dimanche 10 mars 2019

Cirque mort, Gilles Sebhan

Théo est activement recherché par son père, Dapper. 

Sa disparition est plus qu'inquiétante. Pensez donc ! Plusieurs semaines sans nouvelles, pas un coup de fil, pas une bafouille. Rien. Et connaissant bien leur fils (?), les parents sont vraiment très inquiets. 

Dapper est flic. Ça aide. Mais ce n'est pas pour ça que l'enquête avance plus vite. Bien entendu, ce n'est pas lui qui est en charge de l'enquête, mais ça traîne tellement qu'il décide de mener sa petite enquête (officieusement) le jour où Ilyas, un gamin, limite chaman, hébergé dans un centre  médicalisé pour enfants et ados dits « différents », affirme avoir reçu des nouvelles de Théo grâce à ses dons exceptionnels.
(inspiration/expiration)  

C'est Tristan, docteur et patron de ce centre qui alerte Dapper.

Enfin une piste. 
(ouf !) 

La plongée dans le monde feutré des maisons d'internement se fait en douceur (?). C'est Tristan qui fait la visite. Il y est question de « folie », de harcèlement, de monstruosité, de survie de l'espèce, de catatonie, d'amitié, et d'espoir...

En surface, dans l'autre monde, celui dit des « sensés », les symptômes sont identiques, avec en plus, séquestration, frustration, des problématiques d'accouplement, des relations complexes père/fils, des problèmes de paternité et maternité, des problèmes de vie d'usage, des morts, des animaux en souffrance, bref des problèmes à la pelle en veux-tu ? En voilà ! 
Ce qui ferait dire aux observateurs envoyés sur les lieux qu'il n'y aurait plus d'espoir... ou si peu.

L'enquête est de base, les interrogatoires sont menés avec virilité et les pistes sont suivies avec zèle.  

On étudie le dessin.
Un texte de Gaëtan Gatian de Clérambault est proposé à la lecture : « le maître des insensés ». 
Des références bibliques parsèment le chemin semé d'embûches.
À un moment critique, un Sig Sauer est dégainé dans l'urgence. Pour la bonne cause.
Érasme n'est pas cité.
Et on ne sait pas si les animaux ont souffert, mais très probablement.

PMDT

À méditer : 
Qui corrige l'insolent ne reçoit que mépris,Qui reprend le méchant s'en trouve sali.Ne reprend pas le méchant, il va te haïr, etc. 

samedi 9 mars 2019

Dossier clos : l'affaire Sid Halley



BIBLIOGRAPHIE de Sid HALLEY
Personnage créé en 1965 par Dick FRANCIS – Britannique – (1920 – 2010)

Sid Halley, natif de Liverpool, est un détective privé et ancien jockey. 
Son père, âgé de 20 ans, travaille comme laveur de carreaux. Il meurt à la suite d'une chute d'échelle, huit mois avant la naissance de Sid. 
Sa mère travaille, elle, comme emballeuse de biscuits. Elle meurt d'une maladie rénale obscure quand Sid avait quinze ans. 
Il est alors confié à un entraîneur de chevaux de course à New Market qui lui apprend le métier de jockey. Il deviendra champion d'Angleterre. 
Il épouse Jenny Roland mais rapidement le ménage bat de l'aile. Sa femme lui demande de choisir entre elle et les courses. 
Sid choisit les courses, puis divorce. Il est gravement blessé après une chute de cheval qui lui marche sur la main gauche. Il reste paralysé malgré plusieurs opérations. Sa main sera remplacée par une prothèse. 
Il met fin à sa carrière. 
Après deux ans de galère, il travaille pour un service de sécurité, puis ouvre sa propre agence avec Chico Barnes, qui le quitte peu après pour se marier.
Sid se spécialise avec succès dans le milieu des courses.
Il enquête sur plusieurs cas de cruauté envers les animaux, sur des courses douteuses, etc. 
Il est enlevé et tabassé par des voyous mais reste inflexible dans sa traque des coupables même s'il s'agit de prétendus amis et va jusqu'au bout de sa mission. 
Sid se remarie avec Marina Vander Meer, vit à Chelsea, roule en Mercedes, sans oublier pour autant ses origines (quartier pauvre de Liverpool). 
Il a toujours une grande compassion pour ses semblables.

Les dossiers en question : 

Première édition des livres en France         Première édition des livres à Londres

1 – (Non trad. En français)                         Odds Against, 1965
                                                                    Michael Joseph

2 – A la cravache !, 1980                            Whip Hand, 1979
     Trad. Jacques Hall                                  Michael Joseph Limited
     Gallimard (Série noire n°1778)

3 – L'amour du mal, 1998                           Come to Grief, 1995
     Trad. Éveline Châtelain                         Michael Joseph Limited
     Belfond (Nuits noires)

4 – (non trad. En français)                          Under Orders, 2006
                                                                    Michael Joseph Limited

5 – (non trad. En français)                          Refusal, 2013
                                                                    Dick Francis novel
                                                                    Écrit par son fils : Felix Francis
                                                                    Michael Joseph Limited

                                                                                                             
Le dossier de l'hiver
Une contrib' de Dan
Mars 2019

mercredi 6 mars 2019

Les mohicans de Babel, Gaston Leroux

Attention lanceur d'alertes !

Ans vingt...

M. Legrand, diminutif affectif du type que l'on appelle « le Grand X » dans les journaux, monte régulièrement sur la hune.
M. Legrand avance masqué. Cela va sans dire.
Les affaires sont généralement internationales, politiques, oléolés, et policières.
Les brigades sont principalement internationales, financières et criminelles.
La brigade des moeurs est également convoquée au cas par cas.

Dans un Paris, où les nuits étaient pleines de stupre et de sang, le rapporteur va patiemment développer les charges retenues contre M. Milon-Lauenbourg, célèbre capitaine d'industrie et ministre pressenti, détenteur, cela va de soi, en plus de ses petites affaires, d'un établissement financier qui rayonne bien au-delà de nos frontières. On parle d'Europe. Certes jeune, mais Europe quand même !
Le dossier a été préparé aux petits oignons par un certain Barnabé, un classique déçu amoureux, comptable-en-chef et employé zélé du capitaine cité ci-dessus.

Vide-poche : histoires d'amours, coucheries adultériennes, tromperies humaines, bizarreries exotiques, cachoteries familiales, spectacles nocturnes, amitiés malmenées, inimitiés bien menées, mariages convenus, secrets d'État, un problème de chambre vide à résoudre, soirées exotiques sur une péniche, concussions, cours d'économie et de (double) comptabilité... chantage en règle.

On lâche quelques petites phrases et bombinettes au travers des mailles : l'affaire des stocks américains est balancée en pâture. Un certain Tromp (?), publiciste, au mieux médiatiste, est cité pleine page. On apprend que le commerce et l'industrie, pour échapper à l'impôt mortel (pléonasme ?), ne devaient leur salut qu'en fraudant le fisc « grâce aux pires complaisances parlementaires ». On parle de droite communiste (?), de décentralisateur, d'antidictatorial, de ligue antiparlementaire, de République en danger.

Stricto sensu :
« La police manquant de moyens, en proie elle-même à l'anarchie, se déclarait impuissante ».
« Le coût de la vie prenait des proportions effrayantes »

Pause :

On essuie les banquettes du Cambridge, on boit du champagne, on fume de délicieuses cigarettes d'Orient, et « les vieilles madames attendent leurs gigolos ». Par contre à Pontoise, c'est sandwich oeufs durs et bouteille de vin. Les galipettes sont au programme.

On se déplace à bicyclette principalement.

Les armes saisies : revolver et matraque. Le bâton a été cité.

À méditer : 

« - Je lui ai fait comprendre qu'il vaut mieux faire la loi avec une minorité bien solide que de la subir avec une majorité incertaine. »

Dossier solide, confus par moment, la prise de note est conseillée. Compréhension plus fine de l'actualité.

Classement à déterminer : initiatique (?), chamanique (?), politique (?), exotique (?), historique (?)...


lundi 11 février 2019

Caché dans la maison des fous, Didier Daeninckx

Un soupçon de brutalité 
dans un monde poétique

     
riovedua
sellenrahcsemâsel
elleppaerutircé'l
seésnepedscohcsed
snoitarbivsnasstnemelruhsed
ehcuobalsnad
ednama'dtûognu
seécus
seénmadnoc
seégaccas
seéilimuh
sriahcselâped
sdnofértelsnadseittolb
sehcop

Les travaux :

écriture automatique (ou pas)
dessin
peinture

toute forme d'expression est bienvenue

Les thèmes : 

Les guerres (toutes)
Les autres (tou·t·es)
Les visibles et les invisibles
Les résistant·e·s (tou·te·s)
Les oublié·e·s (tou·te·s)
Les décimé·e·s (tou·te·s)
...
Liste ouverte à toute suggestion

Les matières enseignées :

L'histoire (période 2èGM)
Le surréalisme
La poésie XXè

Pas l'ombre d'un crime. 
Enfin, dans le sens où la maréchaussée est obligée de se déplacer pour trouver le criminel. 
Sinon... 
Statistiques absentes.

À propos du tout « inclusive », standardisation oblige, la Direction proposera ultérieurement des pistes de réflexion.





lundi 28 janvier 2019

Marque-livre !


Black Libelle: Delta blues pour sac de frappe: Michael Farris Smith n'est pas une voix nouvelle dans le paysage littéraire américain. "Le Pays des oubliés" est son quatri...

Marque-livre !


Black Libelle: Bleu nuit: Des Noirs en bleu, c'est la bonne blague imaginée sous la Présidence Truman en 1948 pour redonner des couleurs à la police d&#39...

jeudi 24 janvier 2019

L'homme qui voulait vivre sa vie, Douglas Kennedy, The Big Picture


- Hé, v'nez voir, y'a Ben qui grille toutes ses munitions.
- Moins d'une vie au compteur, va falloir économiser, mec !

Dans ce texte (long [imho]), deux mouvements, trois temps, dix chapitres, on chemine tranquillement bien au chaud, aux côtés de Bradford (Ben), un sérieux commuter  qui prend la navette New Croydon-New-York matin et soir à heures fixes. L'exil est un choix (pas comme pour certains), mais il a du mal à assumer (comme pour chacun). Alors pensez donc, quand il apprend que sa chère et tendre fait des petits pas sur le côté, il ne décolère pas. Les mots sont pesés. 

Énoncé du problème : Ben gagne bien sa vie mais s'ennuie comme c'est pas permuis.
Maison, femme, enfants, quelques amis (si peu), un mentor, de l'argent en veux-tu ? En voilà ! Jusque-là rien de bien inquiétant. Mais Ben voulait être photographe. Et là, ça coince ! Et quand ça coince quelque part, c'est toute la machine qui s'arrête. 

Question : comment faire repartir la machine ?

Ben Bradford à la solution. 

Une plongée dans les froides eaux, au large de New-York.
Un feu de bienvenue dans l'autre monde pour réchauffer les viscères.
Une traversée de l'Amérique en voiture.
Terminus (presque) le Montana. Mountain Falls précisément.

Durant la balade, on se rince les méninges, on survole le métier de boucher·ère, on déclenche un feu d'artifice de concours de circonstances, on change de vies, on rencontre des gens du cru,  on s'éclate bien, on aime, on déteste, on s'éclipse, on se faufile, on boit beaucoup (surtout un particulièrement), on réussit sa vie, on la plie aussi, on « shoot » à tout va, on trinque, on élimine, on n'est jamais content, on en vit sans envie, etc.

Mise en garde : une lecture qui peut donner des idées. Ne pas livrer dans tous les foyers.

Les âmes sans cibles vont grisonner. Les autres vont frissonner.

La cible :  les 80% des 80/20 (principalement)

Pas compris la traduction du titre.

A classer 
.

samedi 12 janvier 2019

Un coup pourri, Alain Demouzon


- Toc, toc !
- Qui c'est ?
- C'est la voisine d'en face ! 

Un dossier en deux temps. 

Non ce n'est (toujours) pas une bourrée poitevine. Une ardéchoise peut-être ?


1ère période

Lors d'une séquence de réchauffement climatique à Paris intra-muros, Gisèle, mère délaissée depuis un an par un mari indélicat, toque à la porte de Nicolas, un détective discret (la base), solitaire (confirmation de la base), un peu bougon (si on veut), volontaire (mais prudent), buveur de bière (un classique en métropole), et qui ne compte pas ses heures... et ses cicatrices. 
Après moult et moult assauts, le Nicolas cède aux demandes pressantes de la dame. Il va finalement enquêter (gratis ?) sur la disparition de Georges. Mais pas de méprise. Tout est fait dans les règles. Un pas en avant, un pas en arrière, un sur le côté, etc. 
Direction Lyon en train de nuit. Une autre époque.
L'enquête s'avère être plus compliquée qu'elle n'y parait. 
On rencontre quelques loustics qui naviguent dans le secteur de l'immobilier, la finance, et la vie nocturne lyonnaise.
On boit de la bière en grande quantité (chaleur oblige) y compris durant les heures de boulot. On fricote, on chahute, on bastonne, on réceptionne, on se met au vert (Ardèche), on lit des magazines pour hommes modernes, on roule (pied au plancher) en 4L et Simca 1300, et on nudisme.
La jeunesse est à la manoeuvre. 
Vive les vacances !!!

Mi-temps à Paris

2ème période

Rebelote ! Direction Lyon puis Ardèche. Course poursuite, fusillades, assassinats, etc.

À classer... sans suite. 




samedi 5 janvier 2019

Les Ogres, Michel Lebrun


Geneviève, dite Rosebud, ainsi que d'autres demoiselles du même gabarit, sont invitées à travailler au château. Les unes après les autres. Des problèmes de circulation dans les escaliers et couloirs.

Rien à voir avec l'élection de Miss Normandie.

Et on ne va pas tourner autour du pot. L'année commence dans le sang.

L'action se déroule principalement dans une demeure normande des environs d'Evreux, à l'abri des regards et de la civilisation trépidante du XXe siècle, gardée par trois molosses et encerclée par des murs tellement haut...

Dans la bâtisse sombre, au rythme d'une recette de blanquette de veau « façon Virginie », ladite dame, châtelaine, et écrivaine, et Pierre-Armand, son homme à tout faire, pour tromper le temps et ses méfaits, font tournoyer les poches de sang, résolument Ying, sur la broche.

On frissonne dans des draps de soie. On grince du parquet. On cuisine. On baby-sitte. On monte et on descend les étages à la volée. On ouvre des portes. On les referme vite. On boit du whisky. On fait les choix qu'on fait, et on les assume. On mai '68. On libère le chanvre. On enquête sur des trafics. On dénonce ce qui est à dénoncer. Les familles de la bourgeoisie sont à la peine et la génétique en plein essor.

On parle de conte moral et de perversité en quatrième de couverture.

Le rapport du légiste est plus pragmatique : « percutant, léger (87 gr.), souple, vif, agile, Une ambition du polar rivée aux reins. Pas de savates qui traînent. On va jusqu'au bout du combat. A classer dans le rayon « Éducation »

Merci l'ami.


jeudi 3 janvier 2019

Plan d'action 2019


                                                       
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Le charretier de la providence, Georges Simenon

Ecluse 14 - Marne/canal - Dizy ? Une femme est retrouvée morte. Epernay, Reims et Paris en alerte. Maigret est déjà sur le terrain. Ambiance...