dimanche 14 janvier 2024
La curée, Emile Zola
lundi 1 janvier 2024
jeudi 2 mars 2023
Billy Summers, Stephen King
Un récit qui se déroule pré-guerre bactériologique. Et d'emblée ça dénonce :
"... un monde dans lequel un escroc peut se faire élire..."
L'histoire du monde ?
Pour la présentation officielle du programme, c'est là, avec en prime quelques ressentis.
Sinon, pour compléter,
Ex marine. Ex Irak. Le célèbre meilleur tueur à gage de son temps, Billy Summers, est embauché pour tuer un autre tueur à gage. Mais, de source sûre, celui-là est méchant.
Qu'on soit bien d'accord. Ce n'est pas Billy le méchant (un petit peu quand même), mais l'autre.
Encore l'histoire du monde ?
La mise en place est alambiquée (imho), avec du placement de produits (liste disponible sur demande), et de culture.
Billy se fond dans la masse.
Travestissements, Monopoly et barbecue en famille sont au programme.
Les voisins sont sympas et vigilent avec zèle.
Les collègues font de leur mieux. Ambiance boulot boulot.
Des questionnements sur le pourquoi du comment de la vie.
Trahisons, confiance, amour, plaisir, cavales, cavalcades et cascades.
Un texte pour les ceux qui ont des envies d'écriture, de grands espaces, de lumière.
Un texte sur les traces... qu'on laisse et qu'on efface... et puis, au final, qui réapparaissent.
Un texte où les consignes sont répétées sans relâche. Au cas où.
Thérèse Raquin et Robert Stone sont propulsés.
Pour la bande son, on pioche dans les souvenirs d'enfance.
à méditer : "inutile de s'inquiéter pour une chose qu'on ne peut pas contrôler"
Bye
mardi 28 février 2023
La parade des imbéciles, Davis Grubb
- Pourquoi, t'as des roues à voiler ?
Un trio d'hommes, tout droit sorti de l'enfer prison, file à un train d'enfer vers Stonecoal. Exit Glory. Enfin presque. Mattie, Lee et Johnny (Jésus), n'ont pas fini d'en découdre avec cette ville qui les a retenus fermement, mais aussi tendrement, avec son ragoût, ses petits travaux des champs, et son logis avec vue imprenable.
A leur plus grande surprise et le moral dans les chaussettes, ils reviennent à Glory, comme aimantés, malgré les mises en garde du garde-chiourme en chef, Doc Council.
On parle d'argent, beaucoup, de dépression, d'amour, un peu, d'hommes et de femmes épuisés par l'injustice, la mort (?) et la misère. Oui, la misère épuise les corps, c'est ainsi. Et tout ce qu'ils contiennent aussi. C'est ainsi. Seule la dignité, en s'agrippant désespérément aux chairs, semble pouvoir apporter un semblant d'espoir.
Un texte puissant, gras, poisseux, lumineux.
Rien à ajouter. Si ce n'est que la bobine tirée de ce texte dans les années 70, ne transmet pas véritablement le fond de sa pensée. Imho.
samedi 31 décembre 2022
Les cages flottantes, Gaston Leroux
C'est le 3216 qui le dit.
Une galère est en direction de Cayenne. Son patron, le commandant Barrachon et son second, De Violène,font de leur mieux pour que le voyage se déroule bien. Chants marins, coquins et vilains au programme. Mais la révolte enfle pour les hommes en cages. Et ceux-là ne sont pas des enfants de choeurs. Loin de là.
A ce stade, tout ce que l'on sait, c'est que Chéri-bibi est le meneur. L'homme est accusé d'avoir découpé en dix-sept morceaux une petite bonne (entre autres).
La bonne blague oui !
Enfin, depuis qu'il est né, Jean, l'apprenti boucher de Dieppe, accumule les problèmes. Sa frangine Jacqueline a bien essayé de sauver son âme, mais sans résultat. On lui doit quand même le blaze de Chéri-Bibi. Ce n'est pas rien.
De méprise en quiproquo, le texte nous invite à réfléchir sur des thèmes aussi variés qu'actuels. La vengeance, l'identité, la souffrance, la violence, l'amour, la fatalité, la mort, la trahison, les gentils-méchants (et inversement), la non-peine de mort... et ses conséquences... Les sujets sont bateaux. Mais la manière y est.
La poésie transpire à grosses gouttes. Le Rolla de Musset est déclamé à pleins poumons.
On organise une tombola. Une rançon est demandée. Les socialistes sont égratignés. Les femmes sont défendues dans leurs droits.
En vain.
On soupçonne la mise en scène d'un premier cas de GHB.
Une petite soeur des pauvres est prise la main dans le sac. Mais, à sa décharge, cela fait suite à une autre affaire de main dans le sac. Un Comte ou un Baron. Qu'importe ! Pauvre soeur sainte Marie des Anges !
On croise un flic à la Javert, l'inspecteur de la sûreté Costaud. Des types peu fréquentables, également. Une louve rassemble ses petits, une ficelle qui donne du fil à tordre, un médecin en avance sur son temps, une gueule de bois, une boule de gomme, des gens de la "haute" obligés de se mettre à genoux.
De l'action, des rebondissements, en veux-tu en voilà. Une énigme à la chambre jaune pour agrémenter. Des voyages exotiques.
Appel à témoin : la personne qui a vu l'homme au chapeau gris est priée de se manifester auprès de la maréchaussée de Dieppe Rédac'.
FATALITAS !
dimanche 11 décembre 2022
Of course, Franz Bartelt, Editions de l'arbre vengeur
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Le texte est court, calibré à souhait. Les personnages recrutés sont hauts en couleur. Un rien joueurs facétieux. Le biographe surtout.
La maréchaussée réquisitionnée est dirigée aux ronflements du patron qui bat régulièrement la campagne.
Les fils sont toujours aimants.
Les bistrots ont de beaux jours.
Les amateurs de jeux de société sont servis.
jeudi 8 décembre 2022
Condé, Jérémy Bouquin, Noire Soeur, Ska Editions
Ses cavalcades dans les tranchées et sur les talus, à la recherche du déserteur, l’ont défiguré et broyé à vie. Refait de bric et de broc, il inspire à la fois
crainte, compassion et pour les plus fragiles, nausée.
Son cerveau affûté à la meule, et ses mâchoires huilées à la
graisse de poulet, il résout, aux quatre coins de la France, des affaires de la plus haute importance pour
la sécurité du bidasse, du chef d’entreprise, de l’Etat et du citoyen en
général.
Condé a de l’audace, est coriace, efficace, peu loquace,
perspicace, pugnace, tenace, vorace et, pour résumer, fait toujours le job
qu’on lui demande. Ni plus ni moins. Même si on sent bien que parfois il y a de
la gêne. Une satisfaction pour ses supérieurs.
Le passeur nous rapporte humblement (imho) quatre de ses enquêtes. Juteuses à souhait.
Des faits circonstanciés, des rencontres provoquées, des
personnages patiemment croqués. Une sacrée bonne ambiance tout de même.
A surveiller de très près.
jeudi 1 décembre 2022
Pour tout bagage, Patrick Pécherot, La Noire, Gallimard
Un meurtre a été commis sur la personne d'Edmond Vuillat. Une boulette apparemment. Mais va savoir... Avec ce fichu Destin.
"Une fois pour toute, j'ai décidé de m'en foutre"
qui n'est pas le passeur.
Qu'on se le dise.
Après bien des années d'enfouissement, un album de photographies d'époque est feuilleté. Toutes craquelées par la gerçure des ans. Des souvenirs surgissent à la volée. Aux quatre coins des pages. Commentaires à l'appui.
On remonte le temps. Années 60/70. Jeunesse, musique, cinéma, roman noir. Joe Hill, les Wobbies, Kerouac, Ferlinghetti, Léo, Bob sont cités... Charles d'Avray, et Romain Bouteille sont également dans l'album.
On s'embourgeoise s'encanaille en fumant des gauloises, des P4 et des Boyard maïs.
On roule en Ciao (confirmation de l'embourgeoisement encanaillement), on cacochyme, on chante à tue-tête des chants de révolte.
Des photos d'Espagne sont jetées en vrac sur la table. Un peu floues, certes, because la fumée en haut des buttes. Du brouillard sûrement.
Et puis finalement, on convoque à la barre, Antoine, Paul, Yvon, Arthur, Sylvia, Edouard, titi, Chloé, Yvon, Cropette et bien d'autres. On nous fait savoir qu'un texte circule, du genre alerteur. Des angoisses sont jetées à la gorge des loups. Culpabilité en surchauffe.
La Direction redoute, malgré l'enthousiasme débordant de ce texte, la venue probable d'un cafard monstrueux dans ses locaux.
Il va falloir maintenant éplucher tous les dossiers passés. Exhumer, classer, biffer, oublier, grossir le trait, minimiser, botter en touche lorsque nécessaire.
Heureusement que décembre est là, avec son lot de promesses et de souhaits que l'on commence à méditer, murmurer et mâchonner avant le grand lâcher de ballons de la fin d'année.
"s'il faut commencer par les coups de pieds au c.. "
Basta !
lundi 28 novembre 2022
Mister Flow, Gaston Leroux, Le livre de Poche
- T'es sûr Blvd ?
Antonin Rose est un jeune avocat. Peu considéré dans la profession, il rêve d’affaires extraordinaires, de gloire et plus... Si affinité bien sûr !
Dans un Paris maussade, il se consacre, à son grand désespoir, aux dossiers mineurs (vols, insultes, bagarres, etc.), jusqu’au jour
où il rencontre Durin, un valet zélé qui s’est fait épinglé par son patron…
pour une épingle. Antonin s'y colle en trainant les pieds. Facile, mais peu rémunérateur.
Bas les masques, Durin ! On t’a reconnu.
Durin, c’est Douglas, Doug, Mr Prim, plus connu sous le blaze de Mister
Flow, l’homme aux cent visages. Rose aurait pu encore feinter. Décliner l'offre alléchante qui lui est proposée. Mais le piège se referme sur le Tonio. L'Argent a décidément de beaux et nobles arguments.
Et hop, changement d’identité, mystification. Victor, le barbier fait
des miracles. La grande vie est au bout du couloir. Direction Deauville et Paris-plage. Notre
avocat brasse soudain des sommes extravagantes au casino, dort (pour ne pas froisser) dans des draps de soie, amuse la galerie. L’amour avec un grand
L l’agrippe au collet. Impaôssible de se défaère de Lady Héléna, qui le lui rend bien.
On manipule à tour de bras, on vole en série... des voleurs "intégrés socialement"principalement. On glisse sur une pente savonnée.
La déchéance guette, les regrets, les espoirs. Vicissitudes de l'Amour. Trahisons et autres joyeusetés sont au programme.
On dénonce avec sagesse : "C'est la faute des programmes ! Buvons, il n'est jamais trop tard pour s'instruire !"
On s'instruit en écoutant des histoires écossaises à dormir debout.
Rob-Roy vient nous chatouiller les narines et les Dolly sisters nous font un numéro de claquettes.
Une curiosité bien arrosée de kiss-me-quick et de love's dream.
Le rapporteur sait mettre les formes. Son dernier reportage (finalisé) avant le grand saut.
Durin, Lupin, Dupin. Même combat !!!
jeudi 13 octobre 2022
Cent mètres de silence, Jim Thompson, Série Noire, Gallimard
Qui veut la peau de Joe Wilmot ?
Joe Wilmot gère deux cinémas à Stoneville. Marié à Elisabeth, le couple a contracté (pour la forme) une assurance vie de 25 000 dollars au dernier des vivants. Pour la petite histoire, mais rien qui puisse avoir une relation quelconque avec quiqéquoiquecesoit, dans sa jeunesse, le Joe a fréquenté l'orphelinat et (par voie expresse) s'est retrouvé dans une maison de redressement. C'était vraiment pour dire.
Ce qui est sûr, c'est qu'il n'aime pas les chats et affiche un poids de 90 kilos durant la lecture. Et ça, ça va peser dans la balance.
Joe est à genoux mais ne plie pas. Appleton, l'assureur number 31 de la Cie d'assurance file au train. Une vrai glue. Il faut dire que le scénario "arnaque à l'assurance vie" proposé est somptueux. Une pauvre femme est même sacrifiée. C'est pour, la bonne... cause.
Un max de monde dans la distribution. On croise un juge et un shérif qui se jettent tête baissée dans la partie, un agent immobilier aussi, qui passe son temps à se frotter les mains, un pro du projo, une "moche" indécente et ... quelques requins du business du cinéma, distributeurs, exploitants, etc.
On fouille dans le passé des gens. Ca dénonce pas mal. La société du moment en prend pour son grade. Les relations distributeurs/exploitants de salle de cinéma sont au coeur du dossier.
Du côté intendance, les prises de repas se font sur le pouce. En général, c'est sandwich et café. Les jours de fête on découpe un cantaloup.
A noter un accrochage sur le thème de l'adoption.
Chantages, partie de poker et mesquineries au programme.
Le rapporteur a transmis un dossier rondement ficelé.
A classer proprement à côté de ses congénères.
Le charretier de la providence, Georges Simenon
Ecluse 14 - Marne/canal - Dizy ? Une femme est retrouvée morte. Epernay, Reims et Paris en alerte. Maigret est déjà sur le terrain. Ambiance...
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- Au rapport Blvd ! Après les vérifications d'usage et un coup d'oeil sur la météo, c’est la goutte au nez que Gab’ (à moi...
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"Le portrait d'un être dévoré par l'appétit du pouvoir, pur produit d'une société pourrie jusqu'à la moëlle." (4è...









