samedi 21 juillet 2012

Les harmoniques, Marcus Malte



Une lecture d'avril 2011. En reprenant mes notes...  

Une enquête menée tambours battants par un binôme d'amateurs composé d'un dénommé Mister, pianiste de son état, et d'un chauffeur de taxi, l'ami de toujours, le fidèle Bob. Rien que ça, et je me dis que je vais passer un bon moment. Sans tarder je me propulse en fin d'ouvrage pour dénombrer les pages. Il faut absolument que j'organise mon emploi du temps. Il faut surtout que je prenne une décision. Et je l'ai prise. Mais je vous préviens, j'ai fait pas mal de coupes. Cela dit : pas d'inquiétude, l'esprit reste présent. D'ailleurs, le bénéfice est immense. C'est du winwin comme on dit outre-atlantique. 

Tout se déclenche après la mort d'une jeune femme, artiste de son état. Mémoires de guerres récentes (qui commencent à dater d'ailleurs "ça va tellement vite!") outre-adriatique. Rudes rencontres poétiques (?). La nature est au programme, sauvage par définition, avec un traité de pomologie en substance. L'histoire d'un ours (?), de clandestins et leurs voyages improbables. La culpabilité du silence (ou le silence coupable - je ne sais plus) , violence, sexe, initiation, et la cerise : cette grave accusation interrogation portée par le mortel sur la mortalité. 
Je compléterai en mentionnant un bruit de fond musical persistant mais pas désagréable : Demisss, Lionel,  Gerry  et les autres...


vendredi 20 juillet 2012

Monsieur le Commandant



Ok, bien reçu. Un peu tard quand même ! Mais bon, y a pas de mal compte-tenu des difficultés de circulation. 
Je le crois que ce courrier n’a jamais transité par les Postes et Télégraphes. Car on le sait, la pénurie de grosses enveloppes et de timbres durant la période fut des plus pénalisantes. De plus, on n’en parle pas souvent mais à cette époque le velin et le vergé étaient principalement utilisés dans les cabinets d’aisance. Alors... En tout cas, faut pas avoir de regret non plus pour la mise à disposition tardive de la toile encore en  gestation, le fichier aurait été trop volumineux pour l’époque.
Concrètement, plusieurs lectures et relectures s’imposent, voire sont nécessaires pour pouvoir échanger en société sans trop risquer de se prendre les pieds dans le tapis. Le présentauteur, quant à lui, tranquille pèpère, en exhumant cette, comment dire… cette longue lettre écrite de la main ferme d'un illustre inconnu, nous projette au coeur d'une époque rude et troublante, pas si lointaine pourtant, mais si présente ! L'air de rien, il nous invite  à partager la progression intellectuelle et religieuse d’un homme (plutôt) perturbé par ses émotions et nous entraîne dans une folle farandole au rythme haletant de ses errances et divagations cérébrales. Faut dire quand même, que le type tente de résoudre une énigme datant (au bas mot) de la naissance du premier cerveau bipède en service, je veux parler de la fameuse équation : raison vs folie. 
Pour conclure : ouvrage très documenté ! Un travail de recherche titanesque. Une pédagogie hors norme. Ouvrage très orienté, avec lectures multiples (?). C'est bien ficelé. Rien à ajouter. 
Je le dis avec humilité : hors champ de mes compétences... Peut-être à proposer au Goncourt... Qui sait ? Mais je dis ça comme ça... hein...

Lu, annoté et classé. Au suivant... 

samedi 14 juillet 2012

Tijuana Straits


"Finis ta soupe", qu'elle disait la Grand-Mère. Mais j'ai eu beau me remettre en situation, je me suis, comment dire simplement, je me suis... Eh oui, c'est exactement ça ! Mais à toute chose désagréable, il y a quand même de bons côtés (et inversement), à commencer par le repos des ternes ailes... 

Bon, cela étant dit, très rapidement : Fahey, Magdalena, Armando et les autres... Une épopée héroïque à la sauce CaliMex. Des chefs d'entreprises aux activités improbables, des abus de pouvoirs, des révoltes féminines... On boit de la bière agrémentée de valium (ou inversement),  on porte les dents en bandoulière, on utilise des passages secrets, et pour les meilleurs de la contrée, les emplettes se font en surf. On s'indigne, on rumine, on s'insurge, on se surpasse... 

Attention bonhomme, tu marches sur ton burnou(t) ! Et c'est pas facile de se relever quand il y a du récif...
Prix spécial pour la documentation et l'expertise multiple, Ô combien précieuse. Et puis, faut soutenir les "coups de pompes".

Pour la petite histoire : élu meilleur polar étranger 2011 LIRE:
Comme quoi, on n'a pas tous les mêmes filtres. Ca me fait penser qu'il va falloir que je nettoie les miens...

vendredi 29 juin 2012

De loin on dirait des mouches



Sur le thème : un train mort peut en cacher un autre : petit flottement dans les faubourgs de la cité des tangueros.

On ne dispose pas encore de suffisamment de recul pour interpréter les comportements étranges, consécutifs au réveil post réussite, mais cette petite étude devrait pouvoir faire avancer la pré-science. Sur ce point-là, le Señor Machi nous fait le plaisir de partager ses expériences. En deux mots, son univers : BM, Versace, Chivas, etc. Il pourrait en parler des heures. Bon d'accord... Le problème, c'est que dans le cas présent, avec un cadavre dans le coffre, ceux à qui il pourrait se confier se sont fait la malle. Probablement une course à faire. Mais qu'à cela ne tienne ! C'est de Machi dont on parle, le pro de l'impro, le prince de la menotte stylée, le fumeur de Cohiba... Avec un bout de ficelle et trois bouts de zan, il peut même organiser, comme ça,, une petite séance d'analyse du nombril en solo.

L'auteur nous dépeint une catégorie socio-professionnelle plutôt décomplexée. Je veux parler de celle des "Rois de la Gagne", des "bru costauds du .biz", des ... Il nous parle de ceux qui ont la capacité d'afficher simultanément, avec un sourire de circonstance : 1 - assurance, 2 - sérénité, et 3 - supériorité. Pas si simple pourtant comme exercice. Z'ont un coeur les bougres, comme tout l'monde. Z'ont du sang qui coulent dans leurs veines (et certains, ne l'oublions pas, sur les mains aussi).

Bon rythme, quelques pistes de réflexions sur l'ambiance économique de la contrée. Visite culturelle bien maîtrisée. Pas de lamentation... Un soupçon de violence, quelques pincées de sexe, des accessoires aux usages détournés, des adultes qui errent, et tout plein d'autres joyeusetés.

- A part ça, vous êtes blend ou pur malte ?
- Je ne suis pas contre les surprises.
- Allez ! Un petit Cacho Castaña histoire de se dérouiller les guiboles  ?

Lent... vite, vite... lent...

Ah oui dernière chose : p. 35 et 58. Y'a pas de conséquences...

samedi 23 juin 2012

Les vacances d'un serial killer




- Dans la famille Destrooper... Je voudrai la mémé... 
- Pioche !
- ........ BOOONNE PIOOOOCHE !!!!!
Pas de doute, des vacances on ne peut plus tranquilles. Les vocations fleurissent au gré des envies. Les rencontres sont riches en émotions... Les réveils sont langoureux, ceux-là même où l'on frôoole l'Extâaase, du genre : petit-déjeuner sur la terrasse avec une vue imprenable sur l'immensité aquatique... Promenades du bord de mer... Bol d'air iodé qui nettoie les narines en profondeur... La solitude... sans être seul... Les amis... L'apéro au bar de la piscine... Les rencontres fortuites... Des vacances, quoi ?. 
Seulement voilà ! Quand Biloute pose ses congés, eh bien ça déménage... C'est le moins qu'on puisse dire. Et pour peu qu'il se mette à la colle avec mémé, alors là, c'est le pincement cardiaque assuré.
- Réveille-toi, bon sang, on est dans le Nord ! 
- Et alors ?
Petite variation autour des impulsions primaires du règne humain et tentative d'analyse de ses comportements, non maîtrisés à ce jour, et parfois, surprenants. Entre Ma Dalton, les Turnipseed, et j'irai passer les vacances dans votre région, l'auteure vide sur la table de la cuisine le contenu de son cabas rempli de personnages, aux traits un rien accentués. Si j'osai, je serai même tenté de dire que les descriptions sont très en dessous de la réalité. Comment est-ce vraiment possible ? Une famille modèle, unie comme on les aime. Des vacanciers... vacanciers. Des commerçants... commerçants. Des dingues... dingues. Des concours de circonstances... de circonstance (?). On manipule des cadavres sans vergogne. On trimballe sans complexe sa baraque. Les belle-mères font la vedette (c'est pas courant ça). Des accès de fièvre philosophique émergent en toute impunité... des remontées de souvenirs gluants, de vies embryonnaires qui cherchent la lumière et la rédemption (?). 

Une curiosité à ne pas négliger... Pour autant, bien que les lettres de recommandations du Milieu soyent dithyrambiques, il y a de fortes chances que nous soyons en présence des conséquences liées aux effets secondaires de la Gueuze version lambic. Alors comme d'hab', je sors le code de conduite en terrain humide et instable et j'applique la règle de base n° 357 : 
veillez toujours à confirmer votre première impression par la lecture d'un deuxième dossier.
A lire de préférence dès potron-minet (les conséquences seront moins graves) et avoir à ses côtés un bon dico de traduction Français-Belge. La capacité de compassion serait un plus. 
Ma note à chaud : 2+ / 5. Ce qui en soit est une prouesse compte-tenu du départ désastreux. A confirmer tout de même (à l'occasion) par la lecture d'un autre dossier. 
Bye. 

samedi 16 juin 2012

La mort à Breslau, Marek Krajewski


Ne jamais remettre au lendemain ce que l'on peut faire le surlendemain.
 Sur ce coup-là, Mock a du mal à se motiver (de même...). D'autant que son enquête est reprise par son "jeune". 
Voyage dans les bas-fonds de la psychanalyse. Des psys en vrac, des oracles, des libidineux, des pédos (encore !!!???), oui, mais sûrement psychiatres (ah ! ça doit être ça). Des références à Hésiobe, poète à son heure, spécialiste, paraît-il, de la gente féminine. L'auteur présente ses travaux (très pointus, à première vue...) sur des thèmes, oh combien fascinants (Zzzzz....) : psychologie sociale, projections et voyages intra-cérébraux, reportages animaliers, histoires de l'Histoire de l'Europe. On parle de scorpions (beaucoup en ce moment), de frelons aussi, et même de ... boucs velus (?).

Fiche pratique
Les boissons : schnaps, bière...
Les tabacs : essentiellement turcs
Les substances : à définir
Les techniques : l'étau (d'alcool, de crédits à la consommation, etc.) , la lamentation, la manipulation , etc ...
Les accompagnatrices : hétaïres, ménades, muses, écolières (?), etc.

Très connoté. Attention risques de surchauffe. Sujets récurrents. Blablabla... Quel dommage de gâcher ! Enfin, chacun fait à son rythme.Ma note : 2/5  ... Pour voir. Y en a sous la semelle. C'est sûr !

samedi 2 juin 2012

Un voyou Argentin, Ernesto Mallo


Attention !!! Dépressurisation imminente de la cabine de pilotage. Tous à vos crayons. Les notes seront les bienvenues.

Que certains ressuscitent d'entre les morts !  C'est possible ça? ...  Et pourquoi pas ? C'est que ... en général...? T'inquiètes, je m'occupe de tout.  

Petite visite guidée dans les barrios de Buenos Aires. L'auteur fouille négligemment dans les âmes portègnes. Il gratte, creuse, écorche, vide l'intérieur humide, électrique et visqueux des crânes blessés. Un voyage, comme tant d'autres, parmi les laissés pour compte. Poignant. On y mange beaucoup.  Principalement du porc, de la pizza, des haricots, de la panse de vache et des queues de taureau (fichtre!). On y boit mesurément. Principalement de la Quilmès et du maté. On rencontre des philosophes, des jeunes et des moins jeunes. A chaque coin de rue on voit surgir des flics, des militaires, des procureurs, des truands, des tortionnaires (?), des qui veulent devenir chef de famille (y'en a !), des mamans, des drôles, des disparus... On écoute du tango, mais pas trop.  On kidnappe à tour de bras. On encagoule. On se confond, on se méprend, on se reprend, on se détend... On y apprend que l'intelligence, globalement, serait plutôt mal exploitée (?). Le foutoir est ..., comme qui dirait, bien rangé. Merci pour lui. Ca fait plaisir. Mais le problème avec ces formes de rangement, c'est que lorsque tu trouves un bout de la ficelle, tu as envie de tirer dessus. Et là...

A déconseiller aux esprits qui nagent dans un océan de vérités et de certitudes. Ca ne ferait qu'accentuer les symptômes. Sinon pour les autres, c'est comme vous voulez. En ce qui me concerne je classe le document à portée de mains.
Ma note : 4/5.

Un p'tit braquos Chulo? Allez quoi, un p'tit dernier, juste pour la route ! T'es ch.... mec !



lundi 28 mai 2012

Patatrot, Dick Francis



Pour un premier roman, Dick ne fait pas dans l'à-peu-près. On le remarque très vite chez les gaillards de la SN et, quarante-quatre ans plus loin, son Dead Cert est répertorié dans les 100 Must-Read Crime Novels (?). 

L'Angleterre, au rang des grandes nations hippiques, se retrouve malgré elle plongée dans la tourmente. Le scandale des Marconicars. Seigneur ! Doux Jésus ! Les amateurs de courses hippiques vont avoir de grosses suées. Courses truquées, cascades, morts accidentelles (ou pas), accrochages, mensonges et manipulations, enquête de voisinage, l'amour fleur bleue du côté de  la Haute, la sempiternelle querelle entre amateur(trice) et professionnel(le), une police désoeuvrée, un bon gars qui ne rechigne pas à la tâche, Brighton vs London, rockers vs mod's, les taxis en folie. Mais que font les bauers bon sang ! 'feraient mieux de jeter un oeil du côté des cabs plutôt que d'emm..... les taxis-moto.

A placer dans son jus. Simple, efficace. Pas de téléphone portable, pas d'internet... Qui le croit encore, ça ?
Ma note près de cinquante ans plus tard : 3/5.

lundi 21 mai 2012

Prise directe, Eoin Colfer, (Plugged)

Ce qu'il y a de bien chez les irlandais c'est qu'ils arrivent toujours à dégager du temps perso pour développer la communication "sociale". Bon, c'est vrai que parfois c'est un rien tiré par les cheveux,  mais globalement ils s'en sortent bien. Et puis il y a Zeb, en cas de chutes...
Pour McEvoy, le petit plus, c'est la maîtrise du dialogue intra-cérébral. De bons moments entre amis... Mais ne vous y fiez pas, les retours de colos sont toujours désastreux. Plus les mêmes repères, des cadrages différents, d'autres codes... Et Dan n'échappe pas à la règle. Quelque part dans le New Jersey, en un rien de temps, sans forcer, le portier "irlando" accumule les expériences et les rencontres. Le roi de la bourde. La star dans le quartier. On y croise un tenancier désagréable, un avocat pas mieux, des fliquettes toutes guillerettes, un psy plutôt cool, une voisine, un docteur... Mais franchement, c'est plus comme avant, du temps du Liban, quoique...

Lecture comme qui dirait... bipolaire! Cependant, les personnages sont bien installés, et les morts bien à leur place.
Le changement de braquet est déterminant.
... et si quelqu'un pouvait me conseiller un irlandais de ses relations, ça m'enlèverait une grosse épine du pied...

samedi 12 mai 2012

Profession balance, Christopher Goffard, (Snitch Jacket)

Des défricheurs et des suiveurs ou comment se positionner correctement sur le marché.

Apparemment on ne trouve pas que des oranges à Pomona. Le commerce d'oreilles séchées semble y avoir quelques débouchés également.  Bon d'accord, c'est Telly qui le dit... Mais tout de même, ça ne s'invente pas ces trucs-là! En tout cas... Bienvenue au club des bons copains du Mardi-gras! Coincé au milieu d'un comité de direction composé de membres fort sympathiques (avocat intègre, baroudeur mytho, flic...flic, tondeur de plouse, lectrice de quizz psycho, piliers de bar, poètes, cowboys, despés., etc.), pour Benjamin Bunt, c'est l'occasion rêvée de raconter son histoire et de verser sa petite larme. Un regard attendrissant porté sur une catégorie socio-professionnelle non répertoriée dans la pesée des postes...
D'accord, il ne faut pas voir le mal partout, mais quand le bien se planque, c'est le mal qui prend ses aises, c'est bien connu. Ca fait un peu causeries au coin du feu. Voire, séances réchauffées chez le psy. Bref du déjà vbu (à part la Coors). Pas de quoi s'enflammer. Pour ceux que ça intéresse, on y apprend qu'il y a deux sortes de souffrance, celle de  type λ, moins... et celle de l'artiste poète... plus... Les mots me manquent. J'en suis tout retourné.

La moyenne. Quand même... notamment pour le rapport sur la meth. et ses méfaits. Petit bémol sur le bon fond ambiant. Pour grimper dans les charts il va falloir prévoir un service R&D, sinon...

vendredi 11 mai 2012

Le venin du mort, Bernard Fischbach

- Toc-toc-toc!
- C'est qui?
- C'est Selkis! Je viens pour le transit...
- Allez voir à côté, chez Hedetèt et Tabithet, les soeurs Scorpion...

M'sieur Bourdon, inspecteur de son état et brillant joueur de bridge à ses z'heures, fait son show du côté de Mulhouse (Haut-Rhin, Alsace, France...). Empêtré dans un huis-clos ambitieux (+ de 25 suspects quand même, une performance!!!), il fait face à des dresseurs de fauves, des morts en série, des courses poursuites, et des cascades en tout genre... ??????

Non, Je ne ferai pas l'article, m'sieurs dames! Ca manque de..., peut-être bien qu'il y a trop de... Comment dire, sans froisser? Car pour ceux qui ne le sauraient pas, le joueur de bridge est une espèce rare qui ne court pas les rues, surtout dans nos contrées humides. Alors, croyez-moi, il ne vaut mieux pas se fâcher. OK?

Le charretier de la providence, Georges Simenon

Ecluse 14 - Marne/canal - Dizy ? Une femme est retrouvée morte. Epernay, Reims et Paris en alerte. Maigret est déjà sur le terrain. Ambiance...