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vendredi 26 août 2016

Le pigeon, Charles Williams, A Touch Of Death


Un banquier américain est accusé d'avoir volé sa propre banque ? On croit rêver... Et pourtant c'est bien ce que veut nous faire croire la mignonne de Sanport qui propose un pont d'or à qui veut bien l'écouter..
C'est Lee, un ancien sportif, qui plonge dans le bain tête la première. A coup sûr, le maillot deux pièces a fait la différence. En même temps, il faut admettre qu'il était depuis un moment au bord du bassin. Alors forcément, il accepte, en se tortillant quand même un peude se faire embobiner par la demoiselle. Une sombre histoire de moeurs intra-mariage. Pour être plus précis, un cocueur (le banquier) a décidé de se faire la belle avec sa dulcinée et l'argent de la cocuée (donc sa femme). Mais (il y a toujours un mais), le banquier aux dernières nouvelles serait mort (à vérifier). La femme ne serait pas la même que celle au maillot deux pièces. Il y aurait donc deux femmes dans le jeu et si on insiste un peu on fait connaissance d'une fratrie.  
Prudent, Lee se mouille la nuque, compte jusqu'à sept et tourne sa langue comme il peut dans la bouche (toutes les portes de la dame étant verrouillées), avant de se lancer courageusement dans cette aventure ô combien périlleuse.

Les fondamentaux sont respectés :

Désunité de lieu : Sanport (?), Mount Temple (Alberta ?), plages véhiculables (à marée basse uniquement), lodge de bord de lac...
Unité de monnaie : le USD de 55
Unité de c...e..e : relations humaines validées, confirmées et prolongées sans dates de péremption
Unité d'actions : effractions, incendie, enlèvement, vols et courses de voitures, bagarre dans le noir, sweepstake, meurtres...

Le chassé-croisé est pathétique, limite vaudeville sans les chants. Il met en scène des z'âmes horriblement justes, juste bonnes à remplir de dollars leurs poches de sang. Les relations sont hommes/femmes. On recherche le Pouvoir. On se positionne, selon le vent, en dominant(e) ou dominé(e). Pas de gêne.  J'te tue, j'te tue pas, j'te b...., j'te b.... pas, patati patata (pas de bla bla).
Une leçon de vie comme une autre, avec au programme : manipulation à outrance, camouflage de pin-up avec séances de coiffure à domicile, et de relooking. On fait les courses en couple. Les flics roulent en tricycle (?), on a les yeux plus gros que le ventre, on est bon comme la romaine, on ne sait jamais à quoi s'en tenir avec les femmes (?) et bien d'autres remarques désobligeantes...

On dénonce (c'est heureux, mais ça ne règle rien au final) : le concept de la femme objet (?) et  l'alcoolisme au féminin (?).

Les petit-déj' sont festifs : café, pains à la canelle, oeufs et bacon
On boit du bourbon noyé dans de l'eau de Seltz (surtout Madelon)
On fume : beaucoup
On lit : True magazine
On roule : en Pontiac et Cadillac 1953

Le fil rouge, ressemble à une muffée du tonnerre

On trouve des mots étranges : parc-à-voiture, porte-billet...

Un dossier d'avant. Factuel. Simple (?). Sans stress et sans complexe.
Et si on creuse bien, pour des trous de qualité c'est ici, il se peut qu'on y trouve quelques thèmes de réflexions complémentaires utiles ou inutiles.
Comme on dit au Domaine, ce sont bien les grandes rivières qui font les petits ruisseaux... Et l' inverse se vérifie aussi (cf.  le principe de la longue traîne - à ne pas confondre avec le principe de la queue lourde).

A classer après le 204. Tout simplement.  

Pour finir :

On exprimera quand même cette sage parole :
"Quand on a plus rien à perdre, on a plus rien à craindre."
Et posera cette juste interrogation :
"Peut-on savoir qui est capable de commettre un meurtre ?" (élément de réponse dans la prochaine lecture : )
Et dans la joie et la bonne humeur on chantera : Quand Madelon

Et pour sur-finir, sans rapport avec rien, peut-être la chaleur du moment : sagesse orientale 

 tɑ̃ nɛst pa œ̃ ɔpstakl   mwajɛ ki pɛʁmɛ la ʁealizasjɔ̃ dy pɔsibl

mardi 22 décembre 2015

Dossier clos : l'affaire Tom Ripley


Nom : Ripley
Prénom : Tom 
Dit : Mr Ripley
Vrai blaze : Thomas Phelps Ripley
Année naissance : 1955
Décès : 1995
Lieu de naissance : Boston ?  
Sexe : masculin                       
Géniteur : Patricia Highsmith 
Nationalité : Américain (US)
Age : 25 (en 1955 ??? Eh oui ! 7 1 6)
Taille : nd
Poids : nd
Situation familiale : orphelin
Orientation : nd
Profession : aventurier, escroc et tueur
Résidence : nd

Signes particuliers : Tom Ripley est un aventurier, escroc et tueur en série.
Orphelin à cinq ans, ses parents se sont noyés dans la baie de Boston. Il a été élevé dans le Maine par sa tante 
qu'il déteste. 
Son but, vivre comme les riches dans le luxe et la facilité. 
Il a vingt-cinq ans en 1955 et vieillit au cours de la progression des romans. C'est un jeune homme
cultivé mais désargenté, totalement amoral, insouciant, intelligent. Il aime le jardinage, la peinture et l'étude 
des langues, très doué en maths. Il étudie le clavecin. 
Escroc et assassin, il se soustrait toujours à la justice. 
Charmant et agréable c'est un tueur séduisant, un faussaire mais véritable amateur d'art. 
Il est drôle et ironique. 
Sexuellement, c'est l'ambiguïté : « je n'arrive pas à décider si je préfère les hommes ou les femmes, alors je
songe à renoncer aux deux ».
Sa seule philosophie : Tout finit pas s'arranger.

Les dossiers en question : 

(Première publication pour tous les livres)

1 – Monsieur Ripley, 1956                      The Talented Mr Ripley, 1955
Trad. Jean Rosenthal                               Coward McCann, New York
Calmann-Lévy (Traduit de)

2 – Ripley et les ombres, 1970                Ripley Under Ground, 1970
Trad. Élisabeth Gille                                Garden City, The Crime Club,
Calmann-Lévy                                        double day,
(Chefs d'œuvre de psychologie                distribué par Random House, 
criminelle)                                                New York


3 – Ripley s'amuse, 1974                      Ripley's Game, 1974
Trad. Jeanine Hérisson                          Alfred A. Knopf, Garden City, 
Calmann-Lévy                                      The crime club, double day, 
(Chefs d'œuvre de psychologie             distribué par Random House,
criminelle)                                             New York


4 – Sur les pas de Ripley, 1980             The Boy Who Followed Ripley, 
Trad. Alain Delahaye                             1980
Calmann-Lévy                                       Lippincott & Crowell, Garden City,
                                                             The crime club, double day, 
                                                             New York

                                       5 – Ripley entre deux eaux, 1992          Ripley Under Water, 1991
  Trad. Pierre Ménard                       Bloomsbury Publishing, Londres
                                             Calmann-Lévy

   



Une contrib' de Dan
Décembre 1015

mercredi 18 février 2015

Vendredi 13, David Goodis, Black Friday

- T'es en retard blʌd ! 
- Je sais. Brelan de 6 !
- Mieux... Carré de rois par les dames !
- ??? ! 

Dossier :Vendredi 13
Auteur :David Goodis
Bannière :  Gallimard  
Section : Série Noire 
n° : 279
Corps : les Solitaires Réunis
Motto : je ne me ferai pas que des ennemis, mais principalement...
Campagne : 1955
Date Edition : mai 1998
Nbre de pages :217
Prise de possession : proche Opéra de M'sieur Garnier
Lieu :  Paris
Retour : néant
Appel à contribution : Catégorie 4 (?)
Contribution réelle :  1,00 € (le prix du Juste. Un beau ticket d'entrée.)
Mention spéciale pour l'interprète : François Gromaire

 Un dossier brulant. Une partie de poker qui tourne mal. Un climat déréglé. Un speed dating mucho caliente (?). Un agenda facétieux. Une mutinerie en préparation. Une mignonne collante. Des coincés du cigare. Un brûleur encrassé... Du calcium sûrement. Pas facile d'être chef de meute.

Charley recrute.

- Bonjour ! Je viens pour l'annonce.  Vous êtes Charley ?-
 Non, je ne suis pas Charley !
- Mon nom est Hart. Al Hart, coach certifié... J'ai rendez-vous à avec Charley.
- Revenez demain, il est très occupé en ce moment... Pas préparé du tout. Le business... Objectifs... Rentabilité... Une boite à faire tourner. Des employés. Logistique. Marketing. Financement. Trésorerie. BFR... Ah le fameux BFR ! Des millions et des millions à brasser depuis peu. Répartir. Enfouir. Détourner. Des prêteurs. La gloire... Surtout pour les autres... Les pognongneux... Les récupérateurs de cendres. Toujours... C'est bien normal... 

Recrutement réussi. Hart fait son show. En arrivant à Philadelphie, il apporte dans ses bagages un peu de sa gaité New-Orléanaise. C'est l'équipe de Charley qui en profite. Weekend d'intégration réussi. L'équipe est expérimentée. Le dossier bien ficelé. Deux trois réglages à faire. Pas plus. Une combustion laborieuse. Un découpage des tâches.

On passe les troupes en revue :  attention aux clichés.
Chez les gars : Charley (le chef), Mattone (l'agressif), Rizzio (le simple), Hart (le dégagé)
Chez les filles : Frieda (la blonde collante), Myrna (la brune mignonne toute menue)
Hors jeu : Paul (le Grand Brulé)

En attendant le jour J. 
"What about going around the table ?" Les parties de poker sont animées. Gin. Dizzie Gillespie en fond. Un climat exécrable. L'attente est longue. Pesante. Un remontement de bretelles et de noyaux en bonne et due forme. C'est à ses choix que l'on reconnait un Chef. Un vrai. On prend un cours de boxe et de politique, rapport à une droite au front (?) et une gauche foudroyante (?). L'accompagnement fin de vie est évoquée. La maladie aussi. On évoque par images interposée le faux père Noël. On référence Corot. On parle de Kid Gavilan. Un truc à faire frémir vu de maintenant. C'était un jeudi, certes, mais un 13 quand même. Et comme on dit, nous par chez nous : les dates ça se célèbrent toujours la veille !
On parle d'Arsène à mots couverts (p.83 édition 98), en tout cas son profil approchant...
On en apprend toujours un peu plus sur le type "ying" (p. 138 toujours dans la même édition). On sent le vécu. 
On fume.
On ne fait pas d'efforts sur les recettes culinaires (c'est regrettable).
La technique de combat répertoriée (viser les yeux) n'est pas homologuée.
 
Ca sonne vrai. C'est joli. Un peu brutal. Mais parfois souvent il faut forcer pour que ça rentre. Un beau texte avec tout plein de sentiments, des faits, défaits, des méfaits... Un bazar de première classe. Certains font face. D'autres pas. La vie qui coule. Une perf' enrichie à la testo. Même les gamines en bouffent. Le grand jeu. Attention effets indésirables.


Approved by blʌdʒən


- Bon ben c'est pas l'tout. Je vais rallumer la chaudière Charley ! T'as d'quoi mettre dedans ?



  





dimanche 8 décembre 2013

Bien mal acquis, Kathleen Moore Knight, Akin To Murder

      Bon allez ! Tout l’monde dans le salon, et que personne ne moufte, COMPRIS !
      T’y va fort Blud quand même…
       Ah oui ? Tiens ouvre page 106 tu verras…
       
       Alors ? Qu’est-ce qu’on dit ?
       WHODUNNIT !
       Non, c’est pas moi quilafait M’sieur le poissonnier, j’vous l’j… !

Dans la série Défricheurs vs Suiveurs : étude poussée de la fin de vie d’une dynastie, en l’occurrence celle des Gibbs.
Le contexte :

Le charretier de la providence, Georges Simenon

Ecluse 14 - Marne/canal - Dizy ? Une femme est retrouvée morte. Epernay, Reims et Paris en alerte. Maigret est déjà sur le terrain. Ambiance...