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mercredi 18 février 2015

Vendredi 13, David Goodis, Black Friday

- T'es en retard blʌd ! 
- Je sais. Brelan de 6 !
- Mieux... Carré de rois par les dames !
- ??? ! 

Dossier :Vendredi 13
Auteur :David Goodis
Bannière :  Gallimard  
Section : Série Noire 
n° : 279
Corps : les Solitaires Réunis
Motto : je ne me ferai pas que des ennemis, mais principalement...
Campagne : 1955
Date Edition : mai 1998
Nbre de pages :217
Prise de possession : proche Opéra de M'sieur Garnier
Lieu :  Paris
Retour : néant
Appel à contribution : Catégorie 4 (?)
Contribution réelle :  1,00 € (le prix du Juste. Un beau ticket d'entrée.)
Mention spéciale pour l'interprète : François Gromaire

 Un dossier brulant. Une partie de poker qui tourne mal. Un climat déréglé. Un speed dating mucho caliente (?). Un agenda facétieux. Une mutinerie en préparation. Une mignonne collante. Des coincés du cigare. Un brûleur encrassé... Du calcium sûrement. Pas facile d'être chef de meute.

Charley recrute.

- Bonjour ! Je viens pour l'annonce.  Vous êtes Charley ?-
 Non, je ne suis pas Charley !
- Mon nom est Hart. Al Hart, coach certifié... J'ai rendez-vous à avec Charley.
- Revenez demain, il est très occupé en ce moment... Pas préparé du tout. Le business... Objectifs... Rentabilité... Une boite à faire tourner. Des employés. Logistique. Marketing. Financement. Trésorerie. BFR... Ah le fameux BFR ! Des millions et des millions à brasser depuis peu. Répartir. Enfouir. Détourner. Des prêteurs. La gloire... Surtout pour les autres... Les pognongneux... Les récupérateurs de cendres. Toujours... C'est bien normal... 

Recrutement réussi. Hart fait son show. En arrivant à Philadelphie, il apporte dans ses bagages un peu de sa gaité New-Orléanaise. C'est l'équipe de Charley qui en profite. Weekend d'intégration réussi. L'équipe est expérimentée. Le dossier bien ficelé. Deux trois réglages à faire. Pas plus. Une combustion laborieuse. Un découpage des tâches.

On passe les troupes en revue :  attention aux clichés.
Chez les gars : Charley (le chef), Mattone (l'agressif), Rizzio (le simple), Hart (le dégagé)
Chez les filles : Frieda (la blonde collante), Myrna (la brune mignonne toute menue)
Hors jeu : Paul (le Grand Brulé)

En attendant le jour J. 
"What about going around the table ?" Les parties de poker sont animées. Gin. Dizzie Gillespie en fond. Un climat exécrable. L'attente est longue. Pesante. Un remontement de bretelles et de noyaux en bonne et due forme. C'est à ses choix que l'on reconnait un Chef. Un vrai. On prend un cours de boxe et de politique, rapport à une droite au front (?) et une gauche foudroyante (?). L'accompagnement fin de vie est évoquée. La maladie aussi. On évoque par images interposée le faux père Noël. On référence Corot. On parle de Kid Gavilan. Un truc à faire frémir vu de maintenant. C'était un jeudi, certes, mais un 13 quand même. Et comme on dit, nous par chez nous : les dates ça se célèbrent toujours la veille !
On parle d'Arsène à mots couverts (p.83 édition 98), en tout cas son profil approchant...
On en apprend toujours un peu plus sur le type "ying" (p. 138 toujours dans la même édition). On sent le vécu. 
On fume.
On ne fait pas d'efforts sur les recettes culinaires (c'est regrettable).
La technique de combat répertoriée (viser les yeux) n'est pas homologuée.
 
Ca sonne vrai. C'est joli. Un peu brutal. Mais parfois souvent il faut forcer pour que ça rentre. Un beau texte avec tout plein de sentiments, des faits, défaits, des méfaits... Un bazar de première classe. Certains font face. D'autres pas. La vie qui coule. Une perf' enrichie à la testo. Même les gamines en bouffent. Le grand jeu. Attention effets indésirables.


Approved by blʌdʒən


- Bon ben c'est pas l'tout. Je vais rallumer la chaudière Charley ! T'as d'quoi mettre dedans ?



  





lundi 30 décembre 2013

Hypérion Victimaire Martiniquais épouvantable, Patrick Chamoiseau



Désolé pour la livraison tardive. Je reviens tout juste de voyage. Asie du Sud-Est. Indonésie précisément. Une histoire de sous-marin et de SMS… ‘Pouvez pas comprendre !

Pas moyen de s’absenter quelques jours … Alerte sanitaire. Tous aux abris. Encore un cas de burnout à déplorer. Du côté des Antilles ce coup-ci. C’était pourtant bien parti pour le jeune homme (si on est attentif, ça commence toujours bien. C’est après que ça se gâte). Bon encadrement. Suivi scolaire impeccable. Du latin plein la bouche. Une famille amiante aimante.  Une pesante mais juste pression. Un problème de ventilation certainement. Et puis brusquement, changement de météo. Les voiles gonflées à bloc se déchirent. Le mat se brise. La barque chavire. Le vent sifflote un air connu If anything can go wrong, it will happen...

        Eh Blvd, tu pourrais pas nous le faire en français ou en latin. Quelle éducation bon sang ! 
  
C’est que « Nel mezzo del camin’ di nostra vità », un besoin irrésistible de raconter son parcours s’impose. Une sorte de thérapie. D’un sens le bonhomme n’a pas tord. Quand quelque chose reste coincé dans le plafond, il faut tarauder, faire des saignées « avantageuses ». Faut évacuer. Faut drainer. Faut expulser. Faut… Tiens, genre toutes les saloperies accumulées dans l’année. En ressenti, je veux dire. En fin d’année, on prononce la phrase magique. Et hop ! C’est reparti pour un tour de cadran. Et tous les ans ça recommence. Ca prouve que ça fonctionne, non ?

Bon d’accord, dans le cas présent il y a un problème quand même. Le donneur est encore jeune et le précepteur récepteur est ni plus ni moins en train de vivre son dernier jour de boulot. La retraite dans deux heures. Un commandant de la police du quartier. Rendez-vous compte. Sous séquestre.  Un truc de ouf .

Le Jeune est du genre un peu foufou, gourmet, méticuleux, limite pénible. Extravagant. Imaginatif. Jusquauboutiste (?). Il s’est découvert une passion pour la justice, le nettoyage et le lessivage des lieux publics. Il met de l’ordre dans sa taule. C’est la boisson - punch classique - qui a probablement tout fait foirer. Les rencontres aussi. Les doses n’étaient pas aux normes. Perfectionniste comme il est, le gamin n’a pas supporté. L’Ancien, quant à lui, est décontenancé. Bilan pré-mortem. Joyeuses petites bulles qui éclatent dans le muscle cérébral. L’ivresse du grand froid. Où ai-je bien pu ranger ma vie? Les tiroirs s’ouvrent et se ferment. Les extrêmes se rencontrent. Les vies s’entrechoquent. Chacun trouve son compte. Toujours des histoires de relations père/fils, fille/père, père/père, mère/mère, adoption/rejet, intégration/exclusion, passage de témoins, libération...    

L’écriture est bien léchée. Les références nombreuses. Entre autres : Saint John Perse, Aimé Césaire. Le rapporteur s’appuie sur des concepts concrets, notamment la théorie d’Einstein ( ?). Le vocabulaire est poissonneux (ou giboyeux c’est selon !).

Les parcours sont intéressants du point de vue de la science. De nombreuses dénonciations (trop ?) sur les dérives sociétales (trop de dénonciations tuent la dénonciation ? C’est une question).

Ma prescription : une séance active de PNL pendant un mois, à raison d’une heure par jour, et tous les matins, durant quinze jours, un cachet du père Coué à prendre avant le petit déjeuner. Pour régler la consultation voyez mon assistante. On se revoit la semaine prochaine pour ajuster le traitement.
Bye


samedi 28 juillet 2012

Paris mutuels


Vincent, Angelo, Fred et les autres… ! 

Sujet sensible... En reprenant mes notes je m’aperçois que je frise les 200 pages. Bon d’accord j’écris en gros caractères mais tout d’mêêême, ça n’explique pas tout... Je reprends tout  « from scratch ».


 Donc : Vincent est chef d’entreprise. Un rien brouillon, un peu sur le fil, plutôt sympathique. Fréquenteur d’hippodromes et joueur éclairé devant l’Eternel, il manage sa petite vie comme un coq, de main de maître, en bon père de famille. Au gré des offres qui vontéviennent, il essaye de ne pas trop croquer l’héritage de P’pa et M’man qu’ont vécus au nord de la banlieue Ouest (ça fait plus chic, mais les puristes diront plutôt au sud-ouest de la banlieue Nord), et qu'ont trimés toute leur vie pour étoffer le patrimoine familial. Au programme tout de même : porsche, cohiba, ’tites pépés et flambe. Le bonhomme bénéficie d’une situation que certains pourraient qualifier d’enviable de nos jours. Le moteur ronronne bien, réglé au poil près. Le réseau de distribution est opérationnel et tout et tout… Et là... Vincent fait défiler sa vie à tout' berzingue, avec son lot de rencontres de fortune (?), ses plans séquences et ses célèbres coups bas. Empêtré dans des conflits d'intérêts, sportif à ses heures, il s'est engagé dans une compétition de prestige sur le long terme. Pourtant, bien placé à la corde, il frise quand même la mise sous curatelle. 

Bonne détente. Vite lu, vite rangé (pas à porté de main tout de même...). En tout cas, pas eu le temps de mettre de café sur la couverture et de saloper le travail. L'ouvrage est donc comme neuf. Je prends mon boulier, voyons voir... 150 pages, je pose 1 et je retiens 3... Ben tiens ! Ca fait tout juste 0,10 € la page. Si quelqu'un prend le lot, je lui fais un prix à 0,099 € la page. On est dans le business ou l'est pas. Faut savoir...



Le charretier de la providence, Georges Simenon

Ecluse 14 - Marne/canal - Dizy ? Une femme est retrouvée morte. Epernay, Reims et Paris en alerte. Maigret est déjà sur le terrain. Ambiance...