mercredi 31 mars 2021

Salt River, James Sallis

"Quand un homme meurt, il faut marquer le coup" 


Et de trois. Toujours à voix haute... pour transmettre. 

Souvenirs d'enfance, de guerre, de famille. Des vies simples, mêlées au chaos. 

Turner est à présent aux commandes. Les enquêtes sont improbables et les délits insupportables, abominables, décapotables, adaptables, discutables, dommageables, inavouables, indigérables, épouvantables, épuisables, exécrables... et ainsi de suite, sans discontinuer, jusqu'à la lettre v. 

On change de cavalier/ère, position au centre de la piste et puis on recommence à tourner, virevolter.  

Et en avant deux

Doc s'accroche au bras de Turner qui, lui, opère en souplesse un décrochage en règle. 

"C'est juste que j'en peux plus de me remettre d'un tas de trucs, Turner"

Ca flanche de tout côté. Ca déborde. Ca expulse. Les morts s'amoncellent. Les stat's explosent au dernier vinteur. Heureusement à la ville, les meneurs ont la situation bien en main. Ben voyons!

Un bon de coup de cafard, arrosé d'un bon vieux whiskey bu au godet, et les moqueurs n'ont qu'à bien se tenir.

Cette trilogie est une anthologie de la souffrance silencieuse. Le passage dans le sas pré-expulsion a un petit goût amer. Pas de règles. Pas de procédures. C'est chacun son tour; c'est comme ça vient.

Salut l'ami ! On va resserrer les rangs.

A lire et relire, écouter et réécouter.



 


lundi 29 mars 2021

07.07.07, Antonio Manzini


 

Rocco Schiavone, sous-préfet à Rome, enquête sur l'assassinat de deux jeunes hommes d'une vingtaine d'années. Fait remarquable : les corps sont exsangues. 

Le Rocco, déjà rencontré sur une piste de ski, malgré son air cool, genre, je roule en scout', je porte des clark(s), je fume le joint et verse ma petite larme quand ma femme se tire, est un type plutôt à prendre avec des pincettes quand il commence à s'énerver. 

Politiquement correct, malgré son air bourru, il n'hésite pas à donner des coups de pieds dans la bouche. Une façon de s'affirmer.

off 

Attention expérimentation : activation de la suggestion de mots et push aléatoire. C'est le notebook qui décide. Géant !

... Il estime que le point positif, c'est que la date du déménagement est repoussée à fin septembre et que je n'ai toujours pas reçu de réponse de la part de la mairie pour le moment... 

Fin de l'expérimentation. A vrai dire : peu concluante dans le cas présent, mais qui pourrait s'avérer utile pour remplir des feuilles blanches, des rapports en souffrance, etc. A creuser. 

Donc, reprise des (vraies) notes :

L'enquête avance tranquillement. La détresse familiale est au bout du couloir qui dessert les chambres. L'auteur se fend de quelques pics, remet les pendules à l'heure sur la garde des vieux...  du plus vieux métier du monde.

Pause : 

Blocage du coude, pas chassé, méditation sur :

"... un concept naturel serait mis à nu : personne n'est essentiel, nous sommes tous remplaçables. Une idée terrible."

Re-Pause. Réflexion. Décision. 

Fin de partie. 


 


samedi 27 mars 2021

Vénus Privée, Giorgio Scerbanenco

 


Un texte sombre des années 60, qui pose les bases du roman noir italien.
Un texte qui sera revisité plus tard (2010) chez Rivages/Noir (lecture en projet).

Dans le cas présent, la lecture a été faite à haute voix pour les besoins de la cause. 

L'accent a été mis, sans forcer.
Certains mots sont restés coincés dans la gorge, 
Gras, sales, abscons, décalés, honteux,

Mais, 

Rien de tel, qu'une "bonne" douche froide, pour faire baisser la pression.

Rien de tel, qu'une "bonne" société en mutation, 
pour battre retraite, et se claquemurer, aux confins du mensonge.

Rien de tel qu'une "mauvaise" "bonne" société, tiraillée de toute part, 
aux prises avec ses pulsions. 

De l'alcool, de la rage, du sexe, du fric, du pouvoir, de la testo... 
et bien d'autres encore.  

et

Rien de tel qu'un "bon" conflit de génération
Pour que s'écroulent les petits châteaux
et que puissent s'élever d'autres petits châteaux.

 
Comme mentionné plus haut, le texte est sombre, et le rapporteur ne fait pas dans la dentelle. A quoi bon ! Un bon coup de pied dans les gencives, et un bon coup de coude dans l'estomac, valent mieux qu'un bon discours. En tout cas c'est la philosophie de Duca Lamberti, un médecin déclassé, qui se reconstruit peu à peu, comme il peut. Dans le cas présent, en reconstruisant himself les autres. C'est dire la technique. 

La morale suinte et se hume à plein nez. Et si par hasard, les choses pouvaient s'arranger...

Ben non ! 


    




jeudi 25 mars 2021

Manger Bambi, Caroline de Mulder

                                    

Chronique d'une obsoAdolescence Déprogrammée (AD).

"Jamais on aurait pensé qu'ils auraient été capable d'une telle violence". 
Pas dans le texte, juste une petite phrase, entendue ici et là ces derniers jours sur les ondes. 
Triste.

Bambi et sa clique jouent les pistoleros justicieros galerios désabuserios. Un remake des Billy the kick et Cie (imho) avec les mots d'ici et maintenant. Des filles à la manoeuvre. Un coup de fouet dans les gencives. Un texte cru, rud', dru, vlu, chlu. Une dérive sonnante et trébuchante. Du bleu dans le ciel...

 loin... si loin.



A classer.  




  

Le charretier de la providence, Georges Simenon

Ecluse 14 - Marne/canal - Dizy ? Une femme est retrouvée morte. Epernay, Reims et Paris en alerte. Maigret est déjà sur le terrain. Ambiance...