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samedi 29 août 2015

Initiation au meurtre, Frédéric Dard

La Direction aurait pu diffuser ce post un 28 août ou un 2 septembre, 
Elle en a décidé autrement. Allez savoir pourquoi ? 
Moi je sais ! 
On t'a pas demandé ton avis Blvd...
... on t'avait pourtant bien dit de ne pas revenir les mains vides !

eiv ed enneihc te enneihc'deiv elleb
piːs


Une intrigue à faire frémir le Peuple de la Terre, heur des dirigementeurs,  des argeniteurs, des astres de toutes tailles. Peuple assoiffé de signes obscurs zé lumineux, de figures géométriques, de Connaissance... Suprême..
   
Une petite station balnéaire dans le sud de la France (Côte d'Azur, sûr ! Saint-Port ?). Une fin d'été propice aux ruptures... amoureuses (précisément). Le cadre est sympa. Les estivants détendus. Rassemblement Superposition des couches. Quasi tous en maillots de bain. Pas de chichis. Des représentants de la Haute, de la Moyenne, de la Petite et de la non référencée. Concours de lancer de ballons et course de fauteuils roulants dans le sable. Un meurtre mitonné aux petits oignons. Attention aux grains de sable. Des amoureux, des adultérés, des illuminés, des initiés et non-initiés (?), des anglais, des français, des touristes de Belgique et un flic... boules au cou (j'insiste) qui surgit à la vitesse qui convient après la ba..... dans les derniers cent mètres. Pas plus. Pas moins. Tout ça bouclé en cinq jours. Dont trois jours de blackout. 
Une vraie perf'.

On veut des ronds noms !

Professeur Knox, le Commandant en chef,
Buny, l'aide de camp,
Martine Delestin l'embusquée,
Robert Manière le .... et ......... par délégation,
Sylvia Manière ....e aussi, rousse et femme du ....,
Crincrin, ex-violoniste, quémendeur professionnel,
Popeye le plagiste,
et Banane, l'aide de plage.

Agenda :

28 août : Grand bazar
29 aôut : le D..... intervient
30, 31 août et 1er septembre :  aucun alibi pour le rapporteur
2 septembre : meurtre, enquête et résolution dans la foulée

Donc, un meurtre va être commis. C'est écrit. Quelque part dans l'éther. Aucun doute pour Knox le maître de cérémonie. Mais les choses traînent. On a qu'une semaine de congés cette année. Faut pas lambiner. L'assistance commence à douter, excepté Buny. Pour lui cette baisse de régime est passagère, voilà tout ! Il faut juste donner un petit coup de pouce. Pas de problème. Le meurtre est soigné. Qui puise dans les profondeur du temps. La porte est fermé de l'intérieur. Artillerie lourde. Un kig ar farz mitonné avec amour lors d'une pleine bruine hivernale (en général le jeudi chez .......).
On cite les premiers Capitaines de soirée... apparus semble-t-il lors de parties fines suédoises (ça ne s'invente pas). En général les grandes décisions se prennent sur une plage au clair de lune. On rectifie savamment les erreurs (?).
Les musiciens sont à la fête. Harmonica, crécelles (ou crassulas selon la région, finalité identique), violon.
On envisage de détricoter pour mieux retricoter. Pas forcément la meilleure méthode. (voir plus bas complément biblio). 
On wikipédiatte (c'est Buny le contributeur) en donnant une définition des auteurs de romans policiers (envoi sur demande).
On marketing : techniques de manipulation, de voyance, d'intrigues, de menaces. "Quand le produit rencontre le client... 
On lévite et on plonge dans l'enfance.
On réfléchit beaucoup : sur la mort en général, la vie de couple, la religion, le malheur, la sexualité, la solitude, les choix (que l'on fait ou pas), et sur bien d'autres sujets. 
Multiplication du vocable : on guingoise, on vultueuse, on souvente fois, on cigogne, on moignonne les crayons, on n'aménite pas, bien que l'on incongruite. Et tout ça dans la bonne humeur.

Remerciements aux forces de l'ordre et à l'auteur. Cela va de soi. Imho.

Un dossier qui tient son rang (re-imho).
Lu lors d'une très intense séquence pluvieuse entourée de canicule. Exemplaire et remarquable.
Bye 

Bibliographie : le "discours de la méthode", de Descartes


Ballon rouge sur lit de branchages et sa petite lumière

vendredi 15 mai 2015

Les femmes ne sont pas des anges, Peter Cheney, Can Ladies Kill



Encore une histoire de c.. ? Pas sûr... Une relation épistolaire compliquée. Très Certainement.

C'est Marella, la bourgeoise, qui fait chavirer le navire et entraîne tout le monde à la baille. Par chance, les naufragés ont réussi à remonter sur le pont sains et saufs, mais on déplore malheureusement la fin tragique de la dame. La brigade fluviale a repêché hier soir son corps inerte dans le canal port. Une bien triste nouvelle. C'est la tête docteur qui a le plus souffert. Une infiltration par les narines est la cause la plus probable.
On assiste dès lors à un chassé croisé de première. Des engueulades savoureuses. Des accusations abusives. On sort les flingues. On manipule... Les femmes sont en première ligne. Les hommes juste derrière... Au cas où...

L'intervention des forces spéciales des Etats-Unis d'Amérique s'impose. consécutif à une menace enregistrée préalablement à tout ce bordel. On  dépêche de toute urgence à Burlingame l'agent très spécial Lemmy Caution. Habitué aux gros temps, Lemmy Caution prend le gouvernail. Une progression tout en douceur.

Juste pour recadrer, Lemmy, c'est un sportif, habile, fin, un esprit agile, romantique, dragueur, un peu dragon bleu sur les bords, buveur de bourbon, beau parleur, il fait tourner sa langue, son cerveau et son Lüger autant de fois que nécessaire. C'est à dire souvent pour ne pas dire tout le temps. Il ne rechigne pas à la tâche. C'est le genre de type qui est capable de prendre un avion pour Los Angeles uniquement pour aller tailler une bavette de cinq minutes avec un des protagonistes de l'histoire. Un être évolué. Equilibré. Entier.  Bien dans ses trousers. Limite envahissant.

Au-delà du naufrage, c'est plutôt la tournée du postier qui a tout foutu en l'air. Des lettres qui apparaissent, disparaissent, s'égarent. Réapparaissent. Les manuscrits sont pourtant calligraphiés à l'encre bleu turquoise. Ca excite les neurones de l'enquêteur. 

En vrac : disparition. Mort avant noyade. Extraction de balle. Pain de glace. Avocat véreux. Chinatown illuminée. Les quais des docks de San Francisco sont glissants. Des histoires à dormir debout. Caution avance bélier aux bras. A l'ancienne. On écoute tout le monde. Sans exception. On se formalise pas. On fait des recoupements. Pas de place aux épanchements. Une histoire vaseuse d'adultère. Suspicion de trafic de soie et de substances illicites. On référence Diogène (le Sinope assurément). Pour la forme.    

Qui a dit que les textes anciens ne valaient pas plus qu'un aller-retour de banlieusard ?
Les niveaux sont multiples. Chacun peut adapter son rythme. Pas de méthode globale. Personnalisation de l'approche. Ca peut en rebuter plus d'un. C'est fait pour... Tant que la règle des 80/20 est respectée ça va bien.

et pour la mise en perspective (?)  


bye

mercredi 18 février 2015

Vendredi 13, David Goodis, Black Friday

- T'es en retard blʌd ! 
- Je sais. Brelan de 6 !
- Mieux... Carré de rois par les dames !
- ??? ! 

Dossier :Vendredi 13
Auteur :David Goodis
Bannière :  Gallimard  
Section : Série Noire 
n° : 279
Corps : les Solitaires Réunis
Motto : je ne me ferai pas que des ennemis, mais principalement...
Campagne : 1955
Date Edition : mai 1998
Nbre de pages :217
Prise de possession : proche Opéra de M'sieur Garnier
Lieu :  Paris
Retour : néant
Appel à contribution : Catégorie 4 (?)
Contribution réelle :  1,00 € (le prix du Juste. Un beau ticket d'entrée.)
Mention spéciale pour l'interprète : François Gromaire

 Un dossier brulant. Une partie de poker qui tourne mal. Un climat déréglé. Un speed dating mucho caliente (?). Un agenda facétieux. Une mutinerie en préparation. Une mignonne collante. Des coincés du cigare. Un brûleur encrassé... Du calcium sûrement. Pas facile d'être chef de meute.

Charley recrute.

- Bonjour ! Je viens pour l'annonce.  Vous êtes Charley ?-
 Non, je ne suis pas Charley !
- Mon nom est Hart. Al Hart, coach certifié... J'ai rendez-vous à avec Charley.
- Revenez demain, il est très occupé en ce moment... Pas préparé du tout. Le business... Objectifs... Rentabilité... Une boite à faire tourner. Des employés. Logistique. Marketing. Financement. Trésorerie. BFR... Ah le fameux BFR ! Des millions et des millions à brasser depuis peu. Répartir. Enfouir. Détourner. Des prêteurs. La gloire... Surtout pour les autres... Les pognongneux... Les récupérateurs de cendres. Toujours... C'est bien normal... 

Recrutement réussi. Hart fait son show. En arrivant à Philadelphie, il apporte dans ses bagages un peu de sa gaité New-Orléanaise. C'est l'équipe de Charley qui en profite. Weekend d'intégration réussi. L'équipe est expérimentée. Le dossier bien ficelé. Deux trois réglages à faire. Pas plus. Une combustion laborieuse. Un découpage des tâches.

On passe les troupes en revue :  attention aux clichés.
Chez les gars : Charley (le chef), Mattone (l'agressif), Rizzio (le simple), Hart (le dégagé)
Chez les filles : Frieda (la blonde collante), Myrna (la brune mignonne toute menue)
Hors jeu : Paul (le Grand Brulé)

En attendant le jour J. 
"What about going around the table ?" Les parties de poker sont animées. Gin. Dizzie Gillespie en fond. Un climat exécrable. L'attente est longue. Pesante. Un remontement de bretelles et de noyaux en bonne et due forme. C'est à ses choix que l'on reconnait un Chef. Un vrai. On prend un cours de boxe et de politique, rapport à une droite au front (?) et une gauche foudroyante (?). L'accompagnement fin de vie est évoquée. La maladie aussi. On évoque par images interposée le faux père Noël. On référence Corot. On parle de Kid Gavilan. Un truc à faire frémir vu de maintenant. C'était un jeudi, certes, mais un 13 quand même. Et comme on dit, nous par chez nous : les dates ça se célèbrent toujours la veille !
On parle d'Arsène à mots couverts (p.83 édition 98), en tout cas son profil approchant...
On en apprend toujours un peu plus sur le type "ying" (p. 138 toujours dans la même édition). On sent le vécu. 
On fume.
On ne fait pas d'efforts sur les recettes culinaires (c'est regrettable).
La technique de combat répertoriée (viser les yeux) n'est pas homologuée.
 
Ca sonne vrai. C'est joli. Un peu brutal. Mais parfois souvent il faut forcer pour que ça rentre. Un beau texte avec tout plein de sentiments, des faits, défaits, des méfaits... Un bazar de première classe. Certains font face. D'autres pas. La vie qui coule. Une perf' enrichie à la testo. Même les gamines en bouffent. Le grand jeu. Attention effets indésirables.


Approved by blʌdʒən


- Bon ben c'est pas l'tout. Je vais rallumer la chaudière Charley ! T'as d'quoi mettre dedans ?



  





dimanche 7 décembre 2014

Femmes blafardes, Pierre Siniac

Un dossier chaudement recommandé par un type qui a les bras longs.

Pétage de plombs en règle. Une put... d'équation à résoudre. Un problème de ventilation. Une invasion de tueurs en série. Des morts par omission. Une cargaison d'obsédés sexuels. Mobilisation de grosses légumes. L'affaire Jack l'éventreur revisitée. Des infirmières en colère (et pourquoi non ?). Des Dames attentives syndiquées. Un congrès d'écolos. Les Etats Généraux en alerte. La province passée au peigne fin.

- AlAAAarme ! Tous à son poste ! Toi là-bas, viens voir par ici. Ton nom ?
- Chanfier.
- Je t'ai à l'oeil toi... Si tu crois que ça m'amuse... Finette ?
- Présente !
- Mlle de Chamboise ?
- Présente !
- Clovis Mésange ?
- Présent !
- Madame Echaudoin ?
- Présente !
- Gaston Cantoiseau ?
- Présent !
- Augustine Balpaupoul ?
- Présente !
- Raymond Hurlejaume ?
- Présent !
- Fred Forgesclain ?
- Présent !
- Saint Valbert ?
- Présent !
- Colette ?
- ...
- Colette ? Où qu'elle barrée encore celle-là bon sang, 'va entendre parler du pays ?
- On est jeudi chef !
- Au temps pour moi ! Tous à vos postes ! Je vous fais un résumé de la situation :

Depuis que Chanfier est arrivé dans la bourgade, c'est le bordel - si vous croyez que j'ai pas vu votre petit manège... - les clients ne sont plus "mystère" mais du "jeudi". Ledit jour, les pompiers sillonnent la ville. Lune ou pas lune. On déplore une épidémie à la Faure. Le Grand Prieur le tabellion est évoqué. Le commerce est en circuit fermé. Le huis clos est à ciel ouvert. Ferrage de poissons et manipulation maximale. Le Bien (?) est dispensé par défaut. L'ouvrier est sans pitié. Les coupables sont désignés d'office. Des saltimbanques généralement. C'est toujours le Picard qui morfle - voyez du côté de Villers -

Point positif : on mange bien très bien même. Une préférence pour le lapin chasseur et la potée poitevine.

Référence historique : une histoire concernant les étangs de Hollande (p. 254)
Rappel philosophique : c'est le médiocre qui fait le grand.

Une larmichette versée, une mention spéciale à l'évocation de la ville de Marans. Sa fanfare, ses majorettes et son camp de réfugiés sur les bords du canal.

Ca branle pas mal en moment et c'est tant mieux ! Un dossier à ne surtout pas rater. Remerciements à l'adresse du concerné. Classement à très portée de mains.

Approved by blʌdʒən


  

samedi 6 décembre 2014

Les enfants du massacre, Giorgio Scerbanenco, I ragazzi del massacro


"- Plutôt crever (encore !!!), que de retourner à Beccaria !"
Le texte est de Giorgio Scerbanenco, les décors sont de Filarète et Solari. La traduction est de Roland. Le brouillard qui surgit ici et là est dû à... Des problèmes d'aération probablement... Une forte odeur d'anis lactescent.
Le thème : onze gamins, enfermés dans une salle de classe, violentent et massacrent une instit'. Une profession qui se dégrade de jour en jour. La victime est plutôt en piteux état.  Aucun des gamins n'est responsable (sans blague...) Evidemment. Nous sommes en présence d'un whodunnit extrêmement complexe. Du boulot pour la maréchaussée milanaise. C'est parti. Duca Lamberti sonne la charge. Ce flic milanais, ex-taulard, ex-assassineur bienveillant, sensible, buveur émérite (?), avec une petite préférence pour le marc, mène l'enquête. Réputé pour ses méthodes violentes (?), il est convoqué chez Càrrua (attention à la prononciation, visez l'antépénultième !), le dirlo de la Maison. Une mesure préventive. En effet, le Lamberti, sous ses airs relax, ne fait pas dans la dentelle. Ou plutôt si. Non. Si. Un ciseleur. Tout en finesse. Du travail d'orfèvre. On parle même d'horlogerie dans le courant de l'enquête, c'est dire.

off : Lamberti, pour le cadrer, c'est un grand maigre, qui fume (veinard) des Nationales, qui conduit pas, qui prend des décisions, des vraies, qui assume, et qui peut prescrire, en toute illégalité, en cas de besoin, une ordonnance médicale. Relatif à son passé pesant. Il ne tue pas plus. S'interroge beaucoup. Duca Lamberti est ce que l'on pourrait appeler dans le jargon, une teigne, un crampon, mû par un engagement moral viscéral. La justice à tout prix. Honneur et dignité en embuscade. 

Dans l'autre camp, celui des méchants, il y a les gosses. Pas fins du tout. Enfin pas tous. Normal. En construction. Eux, s'enquillent de l'anis lactescent et d'autres substances illicites. Des cas dits "sociaux". Treize / dix-huit. La tranche aimable.

On rencontre un max de donzelles. Des qui conduisent. Des qui suent. Des qui ruent. Des qui tuent. Des qui pleurent. Des qui cajolent. Des qui....
Ca manipule à tour de bras. Le groupe des âmes adultes dans la ligne de mire. 
Brimades. Harcèlement. Adolescence. Souffrances. Incompréhensions.
Attention aux sujets sensibles. Eloignez les enfants. L'Educ', le journalisme, l'honnêteté, l'alcoolisme, la toxicomanie, la peine de mort, la Mission, le Devoir (?), la mortalité infantile, mise en perspective du Genre, relations père/fils/fille, fratrie, et j'en passe...
On note que pauvre et vieux riment souvent avec vrai.
On évoque la bohème milanaise. Oui, je parle bien de la fameuse Scapigliature (attention encore à la prononciation, bien mouiller le l). Les poètes sont saturés de coke (?). Le adultes font des pauses chez le marchand de vin tandis que les jeunes vont au Tabac pour acheter du sel. Cougarisation galopante. Les fauves sont lachés. 
On évoque Cavour plutôt que Garibaldi (une préférence de connaisseur. Apprécier à sa juste valeur).
Le laudanum est consommé abondamment. A n'utiliser qu'en cas de rétention prolongée.

Pour les préparations culinaires : pizza, civet de chevreuil et nouilles au jus de viande... parmesannées.

Un dossier qui fait froid dans le dos, mais qui réchauffe aussi les boyaux (le deuxième cerveau quand même ! (?)). Une performance (imho). L'auteur aborde des sujets de société graves récurrents, sans s'appesantir. Il nous ballade dans Milan à bord de sa caisse et déroule la pelote joyeusement. Une partageur/transmetteur. C'est si simple et pourtant si compliqué à la fois. Ca me rappelle quelque chose... Mais quoi ? La vita è bella, no ?
Un dossier apprécié par la Direction. Aucun vote de blocage déclenché. Dans la cohue générale, le chargé culturel a proposé une animation musicale : Lucio Battisti et New Trolls (en import uniquement).  
Une sensation d'emprisonnement de légèreté.

Approved by blʌdʒən


Pour la prochaine séance : interrogation sur Cesare Beccaria  et Carlo Porta.

Ciao ragazzi/ragazze

samedi 4 octobre 2014

Frangins, Patrick Cauvin

Frangins...Patrick Cauvin...Editions le Masque
Frangins (2014)
Patrick Cauvin
- Je croyais que t'étais en pause Blvd !
- Je le suis !

Voir autre chose qu'Argenteuil. Voilà le traître maître mot....

A l'envers : On ne peut pas lui reprocher ça au frangin. Des témoins à vision binoculaire confirment. Le "bad" brother s'est rangé bien sagement sur le bas côté. Pour pas gêner. Respect. Mais forcément, ça ne pouvait pas durer. La bande d'arrêt d'urgence, c'est vingt minutes. Pas plus !!! Et ça le frangin il le savait bien. Quand Max lui a proposé deux millions gratos. Il ne pouvait pas refuser... Et devinez ? Il n'a pas refusé. Ca ne se fait pas. C'eût tété un affront. Et ce n'est pas le genre de la maison. Chez les frangins, les copains c'est sacré.

Dans un tout autre registre, on apprend que de son côté (attention au placement de produit), Mister frangin, le "good" brother, flic désabusé, spécialiste des affaires "people", deale avec la rumeur . Deux affaires en une. Dont une en deux. Si je peux me permettre. 6,90 € le lot. En ce moment on brade pas mal. Ce n'est pas pour déplaire à la direction qui a constaté récemment qu'un racket en bande Administrée appuyait

mardi 19 août 2014

Billy-Ze-Kick, Jean Vautrin

Dossier : Billy-Ze-Kick
Auteur : Jean Vautrin
Bannière :  Gallimard 
Section : Série Noire
n° : 1674
Corps : Contes et Légendes de la Cité
Campagne :  1974
Devise : Le diable marie sa fille
Date Edition : mai 1974
ISBN : 
Nbre de pages : 249 
Prise de possession : su' l' boulmich' (ein r'montant, trottouère ed' droite)
Lieu :  Paris
Retour : néant
Appel à contribution :  nd
Contribution réelle    :  1,00 €
Début lecture : 13/08/2014
Fin lecture :      18/08/2014
Date d'achat : juillet 2014
Motivation d'achat : une confirmation 
Ancien propriétaire : nd

Le fou coud le temps... Je répète, le fou coud le temps... 

Un plaidoyer pour les poches de sang remisées dans le béton comme des sacs de grains grossiers. En maturation... Les responsables ne sont pas coupables (?). Et inversement (re-?). En espérant que Victor ne pensait pas à cela comme cela. Panser les plaies de nous zôt'... Est-ce bien penser finalement ? 

Les rongeurs s'affûtent les canines. La germination guette. La moisissure (crofule en l'occurence) se propage dans les couloirs du mauvais temps. Une piste aux étoiles sans clowns... Un régiment d'équilibristes en première ligne. Inflation de main-d'oeuvre. On recrute à tous âges. Pour pas cher. Baïonnettes à la main. Baillons (pas) nets sur les lèvres.  Exercice de torture. La tentation d'expliquer apaiser le sentiment d'inexplicabillité.

Le rapporteur amalgame les couches, exhume d'anciennes pratiques qui ne se transmettent pas. Qui s'expulsent. Tartine de béton au petit-déjeuner. Promiscuité. Isolement des regards. Des lois. Des joies...  ! Ici on ne tue pas. On truque. Ici on ne travaille pas, on se vend... Et on se mélange tout. 

Pulsion, passion, tentation, rétention, attention, reptation, délation, délectation...  
Guerre de rues pour les jeunes. Guerre de tranchées pour les plus anciens. 

(sur l'air de ce que vous voulez)
Fabrication en série de tueurs...
   Au plus près de l'enquête
   Que justice soit faite.
On ne compte plus les morts. 
   Au plus près de l'enquête 
   Que justice soit faite.
Tirs sans sommations 
   Au plus près de l'enquête.
   Que justice soit faite.
Les gamin(e)s en première ligne 
   Au plus près de l'enquête
   Que justice soit faite...
Pas de futur sans lendemain. 
   Au plus près de l'enquête
   Que justice soit faite...
Que du bonlheur...

Les z'habitants de la achélème : Julie-la-fête, Peggy Spring, Woolf, Chapeau, Alcide, Juliette, Hippo, Eugène, Edouard, Karapian, Hachère...
Les invités :  Clo, Coco, Gabriel, Bellanger. 
Remerciements particuliers à toutes les âmes qui ont bien voulu accepter de mourir sans contre-partie...
Les boissons : Kiravi, gros plant
Les contenants : fillette, chopine et bouteillon
Moyens de locomotion : 504 et 750
Principale arme utilisée : Buffalo Stand .22 
Les paysages : Banlieue parisienne secteur Nord niveau RN16, Montcuq-Lot (pour la mis en perspective)

Conseil de lecture (en respectant, dois-je le rappeler, toutes les consignes de sécurité appropriées)  : bien installé dans un transat, si possible par beau temps vent force 2 max, au pied d'une tour HLM de dix-sept étages (minimum). Ca permet un certain détachement. Ou un détachement certain. Au choix. Bien sûr, dans ces conditions extrêmes pas d'alcool ou autres substances qui puissent altérer la vision (déjà bien dégradée) et le ressenti (bien dégradé également). S'assurer par ailleurs, d'être hors de portée de jets de frigos ou autres projectiles indésirables

Ce reportage bénéficie du soutien sans conditions du comité de lecture : 

Approved by blʌdʒən


Avis de recherche : oreille droite de brigadier et p. 41:48 (pas de dommages irréversibles)

samedi 24 mai 2014

Le petit bleu de la côte ouest, J.P. Manchette

- Bon sang d'bon sang ! Un bouquin qui évoque F.I.P. 514... J'en ai les oreilles qui jazzillent et pétillent. Un Curiositas barman ! C'est pas tous les jours fête.

Ca fayote pas mal du côté de Magny en Vexin. Suffit que le colonel lance un contrat et hop, pour bien se faire voir, c'est Ducon et Dunoeud qui se proposent à la manoeuvre. 

Quant à Gerfaut, s'il avait su... Mais si il avait su , il serait pas.... Il serait passé tranquille, ni vu ni connu... Surtout qu'à l'époque, les caméras de surveillance ne polluaient pas tant les rues. Mais non, il ne pouvait pas s'empêcher. Une démangeaison sûrement. Ou une petite voix. Qui sait ? 
Il a fallu qu'il s'arrête. Pour aider son prochain. Et voilà tout ce que l'on retient dans les cas d'urgence. Ce n'est pourtant pas tout ce qui est enseigné bon sang ! 
Mais soit ! On ne refait pas l'humanité. 

Par contre, se déranger et après se débiner. Ca, ça ne se fait pas Gerfaut. Ce n'est pas bien. A décharge, le bonhomme est un peu dépassé par les événements. Vacances foireuses. Boulot... Ben boulot. Ennui. Déconnexion. Cadre de son état. Seulement bon qu'à exécuter les ordres, gagner son pognon de cadre, et fermer sa gu..... Un peu d'alcool. Barbiturique. Juste de quoi faire sauter le fusible du différentiel quand ça pulse trop.

Hélas oui, nous sommes en présence d'un cas de burnout avéré (eh oui un autre !)  Un moment d'inattention et c'est la glissade, la noyade, la débandade, la bastonnade, l'escalade, la balade, la salade. Mais comme tout bon cadre discipliné, il s'adapte le bougre, un coriace, et il manage le virage avec une aisance déconcertante. Du grand art. 

Au coeur de la matrice, le rapporteur a figé un décor qui s'avère être d'un autre temps vu d'ici (bien que...). Il triture les gestes, explore et décortique l'Action. Une impression de progression au ralenti. De dépassement de soi. Ou bien d'oubli. Une petite poésie à la mémoire des oubliés du boulot. Les soldats du contingent de la consommation. Du pouvoir des marques. De la création et de l'extermination des bulles (bourse, immobilier, etc.).
Le comité de lecture a recensé une bonne cinquantaine de références. 

Des impressions et de profondes réflexions :
"Il se passait dans le monde le même genre de choses que naguère. Pourtant on pouvait déceler une progression vague. Mais (il) ne savait pas quoi".
Un bon dossier. Une écriture au burin, précise et envoûtante. Une sensation de calme précédent la tempête.  

  

Approved by blʌdʒən



et pour exciter le référencement : 

Merci à : Mercedes, Lancia, Ford, Datsun, Glenlivet, Parker (stylo), Four Roses, Cutty Sark, Perrier, Gitane, Isle of Jura, Mauser, Habit Rouge (désodorisant), Mariner (les slips), Criquet, Sanyo, la vaisselle en carton., Colt, la République Dominicaine, la RN 19, l'équipe de FIP 514, Edward Ludwig, les communes de Vilneuil et Magny en Vexin, Lip (les montres), tous les musiciens de Jazz (sans exception), Jacques Tardi, et bien d'autres. 

Et pour le devoir de mémoire veuillez consulter l'affaire du métro Charonne.
   
bye

dimanche 18 mai 2014

Retour en Afrique, Chester Himes, Cotton Comes To Harlem


- T’aurais pas vu Bud Blvd ?
- Ca fait un petit moment que je ne l'ai pas vu, qu’est-ce que tu lui veux ?
- Ben c’est le Colonel qui fait un foin du diable, l’a perdu une balle en de coton.
- Ah... Non, par contre j'ai vu quatre-vingt sept milles boules dollars survoler l'atlantique...

Ed Cercueil et Fossoyeur font parler la poudre. Ces deux-là c’est un peu comme qui dirait Fourchette et Couteau du routier quatre étoiles à l’angle de la 7è et de la 125è. Tendre et saignant ! Pas de préparation exotique. Du brut de brut.
Sur fond de traversée de l’Atlantique – une arnaque entre-nous-soit-dit –. et de post-colonialisme, les deux superflics de Harlem se déplacent en brasse coulée. Une immersion anaérobique qui leur donne une envie de frapper sur tout ce qui bouge... 
Le concept du retour aux racines n’est pas vraiment une promenade de santé. Je n’apprends rien à personne. En général ça se passe au moins une fois dans une vie (à la fin le plus souvent). 
... La visite de Harlem se fait dans la douleur. Cinq cents mille résidents parqués dans un gruyère. Même les rats s'y perdent. 
Rodéos endiablés. Courses poursuites. Bastons. Saignements non maîtrisés. Femmes battues zé abattues. Des mises à l’amende en règle. Si le sujet n'était pas aussi sérieux, on pourrait se croire au ball-trap.

On déplore des comportements douteux. Je cite  : " Fossoyeur lui fourra son engin dans la poche de sa veste" (de qui se moque-t-on ?). Mais ce n’est pas tout,
On vend son corps
On roule sur les blessés
 On malmène les souris
On dévoile ses bienfaits
On achève les faibles
On danse le branle
On défile
On dévalise
On chine chifte
On emballe
On forme la jeunesse
On discute sans se plaindre
On tord-boyaute et on boit du bourbon agrémenté d’eau de Seltz
On se badigeonne au parfum de bazar
Pou’ des ‘aisons que l’on igno’e, les ‘ sont ‘emplacés pa’ des ‘ . Peut-êt'e un p'oblème d’imp'ime'ie.
On fume des manilles (les riches seulement !)
On se donne du courage !

Pour les secteurs d’activités, c'est la filière du coton qui est pointée du doigt. On remarque que la lingerie n’est pas très nette.
Pour les armes, c'est fusil automatique Savage, balles de 190, pointes de plomb et du côté de la maréchaussée c'est Revolver .38, canon long et .45.
Eclairage judicieux sur la communauté Gullah ou Geechee (au choix)
L’ambiance musicale est au Jazz. Visite du Cotton Club.
Les plats sont fournis. Jarret de porc aux haricots rouge et riz. Opposum à la broche avec patates douces au caramel, chou et gombo. Ragout de bouc pour l'odeur. 

Un texte pour ne pas oublier. Le devoir de mémoire. Une mise en perspective de la bienveillance et du « besoin » d’aider son prochain (il en faut). Et tous ces petits gestes invisibles qui font notre quotidien. 

Sombre humanité.

Un texte à mettre dans toutes les mains (imho). Les niveaux de compréhension sont modulables et pour toutes les bourses. Et du plaisir à coup sûr. 

Approved by blʌdʒən


Bye




mardi 4 février 2014

Le tueur se meurt, James Sallis, The Killer is Dying


- T'en penses quoi Blud, de ce dossier ? ... Brièvement...
- Un joli texte vautour autour de l'âme ...
- Ouais... Ca me rappelle un eméop, une histoire de gourde...
- ???

Une souffrance qui ne semble jamais suffisante. Trop volatile souvent. Une nécessité de l'enfermer. La cultiver. La choyer. La magnifier. Voilà ce qu'il faut. Rétro pédalage. Une folle envie de croquer dans la vie à pleines dents. Jusqu'aux pépins de la pomme.
- Arrête Malheureux ! Surtout pas les pépins...

Ah merveilleuse convive qui oblige toujours. Délicat développement de nos capacités comparatives...
Ca faisait un petit moment que je souhaitais évoquer ce soldat, ce brancardier des âmes épuisées, ce descripteur de poches de sang alourdies, ce porteur de bonnes nouvelles.
Sa trilogie traduite chez M'sieur Gallimard est un grand moment (imho) de contemplation et de réflexion.
Attention tout de même. Il est important de prendre toutes ses précautions avant d'entamer la lecture d'un ouvrage tel que celui-ci. Parce que v'la l'ambiance, les amis ! Faut pas être dans une phase dite "descendante". Un briseur d'ambiance comme lui... Rare... Je vous ai prévenu.

Compte-rendu de campagne : l'histoire de quelques âmes prises au hasard (?), toujours étonnées, stupéfaites même, de la permanence du Cycle Sans Fin (CSF). Flics, tueurs, mômes, femmes, mères, poupées, pères, serveuses, médecins, brancardiers, que sais-je ? Un merdier pas possible. Des fins de vies en pagaille. Le e-commerce aux avant-postes. Ca flippe, ça retient, ça file, ça noue et dénoue. P2D ! Et dans tout ce bordel, il y a Chrétien, le tueur en chef, qui se fait doubler (ça me rappelle un Block) au poteau. Mission inaccomplie. La maladie en embuscade. Personne n'est épargné. Forcément. Sinon, ça se saurait... Surtout avec l'internet d'aujourd'hui. Les gosses se démerdent comme ils peuvent. Les femmes sont fortes (comme d'hab' dans ces cas là) et les mecs sont tous petits dans ce vase vaste champ de non-dits. Il y a des types qui règlent leurs comptes. On avance à la va comme j'te pousse...
Un dossier ornithologique en béton.
On apprend que les pigeons n'ont pas de sphincter. Que les girafes n'ont pas de voix, que les chiens voient en noir et blanc et que les hommes ne portent pas leurs c...... à la ceinture. Au mieux dans les baskets.
Un dossier caisses bien documenté. Ford galaxy, buick, véhicule de patrouille, camion de pompier, chevy 55, etc.
Un petit traité de logistique et de vente à distance.
Fil conducteur : la vie des zozios.

Ma position sur ce dossier ? Classement à portée de mains, bien caché quand même pour ne pas risquer de tomber dans des mains fragiles. A exhumer uniquement en cas d'urgence, du genre, crise d'euphorie inexpliquée.

Approved by blʌdʒən


Pour les plus hardis (ne nous trompons pas de dossier) une deuxième lecture s'impose.

Et n'oublions pas : http://blugeon.blogspot.fr/p/plus-dinfos-sur-bldn.html

Pour décompresser : http://www.wat.tv/audio/pierre-perret-majorettes-y4hs_2guvj_.html

Bye
  

mardi 21 janvier 2014

Un chien dans la soupe, Stephen Dobyns, Cold Dog Soup


"On se met pas en colère contre le vent, pas vrai"
Réflexion philosophique sur la vie des corps froids. Aujourd'hui l'étude porte sur celui d'un chien décédé dans des conditions effroyables. Ingestion d'anchois. La surdose a provoqué un blocage fonctionnel du côté de la pompe à sang. A noter que le pelage du clebs est rouge... Pour dire...

Pour Jean-Claude Cloud, le recyclage de cadavres est un business comme un autre. Et, j'ajouterai, que pour ce taxi Haïtien, philosophe à ses heures, c'est un véritable chemin... Prendre la route en Plymouth avec ce type, vaut son pesant de peau d'chien. Bouteille de rhum à la main et Bob dans les pavillons, le client du moment, Latchmer, natif de Rochester, ne me contredira pas. Il est propulsé malgré lui, dans les rues de New York. Vitesse illicite, rodéo citadin, rencontres improbables. Les petits métiers ont la vie dure. Les tanneurs à l'honneur. Les laborantins expérimentent. Les cuistots improvisent des recettes alléchantes. Les flics sont écoeurés. Les mômes s'attendrissent. Rien ne va plus. Retour aux sources. Une sombre histoire de dragon. Une contorsionniste manchote qui fait dans la suggestion lubrique. Un raconteur d'histoires de chiens. Evocation du coup de la cocotte-minute. Expérimentations. Dante, Voltaire et leurs guides, nochers d'un soir, jouent aux apprentis sorciers...

A classer à portée de main.

Approuved by blʌdʒən


Merci l'ami.


samedi 2 juin 2012

Un voyou Argentin, Ernesto Mallo


Attention !!! Dépressurisation imminente de la cabine de pilotage. Tous à vos crayons. Les notes seront les bienvenues.

Que certains ressuscitent d'entre les morts !  C'est possible ça? ...  Et pourquoi pas ? C'est que ... en général...? T'inquiètes, je m'occupe de tout.  

Petite visite guidée dans les barrios de Buenos Aires. L'auteur fouille négligemment dans les âmes portègnes. Il gratte, creuse, écorche, vide l'intérieur humide, électrique et visqueux des crânes blessés. Un voyage, comme tant d'autres, parmi les laissés pour compte. Poignant. On y mange beaucoup.  Principalement du porc, de la pizza, des haricots, de la panse de vache et des queues de taureau (fichtre!). On y boit mesurément. Principalement de la Quilmès et du maté. On rencontre des philosophes, des jeunes et des moins jeunes. A chaque coin de rue on voit surgir des flics, des militaires, des procureurs, des truands, des tortionnaires (?), des qui veulent devenir chef de famille (y'en a !), des mamans, des drôles, des disparus... On écoute du tango, mais pas trop.  On kidnappe à tour de bras. On encagoule. On se confond, on se méprend, on se reprend, on se détend... On y apprend que l'intelligence, globalement, serait plutôt mal exploitée (?). Le foutoir est ..., comme qui dirait, bien rangé. Merci pour lui. Ca fait plaisir. Mais le problème avec ces formes de rangement, c'est que lorsque tu trouves un bout de la ficelle, tu as envie de tirer dessus. Et là...

A déconseiller aux esprits qui nagent dans un océan de vérités et de certitudes. Ca ne ferait qu'accentuer les symptômes. Sinon pour les autres, c'est comme vous voulez. En ce qui me concerne je classe le document à portée de mains.
Ma note : 4/5.

Un p'tit braquos Chulo? Allez quoi, un p'tit dernier, juste pour la route ! T'es ch.... mec !



samedi 11 février 2012

La reine de Pomona, Kem Nunn, Pomona Queen



Dean et Dan trimballent un cercueil. Dan est dingue. Mais que fait Dean?
Eh bien, vous le croirez ou pas mais c'est comme qui dirait la poisse qui pointe son nez du côté de la West Coast. Eh oui, la malédiction des cueilleurs d'oranges continue, comme on dit par là-bas.
Monsieur Nunn déroule, l'air de rien, un vrai précis d'Action Co. La fameuse poussée 4G du vendeur d'aspiros. Emotions garanties. Avis aux amateurs.
C'est bien fait. Les acteurs sont bien dans leur peau, l'action est bien ficelée. On aurait pu croire que ça allait vriller en permanence, donc ennui prévisible sur le long terme, et puis non, finalement, nous avons droit à une exploration intérieure de type retour vers le passé, avec une explosion de souvenirs en prime, séquence émotion, introspection.. et heu... affabulation. Comme une sorte de besoin d'air. Forcément l'ordre est détablit. La pancarte exit ne fait pas partie du décors. Un classique.
C'est un bon cru. Je le range dans ma cave. 

Juste pour pousser la réflexion, je dis quand même que la Old English 800 ça peut provoquer des effets secondaires... non négligeables. Et comme disait the Great Grand-Father, c'est pas l'tout de consommer, après faut assumer. Qu'on se le dise! 

Le charretier de la providence, Georges Simenon

Ecluse 14 - Marne/canal - Dizy ? Une femme est retrouvée morte. Epernay, Reims et Paris en alerte. Maigret est déjà sur le terrain. Ambiance...