jeudi 13 octobre 2022

Cent mètres de silence, Jim Thompson, Série Noire, Gallimard


Qui veut la peau de Joe Wilmot ?


Joe Wilmot gère deux cinémas à Stoneville. Marié à Elisabeth, le couple a contracté (pour la forme) une assurance vie de 25 000 dollars au dernier des vivants. Pour la petite histoire, mais rien qui puisse avoir une relation quelconque avec quiqéquoiquecesoit, dans sa jeunesse, le Joe a fréquenté l'orphelinat et (par voie expresse) s'est retrouvé dans une maison de redressement. C'était vraiment pour dire. 

Profilage : Wilmot est cynique, prétentieux, vindicatif, menteur, malhonnête, coureur, stupide, répugnant et écoeurant... Mais c'est une couverture bien sûr !  
Ce qui est sûr, c'est qu'il n'aime pas les chats et affiche un poids de 90 kilos durant la lecture. Et ça, ça va peser dans la balance.

Alors qu'il mène rondement ses petites affaires, un incendie redoutable se déclare dans un de ses cinémas et détruit tout sur son passage. Un grand classique. A cette époque.
Joe est à genoux mais ne plie pas. Appleton, l'assureur number 31 de la Cie d'assurance file au train. Une vrai glue. Il faut dire que le scénario "arnaque à l'assurance vie" proposé est somptueux. Une pauvre femme est même sacrifiée. C'est pour, la bonne... cause.

Un max de monde dans la distribution. On croise un juge et un shérif qui se jettent tête baissée dans la partie, un agent immobilier aussi, qui passe son temps à se frotter les mains, un pro du projo, une "moche" indécente et ... quelques requins du business du cinéma, distributeurs, exploitants, etc.

On fouille dans le passé des gens. Ca dénonce pas mal. La société du moment en prend pour son grade. Les relations distributeurs/exploitants de salle de cinéma sont au coeur du dossier.

Du côté intendance, les prises de repas se font sur le pouce. En général, c'est sandwich et café. Les jours de fête on découpe un cantaloup.

Quelques réflexions sur le thème du mariage sont balancées. Rien de bien glorieux.
A noter un accrochage sur le thème de l'adoption.
Chantages, partie de poker et mesquineries au programme.

En conclusion, la Direction a apprécié l'ouverture en simultané des sous-dossiers proposés. 
Le rapporteur a transmis un dossier rondement ficelé. 
A classer proprement à côté de ses congénères.



Reprise





 

mardi 14 juin 2022

Dossier clos : l'affaire Rouletabille, Gaston Leroux



Surnom : Rouletabille  
Nom : Joséphin
Prénom : Joseph
 Année naissance : 1907  (officiellement 1885)                      
Décès : 1927
Lieu de naissance : Cincinnati
Sexe : masculin                        
Géniteur : Gaston Leroux
Nationalité : Français
Etudes : Collège
Professions : Reporter, détective amateur, espion, aventurier
Devise : nd
Situation familiale : marié avec Ivana

Signes particuliers : fume la pipe, affublé d'une casquette plate, d'un costume anglais à carreau, un côté jovial et sympatique, de petite taille, maigre et nerveux, souvent rouge comme une tomate.

Joseph Joséphin, dit "Rouletabille" car sa tête est toute ronde comme un boulet, est né en 1885 à Cincinnati. 

Orphelin, il ne sait rien de son père, à peine plus de sa mère qu'un parfum qui le troublera pendant des années. 

Il a vécu son enfance en Normandie. 

Petit génie surdoué il est chassé injustement du collège.

Il devient rédacteur à la rubrique faits divers du journal « L'époque ». 

C'est un reporter, détective amateur, espion et aventurier.

Il a dix huit ans au moment de l'affaire du mystère de la chambre jaune. Meurtre mystérieux en local clos qu'il résout avec sa formule « la raison a deux bouts, le bon et le mauvais » il ne faut s'appuyer que sur le bon. Il impose son sens infaillible de la déduction.

Avec le parfum de la dame en noir il est face à un redoutable criminel international qui n'est autre que son père.

Rouletabille devient aventurier et va même jusqu'en Russie chez le Tsar en 1912 à l'époque de la première révolution Russe.

Il participe à la grande guerre, se bat dans les tranchées, vole au secours de la belle Ivana sa futur femme.

On lui confie une mission d'espionnage en Allemagne pour ramener un savant kidnappé par les Allemands.

Puis il est soupçonné d'un crime passionnel. Il aurait tué sa femme et son prétendu amant. Il va en prison mais s’évade pour réapparaître à son procès où il démontre son innocence et confond le vrai coupable.

Sa carrière de détective prendra fin l'année suivante en 1922 à l'âge de trente-sept ans, il part chez les bohémiens où il enquête sur lui même. Et l'on perd sa trace...

BIBLIOGRAPHIE de ROULETABILLE

1 – Le mystère de la chambre jaune
Première parution dans le supplément littéraire de « L'illustration », 7 sept.-30 nov.1907
En livre éd. Pierre Lafitte, 1908

2 – Le parfum de la dame en noir
Première parution dans le supplément littéraire de « L'illustration » 26 sept. 1908 – 2 jan. 1909
En livre éd . Pierre Lafitte, 1909

3 – Rouletabille chez le Tsar
Première parution dans le supplément littéraire de « l'illustration » 3 août – 19 oct. 1912
En livre éd. Pierre Lafitte, 1913

4 – Le château noir (Rouletabille à la guerre T. 1)
Première parution dans « Le matin » 28 mars – 2 août 1914
En livre éd. Pierre Lafitte, 1916

5 – Les étranges noces de Rouletabille (Rouletabille à la guerre T. 2)
Première parution dans « Le matin » 18 – 24 oct. 1914
En livre éd. Pierre Lafitte, 1916

6 – Rouletabille chez Krupp
Première parution dans « je sais tout » n°142, sept.1917 à 148, mars 1918
En livre éd. Pierre Lafitte, 1920

7 – Le crime de Rouletabille
Première parution dans « Je sais tout » n°191, oct.1921 & n°192, nov. 1921
En livre éd. Pierre Lafitte, 1923

8 – Rouletabille chez les bohémiens
Première parution dans « Le matin » 4 oct. Au 14 déc. 1922
En livre éd. Pierre lafitte, 1923


Une contrib' de Dan
Printemps 2022

Merci l'ami !

dimanche 12 juin 2022

Béton rouge, Simone Buchholz, Fusion, Editions L'Atalante

Il y a eu la saison 83/84 à Landau-Rastatt. 
Mais il y a aussi eu 

Biesendorf. 
Dans un autre style. 
Mais toujours des murs et des chambrées.



La procureure Chastity traîne laborieusement sa carcasse dans les rues de Hambourg.
L'alcool coule à flot. Les copains ne sont pas tous dans les parages. Pas grave. Elle s'en fait d'autres.

Confirmation. Dans ce deuxième texte, pas de place à l'improvisation. Le mode opératoire est bien rôdé. Une enquête, puis une deuxième, puis une virée à la campagne, puis retour dans le béton, puis... 

On recense :

une rubrique "faits divers" ou "chiens écrasés (selon).
une rubrique bêtes de foire
une rubrique harcèlement hors jours fériés
et une rubrique conseils

On se réfugie dans les arrière-boutiques en cas de besoin.

Du côté sommelier : le vino de Bukowski évoqué. Une caisse de müller-thurgau est présentée.

Pour la bande-son le disc-jockey propose : Johnny Cash, Screamin', Jay Hawkins, Bill Callahan

Partage/amitié : c'est Chas qui fournit les clopes et les bières. Ivo se charge du spliff.

Tout est dans l'ambiance.

Les amateurs du Carpe Diem vont avoir matière à réflexion.

Dossier solide.

samedi 11 juin 2022

En proie au labyrinthe (la lutte, la tourmente, l'aube), Marek Corbel

Version édulcorée du premier jet.

 Tout comme un mort peut en cacher un autre,
Une nation une autre,
Un récit peut en cacher un autre.

                      

Trois textes pour le prix de trois,
à lire, si possible, à la suite. 

Penser une réalité, c'est, comme suivre une essence qui circule lentement dans un alambic chauffé à blanc, puis se précipiter pour en boire son jus à l'arrivée. Attention brûlures assurées !

Tout commence avec un collectif. Une invitation avant le grand plongeon. Une fulgurance.
Le K15 (et bien d'autres) est (toujours) en souffrance. Les usagers du réseau ferré sont en grand danger. 

A plus grande échelle, la partie de bridge peut démarrer :  alliances, enchères, surenchères
Qui veut faire le mort ?  Une liste circule en début de jeu.

... à moins que ce ne soit une partie d'échecs qui se joue ? 
Avancée en diagonale pour qui on sait, sacrifice des premières lignes (comme d'hab') et des ceux qui gênent (re-). Repli stratégique derrière un bourrin, ou mieux, un roc roque rondement mené.

Cafouillages, débandades, influences, perte de sang-froid, manipulations, trahisons à tous les étages.  
 
Une généreuse et voluptueuse chorégraphie, tout en virgules, se déroule sous nos yeux ébahis. 

Le Cartel est à la barre.  
L'agence est en embuscade (un grand classique). 
La Bretagne insoumise se soumet.
Et le peuple de France, à tous les étages, rassemble ses petits, compte les points et sauve qui peut. 

Les flics sont sur les dents. Et on les comprends car les morts affluent. Beaucoup (trop?) de monde dans la partie.  

On prend rapidement de la hauteur, on régionalise, on influence, on dégonfle, on tue, on enquête en "sous-marin". On se fait des câlins (rarement)...

On constate les effets dévastateurs du reflux de la trentaine.  

On sort facilement le Glock, le Sig Sauer, et le Pamas.

On boit un peu de Gin pour motiver les troupes, on sert une flute de whisky, un kir breton, et du Martini...
Pour les volutes en suspens, le cigare fait l'affaire...

Malaparte, Ferrat, Saez, Roda-gil, London, Valtrin, entre autres, sont cités. 
Une playlist au poil est proposée. 
Et une filmographie nocturne est programmée : les portes de la nuit, main basse sur la nuit...

Un texte sociétal. Sans aucun doute.

Et 

Qui dit sociétal, dit social.
Qui dit social. Dit sombre. 
Qui dit sombre... dit souterrain (?). 
Qui dit souterrain, dit espionnage.
Qui dit espionnage, dit diplomatie
Qui dit diplomatie, dit (forcément) politique. 
Qui dit politique, dit pouvoir.
Qui dit pouvoir, dit souffrances
Et qui dit souffrances, dit luttes...

Lu après la redoutable première guerre chimique céleste. 
On est beaucoup dans la prospective en ce moment.
Attention quand même, les mythes ont la peau dure. Vérifiable.

Toute ressemblance avec les dates et personnages mentionnés n'engage en rien la responsabilité du lecteur.  

A classer convenablement.

Lecture simultanée. 
Un lâché prise assuré. 




petit tip : pour sortir d'un labyrinthe avancer toujours main gauche sur le mur. Ca prend du temps mais c'est très efficace.



samedi 4 juin 2022

Le Moine au tablier rouge, Cicéron Angledroit

 


Une aventure de Cicéron présentée comme foireuse. Médiocre même. C'est Cicéron himself qui le dit p. 180. 

Sacré farceur !

Encore un scandale ! Chute mortelle dans un terrain vague, une succession de bourdes. Une amitié qui s'évapore dans les limbes. Une photo vieillie. Un message troublant, on ne peut plus clair. La question de la fin de vie est posée. Un emballement dans les tours, sur fond d'amitiés ancienne et de concours de circonstances. La vie !

"On recherche un moine"

Cicéron, à la manoeuvre, dirige les recherches. Son équipe de choc (René et Momo) fait bonne figure dans une bonne ambiance. Pas de blabla. Divertissement assuré avec pensées à la clé. Tranquille.  

Parité femmes/hommes.

On parle vite fait de Jules bonnot et de (c'est selon les organisateurs) son massacre ou sa neutralisation. 

Charles Peguy et Henry Scott Holland sont cités à propos d'une citation : "je suis juste de l'autre côté du chemin"

On "pétoune". 

Le café et le "bédeau" sont au programme détente. 

La Direction a apprécié la décontraction ambiante.

off : Pas vu la trace d'un tablier rouge. Une distraction peut-être. 

Attention au placement de produit. 

vendredi 3 juin 2022

L'ascenseur s'arrête au troisième, Ray Lasuye

 


Le gouvernement islandais est victime d'un chantage industriel par un réseau à tout le moins énigmatique : le réseau Geysir. 

A l'attention des algorithmes qui traînent ici là et outils de veilles interplanétaires et interstellaires

ce texte est une fiction, une oeuvre de l'esprit qui a pour unique objet de faire connaître au lecteur passager, la ville de Copenhague en 1967. Un texte à détente. Un aller/retour Paris Reims. Un voyage sécurisé avec musique d'ascenseur en fond de cale pour déstresser et ne pas écouter les babillages alentours. Un feuilletage sans stress. Relaxation assurée. 

La base !   

Donc toute ressemblance ou invraisemblance, ou tentative de trouver dans les faits reportés des similitudes avec des faits réels relèverait de la ...  

Einar Ragnusson est employé à la sécurité du pays. Après un bref passage dans le bureau du dirlo, il monte de toute urgence dans le premier avion qui s'envole vers Copenhague. Sa mission : récupérer des documents contre couronnes sonnantes et trébuchantes. Le moins possible bien évidemment.

Fiche signalétique de l'agent concerné (succincte) : nez trop large, menton en galoche, front têtu. Fume des camels. Râle après la gente féminine (p. 78), réflexe pavlovien, mais on sent bien que c'est plus pour la forme que sur le fond.

Visite de Copenhague. Filatures en lillebil, Flânerie pédestre sur le Vesterbrogade. Rendez-vous au parc d'attraction de Tivoli. On ne sait plus qui surveille qui. On prend des coups. On en rend aussi. On se dispute et on se rabiboche. On boit de la Carlsberg et de l'akvavit. Et on a un mal fou à trouver un ascensoriste digne de ce nom. 

En prime : une séance de graphologie et l'amour au coin de la rue.

A classer entre le 955 et 957.



 





   


samedi 28 mai 2022

Carlos, Jérémy Bouquin

Sexe, dope et ... fin de vie

Dans la peau de Carlos.
Comme si on y était.

Carlos, c'est le nocher. Il fait le taxi depuis des lustres à Pau. 
Clem, elle, fait dans le social (le réseau s'entend !). Une toute mignonne, toute jeune femme qui ne pense pas aux à mal. Disons qu'elle s'amuse. Elle a bien le droit non ???

Gare à la dérive quand même, surtout quand il n'y a plus de filtre. Le "plaisir" ça se paie cher en général. Surtout quand c'est sans filet.

Mais qu'à cela ne tienne. "C'est nous qu'on est les plus forts, pas vrai ?"

La tournée des popotes démarre le vendredi. Comme d'hab'. Plein gaz dans les rues de la ville. Le client n'attend pas. 
L'arrondissement des fins de semaine. Bourses déliées.
Non déclaré mais diffusé quand même. Ca facilite les contrôles de la maréchaussée fiscale. 

Le vendredi, le soir, c'est le début de la dégomme des ceux qui en veulent toujours plus sans se soucier des pauvres poches de sang qui suintent comme des passoires, ivres de tout. De trop surtout. 
 
Carlos, l'air de rien balade la belle en souplesse. 
Taxi privé pour la dame.

Inutile de développer, à moins de refaire le circuit et de paraphraser. Mais on s'en doute va y avoir du grabuge.
Le texte se prend à mains nues, chaussettes remontées.
Tous les coups sont permis.

Sexe, dope et fin de vie (comme annoncé plus haut). Pas de place aux lamentations. Un G-hole en prime ?

Le texte est sombre. Un roman noir assurément.
Un poil dans l'excès ? Pas sûr. 
"If anything can go wrong..." Blablabla. 

A noter : les infirmières font sont à la fête baissent la tête. Mais qu'à cela ne tienne, on applaudit aux fenêtres des deux reins seins mains pour donner le change.

Le petit + :  le passeur a réussi à nous verser un jet 37 dans le gosier. A la bonne heure !   

- Et ça s'arrête quand ce bazar ?
- Pourquoi tu veux que ça s'arrête !!!

sas de décopression :





 

samedi 9 avril 2022

Rien à perdre, Robert Montana

- Le chotto est servi Blvd !
- A la bonne heure. 



Un road trip façon argentine.

Ca semblait être une bonne idée cette virée entre potes organisée par les anciens du lycée. 

Ils sont trois :

Mario le rigolo
Wave le matave
et Nerveux qui n'est pas mieux

L'Uruguay en ligne de mire. Une mule Taunus est réquisitionnée. Le trajet s'avère laborieux. La tension monte. Pas une si bonne idée que ça. Les trois quinquas ne se connaissent finalement pas ou peu. Ils font connaissance. C'est là que ça va coincer.

Plusieurs dossiers sont ouverts simultanément :  

comment bien vivre sa maternité en faisant du stop 
l'enfance et puis quoi encore, 
sauver la famille
la drogue en vogue, 
la maladie qui ne se dit pas, 
la migration touristique et le tourisme festif : un business juteux, 

et d'autres. 

Juste pour dire (et c'est toujours gratuit*) : 

Les mères ont la vedette, les familles sont à la peine. 
Le partage de paille devient problématique.
Le maté refroidit vite.
Un margarita spécial est servi
Tout ça dans une ambiance de ... 

Un texte sur le passé et ... le venir. qui permet de se dégourdir un peu les jambes. Parfait pour se prendre la tête sans en avoir l'air.

A conseiller, en préventif, pour ralentir les poussées cérébrales de la mi-parcours (encore un "nel mezzo del cammin di nostra vita, mi ritrovai per una selva oscura, bla, bla, bla).

Ca paie pas de mine à vue d'oeil, mais ça détend bien les synapses.

* (enfin on fait au mieux) Cela dit si des publicités intempestives apparaissent à l'intérieur de cet espace, c'est qu'il y a un problème. Merci signaler toute intrusion à la Direction.




vendredi 8 avril 2022

Nuit Bleue, Simone Buchholz

- T'as pris des notes Blvd ?
- Ben non, même pas eu l'temps ! Reçu un coude poing dans l' coeur.



Ce qui est couché sur le papier (enfin ce qui est lisible) : 

Riley Chastity, procureure déclassée de la ville de Hambourg, saucissonnée dans un placard de la cité, à quelques encâblures de l'Elbe, navigue à vue. 

Sa mission principale (pour s'alimenter donc) depuis qu'elle a fichu la débandade dans ses rangs, consiste à accueillir les victimes laissées sur le chemin, panser les poches en vrac, et si affinité les faire parler de leurs dernières visions, projets passés et à venir. 

Sa deuxième mission, plus personnelle, consiste à faire en sorte que les bars de la bourgade ne ferment pas.

Dans le rapport présent, l'homme qu'on lui a confié, un certain Joe, "légèrement" amoché, n'est pas très bavard. Elle est donc obligé de le "travailler au corps". Et même de le soudoyer. Mais elle a l'habitude. Car son petit réseau à elle, pas grand-monde finalement, s'est durablement soudé à coups de silences et non-dits, de coudes levés et de regards bienveillants. De vrais compagnons de route.

Les visites guidées de Hambourg démarrent généralement à la tombée de la nuit.  

On fume, on boit, on erre, on s'aère (petite excursion organisée à la campagne), on fait quelques brasses dans le bonheur, on passe du Nord-Ouest au centre-Est, et de l'Est à l'Ouest, en un claquement de dents, et on se raccroche à ce que l'on peut.

Une bonne nouvelle quand même (?) :  les services de sécurité nationale travaillent main dans la main. 

Pour le reste... 

Un dossier à garder bien au chaud.





mercredi 23 février 2022

Le silence de Manon, Benjamin Fogel

- Hein ? Quoi ?
-Tu vois, tu n'écoutes pas Blvd ! 



Une communauté de célibataires ♂ endurcis très active sur les réseaux sociaux tentent de déstabiliser une autre communauté (très active également).  

Le rapporteur a du boulot pour un bon bout de temps. Ca chauffe dans les boudoirs. A défaut de fumoirs. 
 
Sur le terrain caméra au poing 

Au coeur d'un attentat, 
Des bris de nez au milieu d'une bagarre.
Des coeurs à la peine, 
Des amitiés tombées à genoux, 
Des brassées d'initiés, 
Des questionnements chevillés au corps des ♀ et des
Des politiques menées à coups de pieds
Des oreilles malmenées
Et des mains qui s'agitent

Pas de cigarettes, ni d'alcool. 
Pas de masque non plus. 
On apprend la langue des signes (version française). Même là-dessus pas moyen que les cerveaux du monde s'accordent.

De nombreux personnages sont en lice. Plutôt jeunes. 

off/à noter - la multiplication ou réduction des poches de sang n'a aucune incidence sur le poids de la terre. Qui lui demeure invariable. La seule prise de poids possible pourrait provenir (et encore) d'aérolithes - fin de off/à noter.

Un texte militant ? 
Une présentation préparation de la société de demain ?
Le tout clean propre aux portes du Grand Monde ?
Polar ?  Roman noir ?  Prospective ? Etude Sociale ?

Quoiqu'il en soit, les crimes sont parfaits... 
Sur le papier seulement, car il serait malséant de présenter une justice qui faillit. 

Le flic à la manoeuvre est donc besogneux. Tout comme le passeur d'ailleurs.

Des portes ouvertes qui se ferment. 

La bande ♫ : Minor threat et Converge. Pour amateur.


Et pourquoi pas jeter un oeil sur ce texte    
                                                                              ↓


 



Le charretier de la providence, Georges Simenon

Ecluse 14 - Marne/canal - Dizy ? Une femme est retrouvée morte. Epernay, Reims et Paris en alerte. Maigret est déjà sur le terrain. Ambiance...