samedi 16 juin 2012

La mort à Breslau, Marek Krajewski


Ne jamais remettre au lendemain ce que l'on peut faire le surlendemain.
 Sur ce coup-là, Mock a du mal à se motiver (de même...). D'autant que son enquête est reprise par son "jeune". 
Voyage dans les bas-fonds de la psychanalyse. Des psys en vrac, des oracles, des libidineux, des pédos (encore !!!???), oui, mais sûrement psychiatres (ah ! ça doit être ça). Des références à Hésiobe, poète à son heure, spécialiste, paraît-il, de la gente féminine. L'auteur présente ses travaux (très pointus, à première vue...) sur des thèmes, oh combien fascinants (Zzzzz....) : psychologie sociale, projections et voyages intra-cérébraux, reportages animaliers, histoires de l'Histoire de l'Europe. On parle de scorpions (beaucoup en ce moment), de frelons aussi, et même de ... boucs velus (?).

Fiche pratique
Les boissons : schnaps, bière...
Les tabacs : essentiellement turcs
Les substances : à définir
Les techniques : l'étau (d'alcool, de crédits à la consommation, etc.) , la lamentation, la manipulation , etc ...
Les accompagnatrices : hétaïres, ménades, muses, écolières (?), etc.

Très connoté. Attention risques de surchauffe. Sujets récurrents. Blablabla... Quel dommage de gâcher ! Enfin, chacun fait à son rythme.Ma note : 2/5  ... Pour voir. Y en a sous la semelle. C'est sûr !

samedi 2 juin 2012

Un voyou Argentin, Ernesto Mallo


Attention !!! Dépressurisation imminente de la cabine de pilotage. Tous à vos crayons. Les notes seront les bienvenues.

Que certains ressuscitent d'entre les morts !  C'est possible ça? ...  Et pourquoi pas ? C'est que ... en général...? T'inquiètes, je m'occupe de tout.  

Petite visite guidée dans les barrios de Buenos Aires. L'auteur fouille négligemment dans les âmes portègnes. Il gratte, creuse, écorche, vide l'intérieur humide, électrique et visqueux des crânes blessés. Un voyage, comme tant d'autres, parmi les laissés pour compte. Poignant. On y mange beaucoup.  Principalement du porc, de la pizza, des haricots, de la panse de vache et des queues de taureau (fichtre!). On y boit mesurément. Principalement de la Quilmès et du maté. On rencontre des philosophes, des jeunes et des moins jeunes. A chaque coin de rue on voit surgir des flics, des militaires, des procureurs, des truands, des tortionnaires (?), des qui veulent devenir chef de famille (y'en a !), des mamans, des drôles, des disparus... On écoute du tango, mais pas trop.  On kidnappe à tour de bras. On encagoule. On se confond, on se méprend, on se reprend, on se détend... On y apprend que l'intelligence, globalement, serait plutôt mal exploitée (?). Le foutoir est ..., comme qui dirait, bien rangé. Merci pour lui. Ca fait plaisir. Mais le problème avec ces formes de rangement, c'est que lorsque tu trouves un bout de la ficelle, tu as envie de tirer dessus. Et là...

A déconseiller aux esprits qui nagent dans un océan de vérités et de certitudes. Ca ne ferait qu'accentuer les symptômes. Sinon pour les autres, c'est comme vous voulez. En ce qui me concerne je classe le document à portée de mains.
Ma note : 4/5.

Un p'tit braquos Chulo? Allez quoi, un p'tit dernier, juste pour la route ! T'es ch.... mec !



lundi 28 mai 2012

Patatrot, Dick Francis



Pour un premier roman, Dick ne fait pas dans l'à-peu-près. On le remarque très vite chez les gaillards de la SN et, quarante-quatre ans plus loin, son Dead Cert est répertorié dans les 100 Must-Read Crime Novels (?). 

L'Angleterre, au rang des grandes nations hippiques, se retrouve malgré elle plongée dans la tourmente. Le scandale des Marconicars. Seigneur ! Doux Jésus ! Les amateurs de courses hippiques vont avoir de grosses suées. Courses truquées, cascades, morts accidentelles (ou pas), accrochages, mensonges et manipulations, enquête de voisinage, l'amour fleur bleue du côté de  la Haute, la sempiternelle querelle entre amateur(trice) et professionnel(le), une police désoeuvrée, un bon gars qui ne rechigne pas à la tâche, Brighton vs London, rockers vs mod's, les taxis en folie. Mais que font les bauers bon sang ! 'feraient mieux de jeter un oeil du côté des cabs plutôt que d'emm..... les taxis-moto.

A placer dans son jus. Simple, efficace. Pas de téléphone portable, pas d'internet... Qui le croit encore, ça ?
Ma note près de cinquante ans plus tard : 3/5.

lundi 21 mai 2012

Prise directe, Eoin Colfer, (Plugged)

Ce qu'il y a de bien chez les irlandais c'est qu'ils arrivent toujours à dégager du temps perso pour développer la communication "sociale". Bon, c'est vrai que parfois c'est un rien tiré par les cheveux,  mais globalement ils s'en sortent bien. Et puis il y a Zeb, en cas de chutes...
Pour McEvoy, le petit plus, c'est la maîtrise du dialogue intra-cérébral. De bons moments entre amis... Mais ne vous y fiez pas, les retours de colos sont toujours désastreux. Plus les mêmes repères, des cadrages différents, d'autres codes... Et Dan n'échappe pas à la règle. Quelque part dans le New Jersey, en un rien de temps, sans forcer, le portier "irlando" accumule les expériences et les rencontres. Le roi de la bourde. La star dans le quartier. On y croise un tenancier désagréable, un avocat pas mieux, des fliquettes toutes guillerettes, un psy plutôt cool, une voisine, un docteur... Mais franchement, c'est plus comme avant, du temps du Liban, quoique...

Lecture comme qui dirait... bipolaire! Cependant, les personnages sont bien installés, et les morts bien à leur place.
Le changement de braquet est déterminant.
... et si quelqu'un pouvait me conseiller un irlandais de ses relations, ça m'enlèverait une grosse épine du pied...

samedi 12 mai 2012

Profession balance, Christopher Goffard, (Snitch Jacket)

Des défricheurs et des suiveurs ou comment se positionner correctement sur le marché.

Apparemment on ne trouve pas que des oranges à Pomona. Le commerce d'oreilles séchées semble y avoir quelques débouchés également.  Bon d'accord, c'est Telly qui le dit... Mais tout de même, ça ne s'invente pas ces trucs-là! En tout cas... Bienvenue au club des bons copains du Mardi-gras! Coincé au milieu d'un comité de direction composé de membres fort sympathiques (avocat intègre, baroudeur mytho, flic...flic, tondeur de plouse, lectrice de quizz psycho, piliers de bar, poètes, cowboys, despés., etc.), pour Benjamin Bunt, c'est l'occasion rêvée de raconter son histoire et de verser sa petite larme. Un regard attendrissant porté sur une catégorie socio-professionnelle non répertoriée dans la pesée des postes...
D'accord, il ne faut pas voir le mal partout, mais quand le bien se planque, c'est le mal qui prend ses aises, c'est bien connu. Ca fait un peu causeries au coin du feu. Voire, séances réchauffées chez le psy. Bref du déjà vbu (à part la Coors). Pas de quoi s'enflammer. Pour ceux que ça intéresse, on y apprend qu'il y a deux sortes de souffrance, celle de  type λ, moins... et celle de l'artiste poète... plus... Les mots me manquent. J'en suis tout retourné.

La moyenne. Quand même... notamment pour le rapport sur la meth. et ses méfaits. Petit bémol sur le bon fond ambiant. Pour grimper dans les charts il va falloir prévoir un service R&D, sinon...

vendredi 11 mai 2012

Le venin du mort, Bernard Fischbach

- Toc-toc-toc!
- C'est qui?
- C'est Selkis! Je viens pour le transit...
- Allez voir à côté, chez Hedetèt et Tabithet, les soeurs Scorpion...

M'sieur Bourdon, inspecteur de son état et brillant joueur de bridge à ses z'heures, fait son show du côté de Mulhouse (Haut-Rhin, Alsace, France...). Empêtré dans un huis-clos ambitieux (+ de 25 suspects quand même, une performance!!!), il fait face à des dresseurs de fauves, des morts en série, des courses poursuites, et des cascades en tout genre... ??????

Non, Je ne ferai pas l'article, m'sieurs dames! Ca manque de..., peut-être bien qu'il y a trop de... Comment dire, sans froisser? Car pour ceux qui ne le sauraient pas, le joueur de bridge est une espèce rare qui ne court pas les rues, surtout dans nos contrées humides. Alors, croyez-moi, il ne vaut mieux pas se fâcher. OK?

samedi 5 mai 2012

Noir Karma, Stéfán Máni, (Svartur á leik)

C'est juste un problème d'orientation... Ni plus ni moins. Avec ce p..... vent de face et ces 590 pages, j'ai été obligé de me dérouter...

- A Denfert, illico!
- Dame! Et pourquoi pas Nation tant qu'on y est.
En deux mots (plus long serait inconvenant) : sur le thème de l'accession à la maturité propriété. Le point de vue des ados islandais. Prise de pouvoir chez iceux-mêmes.
Ca saigne dru. Ca tgesticule pas mal. Il faut dire que le business est juteux. Trafic de voitures, drogue, magouilles et règlement de compte en tout genre, affirmation du territoire (dans le cas présent pas besoin de géomètre, ça p.... dans tous les sens), etc. Surenchères, intimidations, négociations, justifications, ras l'f...! Des vrais, des durs, des ... oui Môssieur, c'est  t'à toué d'jouer! ... Des trucs de gamins quoi! A noter que le chef de bande est une sommité égyptienne. Embrouilles mineures avec un conducteur de sous-marin. Un casting de rêve!

En fait, j'ai l'impression que tout le monde s'est assoupi devant son brouet. Ca frise l'incident diplomatique, je vous l'assure.

Une deux remarques... oh puis non, finalement!
Non noté : hors champ d'étude.




mardi 17 avril 2012

Loverboy, Gabriel Trujillo Muñoz


Chaud devant. Coup de poing dans la ..eule en vue! Z'ont de la fierté les Mexicaliens, nempèche! Ca fait chaud au coeur...

Quand Morgado, avocat de son état, arrive à Mexicali (prononcez Mericali) pour mener l'enquête, eh bien chers lecteurs, il faut le dire la révolte gronde. En sourdine bien sûr, car comme tout le monde le sait les latins sont réservés, contrairement aux nordiques, qui eux sont plus expressifs... Euh... Attendez-voir que je reprenne mes notes..? Non! C'est le contraire... Reprenons : donc la révolte gronde sourdinement pour les raisons que l'on imagine!!!??? 
La population fait face à une vague sans précédent d'enlèvements de mômes. Sujet ô combien sensible, pour sûr! Ca fait toujours vibrer dans les foyers. L'unité se forme, le groupe fait corps, on nettoie la bave avant que les dernières soudures se figent. L'horreur au coin du bois (y a-t-il d'ailleurs encore des forêts par là-bas?). Fort heureusement le commandant Ramos est lui aussi de la partie. Un sacré marrant, celui-là. Et son coup du mouchoir compissé, un inédit. Pour une bonne tranche de rigolade, ça vaut le détour, ça dure pas longtemps mais alors, qu'est-ce que c'est bon. Pas de méprise les gars, c'est juste pour décrisper un peu l'ambiance. Attention sujet sérieux! Ca dénonce!

Pas de fioritures, quatre-vingts pages pesées sur une balance déréglée. La preuve que l'on peut aborder des sujets moches sans s'appesantir et rester digne malgré tout. Si vous voyez ce que je veux dire. 
Ne pas rechercher dans ce texte l'écrit du siècle. Juste une façon de détendre les neurones, et pas trop se poser de questions. Une sorte de  dernière cigarette du condamné avant d'entamer le N... K.... de chez G.  Ca sent le traquenard à plein nez mais bon. Je me prépare à une plongée prolongée en apnée. Si je ne refais pas surface d'ici trois semaines, considérez qu'il n'y a plus d'espoir. A peine...
Ma note 3+, pour le mouchoir. Ciao

samedi 14 avril 2012

Le pouce de l'assassin, Lawrence Block, (Hit List)

Conseil du jour : "Ch... et manger au même endroit, vaut mieux pas"...
Un vrai bout-en-train ce Keller... Toujours prêt à faire des facéties aux quatre coins des States. Boston, Louisville, New York, Chicago... Philatéliste et amateur d'art à ses heures, une passion pour Hopper, la nature et les arbres, les chiens, l'ésotérisme, que sais-je encore? Il serait paraskevidékatriaphobique que ça ne m'étonnerait pas. Un vrai cornet à surprises le bonhomme. Mais ces temps-ci Keller a le blues. Et pourtant ce n'est pas le genre de type à se laisser déborder, croyez-moi! Or, depuis qu'il a fait escale dans le Midwest, ce n'est plus le même homme. Il faut dire que quand on te colle sous les yeux une photo de la petite famille du type que tu dois buter, quand on te file un .22 au cas où, et que ce putain de .22 s'accroche désespérément à tes baskets, quand on te fait le coup du prénom à ton arrivée à l'aéroport, quand on... Eh bien, faut pas s'étonner que tes neurones commencent à danser la gigue.
Mesdames et messieurs : "Keller mène l'enquête".
Si c'est pas malheureux. Business, concurrence déloyale. Les amateurs de marketing sauvage vont se faire plaisir. Etudes de marchés en règle, analyse de la concurrence. P..... de job! Faut tout faire dans c'te taule : vendre, produire et faire le SAV. Et s'il te reste un peu de temps, tu passeras un coup de balai sous le tapis... Non j'vous assure y a de quoi se mettre en rogne.

Mon avis à la sauce Maggie : un travail intéressant!... C'est...comment dire?... Différent. Trop de longueur, un peu tiré par les cheveux, bref pas ma tasse de thé. Mais, tout bien considéré le volume est bien ficelé. Et lentement, très (trop?) lentement, au prix de dialogues interminables avec tanty Doty (ça gâââche un peu le ciment), l'auteur nous propulse dans le monde merveilleux de Keller.
Travail honnête.
Ma note : 3. La porte n'est pas fermée.
Remarque : selon M'sieurs Calmann-Levy "un des meilleurs romans de L.B dans la série Keller". J'ajouterai : "mais on ne peut pas plaire à tout le monde!" pas vrai Keller? Et conclurai par la même occasion, en disant que deux balles de .22 valent mieux qu'une. Mettez-vous ça dans le crâne! Ah oui j'oubliais... Pour le pouce, au temps pour moi! 

jeudi 5 avril 2012

Un petit boulot, Iain Levison


Body, Harry Crews



"Croire c'est détenir le vérité". ?????????????????????????
N'empêche que si c'est le coach qui le dit, je n'ai pas de raison de contester... A priori....Tout ce que je peux dire c'est que les Turnipseed, eux, croient en la famille. Et le regroupement familial est un vrai ça sert d'os. Au fil des siècles ils ont élaboré une stratégie d'approche, certes peu coordonnée, mais très efficace, avec un objectif de taille, la survie du groupe. Pour preuve, quand la gamine, la 'tiote Dorothy, fait son show, alors là tout le monde est sur le pont. Bien groupés. C'est le débarquement puissance dix. Même Kilroy évite de dire qu'il est passé par là. Un seul mot d'ordre : tous aux abris. Il n'y a bien que le gérant de l'hôtel, qui accueille Ze championnat de bodybuilding, pour s'interposer. C'est bien mince tout ça. De grands moments de solitude...
Ils ont de quoi être fiers les Turnipseed. Faut dire que la Dorothy a des atouts. Que du muscle! Un badigeon de sueur et d'huile et hop, le tour est joué. Une vraie fierté pour toute la chambrée. Quant à son coach : un coach, un vrai. Comme à l'ancienne. Frappé, allumé, les yeux embués d'espoir et de rage. Une vraie boule de nerfs.
Amour, passion, haine, désespoir, violence, et tutti quanti, cette partition est un vrai régal. Certains verront peut-être du lourd, du pesant, une vieille charrette traînée par de gros bourrins crottés. Mais il y a comme un air de poésie qui glisse sur les ondes, des odeurs, des images légères, fluides, sincères. Les âmes de la terre sont de retour...

Qu'est ce que je vous sers ma pt'ite dame! Quelques graines de navet suffiront, merci bien.

Le charretier de la providence, Georges Simenon

Ecluse 14 - Marne/canal - Dizy ? Une femme est retrouvée morte. Epernay, Reims et Paris en alerte. Maigret est déjà sur le terrain. Ambiance...