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samedi 11 juin 2022

En proie au labyrinthe (la lutte, la tourmente, l'aube), Marek Corbel

Version édulcorée du premier jet.

 Tout comme un mort peut en cacher un autre,
Une nation une autre,
Un récit peut en cacher un autre.

                      

Trois textes pour le prix de trois,
à lire, si possible, à la suite. 

Penser une réalité, c'est, comme suivre une essence qui circule lentement dans un alambic chauffé à blanc, puis se précipiter pour en boire son jus à l'arrivée. Attention brûlures assurées !

Tout commence avec un collectif. Une invitation avant le grand plongeon. Une fulgurance.
Le K15 (et bien d'autres) est (toujours) en souffrance. Les usagers du réseau ferré sont en grand danger. 

A plus grande échelle, la partie de bridge peut démarrer :  alliances, enchères, surenchères
Qui veut faire le mort ?  Une liste circule en début de jeu.

... à moins que ce ne soit une partie d'échecs qui se joue ? 
Avancée en diagonale pour qui on sait, sacrifice des premières lignes (comme d'hab') et des ceux qui gênent (re-). Repli stratégique derrière un bourrin, ou mieux, un roc roque rondement mené.

Cafouillages, débandades, influences, perte de sang-froid, manipulations, trahisons à tous les étages.  
 
Une généreuse et voluptueuse chorégraphie, tout en virgules, se déroule sous nos yeux ébahis. 

Le Cartel est à la barre.  
L'agence est en embuscade (un grand classique). 
La Bretagne insoumise se soumet.
Et le peuple de France, à tous les étages, rassemble ses petits, compte les points et sauve qui peut. 

Les flics sont sur les dents. Et on les comprends car les morts affluent. Beaucoup (trop?) de monde dans la partie.  

On prend rapidement de la hauteur, on régionalise, on influence, on dégonfle, on tue, on enquête en "sous-marin". On se fait des câlins (rarement)...

On constate les effets dévastateurs du reflux de la trentaine.  

On sort facilement le Glock, le Sig Sauer, et le Pamas.

On boit un peu de Gin pour motiver les troupes, on sert une flute de whisky, un kir breton, et du Martini...
Pour les volutes en suspens, le cigare fait l'affaire...

Malaparte, Ferrat, Saez, Roda-gil, London, Valtrin, entre autres, sont cités. 
Une playlist au poil est proposée. 
Et une filmographie nocturne est programmée : les portes de la nuit, main basse sur la nuit...

Un texte sociétal. Sans aucun doute.

Et 

Qui dit sociétal, dit social.
Qui dit social. Dit sombre. 
Qui dit sombre... dit souterrain (?). 
Qui dit souterrain, dit espionnage.
Qui dit espionnage, dit diplomatie
Qui dit diplomatie, dit (forcément) politique. 
Qui dit politique, dit pouvoir.
Qui dit pouvoir, dit souffrances
Et qui dit souffrances, dit luttes...

Lu après la redoutable première guerre chimique céleste. 
On est beaucoup dans la prospective en ce moment.
Attention quand même, les mythes ont la peau dure. Vérifiable.

Toute ressemblance avec les dates et personnages mentionnés n'engage en rien la responsabilité du lecteur.  

A classer convenablement.

Lecture simultanée. 
Un lâché prise assuré. 




petit tip : pour sortir d'un labyrinthe avancer toujours main gauche sur le mur. Ca prend du temps mais c'est très efficace.



jeudi 9 décembre 2021

Les enfants de la Meute, Jérémy Bouquin


- Un abattoir en pleine forêt ? Non, j'vois pas ! 

Le Jura, dans les hauteurs. 

Karl et Garry sont sur le chemin du retour. Une fratrie tout ce qu'il y a de plus classique. Des retrouvailles, non moins.

Enfin presque.

Retour aux sources. Un passage de témoin en règle. Une balade en forêt salutaire. La nature est belle. Les petits oiseaux piaillent, les ours grognent et les loups rôdent...

Les colis sont encombrants mais respectueux de l'environnement. La décroissance dans sa version radicale.

On boit de l'alcool d'épines du Jura. On fait un saut dans le passé des uns et des autres. On verse une petite larme pour le drame. Les armes sont bien entretenues. La parole est libérée. Les femmes sont à la manoeuvre, les corporations à l'honneur, la transmission des savoirs en pointillé, et les divergences  sont mises sur la table.

On regrette néanmoins, la non-présentation d'un vin jaune ou d'un vin de paille, et le coq n'a pas chanté une seule fois, malgré les reniements. 

Question réception, il faudra revoir son "Gandouin"

Une écriture vive. Une urgence dans le ton. L'effet béton, assurément ! L'apnée du natif de la banlieue. Un phénomène toujours peu étudié mais hautement captif. Un roman noir.

A suivre. 




mercredi 22 mai 2019

Intrigo Italiano, Carlo Lucarelli

Le commissaire De Luca est de retour. 
Un rapport rédigé en langue italienne.

De Luca, c'est l'incarnation même du chasseur. Le métier de flic chevillé au corps. Certains disent qu'il est opérationnel, quel que soit le régime (moteur). Il est souvent détesté, mais c'est surtout un problème de positionnement dans le temps... Pourtant, il est respecté par son entourage. Certainement pour son humanité... et sa vision de l'Humanité.

Contexte : l'action se déroule post-guerre (la seconde deuxième) à Bologne en 1953. Fêtes de fin d'année. 

Une époque qui faisait la part belle aux maçons. Construction de murs, coupes et découpes de territoires, et de bien d'autres choses... Comme qui dirait, une certaine vision certaine de l'amitié entre les peuples. 

Le petit plus : un petit courant d'air frais rafraîchissait quand même les poches de sang échauffées et la circulation des personnes se faisait sous le manteau. 

Le sujet : à la suite d'une noyade suspecte dans une baignoire de garçonnière, De Luca se met en chasse, épaulé de son aide de camp, Giannino, un florentin de souche. Très vite, il soulève les lièvres qui jonchent à proximité.  Des accidentés de la route principalement.

On croise en chemin des joueurs de jazz, une hiérarchie complètement désorganisée, des retraités, des docteurs (en pagaille), un ingénieur, du personnel hospitalier, des ennemis, et des amis...

Entre deux bagarres, on cultive le doute, la bienveillance, la colère, la peur, l'angoisse et l'amour bien sûr !
Un profond sentiment de solitude envahit le chasseur. 
C'est l'ordre des choses.

On a bien mangé. Au menu, cuisses de grenouilles, poisson-chat et soupe florentine (ribollita).

Un dossier solide apprécié par la Direction.
Veille : édition version en langue française (?). 





vendredi 16 mars 2018

Le fleuve des brumes, Valerio Varesi, il Fiume delle nebbie

La montée des eaux du Pô donne des sueurs aux riverains, aux bateliers et aux historiens de tous poils.
Une péniche est à la dérive.
Une fenêtre d'hôpital est ouverte.
On déplore un mort et un disparu.
Balle au centre...

Soneri, le commissaire réquisitionné épluche consciencieusement le passé de la famille Tonna.
L'enquête est menée à 3 miles/heure. Les personnes rencontrées, accrochées à la rive, parlent un dialecte peu courant mais la Direction précise que tous les rapports sont consignés en langue italienne. 
On mélange les vapeurs de brume et de cigare. On fréquente les bars-restos-hôtel des bords de rives. On scrute de là où on est l'horizon l'autre rive. On remue la vase pour voir ce que ça fait. On se fait des papouilles sur le Pô. On lit le "venir" dans le porto, on entend la chouette appeler les morts, et on s'en remet à San Donnino di Fidanza pour tout ce qui relève des pertes de sens. 
Les repas sont toujours pris en groupe. A ce propos, une note de frais du commissaire Soneri circule au commissariat : 
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Note de frais n° xxx du xxxxxxx

Commentaire/justif' : jour de brume, soir, niveau des eaux au plus haut. Moral au plus bas. Les témoins retiennent le flux en amont. Faut ouvrir les vannes. En attente facture. Provisionner quelques dizaines d'euros.

Au menu : 
Jambon de Parme
Anolini au bouillon
Sanglier accompagné de polenta
et un gutturnio

Les convives : les frères Tonna, Angela, Nibbio, Barigazzi, Ghezzi, Dino, Vaeven, Ghinelli, la "vieille" et tous les morts et les vivants, Julien Sorel et Louise de Rênal
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Ne pas confondre avec une autre note de frais qui mentionne un plat de pâtes aux haricots.

Au final l'enquête se termine sur le fil. 
Des dossiers de la plus haute importance ont été évoqués. Des histoires de forces et faiblesses, de tensions, de résistances, de vengeances et autres joyeusetés de la physique.

A classer 
PMTDT

Le visionnage en simultané (non corrélé, à priori) :


jeudi 21 décembre 2017

Hôtel du Grand Cerf, Franz Bartelt

Le match :

Justice des Hommes 
vs 
Justice Divine

C'était il y a bien longtemps, longtemps de chez longtemps... 

Tout commença par la mort d'une actrice non abstème. Une oeillade accidentelle, a-t-on pu lire dans le jus de la presse de l'époque. 
Son amant, le bel Armand, a été inquiété quelques poignées de secondes par la justice. 
Et puis plus rien. 
Et les années passèrent tranquillement à Reugny, jusqu'à ce que Charles, le cinéaste parisien, se mette dans la tête de rejouer le dernier acte. Un documentaire pour le devoir de mémoire. Il a un doute quand même sur le résultat. L'arbitrage est remis en question.  On fait appel à la vidéo mais ce n'est pas satisfaisant. Comme dans l'ancien temps, il consulte son arbitre de touche envoie en éclaireur, Nicolas, son second (?) dans la région.

Une petite visite dans les Ardennes belges 

ne peut pas faire de mal. 
(Ca se disait parfois par chez nous.Mais ça ne se dit plus !) 

Une arrivée en fanfare et un levé de genoux de majorettes. L'immersion est "totale".  Blocus de la ville. Mise en place du whodunit. 

Action !

Disparition, meurtres, incendie, enquêtes, manipulations, querelles de clocher, secrets de famille(s)... et tout ce qui va avec. 

Open bar !

Des ho(a)rdes de français défilent sur la grand'place en costume de randonneurs, la maréchaussée dépêche son plus gros poisson. L'hôtel du Grand Cerf brille de mille feux. On a rallumé les lampions. La bière coule à flot, frites et cervelas matin midi et soir. Une caisse de cognac bavarois a transité chez l'ennemi. Au nez et à la barbe des douaniers. 
Les Londroits savent recevoir. Et ça se voit  !
Comme d'hab' dans ce type de dossier, il est difficile d'y voir clair. Heureusement Kulbertus nous fait grâce de ses maux de têtes.  

Un dossier bien ficelé. 
Poésie, romantisme, et malédiction sont au rendez-vous. 
Sombre comme certains souhaits (par certains côtés), et humain comme certains espoirs (par d'autres). 
Rarement pesant. 
On frôle avec tendresse, toutes ces petites choses de la vie de tous les jours qui illuminent avec désinvolture notre tristesse. 
Point de guirlandes qui clignotent sur les façades. C'est dans les coeurs que ça vibre. 
Les poches de sang se ramassent à la ... 

La vie de village comme on l'aime ...

Quelques références : Villon, Verlaine (la tour), Lamartine et Lautréamont (utilisés comme presse-papier) et Maigret (qui illustre une décision de justice).

Enquête parallèle : on a retrouvé un Grétry dans les relations de Gérard de N.

A classer du côté de Siniac, Simenon, Dard...

Envoie la fanfare Blvd !

vendredi 3 novembre 2017

Savana Padana, Matteo Righetto

Querelles de clochers dans la plaine du Pô. Les cultures s'entrechoquent. 

En ce début de printemps,  San Vito, petite bourgade de la région de Padoue, brille et brûle de mille feux. La canicule menace. C'est le branle-bas de combat au bar du sport et au bar central. Tout le monde est à son poste. La partie peut commencer. 

Les adversaires du jour ne sont pas des novices. Les équipes sont  surentraînées. D'un côté l'équipe des gitans, de l'autre, celle des "zozos". L'équipe des chinois rencontre le perdant. L'arbitrage est assuré comme d'hab', par la patrouille des carabiniers de la cité. 

De maladresses en bévues, de clichés en insultes grossières, la partie dérape. L'avantage est accordé à celui qui reste en vie. Cambriolages en règle, enterrement de vie de garçon, trafic de substances illicites, petits arrangements entre amis. On apprécie de temps en temps les coups de pouce et signes favorables à la communauté. On déplore régulièrement un manque flagrant de raisonnement.  

Vu la tournure des événements, Saint-Antoine (celui de Padoue, donc) est appelé à la rescousse pour retrouver (c'est sa spécialité) une statue égarée  dans un salon. 

Le match se termine dans des conditions épouvantables. Expulsions massives des joueurs. 
Un arbitre a été rapidement porté disparu. Saint-Antoine a été mis sur le coup.

Un bon dossier. Pas de fioritures. On avance en même temps que tout le monde. De l'action, un peu de grincements de dents, de la grappa et de la saucisse. 
On propose également à la carte du singe (cervelle) et du hérisson. 

A classer sans hésitation sur l'étagère "super-coqs" (122 livres pages)

lundi 23 octobre 2017

Le Diable en personne, Peter Farris


D'un côté Maya et Leonard. De l'autre, les autres. Chalmers fait l'arbitre.

Les voyages forment la jeunesse (?).  
Mal installée à l'arrière de la voiture, sans visibilité extérieure, la demoiselle regrette de n'avoir pas pris un aller-retour. 
Arrivée au relais, elle déplie ses jambes, délicatement (?), tandis que le cocher montre un peu de fermeté... et de fébrilité, aussi. 
Il faut dire que Leonard est dans les parages, et qui plus est, sur ses terres. 
Ca va cogner dur. Le bois est livré très sec cette année.

L'auberge est pourtant réputée calme. Les repas sont pris en commun auprès de la cheminée : maïs, crackling bread, saucisses, oeufs, buttermilk, sucre d'orge, lapin à la pomme, shellcrackers frits dans la graisse, ailes de poulet au piment.... Le jus d'orange frais est servi à table dans de beaux verres. Le whiskey coule raisonnablement et pour l'engourdissement du soir, on propose des boissons licites mais avec effets indésirables si abus.
La déco est sobre. Les rares client(e)s, pour ne pas citer  Marjean, attendent halloween avec impatience en faisant quelques pas de danse, sous le regard de Madame Annie qui minaude.

L'action se passe principalement dans le jardin. Atelier de couture, stand de tir, creusement de trous, spéléologie, etc. 
En cas de petits "bobos", on fait appel au pharmacien de service pour les premiers secours. L'armoire regorge d'herbes, de racines en tout genre, de sirops et substances étranges. Pour les gros "bobos", le livre de prière est sur la petite table dans le vestibule.

On nous informe dans l'oreillette que les cigarettes au menthol sont réservées aux filles.

En cas d'orages, les aimables z'habitant(e)s sont prié(e)s de se ruer vers l'armurerie bien achalandée. Une tradition du coin. 

Une note sur la solitude, les relations de couples, la Famille au coeur du débat. L'indifférence bat son plein. Les coeurs et les corps sont meurtris, et quant aux âmes, n'en parlons pas.

C'est sombre, l'impression tenace que la vie l'action se déroule uniquement de nuit. On déterre les morts souvenirs, on creuse, on rampe, on humilie, on déplore une forte tendance à la déforestation, on instruit à charge, on avance comme on peut. 
On essaye pourtant de se détendre pour faire bonne figure, mais au final, les pertes sont toujours immenses... du point de vue des intéressé(e)s.

Un dossier solide avec force arguments. Exemples, contre-exemples. Un relent de Charles Williams (imho) derrière le gosier et une formation accélérée chez M'sieur Platon. 
Pour les nouveaux, la Direction rappelle que les enseignements se dérouleront toujours grotte n°3 au fond du champ d'à côté.

Quelques réflexions de la rédaction

1 - Quand les problèmes surgissent ils vont par paire. Toujours. 
Attitude à adopter : lorsqu'un un problème est identifié (majorité des cas), il convient d'identifier le second. Et fissa !

2 - Quand les fils commencent à se plaindre et donner leur avis,
Attitude à adopter : en cours de résolution 

A classer.

Bye

lundi 2 octobre 2017

L'ordre des choses, Franck Wheeler Jr, The Good Life


     - Hey Blud, c'est quoi le plan du jour ?
- Oh, presque rien...Juste un petit morceau légato sur le désordre de l'ordre avec son coulis de globules rouges.
- Ah oui, quand mêêeeme !!!  

Earl, le rejeton, renforce et sécurise les sillons creusés par son père. On est dans le comté de Linden (Nebraska). L'étoile se transmet de père en fils. La succession se passe bien, merci.

La culture du résultat est sublimée. Voire magnifiée. On détourne parfois les codes. La coke et les dragées coulent à flot. Tout le monde en prend pour son grade.  

Sur un nerf enroulé :

On s'engueulotte.
On pianote
On dessinotte  
On castagnotte
On tuotte
On cocotte
On menotte
On gigotte
On crapotte
On fricotte
On chevalotte
On sanglotte
On décotte (aussi...)

Sinon

On visite régulièrement les hôpitaux. On boit du malbeck. Et quand vient le soir on se détend au club Mikey en faisant une partie de lancer de fer avec les copains..

Un texte qui traite avec vaillance des relations de couple, du pardon dans sa globalité, de la difficulté de combiner le travail et la famille, et plus largement de la difficulté de Vivre Ensemble (?).  

Pour celleszéceux qui souhaiteraient ouvrir une boutique idoine, ci-dessous petit extrait de l'étude de marché réalisée fin septembre par nos soins auprès d'un échantillon de poches de sang sélectionnées par nous pour vous : 

"... les clients chaussent du 357, du 38, du 44, du 45 pour la majorité... Il faut savoir tout de même que certain(e)s excentriques portent encore du 10 ou du 12, mais là, on frise la bascule... Une niche à déconseiller."

Arrangé.

mardi 23 mai 2017

19 500 dollars la tonne, Jean-Hugues Oppel

Attention : placement de produits


Un dossier étrange (?), 
limite étanche...

Le rapporteur du dossier, apparemment dans les petites papiers des grands, s'approche doucement, sur la pointe des pieds. Le rideau se lève. 
La  rive du nouveau monde - celui à venir (*) - est en vue. Les échoppes sont bien illuminées. On annonce "eau et gaz" à tous les étages. La foule se presse déjà. Un vrai succès ! 
Tranquillement les invités descendent de voitures et se fraient un passage au milieu du brouhaha ambiant. Le rallye organisé pour l'occasion attire principalement les poches de sang des hautes sphères. 

Lucy, Killer Bob et Falcon s'agenouillent pour faire pression. Chacun son enveloppe. 
Mister K se charge de la communication.

Les points de passage obligés
Vénézuéla, USA et UK pour Falcon
RDC et UK pour Lucy,
UK pour Killer Bob

Le mot de passe : le premier qui détruit l'autre a gagné. Et le premier qui rira aura...(**)

Moins sérieusement : on parle de finance internationale, de boursicotage, d'instabilité et de rééquilibrage politique, de travaux sous les couvertures, de la destinée du monde et de ses habitants, des lanceurs de graines, des glaneurs, des cueilleurs, des chasseurs et des b........
Au dernier contrôle, la récolte était abondante et le gibier surnuméraire. 
C'est pour ça donc, qu'il faut bien que quelqu'un se charge de réguler...

Lu dans sa version epub. Les notes s'autodétruiront dans douze jours lors du verrouillage du texte.


(*) Ce qui a existé, c’est cela qui existera ; ce qui s’est fait, c’est cela qui se fera ; rien de nouveau sous le soleil.(E.1-09)

samedi 8 avril 2017

Une sale affaire, Marco Vichi, Una brutta faccenda

Les affaires, c'est comme le linge, ça se lave en famille. 
Pas de négociation possible.

On retrouve le commissaire Bordelli quelques mois plus tard, toujours à Florence. Et encore une traversée périlleuse au coeur du contingent humain. 

Le meurtre d'une fillette dans un parc public affole les mamans... et les papas aussi. Faut pas croire... Une gamine, bon sang ! 

Déjà à ce niveau, Bordelli voit rouge (rien à voir avec la maladie des yeux qui voient un point noir). Alors, quand une deuxième fillette est déclarée assassinée, son sang, déjà rouge, broie du noir. 

La jeune République a du mal à grandir.

On retrouve la même équipe que précédemment. L'enquête est lente. Mais qui va piano... Et puis, cela permet à Bordelli d'approfondir et de résoudre quelques autres problèmes de la vie quotidienne.

On parle des maisons closes de la région, des "petites" gens malmenées par les brutes la vie, De faits divers et de hauts faits (?). Les organisations oeuvrent dans l'ombre et les ombres s'organisent. 

Deux Plusieurs histoires pour le prix d'une. On se met à table. La mémoire de l'Histoire n'apaise rien. Ni même le cognac qui coule à flot, ainsi que la grappa, et les petits plats proposés à la carte... Porc aux myrthes, sèches en zimino (avec blettes et tomates), ribollita, lapin en sauce...

On nous informe que les bières sont embouteillées par Peroni et que la colombe blanche s'est encore envolée.

On ne sait pas si Bordelli s'en remettra. 

A l'issue de cette lecture, la Direction propose un programme d'entraînement intensif :

- Le matin : pratique de la méditation interstellaire, avec mise en perspective de l'Humanité. 
- Le midi : étude du gros dossier qui traite de la '"Faute" et de son antériorité.
- A la veillée : lire des poèmes de Hrotsvita et de Cecco Angiolieri.... Et puisque les fêtes sont proches, lire aussi Pascal.
- Et pour passer une bonne nuit : vaporiser quelques gouttes de drosera (SGDG) dans l'habitacle ouvrir la fenêtre en grand et appuyer sur le bouton "Vecchio frac"

Le dossier est dans les mains de la majorette en Chef. C'est dire !!!




Le charretier de la providence, Georges Simenon

Ecluse 14 - Marne/canal - Dizy ? Une femme est retrouvée morte. Epernay, Reims et Paris en alerte. Maigret est déjà sur le terrain. Ambiance...