samedi 5 mai 2012

Noir Karma, Stéfán Máni, (Svartur á leik)

C'est juste un problème d'orientation... Ni plus ni moins. Avec ce p..... vent de face et ces 590 pages, j'ai été obligé de me dérouter...

- A Denfert, illico!
- Dame! Et pourquoi pas Nation tant qu'on y est.
En deux mots (plus long serait inconvenant) : sur le thème de l'accession à la maturité propriété. Le point de vue des ados islandais. Prise de pouvoir chez iceux-mêmes.
Ca saigne dru. Ca tgesticule pas mal. Il faut dire que le business est juteux. Trafic de voitures, drogue, magouilles et règlement de compte en tout genre, affirmation du territoire (dans le cas présent pas besoin de géomètre, ça p.... dans tous les sens), etc. Surenchères, intimidations, négociations, justifications, ras l'f...! Des vrais, des durs, des ... oui Môssieur, c'est  t'à toué d'jouer! ... Des trucs de gamins quoi! A noter que le chef de bande est une sommité égyptienne. Embrouilles mineures avec un conducteur de sous-marin. Un casting de rêve!

En fait, j'ai l'impression que tout le monde s'est assoupi devant son brouet. Ca frise l'incident diplomatique, je vous l'assure.

Une deux remarques... oh puis non, finalement!
Non noté : hors champ d'étude.




mardi 17 avril 2012

Loverboy, Gabriel Trujillo Muñoz


Chaud devant. Coup de poing dans la ..eule en vue! Z'ont de la fierté les Mexicaliens, nempèche! Ca fait chaud au coeur...

Quand Morgado, avocat de son état, arrive à Mexicali (prononcez Mericali) pour mener l'enquête, eh bien chers lecteurs, il faut le dire la révolte gronde. En sourdine bien sûr, car comme tout le monde le sait les latins sont réservés, contrairement aux nordiques, qui eux sont plus expressifs... Euh... Attendez-voir que je reprenne mes notes..? Non! C'est le contraire... Reprenons : donc la révolte gronde sourdinement pour les raisons que l'on imagine!!!??? 
La population fait face à une vague sans précédent d'enlèvements de mômes. Sujet ô combien sensible, pour sûr! Ca fait toujours vibrer dans les foyers. L'unité se forme, le groupe fait corps, on nettoie la bave avant que les dernières soudures se figent. L'horreur au coin du bois (y a-t-il d'ailleurs encore des forêts par là-bas?). Fort heureusement le commandant Ramos est lui aussi de la partie. Un sacré marrant, celui-là. Et son coup du mouchoir compissé, un inédit. Pour une bonne tranche de rigolade, ça vaut le détour, ça dure pas longtemps mais alors, qu'est-ce que c'est bon. Pas de méprise les gars, c'est juste pour décrisper un peu l'ambiance. Attention sujet sérieux! Ca dénonce!

Pas de fioritures, quatre-vingts pages pesées sur une balance déréglée. La preuve que l'on peut aborder des sujets moches sans s'appesantir et rester digne malgré tout. Si vous voyez ce que je veux dire. 
Ne pas rechercher dans ce texte l'écrit du siècle. Juste une façon de détendre les neurones, et pas trop se poser de questions. Une sorte de  dernière cigarette du condamné avant d'entamer le N... K.... de chez G.  Ca sent le traquenard à plein nez mais bon. Je me prépare à une plongée prolongée en apnée. Si je ne refais pas surface d'ici trois semaines, considérez qu'il n'y a plus d'espoir. A peine...
Ma note 3+, pour le mouchoir. Ciao

samedi 14 avril 2012

Le pouce de l'assassin, Lawrence Block, (Hit List)

Conseil du jour : "Ch... et manger au même endroit, vaut mieux pas"...
Un vrai bout-en-train ce Keller... Toujours prêt à faire des facéties aux quatre coins des States. Boston, Louisville, New York, Chicago... Philatéliste et amateur d'art à ses heures, une passion pour Hopper, la nature et les arbres, les chiens, l'ésotérisme, que sais-je encore? Il serait paraskevidékatriaphobique que ça ne m'étonnerait pas. Un vrai cornet à surprises le bonhomme. Mais ces temps-ci Keller a le blues. Et pourtant ce n'est pas le genre de type à se laisser déborder, croyez-moi! Or, depuis qu'il a fait escale dans le Midwest, ce n'est plus le même homme. Il faut dire que quand on te colle sous les yeux une photo de la petite famille du type que tu dois buter, quand on te file un .22 au cas où, et que ce putain de .22 s'accroche désespérément à tes baskets, quand on te fait le coup du prénom à ton arrivée à l'aéroport, quand on... Eh bien, faut pas s'étonner que tes neurones commencent à danser la gigue.
Mesdames et messieurs : "Keller mène l'enquête".
Si c'est pas malheureux. Business, concurrence déloyale. Les amateurs de marketing sauvage vont se faire plaisir. Etudes de marchés en règle, analyse de la concurrence. P..... de job! Faut tout faire dans c'te taule : vendre, produire et faire le SAV. Et s'il te reste un peu de temps, tu passeras un coup de balai sous le tapis... Non j'vous assure y a de quoi se mettre en rogne.

Mon avis à la sauce Maggie : un travail intéressant!... C'est...comment dire?... Différent. Trop de longueur, un peu tiré par les cheveux, bref pas ma tasse de thé. Mais, tout bien considéré le volume est bien ficelé. Et lentement, très (trop?) lentement, au prix de dialogues interminables avec tanty Doty (ça gâââche un peu le ciment), l'auteur nous propulse dans le monde merveilleux de Keller.
Travail honnête.
Ma note : 3. La porte n'est pas fermée.
Remarque : selon M'sieurs Calmann-Levy "un des meilleurs romans de L.B dans la série Keller". J'ajouterai : "mais on ne peut pas plaire à tout le monde!" pas vrai Keller? Et conclurai par la même occasion, en disant que deux balles de .22 valent mieux qu'une. Mettez-vous ça dans le crâne! Ah oui j'oubliais... Pour le pouce, au temps pour moi! 

jeudi 5 avril 2012

Un petit boulot, Iain Levison


Body, Harry Crews



"Croire c'est détenir le vérité". ?????????????????????????
N'empêche que si c'est le coach qui le dit, je n'ai pas de raison de contester... A priori....Tout ce que je peux dire c'est que les Turnipseed, eux, croient en la famille. Et le regroupement familial est un vrai ça sert d'os. Au fil des siècles ils ont élaboré une stratégie d'approche, certes peu coordonnée, mais très efficace, avec un objectif de taille, la survie du groupe. Pour preuve, quand la gamine, la 'tiote Dorothy, fait son show, alors là tout le monde est sur le pont. Bien groupés. C'est le débarquement puissance dix. Même Kilroy évite de dire qu'il est passé par là. Un seul mot d'ordre : tous aux abris. Il n'y a bien que le gérant de l'hôtel, qui accueille Ze championnat de bodybuilding, pour s'interposer. C'est bien mince tout ça. De grands moments de solitude...
Ils ont de quoi être fiers les Turnipseed. Faut dire que la Dorothy a des atouts. Que du muscle! Un badigeon de sueur et d'huile et hop, le tour est joué. Une vraie fierté pour toute la chambrée. Quant à son coach : un coach, un vrai. Comme à l'ancienne. Frappé, allumé, les yeux embués d'espoir et de rage. Une vraie boule de nerfs.
Amour, passion, haine, désespoir, violence, et tutti quanti, cette partition est un vrai régal. Certains verront peut-être du lourd, du pesant, une vieille charrette traînée par de gros bourrins crottés. Mais il y a comme un air de poésie qui glisse sur les ondes, des odeurs, des images légères, fluides, sincères. Les âmes de la terre sont de retour...

Qu'est ce que je vous sers ma pt'ite dame! Quelques graines de navet suffiront, merci bien.

samedi 31 mars 2012

La peau de l'autre, David Carkeet, From Away


Etude en  si bémol d'une vie deux en un, ou comment se glisser dans la vie d'un autre for Dummies. Facile. Il suffit d'être attentif. Une glissade, un tonneau, une chute dans un ravin, et hop! c’est le billet gagnant de la loterie du jour, direction l’hôtel du coin. Un congrès de grosses légumes, une bourgade peuplée d'êtres étranges, des cadavres sur les toits de voitures, des flics chiants à souhait, une moitié plutôt... moitié, des amis, bref tout ce qu'on aime. On est dans le Vermont les gars. Et ça rigole pas. En deux coups de cuiller à pot, Denny le doux rêveur nous tricote une deuxième vie aux pt'its oignons et se fait tout plein de nouveaux z'amis. Mais gaffe, la schizophrénie s'installe aisément sous nos latitudes. Et dans le genre il est plutôt alambiqué le cerveau du bonhomme! Mais quel artiste. Un solitaire délicat qui connait  bien sa grammaire et ses gammes ferroviaires. Et dans ces froides contrées, ça frôle ..., que dis-je, ça cryogénie! Exercice intéressant, certes, mais compliqué quand même. L'auteur ne s'en sort pas trop mal.  Et n'oublions pas qu'il ne faut jamais s'attaquer à un problème avant que le problème devienne un problème". Du Sparky tout craché, ça! Un dénouement à la hauteur... Le sur-poids est mis à l'honneur et il faut se rendre à l'évidence, il faut toujours avoir un corps cor sur soi. En bonus un cours de skimming. Non, franchement? Bien.
Ma note  : 3+, ça frise le 4, pour la créature à deux têtes (entre autres). Un possible Cohen brothers.
Une remarque pour l'éditeur à propos de l'accroche "... sur le mode scénario-catastrophe hilarant" : ce n'était pas utile d'en faire autant. Trouver le ton juste, c'est 80% de la prestation et sur l'autel du ROI, sacrifier ses fidèles relève de l'inconscience. En même temps, ce que j'en pense... C'était juste pour dire. Et maintenant reprenons tous ensemble : règle de base n° 78 de l'action co, les fidèles doivent garder la confiance...  Après, tu fais ce que tu as à faire. N'empêche, merci au traducteur. Et on ne se connait pas...

lundi 5 mars 2012

Mort postiche, Mehmet Murat Somer, (Peruklu Cinayetler)


Comme quoi, c'est bizarre ... je ne me représentais pas du tout les turques comme ça, allez savoir pourquoi?
Attentionnées, adeptes de l'activité physique soutenue et quasi-continue, bien informées des problèmes de société, un soupçon d'excentricité (si léger), une solidarité (?) comme on les aime, un peu de mauvaise foi, cuisinières hors pair, toujours disponibles, en avance sur leur temps, et de surcroît, détectives durant leur temps libre... Mazette!!!

Tout a commencé avec la mort du pharmacien. Perruqué, barbouillé de rouge à lèvres, et grand dieu, nu comme un ver, allongé sur son lit. Pas normal tout ça, mais alors pas du tout. Que fait la police, bon sang? Finalement, c'est la fameuse reine des nuits chaudes de Byzance, affublée d'une star brésilienne venue tout droit d'un baiso sambadrome brésilien, qui s'y colle. Une petite enquête de routine, rondement bien menée, un rythme de sauts de gazelles, dans les rues de la belle, de la cosmopolite et interlope (?) Istambul, la cité des sultans et des califes. La mise en perspective est plutôt... intéressante. L'auteur n'est pas avare d'informations et de détails. Un vrai filon pour les amateurs de voyages culturels.On parle d'hospitalité alla turca, quand même... L'auteur propose également une analyse psy, baclée, certes, mais avec un vrai psy turc... Et en plus la séance est gratuite. A noter également quelques passages, disons, techniques. Place aux spécialistes! Globalement rien d'ennuyeux, mais bon...

Ma note : 2+. Un bon bain turc par là-dessous.
Hoşça kalın!

Le charretier de la providence, Georges Simenon

Ecluse 14 - Marne/canal - Dizy ? Une femme est retrouvée morte. Epernay, Reims et Paris en alerte. Maigret est déjà sur le terrain. Ambiance...