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jeudi 18 mai 2017

L'hiver du commissaire Ricciardi, Maurizio de Giovanni

- Ca s'est bien passé ta pause montagne et chaos, Blvd ? *
- Du billard !

(lu dans sa version électronique)

Luigi Alfredo a un petit "pète au casque". Rien de bien grave. Un problème survenu dans l'enfance (la base). C'est  plus gênant qu'autre chose, mais dans un sens ça lui fait un peu de compagnie lorsqu'il déambule dans les rues de Naples.

La cas étudié ce jour, est la conséquence d'une chute brutale survenue à une pointure de l'opéra (un ténor). Le corps sans vie a été découvert dans sa loge (fermée à double tours de l'intérieur ?) alors que ledit corps (animé) devait faire son entrée sur scène. Un comique de la troupe aurait déclaré qu'il était passé de l'autre côté du miroir sans essuyer ses pieds sur le paillasson. Balivernes ! Heureusement Don Pierino était dans les parages. Au final, le transfert s'est fait dans de bonnes conditions.

En bon commissaire de l'avant Rép', Ricciardi (Luigi Alfredo donc), tâtonne, tamponne, sonne, siphonne et claironne. Une enquête toute normale. La troupe est convoquée avec interviews à la chaîne. Les petites et les grosses mains sont de la partie. Les arias sont chantés à tue-tête et parfois a mezzo voice. 

Les savoirs sont transmis par le peuple et ... les institutions présentes. On murmure que l'amour et la faim justifient les moyens. Les points de vues divergent. Les solidarités s'organisent.

On fait un break pour le quatre heures avec sfogliatella dans l'assiette et cartes sur table pour le tresette.

On essaye de ne pas trop se faire remarquer pour ne pas prendre de mauvais coups. 
Certains osent faire remarquer que les pauvres gens sont souvent meilleurs que la police (?). Tandis que d'autres affirment que "ça devient vite mal élevé les gosses avec trop d'argent". Il y en a même qui disent que nos erreurs ce sont les autres qui les paient (sur ce point la Direction demande un complément d'information).

Des interrogations restent en position géostationnaire, concernant principalement l'Amour, la Damenation, la Qualité Emotionnelle, la Chose et Bambinella.

Un texte sur la Foi les Fois et Forces en présence, assaisonné d'une bienveillance qui serpente dans les ruelles des coeurs de cités.
Tout à l'image d'une terre au repos, irriguée avec patience et justesse, qui attend son heure.
Vive le printemps... Et l'été, et l'automne et l'hiver ! 
Et les transmetteurs.

* littérature comparée 

texte papier

texte audio

jeudi 2 mars 2017

220 Volts, Joseph Incardona

Pas eu le temps de prendre de notes. C'est que ça file 191 pages ! Surtout quand c'est livré sans emballage. 
Une sauvegarde, grossière, a été effectuée dans les quelques neurones usagés qui circulent dans la mémoire tampon. Encore un miracle diront certains.   
Malheureusement, pour le plaisir des papilles, la mémoire vive a cafouillé. C'est donc à discrétion... Une raclette s'est peut-être invitée dans le chalet, mais c'est sans garantie. 
Seule la Direction a quelques souvenirs sur ce thème. Notamment l'ouverture d'une bouteille de champ' en milieu de partie et d'un paquet de clope. 

Résumé de la situation : Mr Hill est un écrivain en panne d'inspiration. Son foyer clapote. C'est l'occasion de faire une virée à la montagne. Le principe du bonairpur devrait remettre les neurones du monsieur au garde à vous. Et en effet, la mission est réussie au-delà de toutes espérances. Un peu trop même. Une question de dosage. Sûrement un dérèglement azote/dioxyde carbone/oxygène. 
 Et soudain, tout s'accélère : on chipote, on fricote, on crapote... Les disparitions deviennent inquiétantes... Les voisins voisinent. Une chance, le dentiste n'a pas eu à se déplacer. Seul le médecin de famille a eu une accréditation (de plus en plus rare en milieu hors ville). Carambolage, effacement de preuves. On mène l'enquête dans l'enquête. Les gendarmes font leur boulot correctement et jusqu'au bout. Les familles s'inquiètent. Seul Mr Hill ne sourcille pas. Le boulot c'est le boulot ! 

Un dossier à classer en évidence dans le rayon qui arbore la pastille noire et dans le sous-rayon "se mettre à couple ou en couple ?".   

Stratégie : le conseiller financier invite la Direction à investir massivement dans la société (?). 
La rédac', par prudence, préconise l'achat de deux ou trois actions. Cela devrait permettre de mieux évaluer le potentiel. 
Sage, la Direction décide (rare) de prendre quelques options "put" et "call" sur le marché court terme. 
Pour voir.

Prochaines lectures : un poulpe en Corse , et un homme perché dans les hauteurs de la solitude.


dimanche 19 juillet 2015

Le crépuscule des gueux, Hervé Sard

Tout plein de notes. Voyons voir...

Non ça c'est pour On the Brinks... C'est fait.
Ca c'est mon relevé de notes...
Ca non plus, c'est un torchon de mon huissier attitré...
Ca ??? Ah oui, c'est mon relevé bancaire. Accroché à mes factures (?)...
Tiens, tiens...Un recommandé du DRH,
Ah, et le loyer...
Ah ah ah ah.... A. Je te plumerai le ... !!!!

Ah ! Voilà !!!

Une prise de notes fébriles. Et pour cause. Une Lecture effectuée dans des conditions zépouvantables. Corps à corps de commuters. Transpiration, sueur et bavardage intempestif au programme. Conversation tél., etc. "En raison de la chaleur du froid de l'organisation du matériel défectueux et plein d'autres bonnes raisons nous vous informons que le train de votre destination dortoir est ..."



Le rapporteur du dossier ci-dessus référencé s'autorise à regarder la Société au travers d'un prisme, créé et usiné par une communauté de poches de sang, sans-abris, enfin si, avec abris. Mais sans filet. Enfin si... Sans problèmes... Si quand même... Je m'embrouille. Du bel ouvrage.

En tout cas, ce qui est certain, c'est que la société ferroviaire, non mise en cause bien sûr dans cette affaire, va résoudre sur le champ les problèmes liés à la sécurité. Pour les problèmes de promiscuité, circulez !
Les rambardes étaient mal assurées dit-on. Mais c'est faux ! Qu'à cela ne tienne ! La police enquête. On a retrouvé des suicidées trucidées décédées découpées dépontestrées décapitées sur les voies, propriété de l'Etat.

On nous informe en off que la police recherche des têtes. C'est étrange pourtant, car en général ce sont les dirigementeurs qui font cette sale besogne. 

On précise malgré tout, en dépit de cette absence (de têtes), que ce sont de très jeunes femmes. Le légiste de garde est formel sur ce point. Il nous précise que d'autres parties du corps peuvent permettre d'élaborer avec certitude un diagnostic précis. Un pro.

Pour l'heure, c'est Blond et sa stagiaire qui font le show.

L'enquête piétine. On est pas loin de chez les Gueux (une communauté située en proche banlieue parisienne). Aux dernières nouvelles un dingue est en liberté. Un récidiviste parait-il. Quelques années avant... C'est pour ça que chez les Gueux on a quelques fourmis dans les jambes. Deux pistes. La simple et la moins simple. La simple à la préférence des décideurs. C'est la piste la moins coûteuse. Mais c'est compter sans Blond. Prise de décision au plus haut niveau. On infiltre/exfiltre un ... Comment dire. On envoie Timothée.

Un peu fouillis, d'apparence, mais c'est normal, tant de choses à dire. Pourtant, à bien y regarder.

Ce rapport donne l'occasion de développer la célèbre loi ou théorie des emmerdements. On ose même mettre en avant la théorie de la tartine beurrée. On référence Lao Tseu abondamment. Une histoire de vide qui fait tourner le monde.

On aborde également le thème du suicide, des défis, du Grand Mal-être, du mal positionné. Il sort par le siège c'est un signe... La Terre omise du rejeté.

On ressort également un dossier de la Vie du Rail. Une histoire d'archet.

Question approvisionnement, c'est soupe aux orties et velouté de patates. On mange chichement mais équilibré.

On défend le droit à l'errance.

On fait un gros travail sur la castisation de la société. Le système s'affine. Les progrès sont flagrants.

On se ballade du côté d'Ermenonville. Invitation à la poésie, aux Arts.

Remerciements à Môme, Luigi, Lula, Krishna, Capo, Boc, Timothée, Blond, Christèle, aux animaux de compagnie et aux créatures terrestres, merestres et cielestres.    

Voilà.
Et pour agrémenter les belles nuits d'été. On n'oblige personne.

Ciao

mercredi 22 octobre 2014

Cris de mes chats le dimanche, Jacques Jouet

Cris de mes chats le dimanche...Jacques Jouet...Le Poulpe
On ne peut pas dire qu'il soit en forme le Poulpe ces temps-ci. Sa bière tourne bièraigre même. Quel que soit son degré...

- Dans la famille Poilou, je voudrais le Poulpe !
- Dis-moi Blvd, est-ce qu'un poulpe endimanché, empéniché, enchatisé et enwhiskysé, ça t'intéresse ?
- Faut voir...

Un gros pataquès dès le début. En vrac : la Chéryl a décroché et décidé d'épiler un autre mâle. Une pénurie de pieds de porc décime la contrée (des problèmes d'articulations, il semblerait). Et pour couronner le tout, les mélanges sont de plus en plus toxiques.
- Faut-il vous faire un paquet cadeau? - Non ça ira je vous remercie. C'est pour consommer de suite.

jeudi 22 novembre 2012

Golgotha

Touche à rien gamin, et surtout ne regarde pas derrière toi, tu risques de te torticoliser.

Direct, l'auteur nous met en garde. Le dossier qu'il propose est super-confidentiel. Il nous aura prévenu. Pas la peine d'aller pleurnicher dans la soutane du père Gregorio ou de faire son Féliciano. 
Je disais donc, le dit Oyola, écrivain de son état, décrit et explore les comportements sociaux d'une communauté suburbaine qui survit fièrement, culotte à la main et mômes dans le tiroir, dans le ventre putride des abords de la Cité argentine. Vies de patachon, penseront certains. Vies misérables diront les autres. Que nenni ! Ici, pas de place pour des gaudrioles et des lamentations. On cultive  le dialogue visuel. On est diplômé haut la main dans les techniques d'écoute. Les petits pas sont chassés chez les morveux. Les règlements de compte programmés. La vengeance mijote à feux doux. Les jeunes ont la tête dure (c'est pas dieu possible, ma pt'ite dame ! Et à ce point c'en est navrant). Ca balance pas mal ... Les flics de quartier, Lagardo en tête, se la jouent protecteurs, au son du pipeau et du triangle. Les accords sont (toujours) parfaits entre gens de même naissance. Les femmes répandent leur sang un peu partout pour manifester leur mécontentement (pour la forme bien sûr). Les enfants bricolent quelques petites blagues. Les anciens se tapent des barres. Et tout ça dans une ambiance bon-enfant. Pour dire, les bonnes nouvelles se ramassent à la pelle. Tiens par exemple, dans le boyau terrestre, c'est une naissance toutes les quatre secondes. Si ça c'est pas une bonne nouvelle.
Je reconnais tout de même que l'ambiance est plutôt crispé du côté de la pauvreté. Mais finalement rien de bien méchant. 

Pas de quoi s'émouvoir. Soulèvement de montagnes de questions convenues. La place du jeune est-elle aux côtés de l'ancien ? Doit-on maintenir les maternités de proximité ? etc.
A confirmer par une autre étude.
J'ai une de ces migraines, bon sang ! Un bon somme et il n'y paraîtra plus...
  
Bye

samedi 4 août 2012

Les fantômes de Belfast

Je vais essayer d'être bref pour éviter tout débordement. On a eu assez d'émeutes comme ça ces derniers temps. Le retour au calme s'impose. C'est l'été, non ? Pourri certes, mais c'est l'été quand même ! Et puis y a les J.O... Fraternité, confraternité, modernité, pérennité, paternité, maternité, éternité... que sais-je encore...

Ca se passe en Irlande. Post-guerre. Je veux parler de l'intra-insulaire, celle qu'on est censé connaître et qui permet également de bien situer l'île par rapport à l'Angleterre. L'issue politique et sociale du pays est incertaine. Les hommes et les femmes sont à cran. Gerry, l'ancien des barricades, se met en croisade. Et justement ça tombe bien. Comme il vient d'achever une longue période de vidange de ses radiateurs, fort d'une expertise et d'une expérience reconnues dans le milieu, il décide de monter, himself, sa petite entreprise de purge. Il est en pleine forme... à un détail près... Le mélange whiskey/eau y est pour beaucoup (ça vient du dosage, c'est sûr !). Pour la petite histoire, il est bien connu des services de police, et même considéré comme un tueur né (sources policières). Très religieux par ailleurs (ce n'est pas incompatible), il passe aux commandes du calendrier de l'Aven façon ?... : douze portes à ouvrir fermer. Pas moins.   

Mon avis : uniquement pour ceux qui aiment bien coller au plus près de l'actu, qui apprécient le célèbre "inspiré de faits réels mais toute ressemblance blablabla...", et surtout qui ont des opportunités pour en parler en société. Egalement pour amateurs de l'histoire de la fondation religieuse de l'Irlande, et pour tous ceux qui ont un coeur et qui veulent bien se donner la peine de s'intéresser un peu à leur environnement extérieur.  On y apprend énormément de choses sur le conflit qui anime et occupe les habitants de l'île depuis quelques temps. Et comme d'hab', échanges de points de vue sur les rapports anciens/jeunes, politiciens/administrés, flics/voyous, hommes/femmes, pères/fils, etc. Thèmes récurrents donc... Ca dénonce encore et encore. Ah, j'oubliais, les adeptes de l'ésotérico-fantastique seront servis.

Les compétences mobilisées : organisation d'émeutes, élaboration de coktail molotov, résistance au whiskey (forcément il est coupé), capacité de communication avec l'au-delà, bon fond, et j'en passe.

samedi 21 juillet 2012

Les harmoniques, Marcus Malte



Une lecture d'avril 2011. En reprenant mes notes...  

Une enquête menée tambours battants par un binôme d'amateurs composé d'un dénommé Mister, pianiste de son état, et d'un chauffeur de taxi, l'ami de toujours, le fidèle Bob. Rien que ça, et je me dis que je vais passer un bon moment. Sans tarder je me propulse en fin d'ouvrage pour dénombrer les pages. Il faut absolument que j'organise mon emploi du temps. Il faut surtout que je prenne une décision. Et je l'ai prise. Mais je vous préviens, j'ai fait pas mal de coupes. Cela dit : pas d'inquiétude, l'esprit reste présent. D'ailleurs, le bénéfice est immense. C'est du winwin comme on dit outre-atlantique. 

Tout se déclenche après la mort d'une jeune femme, artiste de son état. Mémoires de guerres récentes (qui commencent à dater d'ailleurs "ça va tellement vite!") outre-adriatique. Rudes rencontres poétiques (?). La nature est au programme, sauvage par définition, avec un traité de pomologie en substance. L'histoire d'un ours (?), de clandestins et leurs voyages improbables. La culpabilité du silence (ou le silence coupable - je ne sais plus) , violence, sexe, initiation, et la cerise : cette grave accusation interrogation portée par le mortel sur la mortalité. 
Je compléterai en mentionnant un bruit de fond musical persistant mais pas désagréable : Demisss, Lionel,  Gerry  et les autres...


vendredi 20 juillet 2012

Monsieur le Commandant



Ok, bien reçu. Un peu tard quand même ! Mais bon, y a pas de mal compte-tenu des difficultés de circulation. 
Je le crois que ce courrier n’a jamais transité par les Postes et Télégraphes. Car on le sait, la pénurie de grosses enveloppes et de timbres durant la période fut des plus pénalisantes. De plus, on n’en parle pas souvent mais à cette époque le velin et le vergé étaient principalement utilisés dans les cabinets d’aisance. Alors... En tout cas, faut pas avoir de regret non plus pour la mise à disposition tardive de la toile encore en  gestation, le fichier aurait été trop volumineux pour l’époque.
Concrètement, plusieurs lectures et relectures s’imposent, voire sont nécessaires pour pouvoir échanger en société sans trop risquer de se prendre les pieds dans le tapis. Le présentauteur, quant à lui, tranquille pèpère, en exhumant cette, comment dire… cette longue lettre écrite de la main ferme d'un illustre inconnu, nous projette au coeur d'une époque rude et troublante, pas si lointaine pourtant, mais si présente ! L'air de rien, il nous invite  à partager la progression intellectuelle et religieuse d’un homme (plutôt) perturbé par ses émotions et nous entraîne dans une folle farandole au rythme haletant de ses errances et divagations cérébrales. Faut dire quand même, que le type tente de résoudre une énigme datant (au bas mot) de la naissance du premier cerveau bipède en service, je veux parler de la fameuse équation : raison vs folie. 
Pour conclure : ouvrage très documenté ! Un travail de recherche titanesque. Une pédagogie hors norme. Ouvrage très orienté, avec lectures multiples (?). C'est bien ficelé. Rien à ajouter. 
Je le dis avec humilité : hors champ de mes compétences... Peut-être à proposer au Goncourt... Qui sait ? Mais je dis ça comme ça... hein...

Lu, annoté et classé. Au suivant... 

samedi 14 juillet 2012

Tijuana Straits


"Finis ta soupe", qu'elle disait la Grand-Mère. Mais j'ai eu beau me remettre en situation, je me suis, comment dire simplement, je me suis... Eh oui, c'est exactement ça ! Mais à toute chose désagréable, il y a quand même de bons côtés (et inversement), à commencer par le repos des ternes ailes... 

Bon, cela étant dit, très rapidement : Fahey, Magdalena, Armando et les autres... Une épopée héroïque à la sauce CaliMex. Des chefs d'entreprises aux activités improbables, des abus de pouvoirs, des révoltes féminines... On boit de la bière agrémentée de valium (ou inversement),  on porte les dents en bandoulière, on utilise des passages secrets, et pour les meilleurs de la contrée, les emplettes se font en surf. On s'indigne, on rumine, on s'insurge, on se surpasse... 

Attention bonhomme, tu marches sur ton burnou(t) ! Et c'est pas facile de se relever quand il y a du récif...
Prix spécial pour la documentation et l'expertise multiple, Ô combien précieuse. Et puis, faut soutenir les "coups de pompes".

Pour la petite histoire : élu meilleur polar étranger 2011 LIRE:
Comme quoi, on n'a pas tous les mêmes filtres. Ca me fait penser qu'il va falloir que je nettoie les miens...

samedi 23 juin 2012

Les vacances d'un serial killer




- Dans la famille Destrooper... Je voudrai la mémé... 
- Pioche !
- ........ BOOONNE PIOOOOCHE !!!!!
Pas de doute, des vacances on ne peut plus tranquilles. Les vocations fleurissent au gré des envies. Les rencontres sont riches en émotions... Les réveils sont langoureux, ceux-là même où l'on frôoole l'Extâaase, du genre : petit-déjeuner sur la terrasse avec une vue imprenable sur l'immensité aquatique... Promenades du bord de mer... Bol d'air iodé qui nettoie les narines en profondeur... La solitude... sans être seul... Les amis... L'apéro au bar de la piscine... Les rencontres fortuites... Des vacances, quoi ?. 
Seulement voilà ! Quand Biloute pose ses congés, eh bien ça déménage... C'est le moins qu'on puisse dire. Et pour peu qu'il se mette à la colle avec mémé, alors là, c'est le pincement cardiaque assuré.
- Réveille-toi, bon sang, on est dans le Nord ! 
- Et alors ?
Petite variation autour des impulsions primaires du règne humain et tentative d'analyse de ses comportements, non maîtrisés à ce jour, et parfois, surprenants. Entre Ma Dalton, les Turnipseed, et j'irai passer les vacances dans votre région, l'auteure vide sur la table de la cuisine le contenu de son cabas rempli de personnages, aux traits un rien accentués. Si j'osai, je serai même tenté de dire que les descriptions sont très en dessous de la réalité. Comment est-ce vraiment possible ? Une famille modèle, unie comme on les aime. Des vacanciers... vacanciers. Des commerçants... commerçants. Des dingues... dingues. Des concours de circonstances... de circonstance (?). On manipule des cadavres sans vergogne. On trimballe sans complexe sa baraque. Les belle-mères font la vedette (c'est pas courant ça). Des accès de fièvre philosophique émergent en toute impunité... des remontées de souvenirs gluants, de vies embryonnaires qui cherchent la lumière et la rédemption (?). 

Une curiosité à ne pas négliger... Pour autant, bien que les lettres de recommandations du Milieu soyent dithyrambiques, il y a de fortes chances que nous soyons en présence des conséquences liées aux effets secondaires de la Gueuze version lambic. Alors comme d'hab', je sors le code de conduite en terrain humide et instable et j'applique la règle de base n° 357 : 
veillez toujours à confirmer votre première impression par la lecture d'un deuxième dossier.
A lire de préférence dès potron-minet (les conséquences seront moins graves) et avoir à ses côtés un bon dico de traduction Français-Belge. La capacité de compassion serait un plus. 
Ma note à chaud : 2+ / 5. Ce qui en soit est une prouesse compte-tenu du départ désastreux. A confirmer tout de même (à l'occasion) par la lecture d'un autre dossier. 
Bye. 

vendredi 11 mai 2012

Le venin du mort, Bernard Fischbach

- Toc-toc-toc!
- C'est qui?
- C'est Selkis! Je viens pour le transit...
- Allez voir à côté, chez Hedetèt et Tabithet, les soeurs Scorpion...

M'sieur Bourdon, inspecteur de son état et brillant joueur de bridge à ses z'heures, fait son show du côté de Mulhouse (Haut-Rhin, Alsace, France...). Empêtré dans un huis-clos ambitieux (+ de 25 suspects quand même, une performance!!!), il fait face à des dresseurs de fauves, des morts en série, des courses poursuites, et des cascades en tout genre... ??????

Non, Je ne ferai pas l'article, m'sieurs dames! Ca manque de..., peut-être bien qu'il y a trop de... Comment dire, sans froisser? Car pour ceux qui ne le sauraient pas, le joueur de bridge est une espèce rare qui ne court pas les rues, surtout dans nos contrées humides. Alors, croyez-moi, il ne vaut mieux pas se fâcher. OK?

Le charretier de la providence, Georges Simenon

Ecluse 14 - Marne/canal - Dizy ? Une femme est retrouvée morte. Epernay, Reims et Paris en alerte. Maigret est déjà sur le terrain. Ambiance...