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mercredi 28 février 2018

Les milanais tuent le samedi, Giorgio Scerbanenco, i milanesi ammazzano al sabato


PLS, Mixopan, soupe de pâtes et pommes de terre bouillies, ça urge ! Berzaghi fait un malaise.
Sa fille, Donatella a disparu. Et c'est inquiétant, car du haut de ses deux mètres, Donatella, belle jeune femme de vingt-huit ans, est restée une enfant dans sa tête, et au grand désespoir de son père, a la fâcheuse manie d' aimanter les amants de tous poils. L'enfermement à double tour n'y a rien fait. L'évasion est parfaite.

Duca en reprenant le dossier va une fois encore cultiver son dégoût pour à peu près tout ce qui touche aux poches de sang livrées à elles-mêmes.  Il faut dire que l'on a retrouvé la jeune femme - tous les détails sont dans le dossier -.  Et quand Lamberti retrouve les disparu(e)s en général, on ne peut plus l'arrêter. Il enfourche son Alfa-Romeo pour une visite de Milan, Gigliola Cinquetti dans le mange-disque. 
On enquête dans les clandés de luxe de la cité. 
On croise et questionne des petites femmes, des femmes moyennes et des grandes aussi, des femmes soumises et insoumises, des barbeaux (pas le poisson) et des consommateurs. On remonte la piste laborieusement, mais sûrement. Come se dice : chi va piano, va sano e va lontano.
Au détour d'une ruelle, on fait la connaissance d'Herero Akaounou, qui exerce le métier de prostituée à Milan. Elle dit parler couramment l'une des langues bantoues répertoriées à ce jour sur le continent africain. Elle ne se plaint pas, boit pour oublier ce qu'il y a à oublier, et fait de son mieux pour aider la justice à faire son devoir. 
Et rebelote. 
Ce potage propulse de nouveau Lamberti dans un néant sidérant. Un énorme coup de mou le frappe au cerveau et au coeur. Heureusement, Livia, sa "Minerve", le regonfle. Il redresse la tête. Ca ne va pas se passer comme ça. Oh que non ! Fini le grand train. On prend les transports en commun à partir de maintenant. Ce n'est pas le moment de flancher, les lecteur(e)s s'impatientent. L'Alfa Romeo est remisée.

Coup de théatre : au trois-quart de l'enquête Duca annonce qu'il faut tout reprendre à zéro. 
Alors là, c'est la Direction qui a un petit coup de mou. Elle  vérifie dans un premier temps que le dossier n'est pas tronqué, et dans la foulée, prévient par voie de voix : 

"- je vous préviens les gars - et les filles-, 
il n'y aura pas de rallonge pour boucler l'enquête, vu !, 

Et c'est reparti. De la violence, du sang, du sexe, de la révolte, de la vengeance, de la honte, du mépris, de la haine, de l'étonnement devant tant d'émoi.

Une enquête tout en déprime (l'effet Duca). Les femmes au premier plan, pour le meilleur et pour le pire. Les hommes sont à la peine.
Le dossier est bien équilibré, des redites insistantes (à la milanaises ?) pour une meilleures compréhension. 
Un dossier qui se veut multirégions. On évoque le courrier du Milan-Brême, les couteaux de l'armée suisse, la semaine anglaise (qui aurait, soi-disant, des racines françaises), les chaussures cirées des méridionaux, la discipline légendaire des milanais...

Un dossier qui mérite d'être lu dans son jus (imho). La Rédaction est consciente que ce n'est pas évident. Elle transmets une intention d'achat pour la version de Laurent. 
A suivre. 

Pour la bande son, c'est SGDG : 

A classer.
Merci l'ami.  

jeudi 20 avril 2017

Dossier clos : l'affaire Tony Lonto


BIBLIOGRAPHIE de Tony LONTO                                        
Personnage créé en 1968 par Emil Richard JOHNSON
Américain (1937-1997)

Tony Lonto est un inspecteur de la brigade criminelle d'une grande ville 
américaine du Middle West.

Physiquement, nous avons plusieurs versions :

1) C'était un homme de petite taille aux cheveux noirs et à la peau basanée.
Son visage avait quelque chose d'aigu, d'inachevé, et une sorte d'expression 
affamée se lisait dans ses yeux sombres et sur ses lèvres minces. Il 
semblait se mouvoir nonchalamment, et pourtant avec une extrême
prudence, comme s'il s'attendait à ce qu'il se passe quelque chose. 
Un flic disait de lui : « il marche comme une mangouste dans un élevage de 
cobras ». (SN n°1368 page 32 & 33).

2) Tony Lonto était un homme de haute taille, puissant, avec des yeux 
sombres, intelligents, et des cheveux noirs légèrement grisonnants sur les
tempes. Il avaià présent quarante et un ans.  (SN n°2162 page 14).

3) A côté de Runnion, Lonto faisait figure de demi-portion; il n'était pas
vraiment petit, mais il en donnait l'impression quand il se retrouvait parmi
les autres inspecteurs de la brigade, plutôt du genre armoire à glace.
Mesurant un peu moins d'un mètre quatre-vingts, Lonto, quant à lui, avait
la silhouette athlétique mais déliée d'un coureur de fond.
(SN n°2687 page 40).

Avant d'être flic (son biographe situe son engagement vers l'âge de sa
majorité), il avait mené une existence de petit dur des rues, décidant
finalement qu'il était plus facile d'être flic que traqué par la police.
Sous les ordres du lieutenant Jaworski avec pour coéquipier Ed. Violet 
ou Pat Runnion et pour indic O'Toole, dit La Poubelle, un vieux marchand
de journaux à la peau ridée comme un pruneau. Il doit mettre un
terme aux forfaits d'un tueur de macs, découvrir la brebis galeuse du
commissariat qui couvre un trafic de drogue, retrouver l'assassin d'un
dealer d'héroïne pure. Bref la routine.
Coté cœur il tombe amoureux d'Anna Ryan, juste avant de l'épouser il
apprend par la brigade des Mœurs que c'est une prostituée, c'est la fin
de ses illusions. Plus tard il se mariera avec Robin, une hôtesse de l'air
âgée de quatorze ans de moins que lui.

La ville apparaît comme l'élément primordial. Véritable héroïne, il règne dans cette jungle impitoyable, cruauté et violence.

Les dossiers en question  ( 1ère édition) : 

1 – Les harengs ont bon dos, 1969           Silver Street, 1968
   Trad. Marcel Frère                              Harper & Row, New York
   Gallimard (Série noire n°1253)

2 – La chute de Pégase, 1970                  The Inside Man, 1969
   Trad. Janine Hérisson                          Harper & Row, New York
   Gallimard (Série noire n°1368)

3 – Le  gang des éclopés, 1989                 Blind Man's Bluff, 1987
   Trad. Daniel Lemoine                            St. Martin's Press, New York
   Gallimard (Série noire n°2162)

4 – Les mains d'Eddy Loyd, 2003             The Hands Of Eddy Loyd, 1988
   Trad. Samuel Fesch                               St. Martin's Press, New York
   Gallimard (Série noire n°2687)


5 – (Non traduit en français)                    Dead Flowers, 1990
                                                                 International Polygonics, 
                                                                 New York


 Une contrib' de Dan
Avril 2017


                                                                                                          

Le charretier de la providence, Georges Simenon

Ecluse 14 - Marne/canal - Dizy ? Une femme est retrouvée morte. Epernay, Reims et Paris en alerte. Maigret est déjà sur le terrain. Ambiance...