Affichage des articles dont le libellé est Suède. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Suède. Afficher tous les articles

jeudi 5 juillet 2018

Les chaussures italiennes, Henning Mankell

- Et je fais quoi après ?
- Ben le message est clair, non ? Si tu veux pas être débordé, tu commences à faire le ménage maintenant !
- Demain, c'est possible ?


Un testament en bonne et due forme, rédigé sur une île scandinave. 

Fredrik, ex-médecin-chirurgien, noircit le journal. Pour la bonne cause.

Lors d'une agression, l'important, dans un premier temps, c'est d'être en mesure de déterminer le point mort (ou point de vie au choix). 
Pas si simple quand même, lorsque dix années de solitude se craquellent sous le poids du souffle du passé. Le principal désagrément à redouter est la noyade. D'où l'importance d'avoir toujours une paille dans son trousseau. Cette étape franchie, les remords s'invitent illico, s'immiscent sournoisement et s'activent à ronger une à une les barrières de défense disposées savamment, lentement, méticuleusement, tout au long d'une vie. 

Il fallait s'en douter, la déclaration de guerre est lancée aux souvenirs. Gare aux traîtres et menteurs en tout genre. Miséricorde possible sur demande.

Les femmes ondulent, parlent, pardonnent, jouent et dansent à la Saint-Jean. 
Les hommes, le dos courbé, les bras ballants, rassemblent le bois mort. 
Les caractères détrempés se réchauffent comme ils peuvent autour d'un feu de joie. 
Trahison, handicap, fin de vie, médecine, maladie, mise à l'écart, suicide, regrets, mensonges, sont consignés dans le livre de bord.
Il y a des morts. Il reste des vivants. Pas de naissance à signaler.

Ne plus rien espérer ouvre les horizons du possible...

Un très sombre texte, mystique (?) en quatre mouvements, fourni avec sa fourmilière en activité. Le tour du cadran est effectué avec succès.

Consulter son médecin avant lecture.
     
Lecture simultanée : 



samedi 4 juin 2016

Roseanna, M. Sjöwall & P. Wahlöö

- Il semblerait donc qu'une grosse... "hum hum" ne porte pas bonheur à celles qui la portent.
- ???

La rédaction laisse les rapporteur(e)s de ce dossier assumer seul(e)s cette affirmation.




Une enquête policière du siècle dernier - années 60-, à la suédoise, fortement soutenue par l'Amicale et accessoirement par le réseau nord-américain. Période de Noël (pour la conclusion). Un cadeau de bienvenue.
C'est comme si on y était.

C'est parti :

Un corps fortement humidifié, non identifié - et non identifiable au stade un de l'enquête - est retrouvé dans les eaux d'un canal suédois. Le sas de Borenshult précisément.
Branle-bas de combat. Réquisition des transports en commun. C'est Martin Beck qui assure la liaison Stockholm/Motala et commente la visite. On optimise déjà les ressources.
Les descriptions du corps repêché sont précises. On va même jusqu'à déclarer que les genoux sont cagneux. Malgré toutes ces précisions et un professionnalisme irréprochable, rien n'y fait. Le mystère de l'inconnue du canal reste entier. Et l'enquête piétine un bon moment. On dépasse les cent pages quand même, ce qui représente, grosso modo, trois mois en temps polar.

Martin doute, se remet en question, éprouve la solitude du guerrier. Son couple tangue, la vision des enfants s'estompe. La vie. Sa vie de flic bien occupée. 

Mais Beck est "têtu, logique et calme" (orgueilleux ?). Il se décide à appliquer la fameuse méthode de l'entonnoir. Celle qui élimine les suspect(e)s par lots dédiés. Celle qui croise et identifie avec agilité les agendas frelatés. Celle qui rassure et ravit les adeptes de la célèbre coupe budgétaire et de la salutaire éradication des importun(e)s... En clair l'idée de base consiste à obtenir moins de suspects. En tout cas, moins que les quatre-vingt-cinq présentés un par un répertorié(e)s.

Confirmé : c'est un travail de Titans... mais ce sont les fourmis, comme d'hab', qui se mettent à l'ouvrage . 

Les filles sont mises rapidement sur la touche (ça va encore râler!). On ne garde que les mâles.

Belotte, re-, et dix de der. On reprends tout de zéro. Travaux de bureau. Profilages. Filages et filatures. Mises en situation, bluff, sauvetages, corps à corps chaleureux et valeureux... Du classique réconfortant.

On croise : Kafka - un homonyme des Amériques -, des marchands de saucisse ambulants, un coureur de 400 mètres  "gros" fumeur qui coure le 400 mètres, une équipe de policiers soudée, un flic qui rumine, un homme qui s'isole, un flic enrhumé (le même qui rumine), une fliquette téméraire, des femmes... fermes et des hommes... mornes, un colonel en retraite, des suspect(e)s, des interrogé(e)s, quelques troublé(e)s, surtout un, quelques sérieux-ses, quelques absent(e)s, un "gros client" à perception décalée et au positionnement compliqué dans l'espace public et juridique ambiant.

Compléments :

On référence la loi Harrison, on prend un cours gratuit de stratégie militaire (bonus : évocation de la division Azur), les cigarettes utilisés par la régie sont des Florida, l'échange de biens s'effectue en öre, il existe des problèmes de communication et ... de communications. La police de Toulouse est évoquée...Celle de Lincoln est notée large.

Classique pour ces contrées : maîtrise parfaite de la langue anglaise
Remarquable : Brigitte Bardot est citée deux fois. Et le mot manchette est associé à clavicule.

Pour les boissons, on nous sert de l'aquavit, de la bière, du lait et une autre substance dont le nom m'échappe.

Pour les accros de la précision : le dernier repas de la malheureuse condamnée fut un ensemble de denrées, composé d'un beefsteak, de pommes de terre, le tout arrosé d'un verre de lait.

Le(s) thèmes : le métier de policier (en cours de traitement), la question des médias (toujours pas réglée à ce jour), la gente féminine pointée du doigt (?), les magazines de charmes (sauvés in extremis de la lapidation), la parentalité, la vie de couple, les relations au travail... 

Une belle enquête avec transformation à la clé.

La 87è Compagnie a encore sévi.  Les rapports intermédiaires sont précis et nombreux. Le dossier est complet. Une mise aux archives s'impose. Juste le temps de dépoussiérer l'étagère consacrée aux enquêtes des bureaux de police. Inauguration prévue dans les prochains jours.  

ajøː  
autrement dit adjö 

vendredi 6 mai 2016

Dossier clos : l'affaire Martin Beck





BIBLIOGRAPHIE de Martin BECK
Personnage crée en 1965 par Maj SJÖWALL (1935) & Per WALHÖÖ

(1926-1975) – Suédois.

Martin Beck est un policier suédois entré dans la police à vingt et un ans comme agent de la circulation. 
A vingt huit ans il devient inspecteur principal. Dès sa troisième enquête il est nommé chef de la brigade 
criminelle de Stockholm. 
Il vit et travaille dans cette ville. Marié depuis une quinzaine d'année (à partir de « Roseanna ») il a deux 
enfants de treize et quinze ans. Les rapports avec sa femme se dégradent. Elle lui reproche de délaisser 
sa famille au profit de son travail. 

Ils se séparent (dans « Meurtre du Savoy ») et il rencontrera une autre 
femme, Rhea Hielsen (dans « La chambre close »). 
Gros fumeur, buveur de café, insomniaque. Il souffre de plusieurs maux 
et n'est pas dans une excellente forme. 
Martin Beck est un flic consciencieux, méthodique et intègre, d'une grande 
efficacité sur le terrain. Médiocre tireur, il est grièvement blessé (dans 
« L'abominable homme de Säffle »). 
Les enquêtes sont menées collectivement, avec Lennart Kollberg son adjoint, 
ancien para, bon vivant, toujours de joyeuse humeur, intelligent et perspicace, 
et Gunvold Larsson, son second adjoint, dandy doué d'une force physique 
prodigieuse. 
Gravitent autour de ce trio, Melander, un flic rigoureux et logique, et 
Stenström, le benjamin qui sera remplacé par Benny Skacke après sa mort tragique. 
Pour compléter, Kristiansson et Kvant, deux flics de base. 
Tout ce beau monde est sous les ordres de Hammar, le divisionnaire dont l'occupation principale consiste
à ne rien faire. 
Les enquêtes que doit résoudre  Martin : le viol et l'assassinat d'une jeune étudiante. Partir à Budapest à la recherche d'un journaliste disparu. Les crimes commis par un pédophile. Le massacre de neuf personnes dans un bus. La criminalité à l'échelle internationale. Un trafic d'armes avec l'Afrique du sud. L'assassinat d'un commissaire de police. L'attaque d'une banque et l'assassinat du premier ministre Suédois. 
Martin Beck est confronté à l'évolution brutale de son pays et sent que certaines
choses lui échappent. Il prend conscience des décisions arbitraires d'une hiérarchie incompétente et bureaucratique.

Les dossiers en question :

1 – Roseanna, 1970                                  Roseanna, 1965 Trad.
Trad. De l'anglais par Michel Deutsch     Norstedt & Soners Forlag, Stockholm
                                                                 Planète

2 – L'homme qui partit en fumée, 1971      
      Trad. De l'anglais par Michel Deutsch
      Planète
Mannen som gick upp irök, 1966
Norstedt & Soners Forlag, Stockholm



3 – Elles n'iront plus au bois, 1970
      Trad. De l'anglais par Michel Deutsch
      Planète
 Rééd. Sous le titre : L'homme au balcon, 1985
                                         10/18 : (Grands détectives n°1717)
 
                                        Mannen pa balkongen, 1967
                                        Norstedt & Soners Forlag, Stockholm

4 – Le massacre de l'autobus, 1970               Den skrattan de polisen, 1968
Trad. De l'anglais par Michel Deutsch          Norstedt & Soners Forlag, Stockholm
Planète
Rééd. Sous le titre : Le policier qui rit, 1985
10/18 : (Grands détectives n°1718)

5 – Feu à Stockholm, 1972                     Brandbilen som  
                                                               Försvann, 1969
Trad. De l'anglais par Michel Deutsch      Norstedt & Soners Forlag, Stockholm Planète
Rééd. Sous le titre : La voiture de pompiers
disparue, 1986
10/18 : (Grand détectives n°1746)





6 – Martin Beck et le meurtre du Savoy, 1972      Polis, polis, potatismos !, 1970
Trad. De l'anglais par Michel Deutsch                   Norstedt & Soners Forlag, Stockholm
Planète
Rééd. Sous le titre : Vingt-deux v'la des frites, 1986
10/18 : (Grands détectives n°1759)

7 – L'abominable homme de Säffle, 1987             Den vedervärdige mannen frän Säffle, 1971
Trad. Du suédois par Philippe Bouquet                  Norstedt & Soners Forlag, Stockholm
10/18 : (Grands détectives n°1827)

8 – La chambre close, 1987                                     Det slutna rummet, 1972
Trad. Du suédois par Philippe Bouquet                  Norstedt & Soners Forlag, Stockholm
10/18 : (Grands détectives n°1865)

9 – L'assassin de l'agent de police, 1987              Polismördaren, 1974
Trad. Du suédois par Philippe Bouquet                  Norstedt & Soners Forlag, Stockholm
                               10/18 : (Grands détectives n°1876)

10 – Les terroristes, 1987                                      Terroristerna, 1975
Trad. Du suédois par Philippe Bouquet                  Norstedt & Soners Forlag, Stockholm
& Joëlle Sanchez
10/18 : (Grands détectives n°1890)
Les éditions Payot & Rivages (coll. Rivages noir) ont réédité entre 2008 & 2010 la série complète
de Martin Beck.

Une contrib' de Dan
Mai 2016




dimanche 28 février 2016

Dossier clos : l'affaire Kurt Wallander

Nom : Wallander
Prénom : Kurt
Année naissance : 1991
Décès : 2015
Lieu de naissance :   nd
Sexe : masculin                       
Géniteur : Henning Mankell 
Nationalité : suédois
Age : 
Taille : nd
Poids : nd
Situation familiale : divorcé 
Profession : inspecteur de police 
Résidence : Ystad

Signes particuliers : 

Kurt Wallander est inspecteur de police au commissariat d'Ystad en Scanie. C'est un flic profondément humain. Il travaille dans une région (pays nordiques) où la criminalité sévit comme ailleurs, plus dissimulée, mais non moins violente. Le froid, les longues nuits incitent à la morbidité. Les meurtres sur lesquels Kurt enquête sont tous plus horribles les uns que les autres. Les résoudre l'emmène dans les coulisses d'une société véritablement en décomposition. Pessimisme et noirceur, il n'y a plus de bien ou de mal. Chacun revendique son propre droit. 

Wallander est un flic dépressif. Sa vie privée est mélancolique. Il divorce de sa femme « Mona », puis a une relation amoureuse avec « Baiba Liepa » qui le quitte pour un ingénieur. Sa fille Linda, serveuse dans un restaurant et élève d'un cours de théâtre, fait une tentative de suicide. Elle intègre finalement à son tour la police. Quand au père de Kurt, il peint toujours les mêmes toiles et finit tout doucement par s'éteindre. 
Kurt n'a guère de hobbies à part l'opéra italien qu'il aime beaucoup. Sa santé n'est pas des meilleures, et il découvre qu'il est atteint de diabète. Sa mémoire de flic disparaît dans les profondeurs de l'hiver. Il oubliera de faire sa piqûre d'insuline, la suite est inéluctable.
Afficher l'image d'origine
Les dossiers en question

Série dans l'ordre chronologique (première publication pour tous les livres)

1 - la faille souterraine                                   Pyramiden, 1999
et autres enquêtes, 2012                               Orfront Förlag,
Recueil de cinq nouvelles                              Stockholm                  
Trad. Anna Gibson, Seuil (Seuil Policiers)

Afficher l'image d'origine
2 – Meurtriers sans visage,          Daredare tan transite, 
1994, Trad. Philippe Bouquet     1991, Ordfront Förlag,
Christian Bourgois                       Stockholm

3 – Les chiens de Riga, 2003      Hundarna i Riga, 1992
Trad. Anna Gibson                     Ordfront Förlag, 
Seuil (Seuil Policiers)                   Stockholm

Afficher l'image d'origine
4 – La lionne blanche, 2004          Den vita lejoninnan, 1993
Trad. Anna Gibson                      Ordfront Förlag, Stockholm
Seuil (Seuil Policiers)

5 – L'homme qui souriait, 2005        Mannen som log, 1994

Trad. Anna Gibson                          Ordfront Förlag, Stockholm
Seuil (Seuil Policiers)


6 – Le guerrier solitaire, 1999          Villospar, 1995
Trad. Christofer Bjurström               Ordfront Förlag, 
Seuil (Seuil Policiers)                        Stockholm

7 – La cinquième femme, 2000                  Den femte kvinnan, 1996
Trad. Anna Gibson                                    Ordfront Förlag, 
Seuil (Seuil Policiers)                                 Stockholm

Afficher l'image d'origine
8 – Les morts de la saint-Jean, 2001   Steget efter, 1997
Trad. Anna Gibson                             Ordfront Förlag, 
Seuil (Seuil Policiers)                           Stockholm

9 – La muraille invisible, 2002          Brandvägg, 1998
Trad. Anna Gibson                          Ordfront Förlag, Stockholm
Seuil (Seuil Policiers)
Afficher l'image d'origine

10 – Avant le gel, 2005                   Innan frosten, 2002

Trad. Anna Gibson                          Leopard Fölag, Stockholm
Seuil (Seuil Policiers)

11 – Une main encombrante, 2014                                    Handen, 2004/2013

Trad. Anna Gibson                                                            Leopard Fölag, Stockholm
Seuil (Seuil Policiers)

12 – L'homme inquiet, 2010           Den orolige mannen, 2009

Trad. Anna Gibson                        Leopard Fölag, Stockholm
Seuil (Seuil Policiers)


Afficher l'image d'origine


« Il n'y aura pas d'autre enquête avec Kurt Wallander »
Hennig Mankell
Göteborg octobre 2012

Une contrib' de Dan
Février 2016

Le charretier de la providence, Georges Simenon

Ecluse 14 - Marne/canal - Dizy ? Une femme est retrouvée morte. Epernay, Reims et Paris en alerte. Maigret est déjà sur le terrain. Ambiance...