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samedi 4 mars 2017

Quatre corses majeurs, Philippe Franchini

Un Poulpe qui se prend une mandale en un mois, qui appelle les secours au moindre tonneau et qui arrondit les angles (?).

Y'a litige !
 ...
Gabriel se met à rêver de soleil, de plages et d'embrouilles au pays de la beauté. Tout ça à cause d'une prise de bec avec un ami corse déporté sur le continent. Une sombre histoire de suicide. Le dossier aurait pu être réglé rapidement avec une mourra, mais le Poulpe en a décidé autrement. Il part pour Ajaccio (au grand désespoir de sa Chéryl) après avoir pris la précaution de plier ses bras et ses bagages, de passer chez son fournisseur habituel et de régler deux trois affaires en cours. 

L'enquête corse du Poulpe : pas facile d'arriver en terre insulaire sans y avoir été invité. Mais le Poulpe s'est mis dans la tête de résoudre l'énigme du suicide d'Orso. 
Les contacts se font rapidement autour de quelques bières. C'est la Pietra  qui sponsorise les vacances. Les langues ont du mal à se délier, ce qui fait que les pistes abondent, s'égayent et se perdent dans la végétation. Du classique : sauvegarde du littoral, la piste de l'immobilier effervescent, celle du mari écorné, celle des rebelles révoltés, on évoque même celle des politiques, de la justice et des forces de l'ordre. 
Un sacré sac de noeuds. 
Chemin faisant, on étudie la culture et l'histoire corse. On sait maintenant qui sont les vrais patrons. On comprend qu'il ne faut jamais chatouiller, mais brosser dans le sens du poil. On confirme que chacun son caractère et pas qu'ici. On déplore l'insistance des moitiés parisiennes. 
Peu d'action, si ce n'est en fin de parcours, une percée héroïque du Poulpe. 
Une enquête délicate. Les cordes sensibles vibrent. La solution est trouvée, toute en finesse.

Gabriel est revenu saint sain et sauf. 


   

jeudi 28 juillet 2016

Un travelo nommé désir, Noël Simsolo

Quand un marque-page se fige quinze jours à la file à la page 89, il faut prendre une décision. 

La Direction a sorti son plan B :

- Dis moi bl∆d tu as ton permis d'exhumer ?
- Inutile, j'ai de bons appuis !


Un texte engagé
Un poulpe fragile
Des dénonciations massives
Un plaidoyer utile 
Des remises à niveau

Une friction, j'te dis !
Heureusement encore !

Crac! Pas le temps de souffler. 

Un avocat en posture "délicate" se retrouve avec un couteau de chasse planté dans sa poche de sang. Un Lillois, aux dires de la presse... Le jeune qui le chatouillait quelques minutes plus tôt se retrouve embarqué dans une sale affaire Mercedes et une sale affaire. La Direction n'en dira pas plus. Le respect de la vie privée avant tout. On navigue à vue dans les rues de Paris, majoritairement dans les hauts de la rive droite. La première à droite et ensuite à droite. Au pied de la colline... On fait également une incursion sur la croisette.

Le Poulpe, pour une présentation de la bestiole il est recommandé d'aller fouiller dans les lieux dédiés, est comme tous les héros. Son coeur est énorme et compte-tenu de la prise au vent, il est aussi très sensible aux variations de toutes sortes, limite fragile... 

Départ du XIè arrondissement de Paris. Passage chez le coiffeur obligé pour se faire une beauté, réglage du Beretta. Tous les voyants sont au vert. On part à la recherche de Domino (Domino c'est le jeune cité plus haut). Dans cette enquête Gabriel nous démontre sa capacité à travailler dans le milieu. Pour et contre. Il laisse derrière lui quelques citations de Joachim Dachmann (?) pour éviter de se perdre dans les rues de Paris. Il fait, à mots couverts, référence à l'ouvrage de base. On parle de prudence et de peur. 
On écoute Dario Moreno (mais pas longtemps). 
On boit de la Jaulain, de la Gueuze et de la Lowendrau.
On apprend que ce sont ceux bossent pas qui n'ont jamais le temps de rien (confirmé).      
Il semblerait que dans l'arrière salle du 813 on joue au poker (m'étonnerait !
On fume dans les lieux publics.
On tire et on tue. Pour un oui pour un non. On n'est pas regardant. Pourvu que la balle atteigne sa cible. 
S'il n'y avait qu'une page à lire : la 65. Attention sujet récurrent depuis les événements de 89...
Le repas du condamné : calamars en sauce. Sobre mais riche. Accompagné d'un verre de vin (non défini) et d'une cigarette (marque mentionnée dans le texte. A biffer!).     
On assiste en direct à un suicide, un accident de la route, un des assassinats, une séance spéciale... 
On visite une boutique olé olé et on visionne une vidéo également très olé olé...

Les compétences développées : la chance, l'intuition et l'instinct

Beaucoup d'émotion et d'action dans le paris interlope. Un dossier bien ficelé et bien en équilibre sur le fil. Tact et discrétion. A classer à portée de vue.

La direction a essayé dernièrement de joindre Gabriel "aux pieds de Porc..." Sans succès. Il est peut-être en train de former son/sa "jeune", qui sait ?     


samedi 10 octobre 2015

Une enquête du Poulpe : nazis dans le métro, Didier Daeninckx

L'enquête n° 007.

Qui consent s... ! Qui cherche trouve... Touche plus à rien... Compression de l'espace temps. Un dossier de quatre-vingt quinze quand même ! On dirait que la pomme est dans le ver... 

Démarrage à Perpignan. Direction Paris. Pied au plancher... Ca se défend... Arrivée sans encombres. Pourtant ça ne dure pas. Le personnage central, André Sloga, écrivain de son état, n'est pas plus au mieux de sa forme ces derniers temps. La clim' peut-être ? La pollution ? On ne sait pas trop... Il semblerait quand même que ce soit la résultante d'un brassage énergique d'un fond vaseux. Un séjour à l'hosto est censé lui faire du bien. Il s'économise. Deux trois mots soufflés au hasard d'une respiration chaotique. Il n'en faut pas plus à Gabriel pour remonter la filière. Faut pas traîner en même temps. Cent cinquante pages, ça file vite. Parole de lecteur. 



Dans cette enquête en région Poitou-Charentes-Aquitaine-Limousin (à remettre dans l'ordre) : 

On considère sur la fragilité de l'atome la tôle - le physique est indemne.
On considère (imho) sur la prise du Paris "populaire" par les zôt'.
On considère sur la sécurité dans les parkingz
On considère sur le poids des livres et de la lecture en général.
On considère sur le journalisme.
On considère sur les supporters filmés à leur insu dans le métro parisien
On considère sur l'aménagement du territoire urbain.
On considère sur les bières désséchantes et celles non ! Pour illustrer on évoque et on goûte la Tinchebray, la Mora Bianca, la Micheline lanbric, la Tsver de Moscou et bien d'autres. 
On considère sur les racines familiales (pour ceux que ça intéresse le rapporteur a balancé le nom de la mère), les racines végétales et les racines carrés.
On considère sur la maladie
On considère sur les PEURS...
break respiratoire  
On apprend que les philosophes "pourraient" être des détectives de l'esprit - certainement un des effets secondaires de l'ingestion de ce breuvage raffiné qu'est le Clos Vougeot. 
On apprend également que le kangourou est l'animal fétiche de Chéryl, la compagne du Poulpe.

Les références littéraires sont balancées en vrac. Tout le monde peut faire son marché.

Le petit plus : cours de numérologie appliquée. Un travail approfondi est réalisé sur les nombres 18 et 88 (?).

Un dossier mal rangé qui dérange. Si ça continue on va pas pouvoir le maintenir à l'air libre très longtemps celui-là. Bon sang d'bon sang. S..... d'p..... ! 

Dernière heure : la Direction confirme. Dans cette enquête/le Clos Vougeot/Cououle à flot. Non les convives ne mangent pas de caviar. Car ça ne se fait pas... Le Gevrey Chambertin est également débouché ainsi que le Chassagne Montrachet.

Et en avant-deux ! Ouverture immédiate d'une petite piquette très réputée dans la famille. Elle n'est pas du meilleur goût mais elle rend toujours joyeux... Passe-moi la coussote Blvd... 
Fi d'loup !

Bye  








mercredi 12 août 2015

Une enquête du Poulpe : saigne sur mer, Serge Quadruppani

- Dis Blvd, t'aurais pas vu Gabriel par hasard ?
- Va voir chez Alice, au pays des merveilles ! On sait jamais...

Un peu faux-d..... le Gab' quand même. Passé maître dans l'art de l'évasion conjuguo-responsable. D'accord, il a laissé un petit mot pour sa régulière dans la corbeille, mais même défroissé, il n'est pas très clair. Pas tout compris. Mots tronqués. Du travail baclé. Les mauvaises langues, surtout du côté du "Pied de porc..." disent qu'il est parti chercher des cigarettes (déjà suggéré). La famille dit ouvertement qu'il a de fortes impatiences depuis qu'il a été pris en main par Pedro.  
Les météorologues et offices du tourisme disent que c'est dû à un excès de pluie, mauvais temps, et humidité persistante,
Les médecins généralistes, sans trahir le secret de la confession, évoquent, eux, des rhumatismes, une goutte au nez persistante, des engourdissements, une poussée d'acné...
Les sociologues (certains) disent qu'il a besoin de lancer des alertes comme d'autres lancent des javelots, des camemberts, des noyaux ou des boules de pétanque.
Les romantiques disent quant à eux, qu'il faut savoir partir pour mieux b.... s'aimer !
Mais tout cela est faux bien sûr !
Gabriel veut juste connaitre le dessous des cartes. Une vrai cocotte-minute sous pression, besoin de faire une saignée, soleil, chaleur, vacances, amis du sud, les frais du prince ! 

Allez zou ! Direction Toulon... 

Pour la procédure de décollage, rien à signaler. Si ce n'est un accrochage avant la mise à feu. Une histoire de papier peint. Rien de grave.

La deuxième enquête officielle estampillée 2 sur la tranche. Le Poulpe se déplace dans le sud de la France à la recherche du soleil (confirmé par nos indic'). La fête bat son plein. Ball-trap et chenille au programme. Les politiciers tombent comme des mouches. La température monte vite. L'asphalte est saturé de sang. Action. Courses poursuites. Planques. On prend des photos à bonne distance. On rencontre des fils de p.... (?)... et des têtes de c....... (??). On saucissonne, on caillette, on fromage de tête. On écoute lit la Marseillaise (bien), Var Matin (bien) et L..é..t..n  !de l'époque (moyen - décrochage à l'occasion du bicentenaire).

Attention rimes en ouille : magouille, bidouille, fripouille, grenouille, quenouille, nouille, farfouille, bouille, tambouille, rouille, chouille...

Bonjour les vacances !

Un dossier très animé. Sur l'air de "faut pas croire tout ce qu'on nous digère". De l'action (re-dite). Du sang. Une mise en perspective sur la gestion de la Cité. Ordre et désordre au programme. De l'amour (aussi). Du sexe (également). Balades à moto. Trahisons. Une certaine idée du partage.
En cent cinquante pages, une prouesse. 

Dossier non réédité à ce jour. Après enquête à la source même au pied de la butte, il semblerait que ce ne soit pas à l'ordre du jour. Orientation vers les réseaux parallèles. Encore quelques exemplaires disponibles sur la toile. 

Bonus : carnet de santé de Gabriel Lecouvreur 
Dernier relevé effectué par la police municipale de la Saigne (dans des conditions extrêmes zé (presque) réelles)
Données validées par l'agent Bianchini : oct. 1995
Nom : Lecouvreur
Prénom : Gabriel
Dis : le Poulpe
Agé de 35 ans
Taillé à 1,90 m
Poidsé aux environs de 87 Kg
Se nourrit : sur la bête
Un Moral : d'acier
Une tendance : aux embrouilles (à raccrocher au wagon du dessus)
Toujours prêt : à rendre service - il faut que ça l'arrange quand même.

Etat de l'Art / Recherche fondamentale et appliquée / avancées technologiques :

- Télécommunication : Bi Bop (en fin de vie)
- Santé/Médical : ADN (exploitation commerciale, rendements juteux en perspective)

Boissons : bière pour le Poulpe, téquilla pour les autres

Un bon dossier. A conserver précieusement.
Bye
Blvd

mardi 23 juin 2015

Une enquête du Poulpe : la route du rom, Didier Daeninckx

- Pas de raclée pour le Poulpe ce coup-ci ? T'es sûr ?
- Certain !
- C'est dommage quand même, ça l'attendrissait un peu.

Une aventure en France numérôtée 247 du Le Poulpe : Gabriel fait son cinéma. Un rôle taillé sur mesure. L'Espagne en fond. Une enquête de l'Amitié entre poul Peuples. Un burnout avant le grand saut. Consécutivement à un regrettable accident qui survient  dans les sous-sols d'un établissement scolaire. Arme à feu vs arme blanche.  1 mort à 0. La logique est respecté. C'est celui qui a l'arme à feu qui remporte le match. Pas besoin de faire appel au juge de ligne.

Mais c'est sans compter sur Gabriel le fidèle. 
On monte en gamme. L'avis de décès arrive par porteurs spéciaux. Le bistrotier réglementaire est dans tous ses états. Des Homing Human. Des vrais de vrai. La Terre, notre Maison... Enfin un truc approchant. Plus de frontières. La route infinie...

Ni une ni deux. Gabriel prend son baluchon après avoir réglé trois quatre affaires. Direction le Cotentin. 
Heure de pointe au cimetière de Corneville (?). Accueil chaleureux (selon la fournée). On met les pieds dans le plat. La communauté gitane est montrée du doigt et plus largement les Hommes et les Femmes qui voyagent tout le temps.

Remugles de la guerre (la deuxième). Le poulpe met un point d'honneur à nettoyer les salissures. Il décortique les archives. il questionne le badaud. Il interviewe grassement les grands hommes du coins. Il s'énerve mais se contrôle. 

On recensé un nombre important de sujets de conversation. S'il n'avait perdu son match, Jésus aurait pu d'ailleurs évoquer ses doutes sur le bien-fondé des frontières et de la détermination des nations. Mais au contraire...
On joue de la guitare. On improvise. On fait venir les copains et les copines : Bratsch, Gypsy Star, Monica Juasz Micjura alias Mistou, Pépa et Rona Hartner.
On mange beaucoup... et riche. Pour dire, on a servi durant l'enquête, une soupe de pois cassés avec lardons, des escargots aux endives, des huîtres pochées et des langoustines grillées (ça c'est quand tout est bien qui finit bien), un chapon de farce truffée sur lit de gifles girofles, une omelette à l'andouille, etc. etc. (bonjour le gros bide Gab'). Et c'est pas tout. Pour la picole pas de répit : gnôle de cidre, bière rousse,  Magnetic Pils, Champagne et trinquette les jours de fête.
On ne compte pas son temps (ça c'est bien)
La famille c'est la famille (ça aussi)
On déplore le manque d'engagement physique (quand même)
On parle des frères Lumière en terme peu élogieux
On propose même une recette médicinale à base de bergamote et d'huile de ricin.
Bref c'est un triste joyeux bordel.

Devlessa

Cadeau
https://www.youtube.com/watch?v=pT4IufMeyYA
https://www.youtube.com/watch?v=3MakL2mUZ4Q

Et complément de lecture : un abrégé des plantes médicinales de Madame Patou


jeudi 30 octobre 2014

La catin habite au 21, Hervé Sard


- Au rapport Blvd !

Après les vérifications d'usage et un coup d'oeil sur la météo, c’est la goutte au nez que Gab’ (à moins qu'il ne l'ait chopé après) se met sur la piste d’une ombre. Ce déplacement est consécutif à la disparition inquiétante d'une prostituée publique (et un pari à la c...). Ca inquiète forcément les Pouvoireux. qui sont les derniers premiers à réagir, sans parler des journalistes. Les plus impliqués sont quand même les Commerçantes Patentées (dites les CP) et les Messieurs zossi. Galanterie oblige.
Le Poulpe traîne les mains. Heureusement qu'un bon voyant, amateur de binouze, remet notre héros en bulles. Pedro est à son poste. La coiffeuse s'est enalguée dans la Haute. Changement d’identité en règle. C’est décousu mais c’est normal. 
Passe-moi le fil et l’aiguille blvd. On va tricoter du côté de Sainte Mer des Joncs. 
Une histoire d’aéroport en gestation dans les faubourgs de la Cité sus-mentionnée - une charmante station notée quatre étoiles sur l’échelle des Prémontrés. 
Un silence et un calme suba-normal. Rétention d'informations. La rumeur prend le relais. Tout ce qu’il y a de plus normal en campagne. Et de ce point de vue RAS mon Colonel. Dans les tranchées on rencontre bien quelques égarés. Une zozoteuse. Un bistrotier de province. Un taiseux. Un maire. Un coiffeur. Une assistante. Un chef de groupe écolo. Un ...
On note que les bagarres sont réglementées par arrêté municipal. 

Mais ou donc est passée ta passion pour les zingues, Gabriel ? 

Carnet mondain : rencontre d’un poulpe et d’une femelle maquereau. 
Alimentation du Poulpe : Kro (par défaut), salami, morue béchamel avec du vrai riz (?)
Lecture suggérée: Femmes blafardes de Monsieur Siniac (c'est bien noté). On évoque Luj'.
Les élus du pré public ont la bouse bouche fraîche rapport à une rumination de circonstance. 
Question à propos du tatouage : le A, est-il est cerclé ou bien est-il trianglé finalement ?.
Communautarisme exacerbé.
Référence à Elisée Reclus. Gérard Bauër.
Démonstration : concept de régrès (?)
Pour la baston : identification à Cassius avec réponse immédiate. 
Une allusion à Van gogh.
Les autres bières (ouf !) : Chimay, Tuborg et Leffe pression.
Question temps : comme au bout du monde.

- Tout est en ordre Mon Colonel ! Une coquille en début de parcours. Sinon tout bien comme il faut.
- Repos !  

mercredi 22 octobre 2014

Cris de mes chats le dimanche, Jacques Jouet

Cris de mes chats le dimanche...Jacques Jouet...Le Poulpe
On ne peut pas dire qu'il soit en forme le Poulpe ces temps-ci. Sa bière tourne bièraigre même. Quel que soit son degré...

- Dans la famille Poilou, je voudrais le Poulpe !
- Dis-moi Blvd, est-ce qu'un poulpe endimanché, empéniché, enchatisé et enwhiskysé, ça t'intéresse ?
- Faut voir...

Un gros pataquès dès le début. En vrac : la Chéryl a décroché et décidé d'épiler un autre mâle. Une pénurie de pieds de porc décime la contrée (des problèmes d'articulations, il semblerait). Et pour couronner le tout, les mélanges sont de plus en plus toxiques.
- Faut-il vous faire un paquet cadeau? - Non ça ira je vous remercie. C'est pour consommer de suite.

mercredi 30 juillet 2014

Ethique en toc, Didier Daeninckx, le Poulpe


Le tavernier du XIè fait la conversation ! L'ennui c'est que Gabriel n'écoute pas. Trop occupé à jouer avec le torchon et à écouter la TSF. Aujourd'hui, le fait du jour, c'est un suicidé tout frais de la veille. Comme par hasard, le cadavre est un ancien camarade de conscription du Poulpe. D'emblée, on apprend que le Gab' a fait son bataillon disciplinaire dans la campagne allemande (p't'êt bien qu'on était voisin va savoir. En tout cas on peut dire que les geôles de Landau sont étaient charmantes. Un peu humides si je peux me permettre!) avec le suicidé. Un certain Floric. Une sorte de frère jumeau. On apprend dans la foulée, que le Gab' depuis sa cellularité nous fait régulièrement des poussées de claustrophobie et a une frousse bleue des ponts.

Fouette cocher, la postale n'attend pas !
Et on va où ?
A Lyon, pardieu !

Mise en route : Cheryl, la coiffeuse parisienne, est une sage patiente. C'est son job. Une perle. Quand Gabriel dit "j'y vais",  il y va. Aucune question. Pas de pleurniche. Impressionnant. Il dit juste (presque texto) : je vais à Lyon vite fait, j'ai une course à faire. Je ne serai pas long, garde le gigot au chaud, je rapporte le vin la binouze. C'est cool, non ?

Je disais donc, Lyon. Ses tisserands, ses bouchons, ses PME si actives à l'export, ses vins, sa gastronomie, ses érudits, ses notables, ses bien-pensants... Dans les soubassements, les relations fricotent avec le bas du front. On navigue à vue. Des coïncidences historiques remarquables. Baignade dans le purin de la seconde raclée (ou de la troisième...). La petite histoire rencontre la Grande. Jean Moulin ressuscité pour l'occasion. Le fameux rendez-vous de Caluire. Le passage à l'an 2000 respecte ses engagements. La fin d'un monde ? Pas sûr... Mais pas loin, pour certains. Feu de bibliothèque. Les pisseurs d'alphabet sont malmenés. Les autres aussi. Dégâts collatéraux. Les médications sont du père Zill. Les couleurs à éviter sont le violet et le vert. Chasses à l'homme dans les traboules. Nostradamus à l'affiche. Beaucoup de monde dans les parages. Le poulpe ne sait plus où donner de la tête. Oui, j'ai bien dit tête. Une exemplarité parfaite même dans les lieux de perdition que l'on ne saurait évoquer dans cet espace. On enjambe les corps. Membrator s'explique.Léa s'accomplit. Une belle raclée commandée pour le Poulpe (l'avoinée Lyonnaise). Suicide. Etranglements aux bas résilles. Balles dans le crâne. Des thèmes pas joli-joli.

Le cast : Lea, la ballerine, reine du scrapbooking, Max (son fantôme), Rigalondre (un ancien commissaire)
Zill Dagona (un gentil) ancien de Berliet, propulseur de Liberté, Pierre Floric (le décédé de la première heure, également phobique des ponts), André, Francis, etc.

Les binouzes : Sneider-Pils, Pilsen-Guille, Sing-Sing, Beccary's Pale,
Priest Lager rondelle, to name a few...

On grignote : volaille demi-deuil façon mère Fillioux

Entorse au règlement : vin de Bramafan (va y avoir des sanctions).

Un gros dossier. De la "bonne" saine dénonciation (?).Une façon de garder le contact. Ne rien lâcher... Ne rien garder non plus... Ca alourdit le paco. Classement à vue d'oeil, à côté de la portée du mammifère marin.

Ciao.

vendredi 6 juin 2014

La bonne a tout fait, Franz Bartelt, Le Poulpe


Il ne doit plus être tout jeune le lascar. Si on fait les comptes, deux cent quatre vingt deux enquêtes moins les dossiers qu'il n'a pas mené lui-même (voir mon secrétaire pour les explications. Trop long à expliquer), à raison de cinq enquêtes par an (plus serait du vice), admettons six, les années bissextiles. Ca fait à la louche une bonne petite soixantaine d'années. Un vaillant sexagénaire .... Et pour illustrer :
Nel mezzo della nostra vita,
Mi ritrovai per una selva oscura...   
- Non Môssieur! Gabriel n'est pas en vacances. Il enquête.

Et ce coup-ci, on doit cette enquête sylvestre à Versus Bellum. Un indigène des Ardennes que l'on décrit petit, hargneux, vieux très vieux et un brin manipulateur. On sait qu'il a bien vécu. On ne sait pas s'il a toujours ses dents d'origine. Mais ce que l'on sait, c'est qu'il a un comte compte à régler avec la société. On sait également, de source sûre, que c'est un grand spécialiste des trous dans la terre (pour étudier d'autres spécialistes des trous vous pouvez cliquer izi).

L'enquête : Painrupt. Un petit village plein coeur des Ardennes. Le pays des virages imposés et des forêts humides sans lumières et sans fin. Le pays où la bière de l'Abbaye d'Orval coule à flot. Le pays où l'on mange en cachette du fromage qui n'existe pas... Le pays qui engendre des êtres étranges et avale des monstres... Je m'égare. Le pays où disparaissent des femmes, des vaches, et toutes sortes de bestiaux comestibles. A Gauche. A Droite. Tout droit. Ca godille tranquille au milieu de nulle part.

La mort de la châtelaine, un an plus tôt, commence à agacer sérieusement notre Poulpe travesti pour l'occasion. D'autant que Fred et la Zabe (Zabe elle est c'est la bonne) ne font aucun effort. A croire même qu'ils complotent. Parfois même il se demande si le vieux ci-dessus référencé n'est pas en train de l'enfumer dans ce brouillard de verdure.

Une histoire dans l'histoire. Deux enquêtes pour le prix d'une. Très cérébral pour le coup. Travestissements et usurpations d'identité sociale. (que chacun reste à sa place et tout ira pour le mieux). On s'habille classique : casquette à oreillettes et passe-montagne, talons aiguilles et p'tites culottes... On a les petits déj. bien en bouche. Limite collants : café allemand agrémenté de tartine au boudin blanc. Beignet au pâté de sanglier. On est toujours à proximité d'une bière. On utilise la technique des doigts en fourchette et de la conversation visuelle. On apprend, entre autre, que la femme irritée est vulnérable. On nous confirme que même en démocratie la loi du plus fort est toujours la meilleure. On transmet un remède contre la peste (non pas celui du vinaigre des quat' voleurs. L'autre...).

Pour la minute sagesse ou philo, voyez M'sieur Montaigne.

Et la bonne me direz vous ? Ben comme dans le titre.
Un sacré bordel quand même. Mais tout ça dans le respect des accords de Genève. 

Bye

















vendredi 11 avril 2014

Arrêtez le carrelage, Le Poulpe, Patrick Raynal


- Bon sang ! Une flemme comme c’est pas permis !
- L’effet Nino, sûrement…
- Oui mais à ce point-là, c’en est écoeurant…
- Arrête ton babillage, Blvd, c’est du sérieux ce coup-ci !
- … Ok ! Donc aujourd’hui, nous allons continuer à étudier le personnage du Poulpe. Le texte retenu est le n° 4 qui est en fait le n° 3. Sachant que le n° 2 n’est plus disponible en boutique. C’est un peu compliqué à expliquer sur le papier, mais je vous assure que lorsque vous êtes chez l’éditeur, près de la butte, tout s’éclaircit… Enfin presque…


Suite du profil : le Poulpe, du haut de ses convictions, est aussi capable de politesses avec la maréchaussée. Grand amateur d'avionique. Boit exclusivement de la binouze (confirmé). Dans ce dossier, il fait dans la rousse. Jupiter et Kilkenny sont sur le zinc. Le bonhomme travestit sans vergogne son blaze. Pratique les arts martiaux . Distille et médite les paroles de sagesse populaire. Le commis du jour est Nsr Heddin, Hodja…
Le Poulpe ressemble à un justicier, se déplace comme un justicier, parle comme un justicier… Mais ce n’est pas un justicier. Au mieux un justiciable.
Ne fait jamais la morale (limite quand même, imho)
Le calibre .12 est la taille qui convient

L’étude en question : pause bien méritée chez le père Gérard, patron du Pied de porc à la Sainte Scolasse. L’ambiance est au plus bas - les conséquences de la crise sûrement -. 
Heureusement le Gabriel pointe le bout de son nez. Soulagement dans la communauté.
« Le p’tit est rentré ! Hip hip hip…».

Mode opératoire respecté :

-         Lecture des journaux, rubrique faits divers à la Une
-         Regroupement au bistrot
-         Engloutissement d’un pied de porc « maison »
-         Retour à la maison
-         Dépôt du baluchon au pressing/coiffure… Echanges de bons procédés. Explication de texte.
-         Re-retour au bistrot
-         Echange de deux-trois phrases (pas plus) de cowboy
-         Passage obligé chez Mario

Et c’est parti pour de nouvelles aventures. Check-list terminée. On peut y aller. Décollage imminent.

Le fait divers :

Un pêcheur (breton) saute de son bateau de pêche (rare) « in estrémisse », vu que devant lui il aperçoit une île  mine flottante qui semble vouloir lui lécher le museau. Le plongeon est magnifique. Le record du cent mètres est frisé. Le navire s’éclate comme prévu. La décision d’abandon était juste (c'est pas à un vieux sage...). L’expérience… Tout simplement. Dans l’absolu, rien d’anormal. La région de Lorient et ses côtes ont été largement assaisonnées durant la seconde guerre « mondiale ». Mais le doute persiste sur les conditions réelles du comment du pourquoi. C’est pour ça que Gabriel enfourche sa Norton 750 et rallie le bled illico. Il veut en avoir le cœur net. C’est beau le dévouement.
L’équipe du coin est sympa. L’accueil chaleureux. Les « irréductibles » reprennent du service. Attentats. B(r)aisages de fessiers. Molestation de notables. Bastons. Séances de picole. Le mythe du Motard à fond. Ministres accessibles. Programmes immobiliers. Pouvoir écorné. Jeunes filles en fleur. Manipulations. Justice rendue ( ?)…etc. etc. 

- Rassurez le carreleur. Tout est bien qui finit bien.

Texte sympa. Se lit vite. On s'instruit... ou pas. C'est selon l'avancée du programme. 
Un 20/20 (abusif, je sais) rien que pour l’évocation de la « goldo ». Un spécial voyage en troisième classe.  Une petite larme et un claquement de langue. Sans filtre pour moi ! Préparation en souplesse à la boyard.

Complément : ce dossier ne traite point des bienfaits de la grappe. Le mythe de Sisyphe est évoqué. Le Mexique est à l’honneur. L’ombre de Voltaire et de Diderot plane.

"Spécial" Municipales 2014 : les braises sont chaudes à Lorient. Je me demande comment le Poulpe a réagi.  
Bye


jeudi 6 mars 2014

La petite écuyère a cafté, Jean-Bernard Pouy


Pitch : deux jeunes se suicident entre Rouen et Dieppe, menottés aux rails du réseau ferroviaire, les clés dans le gésier, pour ne pas être tentés d'échouer. Très pro.
La communauté Dieppoise est soudain plongée dans le coma. Gros coup de pompe... Surtout pour le mécano. Quinze jours d'arrêts (c'est peu !)
Bien installé dans son QG parisien, du côté de la Roquette bastoche, Gab', dit le Poulpe, s'émeut en apprenant la nouvelle. Sans sommations, il prend son baluchon, laisse femme et enfants et troquet et enfile les routes impériales 15 et 16, destination Dieppe. On reste tout de même en 2è classe.
A partir de là, rien ne va plus. On ne maîtrise plus rien. C'est le grand Poulpe qui nous guide. Le Grand Jeu. Enquête de voisinage, principalement du côté de la jeunesse et de la bourgeoisie. Déambulations. Cogitations. Bastons. Réflexions. Doutes. Parties fines (?). Emotions. Emois. Salto arrière ou avant ? Réception miraculeuse. Broyage d'os. Oui vous êtes bien à la Société du Poulpe and Co. Que puis-je pour vous ? Résolution d'énigme. Paiement des arriérés...

jeudi 20 février 2014

Il faut buter les patates, Gérard Alle

 Un dossier qui aborde avec professionnalisme, et donc avec précision, sérénité et bienveillance ( ?), le thème de la lutte des classes dans une société en mal de bien et, inversement... serait le bienvenu (cela dit en passant pour finir la semaine).
Un grand classique.
A ma gauche droite l’équipe A, à savoir,

Le charretier de la providence, Georges Simenon

Ecluse 14 - Marne/canal - Dizy ? Une femme est retrouvée morte. Epernay, Reims et Paris en alerte. Maigret est déjà sur le terrain. Ambiance...