Affichage des articles dont le libellé est 10/18. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 10/18. Afficher tous les articles

samedi 27 mars 2021

Vénus Privée, Giorgio Scerbanenco

 


Un texte sombre des années 60, qui pose les bases du roman noir italien.
Un texte qui sera revisité plus tard (2010) chez Rivages/Noir (lecture en projet).

Dans le cas présent, la lecture a été faite à haute voix pour les besoins de la cause. 

L'accent a été mis, sans forcer.
Certains mots sont restés coincés dans la gorge, 
Gras, sales, abscons, décalés, honteux,

Mais, 

Rien de tel, qu'une "bonne" douche froide, pour faire baisser la pression.

Rien de tel, qu'une "bonne" société en mutation, 
pour battre retraite, et se claquemurer, aux confins du mensonge.

Rien de tel qu'une "mauvaise" "bonne" société, tiraillée de toute part, 
aux prises avec ses pulsions. 

De l'alcool, de la rage, du sexe, du fric, du pouvoir, de la testo... 
et bien d'autres encore.  

et

Rien de tel qu'un "bon" conflit de génération
Pour que s'écroulent les petits châteaux
et que puissent s'élever d'autres petits châteaux.

 
Comme mentionné plus haut, le texte est sombre, et le rapporteur ne fait pas dans la dentelle. A quoi bon ! Un bon coup de pied dans les gencives, et un bon coup de coude dans l'estomac, valent mieux qu'un bon discours. En tout cas c'est la philosophie de Duca Lamberti, un médecin déclassé, qui se reconstruit peu à peu, comme il peut. Dans le cas présent, en reconstruisant himself les autres. C'est dire la technique. 

La morale suinte et se hume à plein nez. Et si par hasard, les choses pouvaient s'arranger...

Ben non ! 


    




vendredi 22 janvier 2021

Du sang sur Vienne, Frank Tallis

- Un vieil homme qui tousse dans sa manche à cette époque, ça fait réfléchir non ?
- Non ! Vaut mieux pas réfléchir en ce moment. Regarde tes pieds, mets ton masque et AVANCE !!!
- Et pour le G et le tablier ? On fait comment ?
- Utilise une autre messagerie...

"De mon temps un homme honorait ses engagements quel que soit le prix à payer"
 
Drame en quatre actes au pays du kouglof.
Début du XXe siècle. Les forces en présence se positionnent. Politiquement s'entend.

L'inspecteur Oskar Rheinhardt, mène l'enquête à la suite d'un meurtre collectif de femmes hébergées dans un immeuble destiné à leur activité commerciale. Les corps froids sont sens dessus dessous.

Max Liebermann, son ami médecin, se joint à lui pour lui donner quelques conseils et éclairages utiles. On vit en direct les débuts de la psychanalyse.  

On pousse la chansonnette.
On dépece.
On barbouille.
On évoque Jacques l'éventreur.
On fait quelques pas de danse avec Joseph Lanner
On taille la bavette avec Freud.
On parade à l'Opéra.
On croise le fer.
On sabre à tout-va.
On apprend la langue du pays
Et on psychanalyse à tour de tête

Le texte a été lu méthodiquement, sans gourmandise malgré les pâtisseries proposées, dans des conditions hygrométrique optimale. Quelques flocons de neige sont venus lécher les carreaux. Rien d'insurmontable. L'âtre s'est imposé avec succès. Les cigares ont été bienvenus ainsi que les alcools servis.
 
L'enquête a été légère, musicale, animalière, bouchère, scientifique et secrète.

La rhétorique a sué à grosses gouttes. La raison, l'affect, et les valeurs ont été portés à bout de bras sabre. 
 
Pas de complot. Juste une MEP. 

 
Bye bye



samedi 8 avril 2017

Une sale affaire, Marco Vichi, Una brutta faccenda

Les affaires, c'est comme le linge, ça se lave en famille. 
Pas de négociation possible.

On retrouve le commissaire Bordelli quelques mois plus tard, toujours à Florence. Et encore une traversée périlleuse au coeur du contingent humain. 

Le meurtre d'une fillette dans un parc public affole les mamans... et les papas aussi. Faut pas croire... Une gamine, bon sang ! 

Déjà à ce niveau, Bordelli voit rouge (rien à voir avec la maladie des yeux qui voient un point noir). Alors, quand une deuxième fillette est déclarée assassinée, son sang, déjà rouge, broie du noir. 

La jeune République a du mal à grandir.

On retrouve la même équipe que précédemment. L'enquête est lente. Mais qui va piano... Et puis, cela permet à Bordelli d'approfondir et de résoudre quelques autres problèmes de la vie quotidienne.

On parle des maisons closes de la région, des "petites" gens malmenées par les brutes la vie, De faits divers et de hauts faits (?). Les organisations oeuvrent dans l'ombre et les ombres s'organisent. 

Deux Plusieurs histoires pour le prix d'une. On se met à table. La mémoire de l'Histoire n'apaise rien. Ni même le cognac qui coule à flot, ainsi que la grappa, et les petits plats proposés à la carte... Porc aux myrthes, sèches en zimino (avec blettes et tomates), ribollita, lapin en sauce...

On nous informe que les bières sont embouteillées par Peroni et que la colombe blanche s'est encore envolée.

On ne sait pas si Bordelli s'en remettra. 

A l'issue de cette lecture, la Direction propose un programme d'entraînement intensif :

- Le matin : pratique de la méditation interstellaire, avec mise en perspective de l'Humanité. 
- Le midi : étude du gros dossier qui traite de la '"Faute" et de son antériorité.
- A la veillée : lire des poèmes de Hrotsvita et de Cecco Angiolieri.... Et puisque les fêtes sont proches, lire aussi Pascal.
- Et pour passer une bonne nuit : vaporiser quelques gouttes de drosera (SGDG) dans l'habitacle ouvrir la fenêtre en grand et appuyer sur le bouton "Vecchio frac"

Le dossier est dans les mains de la majorette en Chef. C'est dire !!!




mardi 28 mars 2017

Le commissaire Bordelli, Marco Vichi, Il Commissario Bordelli

"Que chacun fasse son devoir et nous serons tous bien."

La chaleur estivale qui règne à Florence en ce mois d'août 1963 accable les citadin(e)s réquisitionné(e)s pour la circonstance.

Lors d'une nuit torride, une vieille dame (très) fortunée ne résiste pas à la pression. Elle prend ses mains à son cou et fait, en toute intimité, le grand saut dans son lit. La chaleur a encore servi sévi. Un classique. Fort heureusement, depuis, nos dirigementeur(e)s, attentif(ve)s au bien-être de leurs poches de sang, ont mis en place des mesures de précaution très pertinentes, et techniquement et... financièrement. Du grand art.

Le problème, c'est que le commissaire Bordelli a un (gros) doute. Et quand Bordelli doute, il veille. Ainsi, le peuple peut dormir sur ses deux cerveaux. Un chasseur né... De cigarettes et d'humanité (?). Son caractère, attachant (pour les uns), devient vite agaçant pour les ... Il organise sa vie principalement autour de ses souvenirs, et d'un bon dîner entres ami(e)s. Et lorsqu'il a soif, il n'hésite pas à puiser quelques conseils dans son passé, auprès de ses relation(e)s et de la célèbre jeunesse en formation.

L'enquête est ouverte. C'est Bordelli qui la dirige, certes au ralenti, mais en mouillant sa chemise. Les jeunes femmes sont à la barre (une notamment), les souvenirs fleurissent. On cite Ungaretti, Augustin (le Saint, pour une histoire de mouches)... Et aussi, Dante (Pegretti, frère et savant fou), Piras (un Sarde, fils de son père), Elvira, des petites frappes, un cuisinier, des cousins, des nièces et neveux, des tantes, des Dames de bienfaisance, des fleurs à arroser, des rats, des chats, huants ou pas, et bien d'autre(e)s...

On a les pastilles gustatives en alerte. Une soupe d'oignons est servie, ainsi qu'une soupe aux haricots à la Lombarde, de la morue à la Livournaise (et son petit vin blanc), de la focaccia (chaude), du sauté de veau sauce piquante (alla turco), des gâteaux sardes... Le Pantelleria, un vin de paille et le Chianti coulent raisonnablement, mais utilement. La grappa, qu'elle soit blanche, à la Rue ou au genièvre, enchante les neurones. Au loin on entend une musique chaude et salée qui fait : ça.        
On essaye d'apporter quelques éclaircissements à quelques questionnements : oui mais quelle est la différence  entre le bien et le mal ? Et comment qu'on s'aperçoit qu'on devient vieux ?... Et pourquoi pas ?...

- Et l'enquête alors?
- C'est... Comment dire ?
- Bienveillante ?
- Vouâlaâ ! C'est ça !

La suite est en cours de lecture. Une sale affaire paraît-il.

L'Encyclo du père Candido : la rue ("ruta" en langue italienne), c'est le truc jaunâtre qui flotte dans le liquide à base de raisins, embouteillé ci-dessous (crédit photo  : bouteille de grappa personnelle, en provenance directe de la Carnia). Alerte rouge : niveau en forte baisse au 28/03/2017. Ravitaillement prévu en juin prochain. Dégustation prochaine : 30/04/2017 avec Romeo y Julieta C.


Remerciements : à En.Vi. pour ce magnifique breuvage et Mesdames et Messieurs passeur(e)s et nɔʃe pour leur éclairage.

Ciao ragazze(i) !!!

Le charretier de la providence, Georges Simenon

Ecluse 14 - Marne/canal - Dizy ? Une femme est retrouvée morte. Epernay, Reims et Paris en alerte. Maigret est déjà sur le terrain. Ambiance...