dimanche 28 février 2016

Dossier clos : l'affaire Kurt Wallander

Nom : Wallander
Prénom : Kurt
Année naissance : 1991
Décès : 2015
Lieu de naissance :   nd
Sexe : masculin                       
Géniteur : Henning Mankell 
Nationalité : suédois
Age : 
Taille : nd
Poids : nd
Situation familiale : divorcé 
Profession : inspecteur de police 
Résidence : Ystad

Signes particuliers : 

Kurt Wallander est inspecteur de police au commissariat d'Ystad en Scanie. C'est un flic profondément humain. Il travaille dans une région (pays nordiques) où la criminalité sévit comme ailleurs, plus dissimulée, mais non moins violente. Le froid, les longues nuits incitent à la morbidité. Les meurtres sur lesquels Kurt enquête sont tous plus horribles les uns que les autres. Les résoudre l'emmène dans les coulisses d'une société véritablement en décomposition. Pessimisme et noirceur, il n'y a plus de bien ou de mal. Chacun revendique son propre droit. 

Wallander est un flic dépressif. Sa vie privée est mélancolique. Il divorce de sa femme « Mona », puis a une relation amoureuse avec « Baiba Liepa » qui le quitte pour un ingénieur. Sa fille Linda, serveuse dans un restaurant et élève d'un cours de théâtre, fait une tentative de suicide. Elle intègre finalement à son tour la police. Quand au père de Kurt, il peint toujours les mêmes toiles et finit tout doucement par s'éteindre. 
Kurt n'a guère de hobbies à part l'opéra italien qu'il aime beaucoup. Sa santé n'est pas des meilleures, et il découvre qu'il est atteint de diabète. Sa mémoire de flic disparaît dans les profondeurs de l'hiver. Il oubliera de faire sa piqûre d'insuline, la suite est inéluctable.
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Les dossiers en question

Série dans l'ordre chronologique (première publication pour tous les livres)

1 - la faille souterraine                                   Pyramiden, 1999
et autres enquêtes, 2012                               Orfront Förlag,
Recueil de cinq nouvelles                              Stockholm                  
Trad. Anna Gibson, Seuil (Seuil Policiers)

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2 – Meurtriers sans visage,          Daredare tan transite, 
1994, Trad. Philippe Bouquet     1991, Ordfront Förlag,
Christian Bourgois                       Stockholm

3 – Les chiens de Riga, 2003      Hundarna i Riga, 1992
Trad. Anna Gibson                     Ordfront Förlag, 
Seuil (Seuil Policiers)                   Stockholm

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4 – La lionne blanche, 2004          Den vita lejoninnan, 1993
Trad. Anna Gibson                      Ordfront Förlag, Stockholm
Seuil (Seuil Policiers)

5 – L'homme qui souriait, 2005        Mannen som log, 1994

Trad. Anna Gibson                          Ordfront Förlag, Stockholm
Seuil (Seuil Policiers)


6 – Le guerrier solitaire, 1999          Villospar, 1995
Trad. Christofer Bjurström               Ordfront Förlag, 
Seuil (Seuil Policiers)                        Stockholm

7 – La cinquième femme, 2000                  Den femte kvinnan, 1996
Trad. Anna Gibson                                    Ordfront Förlag, 
Seuil (Seuil Policiers)                                 Stockholm

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8 – Les morts de la saint-Jean, 2001   Steget efter, 1997
Trad. Anna Gibson                             Ordfront Förlag, 
Seuil (Seuil Policiers)                           Stockholm

9 – La muraille invisible, 2002          Brandvägg, 1998
Trad. Anna Gibson                          Ordfront Förlag, Stockholm
Seuil (Seuil Policiers)
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10 – Avant le gel, 2005                   Innan frosten, 2002

Trad. Anna Gibson                          Leopard Fölag, Stockholm
Seuil (Seuil Policiers)

11 – Une main encombrante, 2014                                    Handen, 2004/2013

Trad. Anna Gibson                                                            Leopard Fölag, Stockholm
Seuil (Seuil Policiers)

12 – L'homme inquiet, 2010           Den orolige mannen, 2009

Trad. Anna Gibson                        Leopard Fölag, Stockholm
Seuil (Seuil Policiers)


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« Il n'y aura pas d'autre enquête avec Kurt Wallander »
Hennig Mankell
Göteborg octobre 2012

Une contrib' de Dan
Février 2016

jeudi 25 février 2016

Grossir le ciel, Franck Bouysse

- Ce document, dans sa version Livre de poche, est estampillé "Prix des lecteurs (et lectrices aussi ?) Sélection 2016".
- Ok, c'est bien noté !

Une ambiance délétère dans la zone Cévenole. Ce dossier ne bénéficiera pas du soutien des épisodes du même nom. Pas la bonne saison. Le blanc manteau neigeux colle déjà aux godasses.

Gustave, habitant endémique des Cévennes, est au-dessous de tut ça. Il accepte la valse des saisons sans broncher. 'Y manquerait plus que ça! Garçon vacher depuis sa pas si tendre enfance, il s'investit sans rechigner dans sa petite entreprise d'élevage. Solitaire, taiseux, toujours un chien à la cheville, arrêté par ses idées, et des idées par brassées. Son enfance fut comme on dit, avare de joies, de douceurs d'amour.  Ses parents (tous deux décédés, attention il y a un piège) ont traîné dans sa tête toute une brassée (redite) de réflexions.... Non-dits, claques volantes, humiliations, remises aux normes... Heureusement qu'il y avait la mémé. Une sage Dame. Avec une âme de celle qui porte aux questions toute son attention (texto). Mais pas de bruits. Pas d'esclandre. Les portes sont bien gardés. Les secrets de famille (eh oui, c'est de ça dont on parle) peuvent dormir tranquilles. La solitude également fut, et reste un grand thème de la vie au grand air. La nature peut être rude et dure avec ses rejetons. La vie au bout d'un fil. Tristesse. 

A défaut de passer ses vacances dans la poudreuse (quoique...)  Gus va, en plein milieu de sa vie, le célèbre nel mezzo del camin' di nostra vita, tourner dans une séquence digne des plus grandes aventures statiques de la ruralité. On est côté France. Une période difficile. L'abbé de l'hiver 54 vient de restituer son âme au seigneur. Ce fait marquant, colporté par les médias va bouleverser à jamais le Gus. Rien ne sera plus jamais comme avant. Pour dédramatiser un peu, on a bien essayé de rameuter tout le quartier pour la fête des voisins, mais rien n'y fit. Seul Abel a répondu présent : son aîné de vingt ans, classé également dans la catégorie solitaire, taiseux, etc.. Les deux bonzhommes s'accordent bien. Le petit rouge toujours sur la table égaie la party... La gnôle de prune est couleur urine de boeuf. Les oeufs sont décoquillés. Les grives auraient pu être au menu. Des coups de feu. Du sang sur la neige. Des peurs canines. Du bon lait chaud au petit déjeuner agrémenté de Gitanes (probablement des sans filtres - les plus juteuses - un remémorement joyeux)...

- Bon, ce n'est pas le tout Blvd, mais faut avancer, il y a d'autres lectures à chroniquer, un Pierre Véry notamment, qui hurle dans la pile pal. Mille et quelques pages. Le tome I d'une ébauche d'anthologie.

Dans la vallée, la neige n'arrange jamais rien. Elle ne désordre pas non plus. Seuls  quelques comportements étranges sont à déplorer ces derniers temps. Des visites de courtoisie. Des démarcheurs tenaces. Il y a des raisons. Il y a toujours des raisons. Religieuses, politiques, sociales, personnelles... 

Le bois est encore un peu tendre. Des contes à régler dans la gorge de Gus. On ravive les tensions. Rien n'y fait. Les frimas de l'hiver sont bien là. Et les fins de cycles sont portées par des vents tristes.   

Une belle écriture. Sophistiquée. Couchée dans les draps du temps qui passe. Les relations père/fils à l'honneur. Les frères/frères sont également présentes.  

On n'oublie pas les gros bras. Les Massey, et les Claas sont de sortie. Par contre, le Poclain est absent. C'est dommage. Il  a dû être enseveli sous la terre avec tous les indésirables.

Un roman Policier ? Comme annoncé. Pas sûr. Un polar social ?  Faut voir. Un polar rural ? Comme y disent en ce moment... Possible.... 

A classer. Pour plusieurs raisons.

 

mardi 16 février 2016

Corrosion, Jon Bassoff

- Qu'est-ce que ça t'inspire tout ça Blvd ?
- Ben... Que si on peut pas changer le passé, il reste peut-être une chance de modifier le futur ?!!!?
- Ah ouais ? T'es bien sûr de ce que tu avances ?
- Non...
- Eh bien voilà, alors ne touche à rien. Le bureau est déjà bien rangé, crois-moi !

Jeu, set et match ! Encore un Grand Chelem pour la fausse chieuse. On nous confirme que c'est bien un fléau qu'elle avait dans la main.

Lumineux ! Le rapporteur ne fait pas ses petites "affaires" dans la dentelle, ni dans la soie d'ailleurs.

On évolue en terrain découvert, à pieds ou en pick up, la plupart du temps à ciel couvert. Une bonne option pour éviter les suspensions disgracieuses zé incommodantes à l'intérieur de l'habitacle.

On assiste en direct à un gigantesque téléscopage de différents modèles de fusées, préalablement détériorées par l'effet combiné du temps (principalement l'usure), du lieu, de la qualité de la cuillère de naissance, des imprévus et des autres paramètres pas clairement identifiés. Les parcours effectués par ces mêmes fusées, malgré une programmation fine des trajectoires initiales, font penser à un manque criant de préparation. Le coach en chef s'impatiente.
 
Le déroulé : Joseph Downs est la clé. Ou bien Benton. Ou Wells peut-être. Ou Victor. Ou Lilith. Ou D. (himself). Allez savoir. En tout cas, lors de ses déplacements, Joseph, présente systématiquement sa plaque d'ancien combattant de la guerre d'Irak. Malgré quelques légers dysfonctionnements psychologiques et un physique ingrat, en bon soldat garçon, il continuera d'exécuter pour les autres (et lui-même),  des âmes, meurtres encadrés ou non par la loi. Il y a eu évidemment des abus. Le travail a été bâclé. On reporte la faute sur une confusion d'identité. Ca fait du grabuge. On parle de manipulation. On conduit des bagnoles. On traverse des bleds paumés au milieu de nulle part. On rentre dans des bars et des hôtels à plaisir (?). On évoque la violence faite aux femmes. On travaille les mains dans la m.... Les emplois assurent l'alimentation du moteur. Beaucoup de poches sales. De la tristesse. Oui, de la tristesse, Madame. On pointe du doigt la fragilité de la vie. Du destin même. Les dés sont pipés. Mais comment ça ??? On se dirige vers la montagne car l'air y est plus pur. Mais rien n'y fait. Une petite bulle est restée coincée dans le cerveau. Une envie tenace de gerber. De grands moments de solitude. On rajoute à ça des problèmes de ravitaillement dans les refuges. On avoisine les 3 000 mètres.  Et par moment un ange apparait (?) dans le tableau. On murmure (enfin) dans les chaumière que D... existe. 

Les vacances à la neige, c'est plus ce que c'était...  

Il y a quand même des compensations : on ingurgite du ragoût de cerf, on grignote des tartelettes aux cerises, et on boit de l'eau de vie de prune, du bourbon maison (en douce) et de la bière (de la Bud). 

Le refugiste propose également dans le forfait :  

- des jeux de société (seul ou en famille) dont l'épreuve de la grotte, la traversée du désert, le jeu de la Vérité, le jeux des familles recomposées et/ou décomposées
- et des jeux de rôles dont une négociation avec D..., la recherche du père et de la mère, fuite en avant, etc.

Un saltimbanque est passé hier soir jouer du psaltérion à archet et ce matin, au petit déj', un sage a pris la Parole. Il a dit  : "(faut) pas s'embêter à gaspiller l'amour parce qu'il n'y en a pas tant que ça d'amour dans le monde"

Fu mandchu a été référencé, un certain Jim également, et tout plein de musicos américains..

On regrette un chapitre sans point ni joie. Le 34.

La Direction a déjoué quelques tentatives d'enrôlement abusif. mais globalement, on sent bien qu'il y a une volonté de mettre de l'ambiance.

Ce texte n'est pas à mettre dans toutes les mains. Avant tout engagement, bien évaluer le rapport que l'on a avec la fausse chieuse. Les conséquences peuvent être désastreuses.
Un texte à maintenir au chaud. 
Surveiller la prochaine livrée.

Petit conseil généraliste : toujours se méfier d'un chiqueur et sniffeur de tabac. Surtout quand il est coupé avec de l'abricot. 
Petit conseil post-lecture : s'allonger tête bien à plat, paupières baissées, lèvres entr'ouvertes, bras ballants, jambes légèrement relevées. Effectuer trois respirations profondes en respectant le processus classique - cad une inspiration, puis une expiration (ne jamais doubler un inspiration ou une expiration) -, puis se relever lentement.

Ah j'oubliais : un ban pour le translator 

Je vous libère. Bye
Blvd   

jeudi 4 février 2016

Coup de chaud en Poitou, Loïc Duret


- Tiens v'la dix francs. Va nous chercher du cordage Blvd !
- Vas-y toi-même ! 

La Direction a choisi ce prétexte pour parler du quartier. On navigue principalement dans les eaux de Montmorillon, déclarée cité de l'écrit, et de Parthenay, très réputée pour ses jolies filles...

Début du siècle courant.

Jacques, le meneur, détenteur d'une traitrise maîtrise, est au centre d'une volée de jeunes femmes.

Véronique (sa légitime), Laurence (la formatrice), Anne et quelques autres filles du Poitou sont réunies autour de lui à l'occasion d'un atelier d'écriture, animé par Laurence.

Le rapporteur de ce récit polyphonique, nous plonge, pieds et poings liés, dans une histoire qui mêle astronomie, voyeurisme, manipulation, fantasmes, vampirisme, culpabilité, pratiques érotiques (éloignez les enfants et les zhôtes incommodés), matelotage, initiation, écriture, ressuscitage d'écrivain(e)s mort(e)s.

Choderlos de Laclos, Bram Stocker, la Comtesse de Ségur sont de la partie et initient (?) accompagnent,  tout ce petit monde. On s'amuse follement. On rampe lampe de la bière de Val-Dieu, on mange des salades de gésiers et du gratin dauphinois. On clôt le tout avec un broyé du Poitou. Le coup de poing est traditionnel. Pour amateur.

Dans cette euphorie non feinte, on ne peut que déplorer le vol d'une petite culotte rouge. La communauté des voyageurs est pointé du doigt par la maréchaussée.

Une dénonciation outrée et/mais ambigüe.

PMTDT
 
Pour aller plus loin :

- Ecrits utiles


 - Animation musicale  : A Parthenay, il y avait




Le charretier de la providence, Georges Simenon

Ecluse 14 - Marne/canal - Dizy ? Une femme est retrouvée morte. Epernay, Reims et Paris en alerte. Maigret est déjà sur le terrain. Ambiance...