, San Antonio

- C'est le pilote ? 
- La genèse !
  
A sa naissance, le commissaire San Antonio accuse joyeusement les trente-huit ans. Il a fait, dans une autre vie, ses débuts à L.A. dans une police privée. On n'en saura pas plus.
Pour l'heure,  il vit encore chez sa maman, Félicie, à Neuilly. La dame est aux petits soins et il le lui rend bien.
Son arme : 7,65 crosse en nacre
Fringues : chapeau, costard bleu roi, chemise ciel et cravate jaune pâle.

Cette première enquête ultra-confidentielle est transmise sous le manteau du côté de Lyon en provenance des Amériques.

Un Paris (via Orly) / Marseille en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire.

Un cadavre, que l'on suppose mijoter depuis quelques semaines sous le bitume d'une des rues les plus fréquentées de Marseille, vient d'être exhumé. Un banal fait divers qui prend des allures d'affaire d'espionnage. Il faut dire que tout le monde est sur les dents. On vient de sonner récemment la fin de la guerre (the second). Et les esprits sont encore chauds. Les perdants veulent se refaire.
Les services de l'ordre de la région se tiennent en alerte. San Antonio fait son show.  Seul. C'est le petit plus mais ça lui procure quand même quelques désagrément. Heureusement, pour détendre l'atmosphère on visite et on jouit de la ville, de jour comme de nuit : la corniche, la Canebière, le Pastisse, la bouillabaisse et tout le folklore. On drague dans les bars de nuits.
On castagne dur et on chasse à l'homme.
Les coup de foudre sont bien portés.
Les sauts de l'ange sont parfaits.
On étouffe, on suffoque, on claustrophobe. On brutalite. On s'évasionne. On tue. L'amour est présent à chaque coin de chambre. Le silence des témoins est pesant. Les bombes sont à retardement.
On échange les identités.

Un vrai sprint, à dire vrai.

Et puis,

On roule en 402, on achète à tempérament.
On communique par colombes interposées
Inutile de préciser que le téléphone était cloué au sol.
On sirote du cognac et de l'Armagnac en quantité suffisante.
On fume des Gitanes en quantité raisonnable.

Sana fait l'appât. Les voyous sont tenaces. Les demoiselles dans le cockpit sont vêtues légers mais classe : petite robe, nuisette, froufrou et satin.
Pour les plaisirs sociaux : médaillon de bécasse, gratin de langouste, chevreuil en civet, Pommard 1928, fine Napoléon et cigare brésilien.

Quelques références surprenantes (Claude Farrère, Max du Veuzit et le magazine Oh (là là ?))

Un dossier intéressant. Quelques écarts de langage à déplorer. Le divertissement est assuré.

samedi 3 octobre 2015

Une enquête de San-Antonio : Macchab Academy, Patrice Dard

Une admiration, une passion, que dis-je, un cultalamère ! Telfèretelmils...

San-Antonio passe un sale quart-d'heure. Félicie ... !!! Fort heureusement, le fils du fils tient bon la barre ! Hisse é ôoooh (2 fois)... San....o..ô ... Si D... (sur l'air de San....ô).  

Le reporter nous emmène faire une petite visite dans l'oeil du PAF. Une inflation de programmes non maîtrisée. Tarifs privilégiés pour amateurs de tueurs en série. Les méthodes sont radicales. Chute de projo, gavage de spectateurs zé téléspectateurs, claques à gogo, berlines de luxe, dont on se fout royalement des émissions de...

Généalogie : on apprend confirme que Sana est le père bio d'une petite fille issue d'une rencontre torride avec une femme de nationalité suédoise.

Mauvaises pratiques : on frappe les décédés (si c'est pas malheureux), on roule en ....

Bonnes pratiques : on s'enfile des rillettes/maroilles pour le start dans les moments difficiles. Suivi d'un Osso bucco façon Félicie en primo piatto e secondo, le célèbre plat de résistance français, et on termine par un café agrémenté de deux sucres et d'une tombée (?) de lait.

Un style littéraire très enluminé. Le conteur prend toujours soin de son électorat. Les enfants sont protégés. La maman fait dans l'étude psychologique, avec un faible pour les ... 

Double innovations : 
- Augmentation du temps de paroles des criminels.
- Utilisation des titres d'émissions de télé pour ouvrir chaque chapitre. 

Le langage de Monsieur Bérurier est toujours aussi fleuri. Peut-être un peu trop ?. Ca ralentit parfois un peu l'action (imho). Mais si peu...

L'Art est sans limite... et c'est heureux. 
Une bonne décompression. Sûrement quelques messages distillés, sinon à quoi bon.

Je vais pouvoir passer à la suite sereinement.
Bye
Blvd

samedi 17 janvier 2015

Béru et ces dames, San Antonio

Lu dans son jus, pantalonné mais non jacquetté. Pour amateur seulement, un costume complet disponible sur les quais. Excellent téta. Pas cher.

Tout démarre de Saint-Locdu-le-Vieux. C'est bien connu.

- Dans la famille Bérurier je voudrai l'oncle Prosper.
- Décédé.

Un fâcheux et tragique accident maquillé en crime… Euh, non… l’inverse. Ca tombe bien. Un prétexte. Une friction pour San-A. Pas de tergiversation. Retour aux sources béruriennes. Joies des retrouvailles funérailles. L’oncle aux premières loges. Avec au programme, un concours de b…., de c……., de matelotage, de direction de jeunes femmes d’entreprises ou pas, et d'autres joyeusetés. Le vin est servi dans un saladier. Les poings sont de sortie. On dira ce qu’on voudra mais le Béru sait recevoir. …
L’héritage de l’oncle est soumis à conditions. Des péripéties à la San Antonio. Une chevauchée pragmatique. De l’action, des déplacements, de la bagarre, de l’humour, de l’amour, du jambon, des enlèvements en veux-tu en voilà, du ciment, de l’art, de l’horreur, du familial, du mélange d'aristocrate et de bien d’autres choses …

Combats de coqs au menu. Poulettes plumées en embuscades. Et poulets fermiers déplumés.
Une ode à la paysannerie. Les deux pieds sont dans le même sabot, Béru tutoie le hobérisme. Une nouveauté pour ce grand gaillard. Feuilletage d'études macro-économiques et statistiques sur le développement des maisons closes de France et d'Allemagne.
On apprend que les chefs d’entreprises (pas tous, fort heureusement) sont des truands mondains. En clair, qu’ils ont de la classe mais pas de morale. 
Dans ce dossier les parités ne sont pas respectées. On cultive le cresson à grande échelle.
Pas une pipe à se mettre au coin des lèvres. Juste une allemande blonde peut-être en fin de dossier. 
Au cours de l' enquête, le Commissaire se répand (499 pages quand même).
Une Sanantonionnerie poussionnée à l’êxtrêmerie. Lourd de sens. Des pensées. Des idées. Un côté sombre. Amoureux. Gluant et coeurant. On évoque la fratrie Delly. Un prise d'otage en règle. Un lyrisme expressif. Il est question de ligne rouge. On frise le burn out la dépression. Ressaisis-toi San-A. Rendez-vous compte, un des premiers à vouloir créer une brigade de policières et reporter sur la mode tatoo et les"milieux" qui vont avec.

Et Béru, demanderez-vous ? Comme d’hab’. Se met volontiers sous les feux des projos. Pas besoin de mettre le couvert. Pour lui ce sera la fesse gauche. Une petite fantaisie. N’aime pas la mauvaise foi. Les gifles toujours bien affûtées. Les poings toujours solides. Jaloux au possible. Pardonneur aussi.

San-A/Béru, un binome qui marche à l’instinct.

Pour aller plus loin : 
Les techniques proposées, non exhaustives et non validées par la Direction : vessie de porc, serviette chauffante, plume de paon, casse-noisettes turc, corde à violon, tohu-bohu.
Les jeux de sociétés : le branche-toi-sur-mon-compteur-bleu.
Les mets raffinés : bisque de tortue, feuilleté de homard et gigue de chevreuil sauce veneur. Pour les plus délicats, c’est gigot grillé devant la cheminée et Beaujolais, également coq au vin version Chambertin contrôlé.
Béru propose de flytoxer un prince.
On devise sur les z’oisifs.
Le travestissement est de mise.
Arsène n’est pas loin.
Houdin n’est pas convié. Allez savoir pourquoi. C’est Béru qui fait le boulot.
Une dent contre le Général et la Compagnie du Gaz
On nous enseigne qu’une victime rend sadique, tandis qu’un adversaire ennoblit.
On nous enseigne également que vouloir en savoir trop est pénalisant.
On prophétise et pronostique sur le match en cours : Dieu vs Humain.
Fort heureusement la morale est chauve.
Un vaste programme. Et inversement.

La Direction propose pour accompagner ce dossier une lecture simultanée. Pour des raisons de confort, elle informe cependant, que ce dossier ne sera en aucun cas commenté  :



Voilà
Blöd Blvd blʌdʒən




jeudi 1 août 2013

Passez-moi la Joconde, San Antonio

Un peu bleu-b… sur ce coup-là le Sana. Faut quand même dire à décharge qu’il nous expulse un burnout carabiné. On a même droit à un arrêt de travail abusif, consécutif à une suspicion d’appendicite. ENÔOORME !  Ca lui pendait au nez, quand même. Et personne n’a rien vu venir. Le contrecoup des vacances, c’est sûr !

Le charretier de la providence, Georges Simenon

Ecluse 14 - Marne/canal - Dizy ? Une femme est retrouvée morte. Epernay, Reims et Paris en alerte. Maigret est déjà sur le terrain. Ambiance...