jeudi 19 juin 2014

Dossier clos : l'affaire John Archibald Dortmunder

Nom : Dortmunder
Prénom : John Archibald 

Année naissance : 1970
Décès : 2008
Lieu de naissance : nd
Sexe : masculin
Poids : nd
Taille : nd
Géniteur : Donald Westlake (1933 - 2008)
Nationalité : américain
Situation familiale : en main
Profession : chef de bande, cambrioleur
Cantine : arrière salle du OJ Bar & Grill, Amsterdam avenue

L'équipe régulière :  
Ralph Winslow, gros buveur de whisky de seigle à l'eau plate (démission prématurée)
Stan Murch, chauffeur comme sa mère Mme Murch, conductrice de taxi
Andy Kelp (Andrew Octavian) un porte poisse spécialisé dans les serrures
Tiny Bulcher, dit «Tout p'tit », un colosse hors norme
Judson Blint, dit « le Gamin » de 19 ans à peine

Les intermittents : 
Roger Chefwick, passionné de modèles réduits de trains
Alan Greenwood, comédien de T.V. Et casseur à l'occasion.
Herman X, un activiste gauchiste
Victor le neveu d'Andy Kelp, renvoyé du FBI

Signes particuliers : cambrioleur malchanceux, ses coups se révèlent souvent infructueux. Vit aux crochets de sa fidèle compagne caissière dans un supermarché. 

Les dossiers en question : 

1 – Pierre qui brûle (1971) / The Hot Rock (1970)  
 Janine Hérisson              
Gallimard (Série noire n°1392)
Rééd. Sous le titre : Pierre qui roule (2007)
Trad. Alexis Nolent
Rivage noir n°628

2 – Le paquet (1973)  / Bank Shot (1972)
Trad. Maud Sinet
Gallimard (Série noire n°1551)

3 – V'là aut'chose ! (1976) / Jimmy the Kid (1974)
Trad. Patrick Floersheim
Gallimard (Super noire n°34)
Réed. Sous le titre : Jimmy the Kid (2005)
Rivage noir n°554

4 – La joyeuse magouille (1978)  / Nobody's Perfect (1977)
Trad. Henri Collard
Gallimard (Super noire n°114)
Rééd. Sous le titre : Personne n'est parfait (2007)
Rivage noir n°666

5 – Ça n'arrive qu'à moi (1984) / Why Me ? (1983)
Trad. Sophie Mayoux
Gallimard (Série noire n°1946)
Rééd. Sous le titre : Pourquoi moi ? (2006)
Rivage noir n° 601

6 - Le ciel t'aidera ? (1988)  / Good Behavior (1985)
Trad. Rosine Fitzgerald
Gallimard (Série noire n°2120)
Rééd. Sous le titre : Bonne conduite (2009)
Rivage noir n°727

7 – Dégât des eaux (2003) / Drowned Hopes (1990)
Trad. Jean Esch
Payot & Rivages (Rivages thriller)


8 – Histoire d'os (1996) / Don't Ask (1993)
Trad. Jean Esch
Payot & Rivages (Rivages thriller)

9 - Au pire qu'est-ce qu'on risque ? (2001)  / What's the Worst That Could Happen ? (1996)
Trad. Marie-Caroline Aubert
Payot & Rivages (Rivages thriller)

10 – Mauvaises nouvelles (2002) / Bad News (2001)
Trad. Jean Esch
Payot & Rivages (Rivages thriller)

11 – Les sentiers du désastre (2006) / The Road To Ruin (2004)
Trad. Jean Esch
Payot & Rivages (Rivages thriller)

12 – Surveille tes arrières ! (2010) / Watch Your Back (2005)
Trad. Jean Esch
Payot & Rivages (Rivages thriller)

13 – Et vous trouvez ça drôle ? (2013) / What's So Funny ? (2007)
Trad. Pierre Bondil
Payot & Rivages (Rivages thriller) 

14 – Top réalité (2014) Get Real (2009)
Trad. Pierre Bondil
Payot & Rivages (Rivages thriller)

15 – Nouvelles : Voleurs à la douzaine (2008) / Thieve's Dozen (2004)
Trad. Jean Esch
Payot & Rivages (Rivages thriller)


Une contrib' de Dan
Juin 2014

samedi 14 juin 2014

Le jardin du bossu, Franz Bartelt


- Hey Blvd, ce serait pas Diderot et son Jacques qui se sont enfermés dans la baraque là-bas, près du jardin du bossu ?
- Tu crois ? Pas bien vu sous cette brouettée de cadavres. Ca manque un peu de luminosité, non ?

Exercice de style. Une petite variation sur le thème "on est toujours le con de quelqu'un" ou, "tout le monde il est gentil con, moi y compris". Avec quelques réserves. Faut pas exagérer.

L'histoire : un type se fait harponner comme un bleu dans un troquet, et se retrouve à son grand désespoir séquestré dans la demeure d'un confus, adepte inconditionnel d'Arturo et passionné de télé-achat. Il saoule toute la communauté avec ça. Enfin ce qu'il en reste... 

Jacques c'est le con du début. Un sacré simulateur ... Le narrateur, lui, se vante d'être de la famille des cougars (pas de méprise, référence au vrai, le bien nommé lion des montagnes), orienté à gauche. Un peu voyou. Un peu branleur poète. Vit, maritalement avec Karine, une qui sait ce qu'elle veut (?) et, de petits larcins. Pas de quoi fouetter un chat. Le présent félin, fidèle a sa réputation d'érudit de comptoir, a réponse à tout et prend un malin plaisir a cultiver avec sagesse les idées de gauche. Le vers en alexandrin est sa spécialité. Plutôt satisfait de lui, il les propose assaisonnés d'un sens de la répartie à faire baver ceux qui auraient bien aimé en avoir mais qui n'en ont pas. La Grande Célèbre Majorité Silencieuse (dite dans le jargon, la CMS). C'est comme ça. Qu'on se rassure ça n'empêche en rien de faire ce que l'on a à faire. Bien au contraire. Accessoirement, le bonhomme philosophe tranquillement et nous offre quelques repères de vie, plutôt hasardeux.

Pour se donner du courage on évoque invoque convoque Rimbaud, Jean Jaurès, Dieu et son fils. C'est dire à quel point ça transpire dans le slibard.

On sent que le rapporteur s'est fait un plaisir de traiter ce sujet à très haute technicité. 

Quelques recommandations : nécessité de manipuler les degrés avec précaution. Se faire conseiller si besoin.  De plus, prévoir que l'augmentation non contrôlée de ces mêmes degrés pourrait engendrer des confusions irréversibles. Il est démontré prouvé qu'au-delà du huitième degré les cougars n'ont plus le sens du devoir de l'orientation.

Quelques conseils à usage du lecteur : continuer à respirer - rythme à votre convenance - plusieurs fois par jour si possible, afin de permettre une oxygénation globulaire salutaire du corps, et faire au moins dix mille pas chaque jour pour permettre aux échanges gazeux précédemment cités de se faire dans les meilleures conditions. On apprend par la bande qu'aujourd'hui la sédentarité tue plus que le tabac (ici). On est prévenu. Et comme on dit dans mon jardin, nul n'est censé ignorer l'information...

Ma prescription : un dossier à glisser sans retenue dans la sacoche ou le sac de qui vous voulez. Prenez la peine tout de même, à titre préventif, d'essuyer vos empreintes. On ne sait jamais... Les réactions humaines restent imprévisibles. 
A propos des filtres disponibles sur le marché : http://blugeon.blogspot.fr/p/plus-dinfos-sur-bldn.html

Bon je vais faire une petite promenade sur le mail pour me dégourdir. Encore neuf mille pas à faire. C'est pas gagné... 

Bye



lundi 9 juin 2014

Rendez-vous au moulin du diable, Jean Contrucci

Un enlèvement d'enfant. Une enquête pour Raoul. Ca tombe bien ! La morosité commençait à s'installer dans les bureaux.
Tout a commencé par une visite de Marseille à bord d'une poussette d'enfant. Un peu étroit comme moyen de locomotion. Mais on ne va pas se plaindre. C'est la gentille nounou qui est aux manettes. Une gamine réservée, pour sûr, calme, de bonne volonté, volontaire (à vérifier), mais hautement impressionnable... Et à ce point là, ça cache quelque chose...
Donc, un bambin se fait enlever en plein jour. Réaction immédiate. Déclenchement du plan marseillais. Filatures. Crissements de pneus roues, et embouteillages de fiacres. Coups de blvdgeon massues. J'y vais j'y vais pas. C'est lui, c'est pas lui. Rebondissements. Balades dans la garrigue. Pêche dans les puits alentours. On rappelle que la baignade est interdite. Pauses culinaires. Ambiance familiale. Distillation à petites doses de remèdes de gran'mères. On prépare des décoctions d'écorce de saule, des infusion de reine des prés et des tisanes du père Blaize. Evocation dans la conversation du "trou du dimanche" (?). L'oncle joue le rôle du père et le n'veux du fils. Un grand classique. On y apprend, c'est ça le partage, que le cul du berger sent toujours le thym.

Ambiance pédagogique. Une enquête à l'ancienne. Une façon de rappeler les fondamentaux. On sent le goût plaisir de la transmission. Simplicité. Facilité d'accès. C'est une force. Faut dire que dans le même temps, au cas où on aurait envie de batifoler dans les calanques, le rapporteur nous attrape sournoisement par le collet avec une poigne de fer.  "Reste ici mon gaillard, j'ai pas terminé ..."  Ou plus, prosaïque, "mange, tu sais pas qui t'mangera ! ".

A part deux trois expressions d'une grossièreté inouïe (tout est relatif), et des concepts parfois complexes, ce dossier est tout à fait éligible au contingent 2008. C'est ce qu'on dit toujours. Il faut soigner le recrutement. Former la relève...

Le petit plus : référence au mouvement félibréen et à Monticelli.
off : le rapporteur semble avoir une certaine expérience de la boisson version champenoise.

Un bon dossier, chaudement recommandé par la bande. Lu avec attention. Si je peux me permettre,  nécessité d'effectuer quelques réglages pour que la carburation se fasse dans de bonnes conditions. Pour ce faire : deux mazouts (faut vivre avec son temps), un grillon dans les tympans, et du thym à profusion. Une fois bien calibré on se laisse porter. Relax.

Bon allez, je vais aller taquiner le bouton bouchon. 
En voiture Simone !

Bye

vendredi 6 juin 2014

La bonne a tout fait, Franz Bartelt, Le Poulpe


Il ne doit plus être tout jeune le lascar. Si on fait les comptes, deux cent quatre vingt deux enquêtes moins les dossiers qu'il n'a pas mené lui-même (voir mon secrétaire pour les explications. Trop long à expliquer), à raison de cinq enquêtes par an (plus serait du vice), admettons six, les années bissextiles. Ca fait à la louche une bonne petite soixantaine d'années. Un vaillant sexagénaire .... Et pour illustrer :
Nel mezzo della nostra vita,
Mi ritrovai per una selva oscura...   
- Non Môssieur! Gabriel n'est pas en vacances. Il enquête.

Et ce coup-ci, on doit cette enquête sylvestre à Versus Bellum. Un indigène des Ardennes que l'on décrit petit, hargneux, vieux très vieux et un brin manipulateur. On sait qu'il a bien vécu. On ne sait pas s'il a toujours ses dents d'origine. Mais ce que l'on sait, c'est qu'il a un comte compte à régler avec la société. On sait également, de source sûre, que c'est un grand spécialiste des trous dans la terre (pour étudier d'autres spécialistes des trous vous pouvez cliquer izi).

L'enquête : Painrupt. Un petit village plein coeur des Ardennes. Le pays des virages imposés et des forêts humides sans lumières et sans fin. Le pays où la bière de l'Abbaye d'Orval coule à flot. Le pays où l'on mange en cachette du fromage qui n'existe pas... Le pays qui engendre des êtres étranges et avale des monstres... Je m'égare. Le pays où disparaissent des femmes, des vaches, et toutes sortes de bestiaux comestibles. A Gauche. A Droite. Tout droit. Ca godille tranquille au milieu de nulle part.

La mort de la châtelaine, un an plus tôt, commence à agacer sérieusement notre Poulpe travesti pour l'occasion. D'autant que Fred et la Zabe (Zabe elle est c'est la bonne) ne font aucun effort. A croire même qu'ils complotent. Parfois même il se demande si le vieux ci-dessus référencé n'est pas en train de l'enfumer dans ce brouillard de verdure.

Une histoire dans l'histoire. Deux enquêtes pour le prix d'une. Très cérébral pour le coup. Travestissements et usurpations d'identité sociale. (que chacun reste à sa place et tout ira pour le mieux). On s'habille classique : casquette à oreillettes et passe-montagne, talons aiguilles et p'tites culottes... On a les petits déj. bien en bouche. Limite collants : café allemand agrémenté de tartine au boudin blanc. Beignet au pâté de sanglier. On est toujours à proximité d'une bière. On utilise la technique des doigts en fourchette et de la conversation visuelle. On apprend, entre autre, que la femme irritée est vulnérable. On nous confirme que même en démocratie la loi du plus fort est toujours la meilleure. On transmet un remède contre la peste (non pas celui du vinaigre des quat' voleurs. L'autre...).

Pour la minute sagesse ou philo, voyez M'sieur Montaigne.

Et la bonne me direz vous ? Ben comme dans le titre.
Un sacré bordel quand même. Mais tout ça dans le respect des accords de Genève. 

Bye

















samedi 24 mai 2014

Le petit bleu de la côte ouest, J.P. Manchette

- Bon sang d'bon sang ! Un bouquin qui évoque F.I.P. 514... J'en ai les oreilles qui jazzillent et pétillent. Un Curiositas barman ! C'est pas tous les jours fête.

Ca fayote pas mal du côté de Magny en Vexin. Suffit que le colonel lance un contrat et hop, pour bien se faire voir, c'est Ducon et Dunoeud qui se proposent à la manoeuvre. 

Quant à Gerfaut, s'il avait su... Mais si il avait su , il serait pas.... Il serait passé tranquille, ni vu ni connu... Surtout qu'à l'époque, les caméras de surveillance ne polluaient pas tant les rues. Mais non, il ne pouvait pas s'empêcher. Une démangeaison sûrement. Ou une petite voix. Qui sait ? 
Il a fallu qu'il s'arrête. Pour aider son prochain. Et voilà tout ce que l'on retient dans les cas d'urgence. Ce n'est pourtant pas tout ce qui est enseigné bon sang ! 
Mais soit ! On ne refait pas l'humanité. 

Par contre, se déranger et après se débiner. Ca, ça ne se fait pas Gerfaut. Ce n'est pas bien. A décharge, le bonhomme est un peu dépassé par les événements. Vacances foireuses. Boulot... Ben boulot. Ennui. Déconnexion. Cadre de son état. Seulement bon qu'à exécuter les ordres, gagner son pognon de cadre, et fermer sa gu..... Un peu d'alcool. Barbiturique. Juste de quoi faire sauter le fusible du différentiel quand ça pulse trop.

Hélas oui, nous sommes en présence d'un cas de burnout avéré (eh oui un autre !)  Un moment d'inattention et c'est la glissade, la noyade, la débandade, la bastonnade, l'escalade, la balade, la salade. Mais comme tout bon cadre discipliné, il s'adapte le bougre, un coriace, et il manage le virage avec une aisance déconcertante. Du grand art. 

Au coeur de la matrice, le rapporteur a figé un décor qui s'avère être d'un autre temps vu d'ici (bien que...). Il triture les gestes, explore et décortique l'Action. Une impression de progression au ralenti. De dépassement de soi. Ou bien d'oubli. Une petite poésie à la mémoire des oubliés du boulot. Les soldats du contingent de la consommation. Du pouvoir des marques. De la création et de l'extermination des bulles (bourse, immobilier, etc.).
Le comité de lecture a recensé une bonne cinquantaine de références. 

Des impressions et de profondes réflexions :
"Il se passait dans le monde le même genre de choses que naguère. Pourtant on pouvait déceler une progression vague. Mais (il) ne savait pas quoi".
Un bon dossier. Une écriture au burin, précise et envoûtante. Une sensation de calme précédent la tempête.  

  

Approved by blʌdʒən



et pour exciter le référencement : 

Merci à : Mercedes, Lancia, Ford, Datsun, Glenlivet, Parker (stylo), Four Roses, Cutty Sark, Perrier, Gitane, Isle of Jura, Mauser, Habit Rouge (désodorisant), Mariner (les slips), Criquet, Sanyo, la vaisselle en carton., Colt, la République Dominicaine, la RN 19, l'équipe de FIP 514, Edward Ludwig, les communes de Vilneuil et Magny en Vexin, Lip (les montres), tous les musiciens de Jazz (sans exception), Jacques Tardi, et bien d'autres. 

Et pour le devoir de mémoire veuillez consulter l'affaire du métro Charonne.
   
bye

Le charretier de la providence, Georges Simenon

Ecluse 14 - Marne/canal - Dizy ? Une femme est retrouvée morte. Epernay, Reims et Paris en alerte. Maigret est déjà sur le terrain. Ambiance...