Profilage : Renato Olivieri
Maledetto Ferragosto (1980)
Dunque morranno (1981)
L’indagine interrotta (1983)
Hotel Mozart (1990)
Madame Strauss (1993), récompensé par le Prix Scerbanenco.
En France, seuls les quatre premiers romans ont été traduits (à ce jour).
En 1988, Sergio Corbucci adapte Il caso Kodra dans le film I giorni del commissario Ambrosio, avec Ugo Tognazzi dans le rôle du commissaire.
La "touche" Olivieri :
une atmosphère milanaise mélancolique, très marquée;un héros introspectif, cultivé, amateur d’art (reflet de l’auteur lui-même) ;
une écriture élégante, plus psychologique que spectaculaire.
Résumons :
une écriture élégante, presque classique, loin des excès du thriller moderne ;
une mélancolie diffuse, portée par un héros vieillissant, lucide, souvent désabusé ;
une attention aux détails psychologiques plutôt qu’à l’action spectaculaire ;
une exploration des ambiguïtés morales, des zones grises de la société milanaise ;
une atmosphère feutrée, parfois nocturne, qui rappelle certains auteurs français comme Simenon (à prendre avec précaution), mais avec une tonalité plus introspective.
Ses romans sont moins centrés sur l’intrigue que sur l’observation du monde, des comportements, des relations humaines. Ambrosio enquête autant sur les crimes que sur les failles de l’âme.
A noter : associé à la Ligne lombarde, courant littéraire du roman policier italien.
Pour prolonger (soltanto in italiano) : Renato Olivieri
e ascoltare Milano (Live) - Lucio Dalla

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