Affichage des articles dont le libellé est Editions l'Archipel. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Editions l'Archipel. Afficher tous les articles

samedi 3 janvier 2015

Gaspard, René Benjamin


Une lecture paisible qui permettra de méditer jusqu'en 18. 

Un reportage sur la fin d'année naissance d'un monde (?). Une mise en perspective. Plusieurs niveaux de compréhension (encore et toujours). La Direction a hésité mais finalement a décidé de partager (y' a pas d'raison!). Pour laver le corps et la mémoire des oubliés, accrochés, agrippés, humiliés (et que la liste est longue... interminable même), de ceux qui participeront, participent et ont participé à l'histoire. Les ancien(ne)s, les debouts, les assis(es), les allongé(e)s, les nouveaux, les retardataires, les en avance, les "pas-là"... Figurant(e)s anonymes. Volontaires malgré eux. Mutualisé(e)s regroupé(e)s à marche forcée. Un crowfounding de l'Histoire 2.0 dans la Guerricon valley. Et l'affaire est juteuse. Ne vous réveillez pas. C'est déjà plié... 

Un chroniqueur de 1915. Troublé et troublant, ce René, glorifié puis conspué, enfoui dans les profondeurs du néant. A l'instar de cette rivière d'abondance, qui sort de son lit, et répand alentours son eau rougie assombrie par la honte et l'incompréhension, dans les champs de blés assoiffés de pouvoir, de puissance, de fierté et de gloire.

Un reportage triste et sombre, noir et sans espoir. Applaudi dans la confusion béate d'un début de guerre boueux et nauséabond, puis enfoui comme une maladie honteuse. Certains n'y décèleront que joies, enthousiasmes et fanfaronnades... Ca se termine pas trop mal quand même... Non ??!!! Hein ? Quand même... Gaulois diront certois. Parigot diront certo'. Trahison diront certons. Chagrin diront certains...

off : lors d'un entretien que j'ai eu récemment avec Monsieur Confucius (lui-même), il m'avouait du bout des lèvres avoir connu un temps où les historiographe n'hésitaient pas à laisser des pages blanches... 

La guerre chaque jour dans ce monde... Et tous ces matches de football sur la butte et ces chants de Noël dans les plaines n'y feront jamais rien... 

C'est Gaspard qui parle: "Qu'est-ce qu'on est ?... Des hommes prostitués, des moins que rien, de la viande à tuer !"

 L'horreur n'évite pourtant pas de manger ! Bouillons de ferraille aux boutons et médailles.. La réserve est débouchée... Un cru vinaigré... Les majeurs majors sont de la première heure...
Les généreux généraux en embuscade attendent leur heure... Confusion des genres... Pas d'âmes... Juste des Etats... Il suffit de peu de chose...

La Lorraine comme vous ne l'avez jamais vu...
Alençon comme on l'imagine
Un chef calme et un calme-chef
Un cuistot en toc,
Une Grande Gueule,
Un fanfaron gonfaron,
Des morts en pagaille
Des infirmières
Des lits
Des hostos
Des trains
Des 75
Des poches qui se vident
Des menteurs mentors à la tribune...

Seul Stojil dans son bus a pour l'instant résumé parfaitement la situation (imho) ici.
Et si c'est ainsi, brillez pour nous, pauvres Régneurs... Les festivités commencent à peine...

Bonus : une invitation à la méditation (traduction approximative du mandarin d'avant, Lao Tseu probablement à l'issue d'une convention collective)

"Trente rayons convergent au moyeux, mais c'est le vide qui fait tourner la roue" 
Basta !

jeudi 6 novembre 2014

Veuve noire, Michel Quint

Ne pas écraser l'ennemi...  En voilà une étrange idée ?

Fin de la red des reds der des ders. Un reportage illustré au temps des rescapés, des planqués, des carnassiers, des viviers de vivants décimés, dans le Paris de ce début de siècle dernier. Le point de vue des pionniers. Rangez les mouchoirs, on sort la fanfare. Trompettes et majorettes au programme. Tout fait ventre. Bon d'accord, point de chauffage. Les maris réguliers sont inscrits aux abonnés absents. Les denrées alimentaires manquent sérieusement. Mais dans le même temps, ça revigore une jeunesse emplie d'énergie, d'imagination et de rêves en tout genre. Des artistes meurent. Souffrent aussi... D'autres naissent et emboîtent le pas. On joue des coudes. On papillonne beaucoup. Les jambes se soulèvent. Les enterrements se succèdent. On papote. On vivote. On tricote. On trip... s'agrippe. Ca virevolte, ça capote... aussi... Les mots sont pesés. Les photos choquent. L'oignon sucré union sacrée fait chavirer. Le repeuplement de la planète s'impose... Et toutes ces poches bien rangées. Rongées. Salies. Saignées. Ni respect... Ni rien. L'art triste fait salon et son gras, sous couvert de la mort, de la liberté et de l'autorité.
Faut plus toucher à rien les gars. La prise est bonne.
Une deuxième couche s'impose peut-être avant de  ... ?
Une histoire de cire perdue.
Qui a parlé ?
Un pansé passe. Un pan s'efface.
Vu d'ici la boucle est bouclée.
Point à la ligne. 

A la volée : une enquête de courtoisie. Trafic d'art. Des tableaux volés. Et/ou copiés. Des massacres personnels. Des tueries en série. Des mondanités artistiques, Des identités zusurpées. Des disparitions inquiétantes. Du féminisme naissant. Une mère... Mère. Tout plein de sujets exaltants. 
Léonie et Rameau, les deux commis d'office, soumettent la question à Meissonnier. . 
Les déplacements sont a minima. Enfermement rive gauche à droite. On évoque tout de même Rouen et la banlieue oueste de Paris.
On boit du Pessac Léognan. On considère sur le Capital. Vu d'ici, le même Capital installe confortablement son Communisme à lui (explication et développement sur demande écrite). L'herbe est * plus verte chez le voisin. Mais c'est * mieux quand c'est nous zôt' qui la faisons pousser. On a pas bougé d'un poil. On pèse * le peuple. Les r..... sont * de plus en plus r..... On apprend que la dictature peut être nécessaire. Que la pauvreté n'est pas une fatalité (?).

Cerise sur le melon :  une solution apportée sur un plateau. En fin de dossier bien sûr !  
.
C'est dense, un rien touffu. Une progression à la machette baïonnette. Faut enfoncer les lignes amies. Pour débusquer ses ennemi(e)s.
Utile, voire nécessaire de prendre des notes quand même.
L'étude de la géométrie et la manipulation des espaces vectoriels sont un plus. Une histoire de droite qui partirait d'un point A et s'achèverait à un point E en passant par les points intermédiaires B, C et D... Bien du courage...

Match de clôture dans cinq jours... Une séance d'entraînement des grandes gueules ouvertes est prévue ce soir au stade du coma à 20h... Pas sûr que les coaches obtiennent méritent leur diplôme... P.^.. !
Je m'attendais à ... Je pensais que ...

Un dossier technique très accessible. De belles fractures. Jovial. Frais et triste. Aussi. Une bonne façon de mettre le pied à l'étrier. Le reporter est un malin.

* toujours

Le charretier de la providence, Georges Simenon

Ecluse 14 - Marne/canal - Dizy ? Une femme est retrouvée morte. Epernay, Reims et Paris en alerte. Maigret est déjà sur le terrain. Ambiance...