vendredi 12 août 2016

Réveillez le Président !, Jean-Hugues Oppel

- T'en penses quoi de tout ça bl∆d ?
- Que ça sent le roussi !!!


C'est comme qui dirait un devoir de vacances... Après un défi lancé autour d'une andouillette/frites et d'un de deux de trois d'un demi-verre de vin rouge à température. 

Acquisition du bien, le 15 janvier 2015, note de frais à l'appui, avec amortissements réglementaires sur les années restantes prévues au programme. 

Mise en haut de la pile le 15 juin 2016 suite à un tremblement de terre d'étagère localisée sur le sol français (position classée "très secret"). 

Lecture effectuée dans les environs de la date du jour (fraîcheur garantie à tout point de vue) et de la Rade. Surveillance active au plus près du goulot.

Le produit présenté a été humidifié à l'eau d'Iroise (à température classique) 

La Direction assure qu'elle met tous les moyens à sa disposition (ils s'amenuisent) pour informer le QG en temps réel. 

L'alerte est donnée : 1ère sonnerie

Pour le scénario, la 4ème de couv' conviendra bien. 
Pour bien développer son propos, le rapporteur se positionne nettement au-dessus de la mêlée. 
C'est d'ailleurs grâce à lui que l'on a enfin retrouvé le coupable comptable du bazar nucléaire. 
En sept lettres. Ca commence par un c et ça finit par un d. Mais pas de délation chez nous.
Une vision mondiale globale s'impose. 
Notre survie en dépend. 
Et ce n'est rien de le dire. 

L'alerte est donnée : 2ème sonnerie 

C'est comme si on y était. Visites des salles de réunions ultra secrètes des principaux gouvernements concernés et d'un sous-marin. Pas de vue sur mer ni sur champ ni sur rien. La climatisation et les ordinateurs sont fournis. Exit internet. On privilégie les réseaux sécurisés. Ca ne plaisante pas ! 

Un rapide Toulon-Cambrai-Brest-Taverny-Paris (Elysée), et quelques allers-retours à Washington et aux Antilles, nous propulsent dans le coeur du récteur. C'est le B..... . 
Comme il est sous-entendu ci-dessus (4ème de couv'), on peut comprendre qu'une panique sèche, dignité oblige, s'installe chez les décisionnaires de la planète Terre. Les considérations "écolo" ne viennent pas envenimer le débat. C'est déjà assez confus comme ça... Plus tard, plus tard, si le temps le permet...

Un dossier épuisant. 
On transpire, on s'enquiert, on s'inquiète, on acquiesce, on encaisse, on décaisse, on dégraisse, on progresse, on délaisse...
Bref, on n'enfile pas des perles,

Dans ce rapport, on croise des généraux ébahis, des chefs de troupes obéissants, des agents de sécurité très secrets, des informaticien(ne)s non moins secret(e)s, des navré(e)s, des hommes et des femmes qui font leur devoir, des qui pensent que tout cela n'est pas normal et qu'il est temps de s'insurger, des relations humaines chaleureuses, des relâchements de sphincters et de vessies.

On parle beaucoup de l'absence des dirigementeurs.  
On fait référence à des anomalies dans le Système.
On référence un certain Roland Saudane, Colonel en poste à Taverny (?)
On se rencontre dans des boothes
On boit le café "à l'italienne" (?)
On déclare son amour au bien public
Du point de vue des autres, on apprend que les français sont des enquiquineurs (?)
On applique les 5 P : Politique, Pouvoir, Possession, Punition, P
On s'appelle par son petit nom
On apprend, pour ceux que ça intéresse seulement, que les diplômes ne font pas tout (ce n'est pas la première fois)
On donne des leçons à ceux qui donnent des leçons
On démontre que chacun(e)s peut être sujet à des baisses de régimes et à droit à ses petits moments de "mou"
On apprend tout ou presque sur la dissuasion nucléaire
On lâche rien tant que la partie n'est pas terminée

D'autres thèmes : la perte de mémoire, l'avancée en âge (?), les responsabilités, la dissuasion, la c......., la peur, la guerre, le nucléaire, le droit de vote.

L'humour du désespoir est distillé comme il se doit : subtil et délicat, soucieux du détail et du respect d'autrui.
Le texte est très visuel

L'unité de temps, de lieu, d'espace et de paroisse est respecté.

A classer avec précaution. 


jeudi 28 juillet 2016

Un travelo nommé désir, Noël Simsolo

Quand un marque-page se fige quinze jours à la file à la page 89, il faut prendre une décision. 

La Direction a sorti son plan B :

- Dis moi bl∆d tu as ton permis d'exhumer ?
- Inutile, j'ai de bons appuis !


Un texte engagé
Un poulpe fragile
Des dénonciations massives
Un plaidoyer utile 
Des remises à niveau

Une friction, j'te dis !
Heureusement encore !

Crac! Pas le temps de souffler. 

Un avocat en posture "délicate" se retrouve avec un couteau de chasse planté dans sa poche de sang. Un Lillois, aux dires de la presse... Le jeune qui le chatouillait quelques minutes plus tôt se retrouve embarqué dans une sale affaire Mercedes et une sale affaire. La Direction n'en dira pas plus. Le respect de la vie privée avant tout. On navigue à vue dans les rues de Paris, majoritairement dans les hauts de la rive droite. La première à droite et ensuite à droite. Au pied de la colline... On fait également une incursion sur la croisette.

Le Poulpe, pour une présentation de la bestiole il est recommandé d'aller fouiller dans les lieux dédiés, est comme tous les héros. Son coeur est énorme et compte-tenu de la prise au vent, il est aussi très sensible aux variations de toutes sortes, limite fragile... 

Départ du XIè arrondissement de Paris. Passage chez le coiffeur obligé pour se faire une beauté, réglage du Beretta. Tous les voyants sont au vert. On part à la recherche de Domino (Domino c'est le jeune cité plus haut). Dans cette enquête Gabriel nous démontre sa capacité à travailler dans le milieu. Pour et contre. Il laisse derrière lui quelques citations de Joachim Dachmann (?) pour éviter de se perdre dans les rues de Paris. Il fait, à mots couverts, référence à l'ouvrage de base. On parle de prudence et de peur. 
On écoute Dario Moreno (mais pas longtemps). 
On boit de la Jaulain, de la Gueuze et de la Lowendrau.
On apprend que ce sont ceux bossent pas qui n'ont jamais le temps de rien (confirmé).      
Il semblerait que dans l'arrière salle du 813 on joue au poker (m'étonnerait !
On fume dans les lieux publics.
On tire et on tue. Pour un oui pour un non. On n'est pas regardant. Pourvu que la balle atteigne sa cible. 
S'il n'y avait qu'une page à lire : la 65. Attention sujet récurrent depuis les événements de 89...
Le repas du condamné : calamars en sauce. Sobre mais riche. Accompagné d'un verre de vin (non défini) et d'une cigarette (marque mentionnée dans le texte. A biffer!).     
On assiste en direct à un suicide, un accident de la route, un des assassinats, une séance spéciale... 
On visite une boutique olé olé et on visionne une vidéo également très olé olé...

Les compétences développées : la chance, l'intuition et l'instinct

Beaucoup d'émotion et d'action dans le paris interlope. Un dossier bien ficelé et bien en équilibre sur le fil. Tact et discrétion. A classer à portée de vue.

La direction a essayé dernièrement de joindre Gabriel "aux pieds de Porc..." Sans succès. Il est peut-être en train de former son/sa "jeune", qui sait ?     


lundi 20 juin 2016

Cul-de-sac, Douglas Kennedy, The Dead Heart

Inauguration de la catégorie GIFT


Sagesse australienne :

Trop de précipitation nuit !

Nick Hawthorn, journaliste de base américain, fait une escapade en Australie pour se dégourdir un peu les jambes et les méninges. Cela ressemble plus quand même à une remise à niveau des fondamentaux. Une sorte de coupure après un passage à vide.
La partie se déroule dans le coeur mort et/ou rouge de l'Australie
Point de départ : Darwin.
Spot d'arrivée : Perth

Darwin n'est pas à la hauteur des ambitions de Nick.

Il décide :
petit 1 : de refumer (ça se défend). Au rythme de deux paquets de Camel par jour
petit 2 : de se noyer dans de la Schiltz et de la Swan (ça se défend aussi)
petit 3 : d'acheter un combi ww 1972
petit 4 :  de prendre la route vers le sud... de nuit
petit 5 : d'enlever le kangourou placé travers de sa route
petit 6 : de se laisser emporter par l'inconnu

La route est toujours longue quand on n'est pas du coin. Heureusement le destin fait toujours ce qu'il faut pour qu'elle soit joyeuse et riche d'enseignements.

Aux abords d'une station service, Nick se fait harponner par une jolie demoiselle en quête d'un mâle. Bingo. Jackpot. Groslot. Une aventure fabuleuse l'attend. Direction Wollanup, l'endroit le plus, comment dire... le moins... Un lieu hautement toxique. Si ce n'est, le plus toxique de la planète (du point de vue de Nick évidemment). Un bourg placé à seize heures de toute civilisation. Aucun représentant de l'ordre. Ni flic, ni tribunal. Pas de propriété privée. Des lois simples. Une organisation utopique rompue aux techniques de survie dans le désert . Une société en marge de la civilisation.

Avis aux amateurs du concept.

On rencontre des allumés de la foi inconditionnelle, des licenciés, des toubibs spécialistes de l'appendicite, des jeunes filles en fleurs et en pleurs, des alcooliques, des profiteurs, des arnaqueurs, des franchement pas net(te)s, des épouses lasses, des tontons, des beaux-papas et belles-mamans, des neveux nerveux, des instit's, des bouchers, un c..., des garagistes, des palaces, des bidonvilles, des kangourous...

Les repas sur la route sont forcés : steaks incinérés, frites molles, kangourous, pruneaux et ananas en boite...  mais z'ôssi, tournedos poêlés, coeurs de céleris braisés au beurre aillé, salades de tomates.
L'humidification des gosiers se fait avec de l'Export, mais z'ôssi avec un Cabernet Sauvigon Cap Mentelle.

Les cigarettes sont exclusivement roulées.

Pour les plus délicats on propose une délectation de vin (thérapie contre l'embrigadement), et l'écoute en boucle du concerto pour clarinette de Mozart.

On regrette juste l'absence criante d'ombre sur la piste.

Thèmes abordés : le mariage, la famille, la quarantaine, une illustration de la traversée du désert, l'évasion, de l'utilité de trouver des alliés, les campements en marge de la société, les dérives maîtrisées des institutions et organisations, l'ambition des dirigementeurs, les process alternatifs en question action (type : monnaies locales).

On donne un prix au temps. On attaque le bien par le bien. Et on souhaite mourir riche à tout prix.

Raymond Chandler est référencé quelque part dans le dossier (les pépins...)
.
Le rapporteur (moraliste ?) propose cette petite fable sur le ton l'humour. Subtil, désabusé, enthousiaste. Thèmes toujours d'actualité. Une version Série Noire. Un bon dossier (imho). A classer et conseiller à l'occasion. Les occasions ne devraient pas manquer avec tout ce tapage.

Merci l'ami !

Question pour la prochaine séance : le travail nous aiderait-il à passer le Temps ?
Pour les plus braves, aucune obligation : ici



jeudi 9 juin 2016

Seuls sont les indomptés, Edward Abbey, The Brave Cowboy

Guitare, carabine, duvet, cheval, demi-miche de pain au seigle, fromage, salami, oranges, tabac (London Dock), pipe, un baiser doux, cartouchière, gourde, ... et couteau.
- Je t'ai mis la liste des courses sur la table de la cuisine. Ne l'oublie avant de partir Blvd ! .. et si tu penses à aut' chose... Pense à revenir aussi.... On mange à sept heures !!!
- D'ac' ! j'en profiterai également pour descendre la poubelle. T'inquiète. 


Avertissement : ce texte est déconseillé aux âmes désensibilisées.



Jack Burns met le feu aux poudres et prend la poudre d'escampette.

Jack est un véritable garçon vacher des Etats-Unis d'Amérique. Un "rescapé de justesse" de la folie des grands z'hommes constructeurs et destructeur.
Il chevauche fièrement son cheval d'Est en Ouest et du Nord au Sud, en toute saison et par tous les temps.
Jack, c'est un type bizarre (?). Un épris de liberté (??). Il fume du tabac Bull Durham et garde au fond de sa poche une oreille de taureau desséchée, noire et ratatinée (???). Au cas où...
  
Le temps de la modernité s'installe tranquillement.autour de lui. 

Pour tuer le temps, Jack se découvre une véritable passion pour le sauvetage en plaine-montagne. Dans ce dossier, il décide de tendre la main à une mère et son gosse, du côté des Sangre Mountains. 
Le mari, lui, est absent (ben voyons !). Mais pas sa faute... Enfin si... Il est encabané pour un temps indéterminé. Une sombre histoire de conscription non honorée. 

Pas de hasard. Le mari, on l'appellera Paul, est un ami très cher de Jack. Ce qui fait que Jack, de lui-même, se porte volontaire pour le faire évader. La méthode retenue est simple. Il décide d'..............

Combat inédit d'unibras droit dans un bar. 
Plongée dans l'univers carcéral des années 50.

Une franche et sympathique ambiance de camaraderie m.... s'installe. On devise, on philosophe, on pèse le pour et le contre, on fanfaronne, on se dégonfle. Il y a ceux qui râlent, mais avouent aimer ce pauvre monde. Il y a ceux qui font un refus en bloc du système proposé. Et il y a ceux qui s'en b..... les ........
Pour bien enfoncer le clou, on nous propose une séance d'enrichissement immobilier. Il y a ceux qui veulent devenir riches, et les ceux non (?).

Question restauration, le plat du jour à la cantine est composé invariablement de fayots (natures et croquants) et d'une tranche de pain. Le café clôt le rituel du repas. Pas de cigarettes. Approvisionnement défectueux. 

On rentre et on sort. Une évasion qui se présente bien. Enfinquasi. La tête est bien passée. Reste les hanches.

Une chasse à l'homme gigantesque. Un grand classique. Une équipe est envoyée sur le terrain, dirigée par Johnson, le shérif du Comté, grand mâcheur de boule de gomme et gratouilleur professionnel. Des milices de villageois biens intentionnés se forment et se proposent en renforts.
Mitraillettes à la main, pisteurs indiens, hélicos, aviation.... Le grand jeu. 

Juste pour rappel : le type (Jack) au mieux n'est pas à jour dans sa cotis', au pire n'a pas payé son écot de citoyen.  

Les journalistes s'emmêlent. Les pâles cafouillent. Ca tire dans tous les sens.

On pourrait penser que ça ne se termine pas bien (imho). Mais certains y verront sûrement du positif dans tout ça.

Quoiqu'il en soit, on est en présence d'une amitié complexe et compliquée, dont les mécanismes échappent un peu à la rédaction..
Quoiqu'il en soit, le chasseur cueilleur sera toujours l'ennemi du chasseur de prime. 
Quoiqu'il en soit, on prône déjà la désobéissance civile. 
Quoiqu'il en soit, un bon dossier, solide et bien argumenté,
Quoiqu'il en soit, l'exemplaire est de nouveau disponible sur son étagère municipale
Quoiqu'il en soit, la Direction va organiser pour les fêtes une veillée d'apaisement du côté de Chihuahua. et organisera une collecte pour se procurer la première édition du dossier. On parle de fortes sommes. 

Maestro : Trail to Mexico


samedi 4 juin 2016

Roseanna, M. Sjöwall & P. Wahlöö

- Il semblerait donc qu'une grosse... "hum hum" ne porte pas bonheur à celles qui la portent.
- ???

La rédaction laisse les rapporteur(e)s de ce dossier assumer seul(e)s cette affirmation.




Une enquête policière du siècle dernier - années 60-, à la suédoise, fortement soutenue par l'Amicale et accessoirement par le réseau nord-américain. Période de Noël (pour la conclusion). Un cadeau de bienvenue.
C'est comme si on y était.

C'est parti :

Un corps fortement humidifié, non identifié - et non identifiable au stade un de l'enquête - est retrouvé dans les eaux d'un canal suédois. Le sas de Borenshult précisément.
Branle-bas de combat. Réquisition des transports en commun. C'est Martin Beck qui assure la liaison Stockholm/Motala et commente la visite. On optimise déjà les ressources.
Les descriptions du corps repêché sont précises. On va même jusqu'à déclarer que les genoux sont cagneux. Malgré toutes ces précisions et un professionnalisme irréprochable, rien n'y fait. Le mystère de l'inconnue du canal reste entier. Et l'enquête piétine un bon moment. On dépasse les cent pages quand même, ce qui représente, grosso modo, trois mois en temps polar.

Martin doute, se remet en question, éprouve la solitude du guerrier. Son couple tangue, la vision des enfants s'estompe. La vie. Sa vie de flic bien occupée. 

Mais Beck est "têtu, logique et calme" (orgueilleux ?). Il se décide à appliquer la fameuse méthode de l'entonnoir. Celle qui élimine les suspect(e)s par lots dédiés. Celle qui croise et identifie avec agilité les agendas frelatés. Celle qui rassure et ravit les adeptes de la célèbre coupe budgétaire et de la salutaire éradication des importun(e)s... En clair l'idée de base consiste à obtenir moins de suspects. En tout cas, moins que les quatre-vingt-cinq présentés un par un répertorié(e)s.

Confirmé : c'est un travail de Titans... mais ce sont les fourmis, comme d'hab', qui se mettent à l'ouvrage . 

Les filles sont mises rapidement sur la touche (ça va encore râler!). On ne garde que les mâles.

Belotte, re-, et dix de der. On reprends tout de zéro. Travaux de bureau. Profilages. Filages et filatures. Mises en situation, bluff, sauvetages, corps à corps chaleureux et valeureux... Du classique réconfortant.

On croise : Kafka - un homonyme des Amériques -, des marchands de saucisse ambulants, un coureur de 400 mètres  "gros" fumeur qui coure le 400 mètres, une équipe de policiers soudée, un flic qui rumine, un homme qui s'isole, un flic enrhumé (le même qui rumine), une fliquette téméraire, des femmes... fermes et des hommes... mornes, un colonel en retraite, des suspect(e)s, des interrogé(e)s, quelques troublé(e)s, surtout un, quelques sérieux-ses, quelques absent(e)s, un "gros client" à perception décalée et au positionnement compliqué dans l'espace public et juridique ambiant.

Compléments :

On référence la loi Harrison, on prend un cours gratuit de stratégie militaire (bonus : évocation de la division Azur), les cigarettes utilisés par la régie sont des Florida, l'échange de biens s'effectue en öre, il existe des problèmes de communication et ... de communications. La police de Toulouse est évoquée...Celle de Lincoln est notée large.

Classique pour ces contrées : maîtrise parfaite de la langue anglaise
Remarquable : Brigitte Bardot est citée deux fois. Et le mot manchette est associé à clavicule.

Pour les boissons, on nous sert de l'aquavit, de la bière, du lait et une autre substance dont le nom m'échappe.

Pour les accros de la précision : le dernier repas de la malheureuse condamnée fut un ensemble de denrées, composé d'un beefsteak, de pommes de terre, le tout arrosé d'un verre de lait.

Le(s) thèmes : le métier de policier (en cours de traitement), la question des médias (toujours pas réglée à ce jour), la gente féminine pointée du doigt (?), les magazines de charmes (sauvés in extremis de la lapidation), la parentalité, la vie de couple, les relations au travail... 

Une belle enquête avec transformation à la clé.

La 87è Compagnie a encore sévi.  Les rapports intermédiaires sont précis et nombreux. Le dossier est complet. Une mise aux archives s'impose. Juste le temps de dépoussiérer l'étagère consacrée aux enquêtes des bureaux de police. Inauguration prévue dans les prochains jours.  

ajøː  
autrement dit adjö 

mardi 17 mai 2016

Coeurs solitaires, John Harvey, Lonely Hearts


La Direction s'engage :

Attention rare : ce livre (un peu écorné à présent) a vu : la mer d'Iroise, la Manche, la campagne bretonne, les bourgs et cités de la terre du bout, la campagne du bas des Hauts de France, la Grande Citém'uzée - le parc d'attraction pour Gens Zézé trèszézé -,  les transports en commun, les routes secondaires, les twa.lɛt du Père Cando, le fond de la poche droite du pardessus de Blvd, le bistrot de la Mère Cantine (la table dans le fond à gauche). Il faut bien dire quand même qu' ... il n'a pas vu l'Alsace et la Lorraine, les dessous de la Loire, les poussières et toiles qui gisent au-dessus du meuble de cuisine et la les chats de la voisine.

Ce livre a été tenu à deux mains et à bout de bras, et à une main chaque fois que nécessaire, fermement et avec enthousiasme.
Il a été un bon bout de temps dans le champ de vision de Mâm' Moitiez. Sans conséquence particulière.

Ce texte porte le numéro 91 dans le classement 100 des Amis.



Donc :

Charlie Resnick, flic anglais, petite quarantaine, une tendance à l'embonpoint, le visage fatigué.
- Les cabines anglaises étaient encore debout. Le beeper faisait une timide apparition- un mariage raté, des horizons restreints (pour ce désagrément consulter Tchouang Tseu). Une ambiance qui transpire la morosité. Le train train du quotidien d'un commissariat de quartier. Série de cambriolages. Femmes assassinées. Enfance maltraitée et abus de position dominante. Et bien d'autres. La base.
La police ne se plaint pas. Pas encore.
Inadaptation aux changements d'époques. On étudie attentivement la nostalgie (l'arthrite de l'esprit), les relations de couples, les relations entre humains, les interactions et transfusions entre poches de sang consentantes.
On aborde le thème de la solitude, de la recherche de l'âme soeur, du mariage, de la vie couplée, du chacun chez soi et, kɔ̃.kɔ.mi.ta.mɑ̃, de celui des enfants en milieu hostile.

On déconstruit lentement.

On mange à l'anglaise (et c'est heureux)  :  sandwiches fromage oignons, pastrami moutarde, quiche, frites, salade de pomme de terre, oignons à la ciboulette, charlotte à l'abricot.
On déplore l'absence de petits pois mentholés.
On humidifie le tout avec du vin blanc/soda et de la vodka.
On clin d'oeil Jack Kerouac.
On sifflote avec enthousiasme les saltimbanques disponibles :  Billie Holiday, Franck Sinatra, Chopin, Elsner, Lutoslawski, Stevie Wonder..
 
Une étude troublante sur l'état de l'humanité en milieu urbain

Un dossier solide. A classer du côté des commissariats répertoriés. 
La Direction n'envisage pas de se procurer tous les rapports de Resnick et d'éplucher tous ses compte-rendus d'audience. Elle prévient le lecteur qu'en cas de récidive il sera plus judicieux de prendre plus de notes.
Elle regrette, tout est de sa faute, un petit moment de flottement en pleine mer, mais à l'approche des côtes le moral des troupes s'est amélioré.

Un texte miné de tout plein de jolies attentions et intentions. On envisage même de s'échanger les mouchoirs (propres ou pas).  
 
Spécial remerciements aux amis partageurs.

Goodbye

vendredi 6 mai 2016

Dossier clos : l'affaire Martin Beck





BIBLIOGRAPHIE de Martin BECK
Personnage crée en 1965 par Maj SJÖWALL (1935) & Per WALHÖÖ

(1926-1975) – Suédois.

Martin Beck est un policier suédois entré dans la police à vingt et un ans comme agent de la circulation. 
A vingt huit ans il devient inspecteur principal. Dès sa troisième enquête il est nommé chef de la brigade 
criminelle de Stockholm. 
Il vit et travaille dans cette ville. Marié depuis une quinzaine d'année (à partir de « Roseanna ») il a deux 
enfants de treize et quinze ans. Les rapports avec sa femme se dégradent. Elle lui reproche de délaisser 
sa famille au profit de son travail. 

Ils se séparent (dans « Meurtre du Savoy ») et il rencontrera une autre 
femme, Rhea Hielsen (dans « La chambre close »). 
Gros fumeur, buveur de café, insomniaque. Il souffre de plusieurs maux 
et n'est pas dans une excellente forme. 
Martin Beck est un flic consciencieux, méthodique et intègre, d'une grande 
efficacité sur le terrain. Médiocre tireur, il est grièvement blessé (dans 
« L'abominable homme de Säffle »). 
Les enquêtes sont menées collectivement, avec Lennart Kollberg son adjoint, 
ancien para, bon vivant, toujours de joyeuse humeur, intelligent et perspicace, 
et Gunvold Larsson, son second adjoint, dandy doué d'une force physique 
prodigieuse. 
Gravitent autour de ce trio, Melander, un flic rigoureux et logique, et 
Stenström, le benjamin qui sera remplacé par Benny Skacke après sa mort tragique. 
Pour compléter, Kristiansson et Kvant, deux flics de base. 
Tout ce beau monde est sous les ordres de Hammar, le divisionnaire dont l'occupation principale consiste
à ne rien faire. 
Les enquêtes que doit résoudre  Martin : le viol et l'assassinat d'une jeune étudiante. Partir à Budapest à la recherche d'un journaliste disparu. Les crimes commis par un pédophile. Le massacre de neuf personnes dans un bus. La criminalité à l'échelle internationale. Un trafic d'armes avec l'Afrique du sud. L'assassinat d'un commissaire de police. L'attaque d'une banque et l'assassinat du premier ministre Suédois. 
Martin Beck est confronté à l'évolution brutale de son pays et sent que certaines
choses lui échappent. Il prend conscience des décisions arbitraires d'une hiérarchie incompétente et bureaucratique.

Les dossiers en question :

1 – Roseanna, 1970                                  Roseanna, 1965 Trad.
Trad. De l'anglais par Michel Deutsch     Norstedt & Soners Forlag, Stockholm
                                                                 Planète

2 – L'homme qui partit en fumée, 1971      
      Trad. De l'anglais par Michel Deutsch
      Planète
Mannen som gick upp irök, 1966
Norstedt & Soners Forlag, Stockholm



3 – Elles n'iront plus au bois, 1970
      Trad. De l'anglais par Michel Deutsch
      Planète
 Rééd. Sous le titre : L'homme au balcon, 1985
                                         10/18 : (Grands détectives n°1717)
 
                                        Mannen pa balkongen, 1967
                                        Norstedt & Soners Forlag, Stockholm

4 – Le massacre de l'autobus, 1970               Den skrattan de polisen, 1968
Trad. De l'anglais par Michel Deutsch          Norstedt & Soners Forlag, Stockholm
Planète
Rééd. Sous le titre : Le policier qui rit, 1985
10/18 : (Grands détectives n°1718)

5 – Feu à Stockholm, 1972                     Brandbilen som  
                                                               Försvann, 1969
Trad. De l'anglais par Michel Deutsch      Norstedt & Soners Forlag, Stockholm Planète
Rééd. Sous le titre : La voiture de pompiers
disparue, 1986
10/18 : (Grand détectives n°1746)





6 – Martin Beck et le meurtre du Savoy, 1972      Polis, polis, potatismos !, 1970
Trad. De l'anglais par Michel Deutsch                   Norstedt & Soners Forlag, Stockholm
Planète
Rééd. Sous le titre : Vingt-deux v'la des frites, 1986
10/18 : (Grands détectives n°1759)

7 – L'abominable homme de Säffle, 1987             Den vedervärdige mannen frän Säffle, 1971
Trad. Du suédois par Philippe Bouquet                  Norstedt & Soners Forlag, Stockholm
10/18 : (Grands détectives n°1827)

8 – La chambre close, 1987                                     Det slutna rummet, 1972
Trad. Du suédois par Philippe Bouquet                  Norstedt & Soners Forlag, Stockholm
10/18 : (Grands détectives n°1865)

9 – L'assassin de l'agent de police, 1987              Polismördaren, 1974
Trad. Du suédois par Philippe Bouquet                  Norstedt & Soners Forlag, Stockholm
                               10/18 : (Grands détectives n°1876)

10 – Les terroristes, 1987                                      Terroristerna, 1975
Trad. Du suédois par Philippe Bouquet                  Norstedt & Soners Forlag, Stockholm
& Joëlle Sanchez
10/18 : (Grands détectives n°1890)
Les éditions Payot & Rivages (coll. Rivages noir) ont réédité entre 2008 & 2010 la série complète
de Martin Beck.

Une contrib' de Dan
Mai 2016




vendredi 22 avril 2016

Il est très difficile d'attraper un chat dans une pièce sombre, surtout s'il n'y est pas, Bruno M.



Une enquête à la "Papa".

Un ex-flic se transforme brutalement en détective privé à la suite de plusieurs concours de circonstances et soutenu par plusieurs béquilles. Dont une intermédiaire qu'il a fallu circonscrire définitivement pour des raisons sanitaires.

Finalement, c'est Simon, l'ami fidèle, et Wolfgang, le joueur de pipeau, qui se sont chargés de la besogne reconversion.

(off)
Affinage du profilage dans les caves du bout du monde : nous, dans le comité, on est plus pour les italiens et Offenbach. On a bien essayé Massenet et son Mage, mais on a échoué. Trop pointu pour nous zôt'. C'est ainsi. Il faut l'accepter humblement. Et petite précision, nous dans le comité (re-dite utile), même quand on aime on ne met pas en boucle... Mais on comprend l'insistance.

(on)
Une disparition (encore) inquiétante. Celle de la fille d'un père qui n'ose envisager l'horreur. Et on le comprend bon sang !         

Pas de quoi fouetter un chat ? Les antispécistes apprécieront. En tout cas, pas vu la queue d'un ! Sur ce point, on est mieux servi chez Resnick...


Bon, je m'égare...

Les thèmes : manipulations, emprise sectaire, alcoolisation à outrance, pouvoir Pouvoir en berne. Une enquête à l'ancienne (?) - ça veut rien dire Blvd. - Je confirme - .
La viticulture comme liant, les cloportes en pleine métamorphose et les récitatifs occultés (dommage!).

Un peu tordu. Mais pour un Goiste, rien de plus banal. Tant que la partie n'est pas finie tu ne sais pas si tu as gagné la partie. Mon oeil, tiens !

Sinon, on boit des décoctions en tout genre en version boule de feu et on écoute Gone Dead Train comme
on peut vu qu'en ce moment c'est la 2G qui fait le forcing dans l'atelier de lecture. Pas grave.

Par contre impossible de remettre la main sur le nom du détective et le dossier est retourné là où il a été exhumé par mégarde.

Bye
   

samedi 16 avril 2016

Patagonia tchou tchou, Raul Argemi

- Tu repars déjà ?
- ...
- Et on peut savoir où tu vas ?
- Au bout du monde !
- Lequel ?


Embarquement immédiat dans un petit train (l'ex-?) touristique de la Patagonie. Deux wagons. Un à l'avant et un à l'arrière. Avec espace BBQ et aménagement pour parties fines.
Rien de tel pour se changer les idées.

Une démonstration réussie de la loi de Murphy sous la croix du sud. L'équipe réquisitionnée est plutôt mal préparée aux longs trajets. Encore un problème de recrutement. Les plans sont - et ne resteront que - sur la comète.

On ne va pas vous lire le carnet de bord, et impossible de mettre la main sur la boite noire, mais ce qui est sûr dans ce coin du monde, comme dans tous les autres, c'est que les certitudes ne font que vaciller. 

Un retour aux sources. Une certaine idée du voyage organisé des poches de sang. La route en tant que telle. Une réflexion pointue sur les tenants zé aboutissants. La famille au coeur du débat. Les convives aussi. Les voyageurs également. Imprudents ou non
.
Au programme :  l'évasion de Beto, philosophe malgré lui. La subtilisation doit intervenir quelque part en Patagonie. Déchaînement des éléments.
 Prises d'otages. Naissances contrôlées. Braquage de salaires en primes. Usurpation d'identité. Rapports entre politicants et politiqués. Réalisation des rêves en tous genres. Conduite de loco. Organisation du match de foot de la convivialité et de la fraternité (?). Un froid de canard. Non, ce n'est pas la période de Noël. La remise des cadeaux est reportée. 
 
Pour mieux comprendre (?) : c'est Butch Cassidy qui est à la manoeuvre. Un rejeton du nominé, d'après ses dires. Bairoletto est également de la partie ainsi que Sundance Kid. Pas les vrais bien sûr. La police veille comme d'hab'. Navrée.

Les armes : sont d'un autre temps

La boisson est nationale.
 
Le sujet d'actualité : la fin annoncée du chemin de fer de la liaison humaine

La règle de base : en toute circonstance toujours privilégier le wagon de tête ou de queue.

Quelques réflexions de haute volées : 
Une vague ne fait pas la mer (?)
Les policiers sont des animaux d'habitude (??)
Si ça ce n'est pas la mort, alors la mort n'existe pas ! (???)
Et... 
Quand un homme est absent son pays meurt et il ne peut plus y retourner (????).

Travaux pratiques (correction semaine prochaine) : le paradoxe du grand-père

Compléments :


Lecture simultanée

Visionnage simultané

Animation musicale (initiative personnelle) : gaucho

Un dossier intéressant sur l'opportunité ou non. Chacun appréciera.

- Le dernier arrivé est un ......................................... 

Le charretier de la providence, Georges Simenon

Ecluse 14 - Marne/canal - Dizy ? Une femme est retrouvée morte. Epernay, Reims et Paris en alerte. Maigret est déjà sur le terrain. Ambiance...