vendredi 26 août 2016

Le pigeon, Charles Williams, A Touch Of Death


Un banquier américain est accusé d'avoir volé sa propre banque ? On croit rêver... Et pourtant c'est bien ce que veut nous faire croire la mignonne de Sanport qui propose un pont d'or à qui veut bien l'écouter..
C'est Lee, un ancien sportif, qui plonge dans le bain tête la première. A coup sûr, le maillot deux pièces a fait la différence. En même temps, il faut admettre qu'il était depuis un moment au bord du bassin. Alors forcément, il accepte, en se tortillant quand même un peude se faire embobiner par la demoiselle. Une sombre histoire de moeurs intra-mariage. Pour être plus précis, un cocueur (le banquier) a décidé de se faire la belle avec sa dulcinée et l'argent de la cocuée (donc sa femme). Mais (il y a toujours un mais), le banquier aux dernières nouvelles serait mort (à vérifier). La femme ne serait pas la même que celle au maillot deux pièces. Il y aurait donc deux femmes dans le jeu et si on insiste un peu on fait connaissance d'une fratrie.  
Prudent, Lee se mouille la nuque, compte jusqu'à sept et tourne sa langue comme il peut dans la bouche (toutes les portes de la dame étant verrouillées), avant de se lancer courageusement dans cette aventure ô combien périlleuse.

Les fondamentaux sont respectés :

Désunité de lieu : Sanport (?), Mount Temple (Alberta ?), plages véhiculables (à marée basse uniquement), lodge de bord de lac...
Unité de monnaie : le USD de 55
Unité de c...e..e : relations humaines validées, confirmées et prolongées sans dates de péremption
Unité d'actions : effractions, incendie, enlèvement, vols et courses de voitures, bagarre dans le noir, sweepstake, meurtres...

Le chassé-croisé est pathétique, limite vaudeville sans les chants. Il met en scène des z'âmes horriblement justes, juste bonnes à remplir de dollars leurs poches de sang. Les relations sont hommes/femmes. On recherche le Pouvoir. On se positionne, selon le vent, en dominant(e) ou dominé(e). Pas de gêne.  J'te tue, j'te tue pas, j'te b...., j'te b.... pas, patati patata (pas de bla bla).
Une leçon de vie comme une autre, avec au programme : manipulation à outrance, camouflage de pin-up avec séances de coiffure à domicile, et de relooking. On fait les courses en couple. Les flics roulent en tricycle (?), on a les yeux plus gros que le ventre, on est bon comme la romaine, on ne sait jamais à quoi s'en tenir avec les femmes (?) et bien d'autres remarques désobligeantes...

On dénonce (c'est heureux, mais ça ne règle rien au final) : le concept de la femme objet (?) et  l'alcoolisme au féminin (?).

Les petit-déj' sont festifs : café, pains à la canelle, oeufs et bacon
On boit du bourbon noyé dans de l'eau de Seltz (surtout Madelon)
On fume : beaucoup
On lit : True magazine
On roule : en Pontiac et Cadillac 1953

Le fil rouge, ressemble à une muffée du tonnerre

On trouve des mots étranges : parc-à-voiture, porte-billet...

Un dossier d'avant. Factuel. Simple (?). Sans stress et sans complexe.
Et si on creuse bien, pour des trous de qualité c'est ici, il se peut qu'on y trouve quelques thèmes de réflexions complémentaires utiles ou inutiles.
Comme on dit au Domaine, ce sont bien les grandes rivières qui font les petits ruisseaux... Et l' inverse se vérifie aussi (cf.  le principe de la longue traîne - à ne pas confondre avec le principe de la queue lourde).

A classer après le 204. Tout simplement.  

Pour finir :

On exprimera quand même cette sage parole :
"Quand on a plus rien à perdre, on a plus rien à craindre."
Et posera cette juste interrogation :
"Peut-on savoir qui est capable de commettre un meurtre ?" (élément de réponse dans la prochaine lecture : )
Et dans la joie et la bonne humeur on chantera : Quand Madelon

Et pour sur-finir, sans rapport avec rien, peut-être la chaleur du moment : sagesse orientale 

 tɑ̃ nɛst pa œ̃ ɔpstakl   mwajɛ ki pɛʁmɛ la ʁealizasjɔ̃ dy pɔsibl

lundi 22 août 2016

Dossier clos : l'affaire Jack Laidlaw


BIBLIOGRAPHIE de Jack LAIDLAW
Personnage créé en 1977 par William Angus McILVANNEY – Écossais -
(1936-2015)

Afficher l'image d'origineJack Laidlaw est un inspecteur-détective de la police de Glasgow. 
Il est né et vit dans cette ville.
C'est un flic dépressif, alcoolique, taciturne et maniaque, avec un mariage brisé. 
Toujours de mauvaise humeur, c'est un solitaire pas très sympathique et peu apprécié de ses collègues. 
Dans ses enquêtes il utilise des méthodes non conventionnelles. 
Il prend son temps et parfois semble plus du côté des criminels que de la police. 
Toujours tenaillé par le doute, il cherche à comprendre le meurtrier. 
Tenace dans sa recherche de la vérité, il marche dans les rues de Glasgow au lieu d'utiliser les voitures de police. 
Il suit ses personnages tranquillement dans les bas-fonds de la ville, les pubs enfumés et malfamés. 
C'est un "incroyant" dans une ville emplie de protestants et de catholiques où la 
violence sociale est à tous les coins de rues. 
Nous sommes dans les années 70.

Les dossiers en question

 Première publication en France              Première  publication à Londres

1


1 – Laidlaw, 1983                                      Laidlaw, 1977
Trad. Jan Dusay                                       Hodder & Stoughton, 
Fleuve noir                                                
(Engrenage international n°83)              Londres

                                                         2


2 – Les papiers de Tony Veich,               The Papers Of Tony
1984                                                          Veitch, 1983
Trad. Jan Dusay                                      Hodder & Stoughton,
Fleuve noir                                                Londres
(Engrenage international n°107)

                                                      3


3 – Etranges loyautés, 1992                  Strange Loyalties, 
     Trad. Freddy Michalski                     1991
      Rivages (Rivages noir n°139)            Hodder & Stoughton, 
                                                                  Londres

                     
Bonus
Dans : The Big Man, 1985
Big man, 1990 Hodder & Stoughton, Londres
Rivages (Rivages noir n°90)
Son nom est cité uniquement page 183 et c'est tout :

« Oh. Y'a autre chose. Y'a un policier dans l'hôtel
ce soir. J'l'ai vu entrer. Jack Laidlaw.

Dan sortit brièvement de ses préoccupations du
moment.
    - ch'connais son frère, dit Dan Scott. L'habite à
    Graithnock. Il est professeur. Un mec gentil. »

Une contrib' de Dan
Août 2016

vendredi 12 août 2016

Réveillez le Président !, Jean-Hugues Oppel

- T'en penses quoi de tout ça bl∆d ?
- Que ça sent le roussi !!!


C'est comme qui dirait un devoir de vacances... Après un défi lancé autour d'une andouillette/frites et d'un de deux de trois d'un demi-verre de vin rouge à température. 

Acquisition du bien, le 15 janvier 2015, note de frais à l'appui, avec amortissements réglementaires sur les années restantes prévues au programme. 

Mise en haut de la pile le 15 juin 2016 suite à un tremblement de terre d'étagère localisée sur le sol français (position classée "très secret"). 

Lecture effectuée dans les environs de la date du jour (fraîcheur garantie à tout point de vue) et de la Rade. Surveillance active au plus près du goulot.

Le produit présenté a été humidifié à l'eau d'Iroise (à température classique) 

La Direction assure qu'elle met tous les moyens à sa disposition (ils s'amenuisent) pour informer le QG en temps réel. 

L'alerte est donnée : 1ère sonnerie

Pour le scénario, la 4ème de couv' conviendra bien. 
Pour bien développer son propos, le rapporteur se positionne nettement au-dessus de la mêlée. 
C'est d'ailleurs grâce à lui que l'on a enfin retrouvé le coupable comptable du bazar nucléaire. 
En sept lettres. Ca commence par un c et ça finit par un d. Mais pas de délation chez nous.
Une vision mondiale globale s'impose. 
Notre survie en dépend. 
Et ce n'est rien de le dire. 

L'alerte est donnée : 2ème sonnerie 

C'est comme si on y était. Visites des salles de réunions ultra secrètes des principaux gouvernements concernés et d'un sous-marin. Pas de vue sur mer ni sur champ ni sur rien. La climatisation et les ordinateurs sont fournis. Exit internet. On privilégie les réseaux sécurisés. Ca ne plaisante pas ! 

Un rapide Toulon-Cambrai-Brest-Taverny-Paris (Elysée), et quelques allers-retours à Washington et aux Antilles, nous propulsent dans le coeur du récteur. C'est le B..... . 
Comme il est sous-entendu ci-dessus (4ème de couv'), on peut comprendre qu'une panique sèche, dignité oblige, s'installe chez les décisionnaires de la planète Terre. Les considérations "écolo" ne viennent pas envenimer le débat. C'est déjà assez confus comme ça... Plus tard, plus tard, si le temps le permet...

Un dossier épuisant. 
On transpire, on s'enquiert, on s'inquiète, on acquiesce, on encaisse, on décaisse, on dégraisse, on progresse, on délaisse...
Bref, on n'enfile pas des perles,

Dans ce rapport, on croise des généraux ébahis, des chefs de troupes obéissants, des agents de sécurité très secrets, des informaticien(ne)s non moins secret(e)s, des navré(e)s, des hommes et des femmes qui font leur devoir, des qui pensent que tout cela n'est pas normal et qu'il est temps de s'insurger, des relations humaines chaleureuses, des relâchements de sphincters et de vessies.

On parle beaucoup de l'absence des dirigementeurs.  
On fait référence à des anomalies dans le Système.
On référence un certain Roland Saudane, Colonel en poste à Taverny (?)
On se rencontre dans des boothes
On boit le café "à l'italienne" (?)
On déclare son amour au bien public
Du point de vue des autres, on apprend que les français sont des enquiquineurs (?)
On applique les 5 P : Politique, Pouvoir, Possession, Punition, P
On s'appelle par son petit nom
On apprend, pour ceux que ça intéresse seulement, que les diplômes ne font pas tout (ce n'est pas la première fois)
On donne des leçons à ceux qui donnent des leçons
On démontre que chacun(e)s peut être sujet à des baisses de régimes et à droit à ses petits moments de "mou"
On apprend tout ou presque sur la dissuasion nucléaire
On lâche rien tant que la partie n'est pas terminée

D'autres thèmes : la perte de mémoire, l'avancée en âge (?), les responsabilités, la dissuasion, la c......., la peur, la guerre, le nucléaire, le droit de vote.

L'humour du désespoir est distillé comme il se doit : subtil et délicat, soucieux du détail et du respect d'autrui.
Le texte est très visuel

L'unité de temps, de lieu, d'espace et de paroisse est respecté.

A classer avec précaution. 


jeudi 28 juillet 2016

Un travelo nommé désir, Noël Simsolo

Quand un marque-page se fige quinze jours à la file à la page 89, il faut prendre une décision. 

La Direction a sorti son plan B :

- Dis moi bl∆d tu as ton permis d'exhumer ?
- Inutile, j'ai de bons appuis !


Un texte engagé
Un poulpe fragile
Des dénonciations massives
Un plaidoyer utile 
Des remises à niveau

Une friction, j'te dis !
Heureusement encore !

Crac! Pas le temps de souffler. 

Un avocat en posture "délicate" se retrouve avec un couteau de chasse planté dans sa poche de sang. Un Lillois, aux dires de la presse... Le jeune qui le chatouillait quelques minutes plus tôt se retrouve embarqué dans une sale affaire Mercedes et une sale affaire. La Direction n'en dira pas plus. Le respect de la vie privée avant tout. On navigue à vue dans les rues de Paris, majoritairement dans les hauts de la rive droite. La première à droite et ensuite à droite. Au pied de la colline... On fait également une incursion sur la croisette.

Le Poulpe, pour une présentation de la bestiole il est recommandé d'aller fouiller dans les lieux dédiés, est comme tous les héros. Son coeur est énorme et compte-tenu de la prise au vent, il est aussi très sensible aux variations de toutes sortes, limite fragile... 

Départ du XIè arrondissement de Paris. Passage chez le coiffeur obligé pour se faire une beauté, réglage du Beretta. Tous les voyants sont au vert. On part à la recherche de Domino (Domino c'est le jeune cité plus haut). Dans cette enquête Gabriel nous démontre sa capacité à travailler dans le milieu. Pour et contre. Il laisse derrière lui quelques citations de Joachim Dachmann (?) pour éviter de se perdre dans les rues de Paris. Il fait, à mots couverts, référence à l'ouvrage de base. On parle de prudence et de peur. 
On écoute Dario Moreno (mais pas longtemps). 
On boit de la Jaulain, de la Gueuze et de la Lowendrau.
On apprend que ce sont ceux bossent pas qui n'ont jamais le temps de rien (confirmé).      
Il semblerait que dans l'arrière salle du 813 on joue au poker (m'étonnerait !
On fume dans les lieux publics.
On tire et on tue. Pour un oui pour un non. On n'est pas regardant. Pourvu que la balle atteigne sa cible. 
S'il n'y avait qu'une page à lire : la 65. Attention sujet récurrent depuis les événements de 89...
Le repas du condamné : calamars en sauce. Sobre mais riche. Accompagné d'un verre de vin (non défini) et d'une cigarette (marque mentionnée dans le texte. A biffer!).     
On assiste en direct à un suicide, un accident de la route, un des assassinats, une séance spéciale... 
On visite une boutique olé olé et on visionne une vidéo également très olé olé...

Les compétences développées : la chance, l'intuition et l'instinct

Beaucoup d'émotion et d'action dans le paris interlope. Un dossier bien ficelé et bien en équilibre sur le fil. Tact et discrétion. A classer à portée de vue.

La direction a essayé dernièrement de joindre Gabriel "aux pieds de Porc..." Sans succès. Il est peut-être en train de former son/sa "jeune", qui sait ?     


lundi 20 juin 2016

Cul-de-sac, Douglas Kennedy, The Dead Heart

Inauguration de la catégorie GIFT


Sagesse australienne :

Trop de précipitation nuit !

Nick Hawthorn, journaliste de base américain, fait une escapade en Australie pour se dégourdir un peu les jambes et les méninges. Cela ressemble plus quand même à une remise à niveau des fondamentaux. Une sorte de coupure après un passage à vide.
La partie se déroule dans le coeur mort et/ou rouge de l'Australie
Point de départ : Darwin.
Spot d'arrivée : Perth

Darwin n'est pas à la hauteur des ambitions de Nick.

Il décide :
petit 1 : de refumer (ça se défend). Au rythme de deux paquets de Camel par jour
petit 2 : de se noyer dans de la Schiltz et de la Swan (ça se défend aussi)
petit 3 : d'acheter un combi ww 1972
petit 4 :  de prendre la route vers le sud... de nuit
petit 5 : d'enlever le kangourou placé travers de sa route
petit 6 : de se laisser emporter par l'inconnu

La route est toujours longue quand on n'est pas du coin. Heureusement le destin fait toujours ce qu'il faut pour qu'elle soit joyeuse et riche d'enseignements.

Aux abords d'une station service, Nick se fait harponner par une jolie demoiselle en quête d'un mâle. Bingo. Jackpot. Groslot. Une aventure fabuleuse l'attend. Direction Wollanup, l'endroit le plus, comment dire... le moins... Un lieu hautement toxique. Si ce n'est, le plus toxique de la planète (du point de vue de Nick évidemment). Un bourg placé à seize heures de toute civilisation. Aucun représentant de l'ordre. Ni flic, ni tribunal. Pas de propriété privée. Des lois simples. Une organisation utopique rompue aux techniques de survie dans le désert . Une société en marge de la civilisation.

Avis aux amateurs du concept.

On rencontre des allumés de la foi inconditionnelle, des licenciés, des toubibs spécialistes de l'appendicite, des jeunes filles en fleurs et en pleurs, des alcooliques, des profiteurs, des arnaqueurs, des franchement pas net(te)s, des épouses lasses, des tontons, des beaux-papas et belles-mamans, des neveux nerveux, des instit's, des bouchers, un c..., des garagistes, des palaces, des bidonvilles, des kangourous...

Les repas sur la route sont forcés : steaks incinérés, frites molles, kangourous, pruneaux et ananas en boite...  mais z'ôssi, tournedos poêlés, coeurs de céleris braisés au beurre aillé, salades de tomates.
L'humidification des gosiers se fait avec de l'Export, mais z'ôssi avec un Cabernet Sauvigon Cap Mentelle.

Les cigarettes sont exclusivement roulées.

Pour les plus délicats on propose une délectation de vin (thérapie contre l'embrigadement), et l'écoute en boucle du concerto pour clarinette de Mozart.

On regrette juste l'absence criante d'ombre sur la piste.

Thèmes abordés : le mariage, la famille, la quarantaine, une illustration de la traversée du désert, l'évasion, de l'utilité de trouver des alliés, les campements en marge de la société, les dérives maîtrisées des institutions et organisations, l'ambition des dirigementeurs, les process alternatifs en question action (type : monnaies locales).

On donne un prix au temps. On attaque le bien par le bien. Et on souhaite mourir riche à tout prix.

Raymond Chandler est référencé quelque part dans le dossier (les pépins...)
.
Le rapporteur (moraliste ?) propose cette petite fable sur le ton l'humour. Subtil, désabusé, enthousiaste. Thèmes toujours d'actualité. Une version Série Noire. Un bon dossier (imho). A classer et conseiller à l'occasion. Les occasions ne devraient pas manquer avec tout ce tapage.

Merci l'ami !

Question pour la prochaine séance : le travail nous aiderait-il à passer le Temps ?
Pour les plus braves, aucune obligation : ici



jeudi 9 juin 2016

Seuls sont les indomptés, Edward Abbey, The Brave Cowboy

Guitare, carabine, duvet, cheval, demi-miche de pain au seigle, fromage, salami, oranges, tabac (London Dock), pipe, un baiser doux, cartouchière, gourde, ... et couteau.
- Je t'ai mis la liste des courses sur la table de la cuisine. Ne l'oublie avant de partir Blvd ! .. et si tu penses à aut' chose... Pense à revenir aussi.... On mange à sept heures !!!
- D'ac' ! j'en profiterai également pour descendre la poubelle. T'inquiète. 


Avertissement : ce texte est déconseillé aux âmes désensibilisées.



Jack Burns met le feu aux poudres et prend la poudre d'escampette.

Jack est un véritable garçon vacher des Etats-Unis d'Amérique. Un "rescapé de justesse" de la folie des grands z'hommes constructeurs et destructeur.
Il chevauche fièrement son cheval d'Est en Ouest et du Nord au Sud, en toute saison et par tous les temps.
Jack, c'est un type bizarre (?). Un épris de liberté (??). Il fume du tabac Bull Durham et garde au fond de sa poche une oreille de taureau desséchée, noire et ratatinée (???). Au cas où...
  
Le temps de la modernité s'installe tranquillement.autour de lui. 

Pour tuer le temps, Jack se découvre une véritable passion pour le sauvetage en plaine-montagne. Dans ce dossier, il décide de tendre la main à une mère et son gosse, du côté des Sangre Mountains. 
Le mari, lui, est absent (ben voyons !). Mais pas sa faute... Enfin si... Il est encabané pour un temps indéterminé. Une sombre histoire de conscription non honorée. 

Pas de hasard. Le mari, on l'appellera Paul, est un ami très cher de Jack. Ce qui fait que Jack, de lui-même, se porte volontaire pour le faire évader. La méthode retenue est simple. Il décide d'..............

Combat inédit d'unibras droit dans un bar. 
Plongée dans l'univers carcéral des années 50.

Une franche et sympathique ambiance de camaraderie m.... s'installe. On devise, on philosophe, on pèse le pour et le contre, on fanfaronne, on se dégonfle. Il y a ceux qui râlent, mais avouent aimer ce pauvre monde. Il y a ceux qui font un refus en bloc du système proposé. Et il y a ceux qui s'en b..... les ........
Pour bien enfoncer le clou, on nous propose une séance d'enrichissement immobilier. Il y a ceux qui veulent devenir riches, et les ceux non (?).

Question restauration, le plat du jour à la cantine est composé invariablement de fayots (natures et croquants) et d'une tranche de pain. Le café clôt le rituel du repas. Pas de cigarettes. Approvisionnement défectueux. 

On rentre et on sort. Une évasion qui se présente bien. Enfinquasi. La tête est bien passée. Reste les hanches.

Une chasse à l'homme gigantesque. Un grand classique. Une équipe est envoyée sur le terrain, dirigée par Johnson, le shérif du Comté, grand mâcheur de boule de gomme et gratouilleur professionnel. Des milices de villageois biens intentionnés se forment et se proposent en renforts.
Mitraillettes à la main, pisteurs indiens, hélicos, aviation.... Le grand jeu. 

Juste pour rappel : le type (Jack) au mieux n'est pas à jour dans sa cotis', au pire n'a pas payé son écot de citoyen.  

Les journalistes s'emmêlent. Les pâles cafouillent. Ca tire dans tous les sens.

On pourrait penser que ça ne se termine pas bien (imho). Mais certains y verront sûrement du positif dans tout ça.

Quoiqu'il en soit, on est en présence d'une amitié complexe et compliquée, dont les mécanismes échappent un peu à la rédaction..
Quoiqu'il en soit, le chasseur cueilleur sera toujours l'ennemi du chasseur de prime. 
Quoiqu'il en soit, on prône déjà la désobéissance civile. 
Quoiqu'il en soit, un bon dossier, solide et bien argumenté,
Quoiqu'il en soit, l'exemplaire est de nouveau disponible sur son étagère municipale
Quoiqu'il en soit, la Direction va organiser pour les fêtes une veillée d'apaisement du côté de Chihuahua. et organisera une collecte pour se procurer la première édition du dossier. On parle de fortes sommes. 

Maestro : Trail to Mexico


samedi 4 juin 2016

Roseanna, M. Sjöwall & P. Wahlöö

- Il semblerait donc qu'une grosse... "hum hum" ne porte pas bonheur à celles qui la portent.
- ???

La rédaction laisse les rapporteur(e)s de ce dossier assumer seul(e)s cette affirmation.




Une enquête policière du siècle dernier - années 60-, à la suédoise, fortement soutenue par l'Amicale et accessoirement par le réseau nord-américain. Période de Noël (pour la conclusion). Un cadeau de bienvenue.
C'est comme si on y était.

C'est parti :

Un corps fortement humidifié, non identifié - et non identifiable au stade un de l'enquête - est retrouvé dans les eaux d'un canal suédois. Le sas de Borenshult précisément.
Branle-bas de combat. Réquisition des transports en commun. C'est Martin Beck qui assure la liaison Stockholm/Motala et commente la visite. On optimise déjà les ressources.
Les descriptions du corps repêché sont précises. On va même jusqu'à déclarer que les genoux sont cagneux. Malgré toutes ces précisions et un professionnalisme irréprochable, rien n'y fait. Le mystère de l'inconnue du canal reste entier. Et l'enquête piétine un bon moment. On dépasse les cent pages quand même, ce qui représente, grosso modo, trois mois en temps polar.

Martin doute, se remet en question, éprouve la solitude du guerrier. Son couple tangue, la vision des enfants s'estompe. La vie. Sa vie de flic bien occupée. 

Mais Beck est "têtu, logique et calme" (orgueilleux ?). Il se décide à appliquer la fameuse méthode de l'entonnoir. Celle qui élimine les suspect(e)s par lots dédiés. Celle qui croise et identifie avec agilité les agendas frelatés. Celle qui rassure et ravit les adeptes de la célèbre coupe budgétaire et de la salutaire éradication des importun(e)s... En clair l'idée de base consiste à obtenir moins de suspects. En tout cas, moins que les quatre-vingt-cinq présentés un par un répertorié(e)s.

Confirmé : c'est un travail de Titans... mais ce sont les fourmis, comme d'hab', qui se mettent à l'ouvrage . 

Les filles sont mises rapidement sur la touche (ça va encore râler!). On ne garde que les mâles.

Belotte, re-, et dix de der. On reprends tout de zéro. Travaux de bureau. Profilages. Filages et filatures. Mises en situation, bluff, sauvetages, corps à corps chaleureux et valeureux... Du classique réconfortant.

On croise : Kafka - un homonyme des Amériques -, des marchands de saucisse ambulants, un coureur de 400 mètres  "gros" fumeur qui coure le 400 mètres, une équipe de policiers soudée, un flic qui rumine, un homme qui s'isole, un flic enrhumé (le même qui rumine), une fliquette téméraire, des femmes... fermes et des hommes... mornes, un colonel en retraite, des suspect(e)s, des interrogé(e)s, quelques troublé(e)s, surtout un, quelques sérieux-ses, quelques absent(e)s, un "gros client" à perception décalée et au positionnement compliqué dans l'espace public et juridique ambiant.

Compléments :

On référence la loi Harrison, on prend un cours gratuit de stratégie militaire (bonus : évocation de la division Azur), les cigarettes utilisés par la régie sont des Florida, l'échange de biens s'effectue en öre, il existe des problèmes de communication et ... de communications. La police de Toulouse est évoquée...Celle de Lincoln est notée large.

Classique pour ces contrées : maîtrise parfaite de la langue anglaise
Remarquable : Brigitte Bardot est citée deux fois. Et le mot manchette est associé à clavicule.

Pour les boissons, on nous sert de l'aquavit, de la bière, du lait et une autre substance dont le nom m'échappe.

Pour les accros de la précision : le dernier repas de la malheureuse condamnée fut un ensemble de denrées, composé d'un beefsteak, de pommes de terre, le tout arrosé d'un verre de lait.

Le(s) thèmes : le métier de policier (en cours de traitement), la question des médias (toujours pas réglée à ce jour), la gente féminine pointée du doigt (?), les magazines de charmes (sauvés in extremis de la lapidation), la parentalité, la vie de couple, les relations au travail... 

Une belle enquête avec transformation à la clé.

La 87è Compagnie a encore sévi.  Les rapports intermédiaires sont précis et nombreux. Le dossier est complet. Une mise aux archives s'impose. Juste le temps de dépoussiérer l'étagère consacrée aux enquêtes des bureaux de police. Inauguration prévue dans les prochains jours.  

ajøː  
autrement dit adjö 

Le charretier de la providence, Georges Simenon

Ecluse 14 - Marne/canal - Dizy ? Une femme est retrouvée morte. Epernay, Reims et Paris en alerte. Maigret est déjà sur le terrain. Ambiance...