dimanche 11 décembre 2022

Of course, Franz Bartelt, Editions de l'arbre vengeur

 

Of course, Franz Bartelt


La mise en bouche se déguste . Pas d'hésitation possible.

Le texte est court, calibré à souhait. Les personnages recrutés sont hauts en couleur. Un rien joueurs facétieux. Le biographe surtout. 

La maréchaussée réquisitionnée est dirigée aux ronflements du patron qui bat régulièrement la campagne.

On suit le cheminement d'un enquêteur amateur qui bat, lui, le béton et la campagne aussi. 

On rencontre une mère éplorée, et une autre apeurée.

Les fils sont toujours aimants. 

Les bistrots ont de beaux jours.

Les amateurs de jeux de société sont servis.

Humour, cynisme et ironie. La peinture joyeuse d'une société qui ne l'est pas moins. 
   


jeudi 8 décembre 2022

Condé, Jérémy Bouquin, Noire Soeur, Ska Editions

 


Dans cette novella, le passeur nous présente Damien, dit Condé, enquêteur de son état, qui malgré la connerie le carnage ambiant, arrive à maintenir sa réputation de bon flic.

Ses cavalcades dans les tranchées et sur les talus, à la recherche du déserteur, l’ont défiguré et broyé à vie. Refait de bric et de broc, il inspire à la fois crainte, compassion et pour les plus fragiles, nausée.

Son cerveau affûté à la meule, et ses mâchoires huilées à la graisse de poulet, il résout, aux quatre coins de la France, des affaires de la plus haute importance pour la sécurité du bidasse, du chef d’entreprise, de l’Etat et du citoyen en général.

Condé a de l’audace, est coriace, efficace, peu loquace, perspicace, pugnace, tenace, vorace et, pour résumer, fait toujours le job qu’on lui demande. Ni plus ni moins. Même si on sent bien que parfois il y a de la gêne. Une satisfaction pour ses supérieurs.

Le passeur nous rapporte humblement (imho) quatre de ses enquêtes. Juteuses à souhait.

Des faits circonstanciés, des rencontres provoquées, des personnages patiemment croqués. Une sacrée bonne ambiance tout de même.

A surveiller de très près.

jeudi 1 décembre 2022

Pour tout bagage, Patrick Pécherot, La Noire, Gallimard

 Des remords en pagaille


 

Un meurtre a été commis sur la personne d'Edmond Vuillat. Une boulette apparemment. Mais va savoir... Avec ce fichu Destin.

"Une fois pour toute, j'ai décidé de m'en foutre"

Plongée dans le passé du narrateur... 
qui n'est pas le passeur. 
Qu'on se le dise. 

Après bien des années d'enfouissement, un album de photographies d'époque est feuilleté. Toutes craquelées par la gerçure des ans. Des souvenirs surgissent à la volée. Aux quatre coins des pages. Commentaires à l'appui.

On remonte le temps. Années 60/70. Jeunesse, musique, cinéma, roman noir. Joe Hill, les Wobbies, Kerouac, Ferlinghetti, Léo, Bob sont cités... Charles d'Avray, et Romain Bouteille sont également dans l'album. 

On s'embourgeoise s'encanaille en fumant des gauloises, des P4 et des Boyard maïs. 

On roule en Ciao (confirmation de l'embourgeoisement encanaillement), on cacochyme, on chante à tue-tête des chants de révolte.

Des photos d'Espagne sont jetées en vrac sur la table. Un peu floues, certes, because la fumée en haut des buttes. Du brouillard sûrement. 

Et puis finalement, on convoque à la barre, Antoine, Paul, Yvon, Arthur, Sylvia, Edouard, titi, Chloé, Yvon, Cropette et bien d'autres. On nous fait savoir qu'un texte circule, du genre alerteur. Des angoisses sont jetées à la gorge des loups. Culpabilité en surchauffe.   

Un message sur l'illusion pas si comique, et ses désillusions. Les actes manqués réussis. 
Une tentative d'explication du pourquoi du comment, du qu'on en est arrivé là. 

La Direction redoute, malgré l'enthousiasme débordant de ce texte, la venue probable d'un cafard monstrueux dans ses locaux. 

Il va falloir maintenant éplucher tous les dossiers passés. Exhumer, classer, biffer, oublier, grossir le trait, minimiser, botter en touche lorsque nécessaire.

Heureusement que décembre est là, avec son lot de promesses et de souhaits que l'on commence à méditer, murmurer et mâchonner avant le grand lâcher de ballons de la fin d'année. 

On ne le dira jamais assez : les petites guerres de la vie se suivent et se ressemblent et mieux vaut ne jamais regarder derrière (tant qu'on le peut bien sûr!), mais 

"s'il faut commencer par les coups de pieds au c.. " 

Basta !

lundi 28 novembre 2022

Mister Flow, Gaston Leroux, Le livre de Poche

- Banco !
- T'es sûr Blvd ? 
- Certain !!!


Antonin Rose est un jeune avocat. Peu considéré dans la profession, il rêve d’affaires extraordinaires, de gloire et plus... Si affinité bien sûr ! 

Dans un Paris maussade, il se consacre, à son grand désespoir, aux dossiers mineurs (vols, insultes, bagarres, etc.), jusqu’au jour où il rencontre Durin, un valet zélé qui s’est fait épinglé par son patron… pour une épingle. Antonin s'y colle en trainant les pieds. Facile, mais peu rémunérateur.

Bas les masques, Durin ! On t’a reconnu.

Durin, c’est Douglas, Doug, Mr Prim, plus connu sous le blaze de Mister Flow, l’homme aux cent visages. Rose aurait pu encore feinter. Décliner l'offre alléchante qui lui est proposée. Mais le piège se referme sur le Tonio. L'Argent a décidément de beaux et nobles arguments.

Et hop, changement d’identité, mystification. Victor, le barbier fait des miracles. La grande vie est au bout du couloir. Direction Deauville et Paris-plage. Notre avocat brasse soudain des sommes extravagantes au casino, dort (pour ne pas froisser) dans des draps de soie, amuse la galerie. L’amour avec un grand L l’agrippe au collet. Impaôssible de se défaère de Lady Héléna, qui le lui rend bien.

On manipule à tour de bras, on vole en série... des voleurs "intégrés socialement"principalement. On glisse sur une pente savonnée. 

La déchéance guette, les regrets, les espoirs. Vicissitudes de l'Amour. Trahisons et autres joyeusetés sont au programme. 

On dénonce avec sagesse : "C'est la faute des programmes ! Buvons, il n'est jamais trop tard pour s'instruire !"

On s'instruit en écoutant des histoires écossaises à dormir debout.

Rob-Roy vient nous chatouiller les narines et les Dolly sisters nous font un numéro de claquettes. 

Une curiosité bien arrosée de kiss-me-quick et de love's dream. 

Le rapporteur sait mettre les formes. Son dernier reportage (finalisé) avant le grand saut.  

Durin, Lupin, Dupin. Même combat !!!

jeudi 13 octobre 2022

Cent mètres de silence, Jim Thompson, Série Noire, Gallimard


Qui veut la peau de Joe Wilmot ?


Joe Wilmot gère deux cinémas à Stoneville. Marié à Elisabeth, le couple a contracté (pour la forme) une assurance vie de 25 000 dollars au dernier des vivants. Pour la petite histoire, mais rien qui puisse avoir une relation quelconque avec quiqéquoiquecesoit, dans sa jeunesse, le Joe a fréquenté l'orphelinat et (par voie expresse) s'est retrouvé dans une maison de redressement. C'était vraiment pour dire. 

Profilage : Wilmot est cynique, prétentieux, vindicatif, menteur, malhonnête, coureur, stupide, répugnant et écoeurant... Mais c'est une couverture bien sûr !  
Ce qui est sûr, c'est qu'il n'aime pas les chats et affiche un poids de 90 kilos durant la lecture. Et ça, ça va peser dans la balance.

Alors qu'il mène rondement ses petites affaires, un incendie redoutable se déclare dans un de ses cinémas et détruit tout sur son passage. Un grand classique. A cette époque.
Joe est à genoux mais ne plie pas. Appleton, l'assureur number 31 de la Cie d'assurance file au train. Une vrai glue. Il faut dire que le scénario "arnaque à l'assurance vie" proposé est somptueux. Une pauvre femme est même sacrifiée. C'est pour, la bonne... cause.

Un max de monde dans la distribution. On croise un juge et un shérif qui se jettent tête baissée dans la partie, un agent immobilier aussi, qui passe son temps à se frotter les mains, un pro du projo, une "moche" indécente et ... quelques requins du business du cinéma, distributeurs, exploitants, etc.

On fouille dans le passé des gens. Ca dénonce pas mal. La société du moment en prend pour son grade. Les relations distributeurs/exploitants de salle de cinéma sont au coeur du dossier.

Du côté intendance, les prises de repas se font sur le pouce. En général, c'est sandwich et café. Les jours de fête on découpe un cantaloup.

Quelques réflexions sur le thème du mariage sont balancées. Rien de bien glorieux.
A noter un accrochage sur le thème de l'adoption.
Chantages, partie de poker et mesquineries au programme.

En conclusion, la Direction a apprécié l'ouverture en simultané des sous-dossiers proposés. 
Le rapporteur a transmis un dossier rondement ficelé. 
A classer proprement à côté de ses congénères.



Reprise





 

mardi 14 juin 2022

Dossier clos : l'affaire Rouletabille, Gaston Leroux



Surnom : Rouletabille  
Nom : Joséphin
Prénom : Joseph
 Année naissance : 1907  (officiellement 1885)                      
Décès : 1927
Lieu de naissance : Cincinnati
Sexe : masculin                        
Géniteur : Gaston Leroux
Nationalité : Français
Etudes : Collège
Professions : Reporter, détective amateur, espion, aventurier
Devise : nd
Situation familiale : marié avec Ivana

Signes particuliers : fume la pipe, affublé d'une casquette plate, d'un costume anglais à carreau, un côté jovial et sympatique, de petite taille, maigre et nerveux, souvent rouge comme une tomate.

Joseph Joséphin, dit "Rouletabille" car sa tête est toute ronde comme un boulet, est né en 1885 à Cincinnati. 

Orphelin, il ne sait rien de son père, à peine plus de sa mère qu'un parfum qui le troublera pendant des années. 

Il a vécu son enfance en Normandie. 

Petit génie surdoué il est chassé injustement du collège.

Il devient rédacteur à la rubrique faits divers du journal « L'époque ». 

C'est un reporter, détective amateur, espion et aventurier.

Il a dix huit ans au moment de l'affaire du mystère de la chambre jaune. Meurtre mystérieux en local clos qu'il résout avec sa formule « la raison a deux bouts, le bon et le mauvais » il ne faut s'appuyer que sur le bon. Il impose son sens infaillible de la déduction.

Avec le parfum de la dame en noir il est face à un redoutable criminel international qui n'est autre que son père.

Rouletabille devient aventurier et va même jusqu'en Russie chez le Tsar en 1912 à l'époque de la première révolution Russe.

Il participe à la grande guerre, se bat dans les tranchées, vole au secours de la belle Ivana sa futur femme.

On lui confie une mission d'espionnage en Allemagne pour ramener un savant kidnappé par les Allemands.

Puis il est soupçonné d'un crime passionnel. Il aurait tué sa femme et son prétendu amant. Il va en prison mais s’évade pour réapparaître à son procès où il démontre son innocence et confond le vrai coupable.

Sa carrière de détective prendra fin l'année suivante en 1922 à l'âge de trente-sept ans, il part chez les bohémiens où il enquête sur lui même. Et l'on perd sa trace...

BIBLIOGRAPHIE de ROULETABILLE

1 – Le mystère de la chambre jaune
Première parution dans le supplément littéraire de « L'illustration », 7 sept.-30 nov.1907
En livre éd. Pierre Lafitte, 1908

2 – Le parfum de la dame en noir
Première parution dans le supplément littéraire de « L'illustration » 26 sept. 1908 – 2 jan. 1909
En livre éd . Pierre Lafitte, 1909

3 – Rouletabille chez le Tsar
Première parution dans le supplément littéraire de « l'illustration » 3 août – 19 oct. 1912
En livre éd. Pierre Lafitte, 1913

4 – Le château noir (Rouletabille à la guerre T. 1)
Première parution dans « Le matin » 28 mars – 2 août 1914
En livre éd. Pierre Lafitte, 1916

5 – Les étranges noces de Rouletabille (Rouletabille à la guerre T. 2)
Première parution dans « Le matin » 18 – 24 oct. 1914
En livre éd. Pierre Lafitte, 1916

6 – Rouletabille chez Krupp
Première parution dans « je sais tout » n°142, sept.1917 à 148, mars 1918
En livre éd. Pierre Lafitte, 1920

7 – Le crime de Rouletabille
Première parution dans « Je sais tout » n°191, oct.1921 & n°192, nov. 1921
En livre éd. Pierre Lafitte, 1923

8 – Rouletabille chez les bohémiens
Première parution dans « Le matin » 4 oct. Au 14 déc. 1922
En livre éd. Pierre lafitte, 1923


Une contrib' de Dan
Printemps 2022

Merci l'ami !

dimanche 12 juin 2022

Béton rouge, Simone Buchholz, Fusion, Editions L'Atalante

Il y a eu la saison 83/84 à Landau-Rastatt. 
Mais il y a aussi eu 

Biesendorf. 
Dans un autre style. 
Mais toujours des murs et des chambrées.



La procureure Chastity traîne laborieusement sa carcasse dans les rues de Hambourg.
L'alcool coule à flot. Les copains ne sont pas tous dans les parages. Pas grave. Elle s'en fait d'autres.

Confirmation. Dans ce deuxième texte, pas de place à l'improvisation. Le mode opératoire est bien rôdé. Une enquête, puis une deuxième, puis une virée à la campagne, puis retour dans le béton, puis... 

On recense :

une rubrique "faits divers" ou "chiens écrasés (selon).
une rubrique bêtes de foire
une rubrique harcèlement hors jours fériés
et une rubrique conseils

On se réfugie dans les arrière-boutiques en cas de besoin.

Du côté sommelier : le vino de Bukowski évoqué. Une caisse de müller-thurgau est présentée.

Pour la bande-son le disc-jockey propose : Johnny Cash, Screamin', Jay Hawkins, Bill Callahan

Partage/amitié : c'est Chas qui fournit les clopes et les bières. Ivo se charge du spliff.

Tout est dans l'ambiance.

Les amateurs du Carpe Diem vont avoir matière à réflexion.

Dossier solide.

samedi 11 juin 2022

En proie au labyrinthe (la lutte, la tourmente, l'aube), Marek Corbel

Version édulcorée du premier jet.

 Tout comme un mort peut en cacher un autre,
Une nation une autre,
Un récit peut en cacher un autre.

                      

Trois textes pour le prix de trois,
à lire, si possible, à la suite. 

Penser une réalité, c'est, comme suivre une essence qui circule lentement dans un alambic chauffé à blanc, puis se précipiter pour en boire son jus à l'arrivée. Attention brûlures assurées !

Tout commence avec un collectif. Une invitation avant le grand plongeon. Une fulgurance.
Le K15 (et bien d'autres) est (toujours) en souffrance. Les usagers du réseau ferré sont en grand danger. 

A plus grande échelle, la partie de bridge peut démarrer :  alliances, enchères, surenchères
Qui veut faire le mort ?  Une liste circule en début de jeu.

... à moins que ce ne soit une partie d'échecs qui se joue ? 
Avancée en diagonale pour qui on sait, sacrifice des premières lignes (comme d'hab') et des ceux qui gênent (re-). Repli stratégique derrière un bourrin, ou mieux, un roc roque rondement mené.

Cafouillages, débandades, influences, perte de sang-froid, manipulations, trahisons à tous les étages.  
 
Une généreuse et voluptueuse chorégraphie, tout en virgules, se déroule sous nos yeux ébahis. 

Le Cartel est à la barre.  
L'agence est en embuscade (un grand classique). 
La Bretagne insoumise se soumet.
Et le peuple de France, à tous les étages, rassemble ses petits, compte les points et sauve qui peut. 

Les flics sont sur les dents. Et on les comprends car les morts affluent. Beaucoup (trop?) de monde dans la partie.  

On prend rapidement de la hauteur, on régionalise, on influence, on dégonfle, on tue, on enquête en "sous-marin". On se fait des câlins (rarement)...

On constate les effets dévastateurs du reflux de la trentaine.  

On sort facilement le Glock, le Sig Sauer, et le Pamas.

On boit un peu de Gin pour motiver les troupes, on sert une flute de whisky, un kir breton, et du Martini...
Pour les volutes en suspens, le cigare fait l'affaire...

Malaparte, Ferrat, Saez, Roda-gil, London, Valtrin, entre autres, sont cités. 
Une playlist au poil est proposée. 
Et une filmographie nocturne est programmée : les portes de la nuit, main basse sur la nuit...

Un texte sociétal. Sans aucun doute.

Et 

Qui dit sociétal, dit social.
Qui dit social. Dit sombre. 
Qui dit sombre... dit souterrain (?). 
Qui dit souterrain, dit espionnage.
Qui dit espionnage, dit diplomatie
Qui dit diplomatie, dit (forcément) politique. 
Qui dit politique, dit pouvoir.
Qui dit pouvoir, dit souffrances
Et qui dit souffrances, dit luttes...

Lu après la redoutable première guerre chimique céleste. 
On est beaucoup dans la prospective en ce moment.
Attention quand même, les mythes ont la peau dure. Vérifiable.

Toute ressemblance avec les dates et personnages mentionnés n'engage en rien la responsabilité du lecteur.  

A classer convenablement.

Lecture simultanée. 
Un lâché prise assuré. 




petit tip : pour sortir d'un labyrinthe avancer toujours main gauche sur le mur. Ca prend du temps mais c'est très efficace.



samedi 4 juin 2022

Le Moine au tablier rouge, Cicéron Angledroit

 


Une aventure de Cicéron présentée comme foireuse. Médiocre même. C'est Cicéron himself qui le dit p. 180. 

Sacré farceur !

Encore un scandale ! Chute mortelle dans un terrain vague, une succession de bourdes. Une amitié qui s'évapore dans les limbes. Une photo vieillie. Un message troublant, on ne peut plus clair. La question de la fin de vie est posée. Un emballement dans les tours, sur fond d'amitiés ancienne et de concours de circonstances. La vie !

"On recherche un moine"

Cicéron, à la manoeuvre, dirige les recherches. Son équipe de choc (René et Momo) fait bonne figure dans une bonne ambiance. Pas de blabla. Divertissement assuré avec pensées à la clé. Tranquille.  

Parité femmes/hommes.

On parle vite fait de Jules bonnot et de (c'est selon les organisateurs) son massacre ou sa neutralisation. 

Charles Peguy et Henry Scott Holland sont cités à propos d'une citation : "je suis juste de l'autre côté du chemin"

On "pétoune". 

Le café et le "bédeau" sont au programme détente. 

La Direction a apprécié la décontraction ambiante.

off : Pas vu la trace d'un tablier rouge. Une distraction peut-être. 

Attention au placement de produit. 

vendredi 3 juin 2022

L'ascenseur s'arrête au troisième, Ray Lasuye

 


Le gouvernement islandais est victime d'un chantage industriel par un réseau à tout le moins énigmatique : le réseau Geysir. 

A l'attention des algorithmes qui traînent ici là et outils de veilles interplanétaires et interstellaires

ce texte est une fiction, une oeuvre de l'esprit qui a pour unique objet de faire connaître au lecteur passager, la ville de Copenhague en 1967. Un texte à détente. Un aller/retour Paris Reims. Un voyage sécurisé avec musique d'ascenseur en fond de cale pour déstresser et ne pas écouter les babillages alentours. Un feuilletage sans stress. Relaxation assurée. 

La base !   

Donc toute ressemblance ou invraisemblance, ou tentative de trouver dans les faits reportés des similitudes avec des faits réels relèverait de la ...  

Einar Ragnusson est employé à la sécurité du pays. Après un bref passage dans le bureau du dirlo, il monte de toute urgence dans le premier avion qui s'envole vers Copenhague. Sa mission : récupérer des documents contre couronnes sonnantes et trébuchantes. Le moins possible bien évidemment.

Fiche signalétique de l'agent concerné (succincte) : nez trop large, menton en galoche, front têtu. Fume des camels. Râle après la gente féminine (p. 78), réflexe pavlovien, mais on sent bien que c'est plus pour la forme que sur le fond.

Visite de Copenhague. Filatures en lillebil, Flânerie pédestre sur le Vesterbrogade. Rendez-vous au parc d'attraction de Tivoli. On ne sait plus qui surveille qui. On prend des coups. On en rend aussi. On se dispute et on se rabiboche. On boit de la Carlsberg et de l'akvavit. Et on a un mal fou à trouver un ascensoriste digne de ce nom. 

En prime : une séance de graphologie et l'amour au coin de la rue.

A classer entre le 955 et 957.



 





   


Profilage : Georges Simenon

Georges Simenon est né le 13 février 1903 à Liège, un vendredi donc, et a contracté sans qu'on le lui demande, la nationalité belge. I...