Profilage : Renato Olivieri


"Ambrosio è uno di quei personaggi che si inviterebbero volentieri a casa per una sera"

Renato Olivieri, est né le 4 août 1925 à Sanguinetto, un mardi donc, et a contracté sans qu'on le lui demande, la nationalité italienne. Il a quitté le contingent le 8 février 2013 à Milan, un vendredi ! Il a donc stationné dans le secteur exactement 31 965 jours.

A été propulsé journaliste dès son entrée dans la vie fictive, et s'est spécialisé en politique étrangère. Bien des années plus tard, et c'est là qu'on dresse l'oreille, une vocation tardive de romancier l'étreint. Il sera surtout connu (en Italie surtout) pour ses romans policiers mettant en scène le commissaire milanais Giulio Ambrosio, personnage emblématique du giallo italien.

En 1978 parait Il caso Kodra, la première enquête du commissaire Ambrosio.

A son actif : quinze romans consacrés au commissaire Ambrosio, dont :

Il caso Kodra (1978)
Maledetto Ferragosto (1980)
Dunque morranno (1981)
L’indagine interrotta (1983)
Hotel Mozart (1990)
Madame Strauss (1993), récompensé par le Prix Scerbanenco.

En France, seuls les quatre premiers romans ont été traduits (à ce jour).

En 1988, Sergio Corbucci adapte Il caso Kodra dans le film I giorni del commissario Ambrosio, avec Ugo Tognazzi dans le rôle du commissaire.

La "touche" Olivieri :

une atmosphère milanaise mélancolique, très marquée;
un héros introspectif, cultivé, amateur d’art (reflet de l’auteur lui-même) ;
une écriture élégante, plus psychologique que spectaculaire.

D'après ses "tracteurs", il se distingue par une élégance narrative rare, une atmosphère mélancolique et une attention minutieuse aux détails psychologiques. Discret, de nature, mais considéré comme un maître (dans son domaine s'entend).

Résumons : 

une écriture élégante, presque classique, loin des excès du thriller moderne ;
une mélancolie diffuse, portée par un héros vieillissant, lucide, souvent désabusé ;
une attention aux détails psychologiques plutôt qu’à l’action spectaculaire ;
une exploration des ambiguïtés morales, des zones grises de la société milanaise ;
une atmosphère feutrée, parfois nocturne, qui rappelle certains auteurs français comme Simenon (à prendre avec précaution), mais avec une tonalité plus introspective.

Ses romans sont moins centrés sur l’intrigue que sur l’observation du monde, des comportements, des relations humaines. Ambrosio enquête autant sur les crimes que sur les failles de l’âme.

A noter : associé à la Ligne lombarde, courant littéraire du roman policier italien.

Pour prolonger (soltanto in italiano) : Renato Olivieri 

e ascoltare  Milano (Live) - Lucio Dalla


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