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lundi 8 octobre 2018

La recette du pigeon à l'italienne, Alain Berenboom

Roman de Alain Berenboom - La recette du pigeon à l'italienne
Une enquête de Michel Van Loo, détective privé.


Au programme : la reconstruction de la Belgique en partenariat avec l'Italie. : 
"Gagner la bataille du charbon"
petit 1) On n'élève pas de pigeons sans briser d'hommes.

Le détective Van Loo a du mal à joindre les deux bouts. Post guerre, les clients sont rares. Seule l'assurance paie. Et encore... maigrement ! Alors quand un pigeon débarque à l'improviste, le Michel, il  ne se fait pas prier. Allez, zou ! Tout le monde dans l'train. 

petit 2) Un aller simple Brindisi Milano Bruxelles en 3ème classe.

Plongée dans les mines du nord. le délicat sujet de l'émigration (ou immigration selon le pdv) est abordé. Dans le présent dossier, c'est la communauté italienne qui est en première ligne et essuie les plâtres. Comme toutes les communautés, elle est fière, digne, étrangère, fatiguée, soumise au poêle, belliqueuse un brin...

- Non, M'sieur l'juge, ils n'ont rien fait de mal !  Ils ont juste creusé des trous pour réchauffer le coeur des autres.

petit 3) Un suicidé maquillé en assassiné. 

Non l'inverse ! Enfin on ne sait pas bien, d'où l'intervention de Van Loo. Enfin, non, c'est plus compliqué que ça. Lisone, le gros bonnet du coin, transpire de tous ses pores. Un corbeau menace. La coiffeuse est alertée. Hubert est sur le coup, les Motta et Federico, de même. Un sacré nid de coke diront certains. Les acteurs, sont passeurs, râleurs, frimeurs, trimeurs, politékeurs... 
Aïutoooo

petit 4) L'enquête est plutôt lente. 

On se prend des coups, on manifeste, on roule à  droite et à gauche. C'est selon. Mais lorsque nécessaire, on trace et prend des raccourcis. Le passé est convoqué. L'Histoire n'y puisera rien. Jamais.
Les femmes citées ont enfilé un gant de crin... et les bonhommes, épuisés, comme de coutume, s'interrogent sur le bien-fondé de l'essorage quotidien.

petit 5) On a mangé correctement.

Pasta à tous les repas et quelques spécialités locales, notamment du "boding". La gueuze grenadine a coulé à flot. On a également servi du "péket" et de la grappa.

petit 6) Débriefing

Comme dit plus haut, une enquête lente, quelques pistes à explorer. On a parlé le patois la langue de b... du coin, caricaturé le parler de l'autre avec des "ou" savamment positionnés, et égratigné quelques groupement de poches de sang. 

Pas vu Van Loo dans les 100. Peut-être à la prochaine révision. Chi sa ? 

Un Caffè ?
Si grazie, stretto e amaro !

juke box : bandiera rossa et bella ciao
et juste pour dire : tout le monde il est...
(les liens ne sont plus fournis dorénavant)


dimanche 29 avril 2018

Mapuche, Caryl Férey




- Une partie de truco Blvd ?
- Non merci, trop compliqué ! Je préfère faire le mort jouer au « pont ».
- Allez, quoi !!! Fais un effort.
- Bon d'accord, mais j'enfile mes prothèses avant.


Quinze heures d'audio, ça rince.

« Trop d'événements à la fois »

Les Calderons sont poètes de père en fils. Rubén, pour arrondir ses fins de mois exerce le métier de détective. Son boulot principal : enquêter sur les disparitions d'enfants. Et là justement, il enquête sur la disparition de Maria, une photographe.
Jana (prononcer Yana), elle, est artiste, sculptrice précisément, issue d'une minorité écrabouillée par le rouleau compresseur de l'époque (attention une compression peut en cacher une autre). Elle est à la recherche d'un ami qui ne donne plus signe de vie depuis peu et confirme qu'il a été, lui aussi, en son temps, un enfant.

Après palabres, ça match.

La rencontre des deux êtres promet une belle histoire d'amour. 
Mais comme l'on dit parfois, les histoires d'amour... se méritent ou se paient (au choix) !

Vol de nuit, chute des corps, embrasement des chairs, étirements du temps et des âmes, courses poursuite dans la pampa, enlèvements, embuscades, escarmouches, aller-retour en Uruguay(*), les Andes sont évoquées. Belles et moches rencontres, du sang, des viscères, répandues ici et là, des rebondissements, des amortissements, des explications, des développements, des mauvaises pensées, des traîtres par containers, des qui ne savaient pas que cela pouvait être aussi grave, des qui pensent et d'autres pas. Du traitement de l'information par vagues. Utilisation de la machine à remonter le temps. Un problème père/fils a été détecté. On suspecte également des tensions mère/fille. Fratries désordonnées. De la sexualité débridée, de la prostitution de survie, de la torture. Quoi d'autre ? 
Des gens-es usé-es... 
Mais debout.
Très pastoral, diront certains.

La visite de Buenos Aires se fait principalement de nuit. Beaux et bas-fonds de la ville. 
On fume pas mal, on boit de la quilmès, du pisco sour. Quelques braiseries autour du feu ont été décrites succinctement. Un pas de tango est esquissé. 
Lent, vite, vite, lent. 

Rideau

Les isme retenus : journalisme, syncrétisme, terrorisme, théisme, tolérantisme, tourisme, totémisme, traditionalisme, transformisme, traumatisme, tympanisme, unitarisme, urbanisme, utilitarisme, vandalisme, verbalisme, vitalisme, abolitionnisme, absentéisme, absolutisme, abstentionnisme, achromatisme, activisme, affairisme, altruisme, caporalisme, gongorisme, agnosticisme, agrammatisme, américanisme, anévrisme, angélisme, associationnisme,  chamanisme, amateurisme, amoralisme, anabolisme, anarchisme, anatocisme, animisme, antagonisme,  anabolisme, anthropocentrisme, anthropomorphisme, anticléricalisme, anticolonialisme, anticommunisme, anticonformisme, antifascisme, anti-impérialisme, antimilitariste, antinazisme, antiparlementarisme, antipatriotisme, antiracisme, aphorisme, arrivisme, atavisme, athéisme, atomisme, attentisme, atticisme, automatisme, autoritarisme, aventurisme, babélisme, babouvisme, banditisme, barbiturisme, bellicisme, bolchevisme, campanilisme, capitalisme,  cartésianisme... truisme...

En attente de complément d'information : 
blanquisme, alpinisme, anabaptisme, anachronisme analphabétisme, anglicisme, thomiste, aplanétisme, apriorisme, arianisme, aristotélisme, arthritisme, ascétisme, astérismeastigmatisme, asynchronisme, augustinisme, autisme, autonomisme, syndicalisme, beylisme, bonapartisme, boulangisme, carbonarisme, carlisme...

Hors-jeu : tsarisme, ultramontanisme, végétarisme, académisme, aérodynamisme, africanisme, albinisme, alcoolisme, alexandrinisme, anarcho-syndicalisme, anglicanisme, antialcoolisme, antisémitisme, athlétisme, automobilisme, avant-gardisme, baptisme, barbarisme, baroquisme, belgicisme, benzénisme ou benzolisme, béotisme, bicamérisme, bilinguisme, bimétallisme, bipartisme,  botulisme, bouddhisme, brahmanisme, byzantinisme, caféisme, calvinisme, cannibalisme...

Et il ne sont pas tous là. La direction épargne le lecteur des 652 entrées du dictionnaire de l'Ac. Fr. (vers. 9 augm. 8)

La réconciliation des peuples n'est pas pour demain.

On se fait la bise quand même ?
Oui mais une seule alors.

PMTDT

(*) ou Paraguay
Re-écoute en cours

mardi 21 février 2017

La nuit derrière moi, Giampaolo Simi, La notte alle mie spalle

Population en danger.

L'extinction de la portée n'est plus très loin.

- T'as  pas entendu comme un cri bruit, bl∆d ?
- Non !!???
- C'était comme qui dirait un appel au secours...
- T'as dû rêver !

Guerri est représentant pour une imprimerie. Et comme tout représentant qui se respecte (sinon ça ne marche pas), il est formaté pour la gagne. Au boulot... comme en famille. 

Une vie de famille bien huilée, la routine est bien calibrée, les préposés aux procédures n'ont pas lésiné (sur les moyens), les banquiers ne se plaignent pas, les collègues s'activent, la famille frétille, et tout ce petit monde se côtoie sans rechigner. 
Bref, on vit au coeur du segment. 
Celui qui ploie mais ne rompt pas. 
Sauf que...
Il y a un problème (eh oui forcément).

- Les appuis Guerri, les appuis !!!

On a oublié de les sécuriser. Et lorsque le funambule se jette dans le cirque et se retrouve au milieu du gué à quelques dizaines d'années au-dessus du sol, la pression chute et les vents se lèvent. Plus moyen de faire marche arrière. Une sale dépression à l'horizon se profile. Tout le monde essaye de se mettre aux abris mais rien n'y fait. Pas même les dos ages.

Description de la tempête : 

coups de .utes entre collègues et entre composants familiaux, les vieux détrônés par les jeunes, les patrons sont égaux zà eux-mêmes, les petits secrets des uns et des autres sont dévoilés et jetés en pâture sur la place publique, les relations en binômes sont explosives. Mari/femme. Femme/fille. Fille/père. Père/tante. Tante/nièce. Nièce/oncle. Oncle/mari. La boucle se boucle. La tension monte pas à pas. Avec méthode. Les trois H sont programmés, développés et appliqués avec patience : Haine, Hargne, Hagnimosité.

On parle de prison, d'enfermement sous toutes ses formes. De la difficulté de vivre ensemble. De vivre avec le progrès. De vivre avec... 
On parle couramment le sms.
On s'assoit et on regarde...
...

Heureusement les repas sont tout en finesse. Crêpe à la daurade avec de la crème de haricots blancs à la coriandre, des fleurs de courgettes farcies à la mousse de morue. Et bien d'autres délices encore, dont sont friands les italiens.

Un dossier sombre, et bien charpenté. Pas le temps de s'ennuyer. Surtout ne pas lâcher la pression. Le raccord est parfois problématique, mais on réajuste rapidement. La lecture d'un trait est profitable.

On se tutoie comme c'est la coutume dans la région. Et même soi-même. C'est le petit plus. Ca t'a déstabilisé un peu au début mais tu t'es fait une raison et finalement tu t'es mis à tutoyer tout le monde. Sans distinction.

Tu biffes (à regret) et tu déclares (à joyet) que ce dossier est apte à intégrer ta liste 2016.

Bye

samedi 28 juin 2014

Balancé dans les cordes, Jérémie Guez

- Tu proposes quoi aujourd'hui Blvd ?
- Un texte court du lauréat du Prix SNCF du Polar 2013. Une suggestion de mon contrôleur préféré. Toujours à dispo. Même en situation de grève. C'est dire !
- Une lecture imposée ?
- On peut dire ça comme ça, oui... 

Le dossier : pour Tony, c'est spécialisation Cité Moderne. Des études, étonnamment prisées méprisées de nos jours par nos dirigeants contemporains. La suite de la fameuse formation Cité Classsique. Pourtant, quand on reprend l'historique... Les non-concernés l'avaient bien vendu cette p..... de formationUn must à l'époque. L'humanité sauvée. Une érection verticale et horizontale. En simultané. Des commodités pour tous. Des concentrations d'âmes anémiées. Des déplacements de population. Des regroupements improbables (salutaires). Du bonheur en vrac. Du malheur aussi. Plein. On appelait ça à l'époque le bonlheur. Et puis, il y avait cet esprit d'entreprise. Incitation à la recherche de nouveaux modèles économiques. Business de came, de corps et autres. Le monde est à vous, qu'ils disaient. On voyait une lame briller un jour, et un autre jour une fleur s'ouvrir... Je m'égare...

Pour revenir au présent dossier, la boxe est en fond de cage. La tartine de miel du pauvre. Ménilmuch' Auber  n'a jamais fait rêver personne.  Les bobos peut-être... plus tard (prophétie d'un p'tit gars du XXè).  La galère zone en 3D. Pas de place pour la fantaisie. Chaque seconde compte. Chaque décision implique. On touche presque le ciel (du poing seulement, faut pas exagérer !). Tony est dans le bon sens (exceptionnel). Un  bon p'tit gars. Respecté. Admiré par les porteurs de souffrance. Les gardiens du secret. Oui. Courageux même. Patient. Besogneux. Bronche pas. Froisse pas. Il patiente. Les anciens sont là, protecteurs. La famille aussi, génétique ou non. Une mère de perdue. Aucune de retrouvée. Et puis... 
Bon on va pas se raconter des craques. Ca se termine mal, un point c'est tout. On ne fournit pas les mouchoirs. Inutiles. 

Pour résumer :un dossier qui chauffe la couenne et le casque. PDBDB2DM ! 

Hasta la vista.     

samedi 6 juillet 2013

Arab Jazz, Karim Miské

Attention : vrais sujets de société. Pour ceux qui sont déjà en main... J'pousse pas ! Pour les autres... C'est vous qui voyez.

Fait divers dans le dix-neuvième... Dix-neuvième ? Quoikeki ? Cercle ? Amendement ? Non, arrondissement. De Paris. Excusez du peu. Ahmed, résident tranquille, pas farouche, est, aux dires du rapporteur, ce que l'on appelle un accro du polar. Le trait est fort et surprenant. On est dans la recherche fondamentale, pour le coup. Je m'interroge cependant et n'y voyez pas de malice... Est-il vrai qu'il existe dans ce monde des êtres aussi passionnés par le genre ? Eléments de réponses http://blog813.over-blog.com/.

- Et si tu t'y collais un peu, Blud, tu dérapes !
- ... ! ..... ! ....... !

samedi 25 mai 2013

Le monde à l'endroit, Ron Rash, The World Made Straight





Dossier : Le monde à l'endroit
Auteur :  Ron Rash
Bannière :  Seuil
Section : Devoir de mémoire
Corps : T.E.B.Q.F.B.
Campagne :  2012
Date Edition : août 2012
ISBN : 978-2-02-108174-9
Nbre de pages : 281
Prise de possession : Bib. Louvre, rayon Romans
Lieu :  Paris 1er
Retour : si tout va bien début juin
Appel à contribution   :  19,50 € (quand même !)
Contribution réelle      :  0,20 € (usure des souliers)
Début lecture : y'a p'têt dix jours
Fin lecture :  maintenant

Compte-rendu de campagne :

samedi 30 mars 2013

Etrange suicide dans une Fiat rouge à faible kilométrage, L.C. Tyler

La campagne anglaise est si belle en automne
Ethel et Elsie mènent l'enquête. Non, plutôt Elsie et Ethel mènent l'enquête. Non, Elsie la chieu.. mène l'enquête... 
Les flics aussi, mais cela va de soi.

Ethelred, est un écrivain, comment dire, bien organisé, besogneux, courageux, fidèle, patient (avec la gente féminine notamment), bref... SEUL ! Il a développé et perfectionné, au fil du temps, des techniques (non brevetées) destinées au management simultané d'équipes d'écrivains en mode intra-cérébral
Non pas qu'il soit brillant, le bougre, mais il est tenace et surtout (fait rare) il est capable de "mise en perspective", et ça, ça ne court pas les rues ces-temps-ci.
Problème. Parce qu'il y a un problème forcément. Si je peux me permettre, il y a toujours des problèmes. Certains diront qu'il n'y a que des solutions (?). Mais ceux-là... 

On ne peut pas courir deux lièvres à la fois... sous peine d'essoufflement et autres bizarreries...
 . 
...et j'illustrerai ma démonstration

samedi 23 mars 2013

Borderland, Vamba Sherif

Qui dois-je remercier en premier ? L'auteur, les ancêtres, la terre d'Afrique, l'éditeur, le traducteur, les géniteurs, le libraire, God himself...

Un conte d'Afrique sur la beauté,  l'origine de la vérité, le pouvoir, la nécessité de la Croyance, le faut pas croire quand même tout c'qu'on nous dit....D'ailleurs, Mawolo dans son extrême sagesse nous informe que,

mercredi 13 mars 2013

Liquidations à la grecque, Petros Markaris

C'est "boulot boulot" avec le commissaire Charitos. De l'eau pendant le service. Pas de commentaires déplacés. Se positionne régulièrement en mode "off". Une vision interplanétaire des choses. 
Résignation ? Désespoir ? Fatalité, est le mot juste. Parce qu'il faut bien se rendre à l'évidence. Quand les poumons sont remplis d'eau, il n'y plus qu'une chose à espérer... Que des branchies te poussent dans le buffet illico presto... Et ça, ce n'est pas gagné du tout... Ca relève même, imho, du miracle, alors...

Que je vous rafraîchisse : à moment donné, - comme ça pour rien pour l'exemple diront certains -, un pays, que dis-je, un peuple, une culture, un socle, un étendard, un monument, est tout simplement renvoyé dans ses 22 pour revoir sa copie monétaire. Exit les zonaradikos, les syrtos, les pidichtos, les pardosiakas, les sirtakis et autres laikas. Et là, forcément, en pleine déflagration atomique économique, les valvules mitrales et tricuspides s'affolent. La circulation sanguine n'est pas optimale, les sens sont désorientés. Ca gesticule, ça bleuie. Certains sont à genoux alités, d'autres sont fiévreux (près de quarante degrés au petit matin), d'autres même (à vérifier tout de même) trempent dans une graisse exsangue (?). On dit que c'est dans ces moments-là que les crimes sont porteurs de messages. Les experts en criminologie, dont fait partie Charitos, le savent bien.
  
Ambiance studieuse. Se côtoient des types bien mis qui perdent la tête, un butler originaire de l'Afrique du Sud (pour ceux que ça intéresse, l'année de l'Afrique du Sud en France c'est maintenant), des mendiants, des journalistes, des gamins, des immigrés, des colleurs d'affiches, des autochtones qui devisent sagement sur le pourquoi du comment, des amateurs de foot...
En toile de fond, la dope, l'athlé et le merveilleux monde de la finance.
On visite Athènes de long en large, on se tutoie direct. L'enquête piétine. On glane quelques têtes par-ci par-là. Des audacieux proposent de re-fumer dans les lieux publics. Quelques incompréhensions...

Une vraie petite explosion de joie. Une respiration en deux temps. Un truc normal, quoi ! Tout n'est que bon sens, j'en ai la larme à l'oeil.  

Le bonus. Sagesse populaire du coin : ce sont les quatre-vingts premières années qui sont les plus dures, après...






mardi 13 novembre 2012

Le Diable, tout le temps


Allez, je me lance  : démarrage en fanfare à Moundsville, West Virginia, l'Ohio en ligne de mire. Là-bas (comme partout ailleurs, d'ailleurs), si tu ôtes la vie de quelqu'un avec un tournevis, c'est grave ! Si tu fais des misères aux petites créatures terrestres, c'est grave ! Si t'es sans l'sou, c'est grave ! Si t'es malade, c'est grave ! Si tu respectes pas tes engagements, c'est grave ! Si... 
L'Humanité dans toute sa beauté réalité cruauté. Destins croisés. Vies de tous les jours. Manipulations. Relations humaines. Tueurs en série. Prières. Flics véreux. Plongées dans le néant. La Route. Pédo. Familles composées et décomposées, secrets de familles... La Routine, quoi !
Ce reportage, riche d'enseignements sur les fonctions cérébrales du genre humain, est consacré Grand Prix de Littérature Policière 2012 Domaine Etranger. Rien que ça ! Pour une première étude, c'est absolument remarquable. Techniquement je ne peux pas dire. Sûrement excellent. Je fais confiance.
Du point de vue du fond, l'auteur est plutôt ambitieux (trop ?). Il jongle habilement avec les sentiments (à l'américaine?), et manie de main de maître le gros de la troupe. Et il y en a du monde dans sa garnison. Me demandez pas de citer les acteurs, je risquerai d'en oublier. D'après une étude statistique sérieuse, il y aurait pas moins de sept milliards de clients depuis tout récemment.
J'invite (mais j'oblige personne) à consulter la fameuse loi de M'sieur Murphy pour une mise en perspective. Toujours à prendre avec précaution bien sûr.
A noter qu'on fume des Bugler et des "b.... de chiens" (?), qu'on boit dans la cruche d'Old Crow, qu'on sirote de la "root beer" en famille, qu'on mange des sandwichs aux oeufs, des "crackers", de la mortadelle et du fromage... 
A propos de la traduc', il y a dû avoir une méprise dans le titre, niveau casting. Enfin ce que je dis...
Celui-là, je ne le note pas. Hors champ d'investigation. Je le classe cependant, à côté du dernier Gongourt, à l'abri de la poussière.

Etrangement, la borne GJ du second m'oriente aimablement vers la littérature générale. Elle s'étonne encore de la distinction. A mon avis, tout ceci nécessite encore quelques petits réglages. Je reste confiant. 




samedi 28 juillet 2012

Paris mutuels


Vincent, Angelo, Fred et les autres… ! 

Sujet sensible... En reprenant mes notes je m’aperçois que je frise les 200 pages. Bon d’accord j’écris en gros caractères mais tout d’mêêême, ça n’explique pas tout... Je reprends tout  « from scratch ».


 Donc : Vincent est chef d’entreprise. Un rien brouillon, un peu sur le fil, plutôt sympathique. Fréquenteur d’hippodromes et joueur éclairé devant l’Eternel, il manage sa petite vie comme un coq, de main de maître, en bon père de famille. Au gré des offres qui vontéviennent, il essaye de ne pas trop croquer l’héritage de P’pa et M’man qu’ont vécus au nord de la banlieue Ouest (ça fait plus chic, mais les puristes diront plutôt au sud-ouest de la banlieue Nord), et qu'ont trimés toute leur vie pour étoffer le patrimoine familial. Au programme tout de même : porsche, cohiba, ’tites pépés et flambe. Le bonhomme bénéficie d’une situation que certains pourraient qualifier d’enviable de nos jours. Le moteur ronronne bien, réglé au poil près. Le réseau de distribution est opérationnel et tout et tout… Et là... Vincent fait défiler sa vie à tout' berzingue, avec son lot de rencontres de fortune (?), ses plans séquences et ses célèbres coups bas. Empêtré dans des conflits d'intérêts, sportif à ses heures, il s'est engagé dans une compétition de prestige sur le long terme. Pourtant, bien placé à la corde, il frise quand même la mise sous curatelle. 

Bonne détente. Vite lu, vite rangé (pas à porté de main tout de même...). En tout cas, pas eu le temps de mettre de café sur la couverture et de saloper le travail. L'ouvrage est donc comme neuf. Je prends mon boulier, voyons voir... 150 pages, je pose 1 et je retiens 3... Ben tiens ! Ca fait tout juste 0,10 € la page. Si quelqu'un prend le lot, je lui fais un prix à 0,099 € la page. On est dans le business ou l'est pas. Faut savoir...



vendredi 29 juin 2012

De loin on dirait des mouches



Sur le thème : un train mort peut en cacher un autre : petit flottement dans les faubourgs de la cité des tangueros.

On ne dispose pas encore de suffisamment de recul pour interpréter les comportements étranges, consécutifs au réveil post réussite, mais cette petite étude devrait pouvoir faire avancer la pré-science. Sur ce point-là, le Señor Machi nous fait le plaisir de partager ses expériences. En deux mots, son univers : BM, Versace, Chivas, etc. Il pourrait en parler des heures. Bon d'accord... Le problème, c'est que dans le cas présent, avec un cadavre dans le coffre, ceux à qui il pourrait se confier se sont fait la malle. Probablement une course à faire. Mais qu'à cela ne tienne ! C'est de Machi dont on parle, le pro de l'impro, le prince de la menotte stylée, le fumeur de Cohiba... Avec un bout de ficelle et trois bouts de zan, il peut même organiser, comme ça,, une petite séance d'analyse du nombril en solo.

L'auteur nous dépeint une catégorie socio-professionnelle plutôt décomplexée. Je veux parler de celle des "Rois de la Gagne", des "bru costauds du .biz", des ... Il nous parle de ceux qui ont la capacité d'afficher simultanément, avec un sourire de circonstance : 1 - assurance, 2 - sérénité, et 3 - supériorité. Pas si simple pourtant comme exercice. Z'ont un coeur les bougres, comme tout l'monde. Z'ont du sang qui coulent dans leurs veines (et certains, ne l'oublions pas, sur les mains aussi).

Bon rythme, quelques pistes de réflexions sur l'ambiance économique de la contrée. Visite culturelle bien maîtrisée. Pas de lamentation... Un soupçon de violence, quelques pincées de sexe, des accessoires aux usages détournés, des adultes qui errent, et tout plein d'autres joyeusetés.

- A part ça, vous êtes blend ou pur malte ?
- Je ne suis pas contre les surprises.
- Allez ! Un petit Cacho Castaña histoire de se dérouiller les guiboles  ?

Lent... vite, vite... lent...

Ah oui dernière chose : p. 35 et 58. Y'a pas de conséquences...

samedi 16 juin 2012

La mort à Breslau, Marek Krajewski


Ne jamais remettre au lendemain ce que l'on peut faire le surlendemain.
 Sur ce coup-là, Mock a du mal à se motiver (de même...). D'autant que son enquête est reprise par son "jeune". 
Voyage dans les bas-fonds de la psychanalyse. Des psys en vrac, des oracles, des libidineux, des pédos (encore !!!???), oui, mais sûrement psychiatres (ah ! ça doit être ça). Des références à Hésiobe, poète à son heure, spécialiste, paraît-il, de la gente féminine. L'auteur présente ses travaux (très pointus, à première vue...) sur des thèmes, oh combien fascinants (Zzzzz....) : psychologie sociale, projections et voyages intra-cérébraux, reportages animaliers, histoires de l'Histoire de l'Europe. On parle de scorpions (beaucoup en ce moment), de frelons aussi, et même de ... boucs velus (?).

Fiche pratique
Les boissons : schnaps, bière...
Les tabacs : essentiellement turcs
Les substances : à définir
Les techniques : l'étau (d'alcool, de crédits à la consommation, etc.) , la lamentation, la manipulation , etc ...
Les accompagnatrices : hétaïres, ménades, muses, écolières (?), etc.

Très connoté. Attention risques de surchauffe. Sujets récurrents. Blablabla... Quel dommage de gâcher ! Enfin, chacun fait à son rythme.Ma note : 2/5  ... Pour voir. Y en a sous la semelle. C'est sûr !

samedi 2 juin 2012

Un voyou Argentin, Ernesto Mallo


Attention !!! Dépressurisation imminente de la cabine de pilotage. Tous à vos crayons. Les notes seront les bienvenues.

Que certains ressuscitent d'entre les morts !  C'est possible ça? ...  Et pourquoi pas ? C'est que ... en général...? T'inquiètes, je m'occupe de tout.  

Petite visite guidée dans les barrios de Buenos Aires. L'auteur fouille négligemment dans les âmes portègnes. Il gratte, creuse, écorche, vide l'intérieur humide, électrique et visqueux des crânes blessés. Un voyage, comme tant d'autres, parmi les laissés pour compte. Poignant. On y mange beaucoup.  Principalement du porc, de la pizza, des haricots, de la panse de vache et des queues de taureau (fichtre!). On y boit mesurément. Principalement de la Quilmès et du maté. On rencontre des philosophes, des jeunes et des moins jeunes. A chaque coin de rue on voit surgir des flics, des militaires, des procureurs, des truands, des tortionnaires (?), des qui veulent devenir chef de famille (y'en a !), des mamans, des drôles, des disparus... On écoute du tango, mais pas trop.  On kidnappe à tour de bras. On encagoule. On se confond, on se méprend, on se reprend, on se détend... On y apprend que l'intelligence, globalement, serait plutôt mal exploitée (?). Le foutoir est ..., comme qui dirait, bien rangé. Merci pour lui. Ca fait plaisir. Mais le problème avec ces formes de rangement, c'est que lorsque tu trouves un bout de la ficelle, tu as envie de tirer dessus. Et là...

A déconseiller aux esprits qui nagent dans un océan de vérités et de certitudes. Ca ne ferait qu'accentuer les symptômes. Sinon pour les autres, c'est comme vous voulez. En ce qui me concerne je classe le document à portée de mains.
Ma note : 4/5.

Un p'tit braquos Chulo? Allez quoi, un p'tit dernier, juste pour la route ! T'es ch.... mec !



samedi 12 mai 2012

Profession balance, Christopher Goffard, (Snitch Jacket)

Des défricheurs et des suiveurs ou comment se positionner correctement sur le marché.

Apparemment on ne trouve pas que des oranges à Pomona. Le commerce d'oreilles séchées semble y avoir quelques débouchés également.  Bon d'accord, c'est Telly qui le dit... Mais tout de même, ça ne s'invente pas ces trucs-là! En tout cas... Bienvenue au club des bons copains du Mardi-gras! Coincé au milieu d'un comité de direction composé de membres fort sympathiques (avocat intègre, baroudeur mytho, flic...flic, tondeur de plouse, lectrice de quizz psycho, piliers de bar, poètes, cowboys, despés., etc.), pour Benjamin Bunt, c'est l'occasion rêvée de raconter son histoire et de verser sa petite larme. Un regard attendrissant porté sur une catégorie socio-professionnelle non répertoriée dans la pesée des postes...
D'accord, il ne faut pas voir le mal partout, mais quand le bien se planque, c'est le mal qui prend ses aises, c'est bien connu. Ca fait un peu causeries au coin du feu. Voire, séances réchauffées chez le psy. Bref du déjà vbu (à part la Coors). Pas de quoi s'enflammer. Pour ceux que ça intéresse, on y apprend qu'il y a deux sortes de souffrance, celle de  type λ, moins... et celle de l'artiste poète... plus... Les mots me manquent. J'en suis tout retourné.

La moyenne. Quand même... notamment pour le rapport sur la meth. et ses méfaits. Petit bémol sur le bon fond ambiant. Pour grimper dans les charts il va falloir prévoir un service R&D, sinon...

samedi 5 mai 2012

Noir Karma, Stéfán Máni, (Svartur á leik)

C'est juste un problème d'orientation... Ni plus ni moins. Avec ce p..... vent de face et ces 590 pages, j'ai été obligé de me dérouter...

- A Denfert, illico!
- Dame! Et pourquoi pas Nation tant qu'on y est.
En deux mots (plus long serait inconvenant) : sur le thème de l'accession à la maturité propriété. Le point de vue des ados islandais. Prise de pouvoir chez iceux-mêmes.
Ca saigne dru. Ca tgesticule pas mal. Il faut dire que le business est juteux. Trafic de voitures, drogue, magouilles et règlement de compte en tout genre, affirmation du territoire (dans le cas présent pas besoin de géomètre, ça p.... dans tous les sens), etc. Surenchères, intimidations, négociations, justifications, ras l'f...! Des vrais, des durs, des ... oui Môssieur, c'est  t'à toué d'jouer! ... Des trucs de gamins quoi! A noter que le chef de bande est une sommité égyptienne. Embrouilles mineures avec un conducteur de sous-marin. Un casting de rêve!

En fait, j'ai l'impression que tout le monde s'est assoupi devant son brouet. Ca frise l'incident diplomatique, je vous l'assure.

Une deux remarques... oh puis non, finalement!
Non noté : hors champ d'étude.




samedi 14 avril 2012

Le pouce de l'assassin, Lawrence Block, (Hit List)

Conseil du jour : "Ch... et manger au même endroit, vaut mieux pas"...
Un vrai bout-en-train ce Keller... Toujours prêt à faire des facéties aux quatre coins des States. Boston, Louisville, New York, Chicago... Philatéliste et amateur d'art à ses heures, une passion pour Hopper, la nature et les arbres, les chiens, l'ésotérisme, que sais-je encore? Il serait paraskevidékatriaphobique que ça ne m'étonnerait pas. Un vrai cornet à surprises le bonhomme. Mais ces temps-ci Keller a le blues. Et pourtant ce n'est pas le genre de type à se laisser déborder, croyez-moi! Or, depuis qu'il a fait escale dans le Midwest, ce n'est plus le même homme. Il faut dire que quand on te colle sous les yeux une photo de la petite famille du type que tu dois buter, quand on te file un .22 au cas où, et que ce putain de .22 s'accroche désespérément à tes baskets, quand on te fait le coup du prénom à ton arrivée à l'aéroport, quand on... Eh bien, faut pas s'étonner que tes neurones commencent à danser la gigue.
Mesdames et messieurs : "Keller mène l'enquête".
Si c'est pas malheureux. Business, concurrence déloyale. Les amateurs de marketing sauvage vont se faire plaisir. Etudes de marchés en règle, analyse de la concurrence. P..... de job! Faut tout faire dans c'te taule : vendre, produire et faire le SAV. Et s'il te reste un peu de temps, tu passeras un coup de balai sous le tapis... Non j'vous assure y a de quoi se mettre en rogne.

Mon avis à la sauce Maggie : un travail intéressant!... C'est...comment dire?... Différent. Trop de longueur, un peu tiré par les cheveux, bref pas ma tasse de thé. Mais, tout bien considéré le volume est bien ficelé. Et lentement, très (trop?) lentement, au prix de dialogues interminables avec tanty Doty (ça gâââche un peu le ciment), l'auteur nous propulse dans le monde merveilleux de Keller.
Travail honnête.
Ma note : 3. La porte n'est pas fermée.
Remarque : selon M'sieurs Calmann-Levy "un des meilleurs romans de L.B dans la série Keller". J'ajouterai : "mais on ne peut pas plaire à tout le monde!" pas vrai Keller? Et conclurai par la même occasion, en disant que deux balles de .22 valent mieux qu'une. Mettez-vous ça dans le crâne! Ah oui j'oubliais... Pour le pouce, au temps pour moi! 

samedi 31 mars 2012

La peau de l'autre, David Carkeet, From Away


Etude en  si bémol d'une vie deux en un, ou comment se glisser dans la vie d'un autre for Dummies. Facile. Il suffit d'être attentif. Une glissade, un tonneau, une chute dans un ravin, et hop! c’est le billet gagnant de la loterie du jour, direction l’hôtel du coin. Un congrès de grosses légumes, une bourgade peuplée d'êtres étranges, des cadavres sur les toits de voitures, des flics chiants à souhait, une moitié plutôt... moitié, des amis, bref tout ce qu'on aime. On est dans le Vermont les gars. Et ça rigole pas. En deux coups de cuiller à pot, Denny le doux rêveur nous tricote une deuxième vie aux pt'its oignons et se fait tout plein de nouveaux z'amis. Mais gaffe, la schizophrénie s'installe aisément sous nos latitudes. Et dans le genre il est plutôt alambiqué le cerveau du bonhomme! Mais quel artiste. Un solitaire délicat qui connait  bien sa grammaire et ses gammes ferroviaires. Et dans ces froides contrées, ça frôle ..., que dis-je, ça cryogénie! Exercice intéressant, certes, mais compliqué quand même. L'auteur ne s'en sort pas trop mal.  Et n'oublions pas qu'il ne faut jamais s'attaquer à un problème avant que le problème devienne un problème". Du Sparky tout craché, ça! Un dénouement à la hauteur... Le sur-poids est mis à l'honneur et il faut se rendre à l'évidence, il faut toujours avoir un corps cor sur soi. En bonus un cours de skimming. Non, franchement? Bien.
Ma note  : 3+, ça frise le 4, pour la créature à deux têtes (entre autres). Un possible Cohen brothers.
Une remarque pour l'éditeur à propos de l'accroche "... sur le mode scénario-catastrophe hilarant" : ce n'était pas utile d'en faire autant. Trouver le ton juste, c'est 80% de la prestation et sur l'autel du ROI, sacrifier ses fidèles relève de l'inconscience. En même temps, ce que j'en pense... C'était juste pour dire. Et maintenant reprenons tous ensemble : règle de base n° 78 de l'action co, les fidèles doivent garder la confiance...  Après, tu fais ce que tu as à faire. N'empêche, merci au traducteur. Et on ne se connait pas...

Le charretier de la providence, Georges Simenon

Ecluse 14 - Marne/canal - Dizy ? Une femme est retrouvée morte. Epernay, Reims et Paris en alerte. Maigret est déjà sur le terrain. Ambiance...