dimanche 7 décembre 2014

Femmes blafardes, Pierre Siniac

Un dossier chaudement recommandé par un type qui a les bras longs.

Pétage de plombs en règle. Une put... d'équation à résoudre. Un problème de ventilation. Une invasion de tueurs en série. Des morts par omission. Une cargaison d'obsédés sexuels. Mobilisation de grosses légumes. L'affaire Jack l'éventreur revisitée. Des infirmières en colère (et pourquoi non ?). Des Dames attentives syndiquées. Un congrès d'écolos. Les Etats Généraux en alerte. La province passée au peigne fin.

- AlAAAarme ! Tous à son poste ! Toi là-bas, viens voir par ici. Ton nom ?
- Chanfier.
- Je t'ai à l'oeil toi... Si tu crois que ça m'amuse... Finette ?
- Présente !
- Mlle de Chamboise ?
- Présente !
- Clovis Mésange ?
- Présent !
- Madame Echaudoin ?
- Présente !
- Gaston Cantoiseau ?
- Présent !
- Augustine Balpaupoul ?
- Présente !
- Raymond Hurlejaume ?
- Présent !
- Fred Forgesclain ?
- Présent !
- Saint Valbert ?
- Présent !
- Colette ?
- ...
- Colette ? Où qu'elle barrée encore celle-là bon sang, 'va entendre parler du pays ?
- On est jeudi chef !
- Au temps pour moi ! Tous à vos postes ! Je vous fais un résumé de la situation :

Depuis que Chanfier est arrivé dans la bourgade, c'est le bordel - si vous croyez que j'ai pas vu votre petit manège... - les clients ne sont plus "mystère" mais du "jeudi". Ledit jour, les pompiers sillonnent la ville. Lune ou pas lune. On déplore une épidémie à la Faure. Le Grand Prieur le tabellion est évoqué. Le commerce est en circuit fermé. Le huis clos est à ciel ouvert. Ferrage de poissons et manipulation maximale. Le Bien (?) est dispensé par défaut. L'ouvrier est sans pitié. Les coupables sont désignés d'office. Des saltimbanques généralement. C'est toujours le Picard qui morfle - voyez du côté de Villers -

Point positif : on mange bien très bien même. Une préférence pour le lapin chasseur et la potée poitevine.

Référence historique : une histoire concernant les étangs de Hollande (p. 254)
Rappel philosophique : c'est le médiocre qui fait le grand.

Une larmichette versée, une mention spéciale à l'évocation de la ville de Marans. Sa fanfare, ses majorettes et son camp de réfugiés sur les bords du canal.

Ca branle pas mal en moment et c'est tant mieux ! Un dossier à ne surtout pas rater. Remerciements à l'adresse du concerné. Classement à très portée de mains.

Approved by blʌdʒən


  

samedi 6 décembre 2014

Les enfants du massacre, Giorgio Scerbanenco, I ragazzi del massacro


"- Plutôt crever (encore !!!), que de retourner à Beccaria !"
Le texte est de Giorgio Scerbanenco, les décors sont de Filarète et Solari. La traduction est de Roland. Le brouillard qui surgit ici et là est dû à... Des problèmes d'aération probablement... Une forte odeur d'anis lactescent.
Le thème : onze gamins, enfermés dans une salle de classe, violentent et massacrent une instit'. Une profession qui se dégrade de jour en jour. La victime est plutôt en piteux état.  Aucun des gamins n'est responsable (sans blague...) Evidemment. Nous sommes en présence d'un whodunnit extrêmement complexe. Du boulot pour la maréchaussée milanaise. C'est parti. Duca Lamberti sonne la charge. Ce flic milanais, ex-taulard, ex-assassineur bienveillant, sensible, buveur émérite (?), avec une petite préférence pour le marc, mène l'enquête. Réputé pour ses méthodes violentes (?), il est convoqué chez Càrrua (attention à la prononciation, visez l'antépénultième !), le dirlo de la Maison. Une mesure préventive. En effet, le Lamberti, sous ses airs relax, ne fait pas dans la dentelle. Ou plutôt si. Non. Si. Un ciseleur. Tout en finesse. Du travail d'orfèvre. On parle même d'horlogerie dans le courant de l'enquête, c'est dire.

off : Lamberti, pour le cadrer, c'est un grand maigre, qui fume (veinard) des Nationales, qui conduit pas, qui prend des décisions, des vraies, qui assume, et qui peut prescrire, en toute illégalité, en cas de besoin, une ordonnance médicale. Relatif à son passé pesant. Il ne tue pas plus. S'interroge beaucoup. Duca Lamberti est ce que l'on pourrait appeler dans le jargon, une teigne, un crampon, mû par un engagement moral viscéral. La justice à tout prix. Honneur et dignité en embuscade. 

Dans l'autre camp, celui des méchants, il y a les gosses. Pas fins du tout. Enfin pas tous. Normal. En construction. Eux, s'enquillent de l'anis lactescent et d'autres substances illicites. Des cas dits "sociaux". Treize / dix-huit. La tranche aimable.

On rencontre un max de donzelles. Des qui conduisent. Des qui suent. Des qui ruent. Des qui tuent. Des qui pleurent. Des qui cajolent. Des qui....
Ca manipule à tour de bras. Le groupe des âmes adultes dans la ligne de mire. 
Brimades. Harcèlement. Adolescence. Souffrances. Incompréhensions.
Attention aux sujets sensibles. Eloignez les enfants. L'Educ', le journalisme, l'honnêteté, l'alcoolisme, la toxicomanie, la peine de mort, la Mission, le Devoir (?), la mortalité infantile, mise en perspective du Genre, relations père/fils/fille, fratrie, et j'en passe...
On note que pauvre et vieux riment souvent avec vrai.
On évoque la bohème milanaise. Oui, je parle bien de la fameuse Scapigliature (attention encore à la prononciation, bien mouiller le l). Les poètes sont saturés de coke (?). Le adultes font des pauses chez le marchand de vin tandis que les jeunes vont au Tabac pour acheter du sel. Cougarisation galopante. Les fauves sont lachés. 
On évoque Cavour plutôt que Garibaldi (une préférence de connaisseur. Apprécier à sa juste valeur).
Le laudanum est consommé abondamment. A n'utiliser qu'en cas de rétention prolongée.

Pour les préparations culinaires : pizza, civet de chevreuil et nouilles au jus de viande... parmesannées.

Un dossier qui fait froid dans le dos, mais qui réchauffe aussi les boyaux (le deuxième cerveau quand même ! (?)). Une performance (imho). L'auteur aborde des sujets de société graves récurrents, sans s'appesantir. Il nous ballade dans Milan à bord de sa caisse et déroule la pelote joyeusement. Une partageur/transmetteur. C'est si simple et pourtant si compliqué à la fois. Ca me rappelle quelque chose... Mais quoi ? La vita è bella, no ?
Un dossier apprécié par la Direction. Aucun vote de blocage déclenché. Dans la cohue générale, le chargé culturel a proposé une animation musicale : Lucio Battisti et New Trolls (en import uniquement).  
Une sensation d'emprisonnement de légèreté.

Approved by blʌdʒən


Pour la prochaine séance : interrogation sur Cesare Beccaria  et Carlo Porta.

Ciao ragazzi/ragazze

dimanche 30 novembre 2014

Dossier clos : l'affaire Duca Lamberti

Nom : Lamberti 
Prénom : Duca
Année naissance : 1966                        
Décès : 1969
Lieu de naissance : Milan
Sexe : masculin                        
Géniteur : Giorgio Scerbanenco, né Volodymyr-Džordžo Ščerbanenko (1911 - 1969)
Nationalité : Italien
Profession : ex-médecin/détective/commissaire
Devise : nd
Situation familiale : 

Signes particuliers : Duca Lamberti exerçait à l'origine la profession de médecin, mais fut radié de l'Ordre pour avoir pratiqué l'euthanasie sur une patiente atteinte d'un cancer généralisé qui le suppliait de l'aider à mourir. Il est condamné à trois ans de prison pour homicide avec circonstances atténuantes. A sa sortie de prison il devient détective, puis travaille officiellement pour la police, pour finir commissaire.

1 – Vénus privée, 1967           Venere privata, 1966
      Trad. Roger Hardy &              Éd. Garzanti
      Walter Orlando
       Plon

    – Vénus privée, 2010
       Trad. Laurent Lombard
       Payot & Rivages (Rivages noir n°794)






2 – A tous les râteliers, 1967                 Traditori di tutti, 1966
      Trad. Roger Hardy                           Éd. Garzanti
      Plon
    – Ils nous trahiront tous, 2010
       Trad. Gérard Lecas
       Payot & Rivages (Rivages noir n°795)



3 – Les enfants du massacre, 1969        I ragazzi del massacro, 1968
Trad. Roland Stragliati                           Éd. Garzanti
Plon

    – Les enfants du massacre, 2011
       Trad. Gérard Lecas
       Payot & Rivages (Rivages noir n°843)



4 – Les Milanais tuent le samedi, 1970     I Milanesi ammazzano il sabato, 1969
      Trad. Roland Stragliati                             Éd. Garzanti
      Plon

    – Les Milanais tuent le samedi, 2011
       Trad. Laurent Lombard
       Payot & Rivages (Rivages noir n°844)

Complément : les synopsis de ses cinquième et sixième aventures restées inachevées ont été publiés dans le fanzine « Hard-Boiled Dicks n°19 » puis en appendice d'une réédition en 10/18 dans « Les Milanais tuent le samedi » collection Grands détectives n° 1645.

Une contrib' de Dan
nov 2014



dimanche 16 novembre 2014

12, rue Meckert, Didier Daeninckx

- Pas la moindre trace de la rue Meckert dans mon bitumard. Ca sent la manipulation.
- Regarde à la lettre A, on sait jamais !

Plein feux sur le journalisme d'investigation. Une enquête en Région. Le Berry. Châteauroux précisément. Et c'est Maxime Lisbonne (basé à Paris) qu'on envoie au front. C'est son rayon. Un professionnalisme exemplaire. Mais comme toujours dans ces cas-là, les ennuis commencent. Un destin pesant pour cette communauté.
Nettoyage de la profession en règle. Les morts naturelles se transforment en morts douteuses. On plonge dans les archives qui conviennent. Maillot de bain non fourni. On fouine. On creuse. On internetise à grandes eaux. On repère des dysfonctionnements. On met le doigt là où il ne faut pas. Le cas Lisbonne est exemplaire. Une intégrité à toute épreuve. Il refuse même tout compromis avec le cellulaire. C'est dire.
Manipulation, informations, désinformation, pouvoirs, financements occultes, la France en Afrique, et en Océanie. Eradication de la gangrène. Celle qui empêche les puissants d'avancer. Une petite touche de maltraitance d'enfants. Pour désorienter le populo... On se demande même si le rapporteur n'est pas en train de désinformer (?). Très joueur.  Les sujets abordés sont toujours d'actualité. Pour voir.

On trouvera également dans ce reportage :
Une évocation du travail du cuir
Un sujet documenté et testé sur le business hôtelier.
Une référence à la communauté Wenzhou
Un coup de coeur polar validé : les cendres de la Havane.
Une fiche technique sur le métier de pédégé.
Une mini formation sur la langue des signes qui d'après notre informateur ne serait pas universelle.  (l'intervention récente d'un traducteur en Sudaf' illustrerait parfaitement cette affirmation).

Devoirs de vacances  : le passé Algérien de Mesrine. Commentez les accusations qui lui sont signifiées.
Pour les plus hardis (pas d'obligations) : travaux de recherches sur Maxime Lisbonne, Serge Utgé Royo, Raoul Vaneigem, Louise Michel, Francis Poulenc et Jean Wiener
Réagir : l'internet et la presse.

La Direction ne souhaite pas commenter une dépêche qui indiquerait que des lycéennes à forte odeur de chien mouillé auraient été aperçues dans une cabine téléphonique (?).

Pour détendre l'atmosphère, Max a mis un fond sonore venu de l'Est. La Direction lui a savoir qu'elle appréciait mais avait une préférence pour une bande de brigands.  Venue de l'Est également...

Carnet de bord du commandant : un pu....de décrochage dans les premières heures de vol. Mais le personnel de bord, très professionnel, soutenu par la tour de contrôle, a finalement réussi à redresser l'engin et apaiser la clientèle. L'atterrissage s'est déroulé sans encombres. Merci. Néanmoins, le responsable de l'agence de voyages interrogé par la presse locale a immédiatement indiqué que la société s'organisera différemment pour ses prochains déplacements.
Le porte-parole de l'équipe de bord a rappelé, quant à lui,  la nécessité de renforcer les opérations de contrôle avant le décollage pour limiter au maximum toute manipulation extérieures.

Les premières mesures :
1) limiter la prise de parole pour limiter la surveillance.
2) lire ou relire G. Orwell.
3) se détendre

A noter : une 'tite coquille de type "Omar m'a ..." au moment de l'atterrissage (p. 226). Heureusement sans conséquence...

Chaos Ciao

jeudi 6 novembre 2014

Veuve noire, Michel Quint

Ne pas écraser l'ennemi...  En voilà une étrange idée ?

Fin de la red des reds der des ders. Un reportage illustré au temps des rescapés, des planqués, des carnassiers, des viviers de vivants décimés, dans le Paris de ce début de siècle dernier. Le point de vue des pionniers. Rangez les mouchoirs, on sort la fanfare. Trompettes et majorettes au programme. Tout fait ventre. Bon d'accord, point de chauffage. Les maris réguliers sont inscrits aux abonnés absents. Les denrées alimentaires manquent sérieusement. Mais dans le même temps, ça revigore une jeunesse emplie d'énergie, d'imagination et de rêves en tout genre. Des artistes meurent. Souffrent aussi... D'autres naissent et emboîtent le pas. On joue des coudes. On papillonne beaucoup. Les jambes se soulèvent. Les enterrements se succèdent. On papote. On vivote. On tricote. On trip... s'agrippe. Ca virevolte, ça capote... aussi... Les mots sont pesés. Les photos choquent. L'oignon sucré union sacrée fait chavirer. Le repeuplement de la planète s'impose... Et toutes ces poches bien rangées. Rongées. Salies. Saignées. Ni respect... Ni rien. L'art triste fait salon et son gras, sous couvert de la mort, de la liberté et de l'autorité.
Faut plus toucher à rien les gars. La prise est bonne.
Une deuxième couche s'impose peut-être avant de  ... ?
Une histoire de cire perdue.
Qui a parlé ?
Un pansé passe. Un pan s'efface.
Vu d'ici la boucle est bouclée.
Point à la ligne. 

A la volée : une enquête de courtoisie. Trafic d'art. Des tableaux volés. Et/ou copiés. Des massacres personnels. Des tueries en série. Des mondanités artistiques, Des identités zusurpées. Des disparitions inquiétantes. Du féminisme naissant. Une mère... Mère. Tout plein de sujets exaltants. 
Léonie et Rameau, les deux commis d'office, soumettent la question à Meissonnier. . 
Les déplacements sont a minima. Enfermement rive gauche à droite. On évoque tout de même Rouen et la banlieue oueste de Paris.
On boit du Pessac Léognan. On considère sur le Capital. Vu d'ici, le même Capital installe confortablement son Communisme à lui (explication et développement sur demande écrite). L'herbe est * plus verte chez le voisin. Mais c'est * mieux quand c'est nous zôt' qui la faisons pousser. On a pas bougé d'un poil. On pèse * le peuple. Les r..... sont * de plus en plus r..... On apprend que la dictature peut être nécessaire. Que la pauvreté n'est pas une fatalité (?).

Cerise sur le melon :  une solution apportée sur un plateau. En fin de dossier bien sûr !  
.
C'est dense, un rien touffu. Une progression à la machette baïonnette. Faut enfoncer les lignes amies. Pour débusquer ses ennemi(e)s.
Utile, voire nécessaire de prendre des notes quand même.
L'étude de la géométrie et la manipulation des espaces vectoriels sont un plus. Une histoire de droite qui partirait d'un point A et s'achèverait à un point E en passant par les points intermédiaires B, C et D... Bien du courage...

Match de clôture dans cinq jours... Une séance d'entraînement des grandes gueules ouvertes est prévue ce soir au stade du coma à 20h... Pas sûr que les coaches obtiennent méritent leur diplôme... P.^.. !
Je m'attendais à ... Je pensais que ...

Un dossier technique très accessible. De belles fractures. Jovial. Frais et triste. Aussi. Une bonne façon de mettre le pied à l'étrier. Le reporter est un malin.

* toujours

jeudi 30 octobre 2014

La catin habite au 21, Hervé Sard


- Au rapport Blvd !

Après les vérifications d'usage et un coup d'oeil sur la météo, c’est la goutte au nez que Gab’ (à moins qu'il ne l'ait chopé après) se met sur la piste d’une ombre. Ce déplacement est consécutif à la disparition inquiétante d'une prostituée publique (et un pari à la c...). Ca inquiète forcément les Pouvoireux. qui sont les derniers premiers à réagir, sans parler des journalistes. Les plus impliqués sont quand même les Commerçantes Patentées (dites les CP) et les Messieurs zossi. Galanterie oblige.
Le Poulpe traîne les mains. Heureusement qu'un bon voyant, amateur de binouze, remet notre héros en bulles. Pedro est à son poste. La coiffeuse s'est enalguée dans la Haute. Changement d’identité en règle. C’est décousu mais c’est normal. 
Passe-moi le fil et l’aiguille blvd. On va tricoter du côté de Sainte Mer des Joncs. 
Une histoire d’aéroport en gestation dans les faubourgs de la Cité sus-mentionnée - une charmante station notée quatre étoiles sur l’échelle des Prémontrés. 
Un silence et un calme suba-normal. Rétention d'informations. La rumeur prend le relais. Tout ce qu’il y a de plus normal en campagne. Et de ce point de vue RAS mon Colonel. Dans les tranchées on rencontre bien quelques égarés. Une zozoteuse. Un bistrotier de province. Un taiseux. Un maire. Un coiffeur. Une assistante. Un chef de groupe écolo. Un ...
On note que les bagarres sont réglementées par arrêté municipal. 

Mais ou donc est passée ta passion pour les zingues, Gabriel ? 

Carnet mondain : rencontre d’un poulpe et d’une femelle maquereau. 
Alimentation du Poulpe : Kro (par défaut), salami, morue béchamel avec du vrai riz (?)
Lecture suggérée: Femmes blafardes de Monsieur Siniac (c'est bien noté). On évoque Luj'.
Les élus du pré public ont la bouse bouche fraîche rapport à une rumination de circonstance. 
Question à propos du tatouage : le A, est-il est cerclé ou bien est-il trianglé finalement ?.
Communautarisme exacerbé.
Référence à Elisée Reclus. Gérard Bauër.
Démonstration : concept de régrès (?)
Pour la baston : identification à Cassius avec réponse immédiate. 
Une allusion à Van gogh.
Les autres bières (ouf !) : Chimay, Tuborg et Leffe pression.
Question temps : comme au bout du monde.

- Tout est en ordre Mon Colonel ! Une coquille en début de parcours. Sinon tout bien comme il faut.
- Repos !  

mercredi 29 octobre 2014

Dossier clos : l'affaire Givens Raylan

Nom : Raylan 
Prénom : Givens
Année naissance : 1993                        
Décès : 2013
Lieu de naissance : Kentucky
Sexe : masculin                        
Géniteur : Elmore Leonard (1925 - 2013)
Nationalité : Américain (US)
Profession : officier fédéral
Devise : « Mon arme, je m'en sers uniquement 
pour tuer »
Situation familiale : divorcé

Signes particuliers : Givens Raylan appartenient au corps des Marshall des États-unis. Une allure de shérif de Western avec l'accent de son Kentucky natal. Toujours un Stetson sur la tête, visage tanné par le soleil, un nez de boxeur, bottes à hauts talons et bouts pointus, la veste ouverte, les pouces dans la ceinture. Son tort est de dégainer trop facilement son arme qu'il porte contre sa hanche droite . Son job poursuivre des fugitifs, traquer les délinquants et les remettre à la cour. Il a grandi dans des camps de mineurs, travaillé dans plusieurs mines de charbon, dans des puits de forage, a tenu un piquet de grève pendant presque un an avant de rentrer dans la police. Divorcé de Winona avec deux enfants, c'est elle qui a demandé le divorce pour épouser un agent immobilier.


Les dossiers en questions :

1 – Pronto, 1996                                 Pronto,1993
Trad. Michel Lebrun                            Delacorte Press (New York)
Payot & Rivages (Rivages Thriller)

2 – Beyrouth-Miami, 1998                     Riding The Rap, 1995
Trad. Danièle & Pierre Bondil              Delacorte Press (New York)
Payot & Rivages (Rivages Thriller)

3 – Mineurs (nouvelle), 2005       Fire in The Hole, 2003
In : Quand les femmes sortent      In : When the Women Come Out To Dance
pour danser                                 William Morrow (New York)
Trad. Dominique Wattwiller             
Payot & Rivages (Rivages Écrits noirs)

4 – Raylan, 2014                   Raylan, 2012
Trad. Pierre Bondil                William Morrow (New York)
Payot & Rivages (Rivages Thriller)



Une contrib' de Dan
Octobre 2014

mercredi 22 octobre 2014

Cris de mes chats le dimanche, Jacques Jouet

Cris de mes chats le dimanche...Jacques Jouet...Le Poulpe
On ne peut pas dire qu'il soit en forme le Poulpe ces temps-ci. Sa bière tourne bièraigre même. Quel que soit son degré...

- Dans la famille Poilou, je voudrais le Poulpe !
- Dis-moi Blvd, est-ce qu'un poulpe endimanché, empéniché, enchatisé et enwhiskysé, ça t'intéresse ?
- Faut voir...

Un gros pataquès dès le début. En vrac : la Chéryl a décroché et décidé d'épiler un autre mâle. Une pénurie de pieds de porc décime la contrée (des problèmes d'articulations, il semblerait). Et pour couronner le tout, les mélanges sont de plus en plus toxiques.
- Faut-il vous faire un paquet cadeau? - Non ça ira je vous remercie. C'est pour consommer de suite.

samedi 18 octobre 2014

La nef des dingues, Jean Amila

La nef des dingues_Jean Amila_Série Noire_

Dossier : La nef des dingues
Auteur : Jean Amila
Bannière :  Gallimard 
Section : Série Noire
n° : 1468
Corps : les Galériens
Campagne :  1972
Devise : Fluctua mec !
Date Edition : mars 1998
ISBN : 2-7049811-5
Nbre de pages : 191 
Prise de possession : biblio
Date de retrait : 04/10/2014 
Retour : 18/10/2014
Appel à contribution :  nd
Contribution réelle    :  0,30 € (abonnement au prorata, semelles, etc.)
Début lecture : 06/10/2014
Fin lecture :      17/10/2014
Motivation d'achat : un dossier clos ici
Ancien locataire : nd

- Au nom du roi de la foi loi joie, je vous inquiète !

- Plutôt crever ! 
- Encore ?

Une escapade en Normandie et eaux territoriales qui tourne avec délicatesse le lait.


Au commencement :

Il y a Brigitte dite Bri
Il y a Dorf dit Dorfy
Il y a Solange dite Sosso
et il y a Meyer dit Gros Nono, dit également "prout des babines" (moins usité quand même)
Ca c'est la base d'un petit comité moucheté de verrues, emplies de mauvaisetés.
Et il y a :  
Géronimo, la bonne âme du dossier. Magne, de son vrai nom, est un flic apprécié par sa hiérarchie, au style vestimentaire pleine actu hippie, bien dans ses baskets - il ne chausse pas du 36. Certifié - avec semblerait-il un passé sombre, qui prend des décisions (rare) au pied levé, qui ne juge pas (encore plus rare) mais agit prestement. 

Déclenchement des hostilités : 

La demoiselle Bri a lancé récemment un ... - - - ... 
T'es en congés Doudou, fonce (c'est le patron de la BRI qui cause). 
Pas besoin de lui répéter deux fois la même chose. L'inspecteur Magne se lance alors sur les traces de la horde sanguinaire. C'est pour la bonne cause.  

Montage politico financier. Aéroport en gestation. Fin du monde qui tarde à venir. Les passeurs de morts à la manoeuvre. Un indien qui ne pourrait renier la paternité du sieur Gaby relatif au mode opératoire (pour amateur) : déambulation dans le Paris post-révolution. Lecture des news côté faits divers. Le héros est relax et... rebelle mais/ou/et/donc/or/ni/car sympa. Sagesse, yoga, respiration profonde et moi cosmique sont des armes redoutables dans les mains de doudou. La régulière est cool. La Norton est cubée à 750. L'enquête vire province (la Manche pour le présent dossier). Absorption de coups illégitimes en toute simplicité ou amitié (au choix). Tout pareil. Comme la célèbre descendance...   


On mange du gigot flageolet. Pas d'information sur les comportement alcoolisés. On apprend que la main de la justice asphyxie. Que les plissements sont hercynéens. Un point de vue intéressant de la silver economy. Cohésion d'équipe. Navigation à vue. C'est vrai qu'on évoque un parc automobile d'un autre temps et que les coups de téléphone se déroulent dans le bistrot du coin. Le concept "bobo", mêêêeme s'il n'est pas évoqué nommément, est une réalité.


Actu : pénurie de boulot. De logement. De pensants pansements. 

Profusion d'artistes, et... de tout ce qui pollue.
Re-pleins feux sur l'actu : enrôlement de gamins dans des causes éperdues, délestage en pleine mer de sanitaires et cuves nauséabonds, de corps. Recyclage écologique... Nouvelles pratiques. 

Rien d'autre à signaler (pour l'instant). Tout est en place. 

Dans ces conditions, parler du passé fait surtout vivre le futur. D'autres ont dit le contraire. Ca se respecte. 

Ah autre chose : le pari de Pascal est évoqué. Ca se défend. Comme tout.


Prolongation : ce dossier aurait pu être une bonne occasion de faire un paragraphe sur les Nautes et les principales corporations qui utilisent ou ont utilisé l'emblème de la nef. Mais la direction a préféré attendre encore un peu...

A suivre.

En tout cas un bon dossier. Mise en perspective. Du bon du moins bon. La vie quoi. 

A portée de mains. 
Merci l'ami. Bye
Blvd

jeudi 16 octobre 2014

Le pain des fossoyeurs, Frédéric Dard

Le pain des fossoyeurs...Frédéric Dard...Presses Pocket...
Le pain des fossoyeurs (1956)
Frédéric Dard
Pour illustrer
Il faut se méfier des gens dévoués... 
Les faibles se vengent de leur faiblesse sur ceux qui le sont plus qu'eux... 
Un tiens vaut mieux... 

Dans ce dossier le rapporteur enfile le costard de "coach de vie". En complément, ce grand Saigneur propose gracieusement un petit traité de commercialisation de caisses en bois en milieu carcé. provincial. Du grand art..

Blaise, Germaine et Castain... Un trio comme un autre. Pas mieux pas pire. 
Le Blaise (personnage central) est ce que l'on appelle dans le jargon des bandits nantis, un rechercheur d'emploi. Il travaille pour son propre compte. Un, comme qui dirait, chef d'entreprise, mais en moins soutenu, qui a beaucoup de difficulté à joindre les rester debout. Ce ne sont pourtant pas les qualités qui lui manquent. Mais la misère... C'est la misère !  Enfin, qu'y puissions-nous, nous z'ôt ?... Le Travail et son Contraire ont toujours été, sont et resteront une source inépuisable d'ennuis...

- Faut avancer Blvd !

Le charretier de la providence, Georges Simenon

Ecluse 14 - Marne/canal - Dizy ? Une femme est retrouvée morte. Epernay, Reims et Paris en alerte. Maigret est déjà sur le terrain. Ambiance...