jeudi 5 juillet 2018

Les chaussures italiennes, Henning Mankell

- Et je fais quoi après ?
- Ben le message est clair, non ? Si tu veux pas être débordé, tu commences à faire le ménage maintenant !
- Demain, c'est possible ?


Un testament en bonne et due forme, rédigé sur une île scandinave. 

Fredrik, ex-médecin-chirurgien, noircit le journal. Pour la bonne cause.

Lors d'une agression, l'important, dans un premier temps, c'est d'être en mesure de déterminer le point mort (ou point de vie au choix). 
Pas si simple quand même, lorsque dix années de solitude se craquellent sous le poids du souffle du passé. Le principal désagrément à redouter est la noyade. D'où l'importance d'avoir toujours une paille dans son trousseau. Cette étape franchie, les remords s'invitent illico, s'immiscent sournoisement et s'activent à ronger une à une les barrières de défense disposées savamment, lentement, méticuleusement, tout au long d'une vie. 

Il fallait s'en douter, la déclaration de guerre est lancée aux souvenirs. Gare aux traîtres et menteurs en tout genre. Miséricorde possible sur demande.

Les femmes ondulent, parlent, pardonnent, jouent et dansent à la Saint-Jean. 
Les hommes, le dos courbé, les bras ballants, rassemblent le bois mort. 
Les caractères détrempés se réchauffent comme ils peuvent autour d'un feu de joie. 
Trahison, handicap, fin de vie, médecine, maladie, mise à l'écart, suicide, regrets, mensonges, sont consignés dans le livre de bord.
Il y a des morts. Il reste des vivants. Pas de naissance à signaler.

Ne plus rien espérer ouvre les horizons du possible...

Un très sombre texte, mystique (?) en quatre mouvements, fourni avec sa fourmilière en activité. Le tour du cadran est effectué avec succès.

Consulter son médecin avant lecture.
     
Lecture simultanée : 



mercredi 4 juillet 2018

Les Biffins, Marc Villard


Céline arpente les rues de la capitale, secteur nord. De nuit. Les Maréchaux rive gauche et rive droite. Pas de jaloux-ses. Son job : soulager (essayer de) les corps pétris de douleurs, qui glissent sur le macadam et oxygéner (tenter d') les âmes engluées dans la solitude des nuits parisiennes. Le jazz de Charlie l'accompagne. Elle a appris à écouter... à donner. Mais elle est fatiguée. La fonction réception n'a pas été activée. Les maraudes de nuit l'épuisent. Faire le break du tiers-parcours. Une coloc. Seule. Une porte se ferme. Une autre s'ouvre. S'occuper du carré des biffins pourrait la stabiliser. On ne sait jamais.
Un texte court. Des personnages de circonstance.
Le rapporteur donne au lecteur l'adresse du restaurant qui propose le meilleur couscous de Paris, et dans la foulée, un verre de boulaouane à la main, et cigarillos au bec, traite des thèmes de la biffe, de la vie et survie en pays bétonné, de la dignité, de la mort, de la dérive, du questionnement, de la peur, des ami-e-s, des relations humaines, de l'étonnement, de la pauvreté, du soutien, du pardon (?), du travail, etc.

Un texte court...

Le charretier de la providence, Georges Simenon

Ecluse 14 - Marne/canal - Dizy ? Une femme est retrouvée morte. Epernay, Reims et Paris en alerte. Maigret est déjà sur le terrain. Ambiance...