mercredi 13 mars 2013

Liquidations à la grecque, Petros Markaris

C'est "boulot boulot" avec le commissaire Charitos. De l'eau pendant le service. Pas de commentaires déplacés. Se positionne régulièrement en mode "off". Une vision interplanétaire des choses. 
Résignation ? Désespoir ? Fatalité, est le mot juste. Parce qu'il faut bien se rendre à l'évidence. Quand les poumons sont remplis d'eau, il n'y plus qu'une chose à espérer... Que des branchies te poussent dans le buffet illico presto... Et ça, ce n'est pas gagné du tout... Ca relève même, imho, du miracle, alors...

Que je vous rafraîchisse : à moment donné, - comme ça pour rien pour l'exemple diront certains -, un pays, que dis-je, un peuple, une culture, un socle, un étendard, un monument, est tout simplement renvoyé dans ses 22 pour revoir sa copie monétaire. Exit les zonaradikos, les syrtos, les pidichtos, les pardosiakas, les sirtakis et autres laikas. Et là, forcément, en pleine déflagration atomique économique, les valvules mitrales et tricuspides s'affolent. La circulation sanguine n'est pas optimale, les sens sont désorientés. Ca gesticule, ça bleuie. Certains sont à genoux alités, d'autres sont fiévreux (près de quarante degrés au petit matin), d'autres même (à vérifier tout de même) trempent dans une graisse exsangue (?). On dit que c'est dans ces moments-là que les crimes sont porteurs de messages. Les experts en criminologie, dont fait partie Charitos, le savent bien.
  
Ambiance studieuse. Se côtoient des types bien mis qui perdent la tête, un butler originaire de l'Afrique du Sud (pour ceux que ça intéresse, l'année de l'Afrique du Sud en France c'est maintenant), des mendiants, des journalistes, des gamins, des immigrés, des colleurs d'affiches, des autochtones qui devisent sagement sur le pourquoi du comment, des amateurs de foot...
En toile de fond, la dope, l'athlé et le merveilleux monde de la finance.
On visite Athènes de long en large, on se tutoie direct. L'enquête piétine. On glane quelques têtes par-ci par-là. Des audacieux proposent de re-fumer dans les lieux publics. Quelques incompréhensions...

Une vraie petite explosion de joie. Une respiration en deux temps. Un truc normal, quoi ! Tout n'est que bon sens, j'en ai la larme à l'oeil.  

Le bonus. Sagesse populaire du coin : ce sont les quatre-vingts premières années qui sont les plus dures, après...






samedi 9 mars 2013

Infiltrée, John Connor

Ich bin erstaunt, Me quede boquiabierto, I'm gobsmacked, Tô passado !, Mi cadono le braccia, Daar zakt mijn broek van af... 


En clair : les bras m'en tombent ! J'ai demandé à la nièce de mon neveu de bien vouloir m'aider sur ce coup-là, surtout pour l'éclairage psy. Que je vous raconte un peu, ça vaut son pesant d'or : 

L'action se déroule du côté de Leeds, North Yorkshire, England, un poil avant le deuxième millénaire (?) . Une disparition, un type qui se brûle et se jette dans le vide du quatrième étage (ou troisième, ou deuxième, je ne me souviens plus bien, en tout cas du rez-de-chaussée, ça m'étonnerait !). On l'a un peu aidé bien sûr... Une jeune femme qui change de nom comme de chemise, qui se trimbale une gamine de onze ou douze ans franchement pas chiante, vu le tableau de la mère, que l'on recherche, vu qu'elle n'a plus donné de nouvelles depuis quelque temps  - Respiration, inspiration expiration (trois fois) - Son mec, c'est celui qui  a sauté dans le vide (prenez des notes je vous prie), mais l'on ne sait pas si c'est vraiment lui, sauf que... Sa frangine a confirmé que c'était lui (quelle m...o celle-là, j'vous jure !). Les flics décident quand même de se mettre en mode recherche (ouf !). Ni une ni deux, la machine policière se met en place, les équipes sont à l'affût. Une chasse à la femme qui se présente bien. On ne sait pas trop où l'on met les pieds, mais on y va. Un déversement de questionnements "je le dis ou je ne le dis pas". Des tentatives d'explications "j'ai eu une putain d'enfance malheureuse, mais je ne me plains pas", avec en prime des durs de durs, triés sur le volet, importés du Sud-Afrique, et des orientaux, pakistanais principalement, des sikhs, aussi. La jeune femme, ci-dessus évoquée, visiblement trimbale un petit pois dans sa tête. Beaucoup, beaucoup de monde (oserai-je dire trop ?) ... Certains sont en double et même en triple. Je crois bien même qu'à un moment nous avons des quadruplés. Sinon, pour les inquiets, ça se termine "à l'américaine"... D'aujourd'hui...

Voyons voir. Relevé de notes : 
Préalable journalistique : bien écrit, bien traduit, contemporain, ça fait vivre du monde, solidarité, amitié. Bien !
Ensuite : un brin brouillon quand même, mais c'est sûrement fait exprès
p. 239 on ne sait toujours pas se qu'il se passe.
chapitre 35 : c'est là que les bras m'en tombent.  
p.376, un nouveau venu, heureusement pas de désagrément. Celui-là n'est mentionné qu'une fois
Stimulation du cervelet : développement et application de la théorie des choses décidées à la dernière minute.
Thèmes : enlèvement, taupe, agent secret, usurpation d'identité, quadruplement de personnalité, course poursuite, chicanements relatifs à la religion, repères historiques...
Quelques effets indésirables : relâchement des sphincters, vertige, nausée, délire, doute... 

Voilà. C'est fait. Je vais pouvoir aller me détendre. 

- Eh la gamine ! Une petite partie de ping-pong ?
-  J'ai la balle.
- Alors, à toi l'engo ! Partie en 21...

Ciao !










dimanche 24 février 2013

L'âme du chasseur, Deon Meyer

Si, en regardant au loin, tout là-haut, vers les monts enneigés de Table Mountain, et que bien malgré soi, les pieds dans la bassine d'eau salée, depuis sa terrasse du Township, on passe en revue la théorie du "temps libre" couplée à celle de la non moins célèbre théorie des "vases communicants", alors c'est que l'on n'est pas dans une bonne séquence. Peut-être est-ce le moment de se poser la question Fondamentale...

Voyage au coeur du continent rouge, celui qui, parait-il, donne la vie et la mort... Celui qui, d'après des sources sûres, enfanta le "chasseur parfait".
Ben voyons...

Oui nous sommes au coeur du berceau de l'inhumanité Humanité.
Non, ce n'est pas un safari !
Oui, la tension est palpable.
Non le damier n'est pas achevé !
Oui, tout le monde est à cran.
Non, vous ne verrez pas les Big Five !

Une prochaine fois peut-être...

En parcourant cet ouvrage, vous aurez droit à :
- une exploration poussée du réseau routier Sud Africain.
- Un cours de conduite moto
- Un cours d'histoire
- Une chasse à l'homme en règle.
- Une mobilisation impressionnante de corporations : motards, services secrets, sévices services spéciaux, politiciens, journalistes, tueurs à gages, historiens, etc.
- une liste de concepts fort intéressants, tels que, la pensée positive, la philosophie de bazar, le théorème de Nash*, l'Amour, la Fidélité, l'Honneur, et bien d'autres encore.

A destination des marketeurs : j' ai bien aimé l'emballage. Touché agréable, pas salissant, de l'ouvrage plaisant.


* pour celui ou celle qui n'aurait rien à f..... de ses deux mains, de ses deux jambes et de son cerveau ces dix prochaines années (formellement déconseillé aux retraités(es) en activité), je propose :



THE Théorème de Nash : soit g :S_1\times\ldots\times S_m \to \R^m un jeu discret où m est nombre joueur et  S_i    est l'ensemble des possibilités pour le joueur  i  et soit \bar g  l'extension de g  aux stratégies mixtes. Alors le jeu \bar g admet au moins un point d'équilibre.  


Pour de plus amples informations :  http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89quilibre_de_Nash    

dimanche 3 février 2013

Kentucky Straight, Chris Offutt

Allez, un p'tit dernier avant la route. Je profite d'une petite fenêtre qui vient de s'ouvrir dans l'espace-temps de mes deux...

Une petite fraîcheur qui nous vient tout droit du Kentucky, l'ombre du Tennessee (et inversement). Le lieu a une bonne réputation, rapport à ses parcelles lumineuses de culture "chanvrique". Là-bas point de lampes survitaminées. Tout est biau bio. On est pas loin de l'Ohio. Ch'ais pas si on y mange des fayots, mais en tout cas ç'a pas l'air franchement rigolo.
- Trace !!!
Un condensé de vies à ch... Quoique... Du sans filet. Les âmes se déplacent sans vraiment se poser de questions. Elles avancent lentement,  d'un pas lourd, gauche. On croise des types improbables. Des histoires de jambes écrasées. Des diplômes qui permettent de prendre conscience de son extrême pauvreté. Des pères et des fils qui naviguent allègrement en apnée. Des calages qui ne se font pas ou presque pas. Des grands-pères utiles, quand ils daignent sortir du bois. Et des femmes, en veux-tu en voilà, qui portent tout ce joyeux bordel à bout de bras.
C'est à n'y rien comprendre. Pas de panique. Tout est en ordre. Et là, pour le coup, je dis : le D. (celui que vous voulez) TOUT LE TEMPS ! (Ca me rappelle kek'chose, mais quoi...)

Rien à voir : vous n'avez sûrement pas raté ça http://www.lepoint.fr/insolite/irlande-contre-la-depression-l-alcool-au-volant-25-01-2013-1620002_48.php
A suivre...

samedi 12 janvier 2013

Envoie-moi au ciel, Scotty

Ô tristes jours sombres. Que de solitude. Que d'efforts démesurés déployés pour tenter de maintenir en éveil la flamme. Quarante Vingt jours d'errance. Que c'est long, bon sang, une traversée du désert, sans rien à se mettre sous la dent. Mais qu'importe. Dans cette immensité, dans ce néant, on apprend à rationner ses vivres, à choisir son chemin sans précipitation. On apprend à lire dans les signes. On écoute le bruissement que fait le web vent au petit matin. On cherche la main qui se tend.
Je m'interroge : est-ce donc cela la fin du monde ?

- "Honk honk", Chaud devant ça va saigner !
- Ben tant mieux ! Je commençais à m'engourdir.

Voilà un dossier, ma foi bien ficelé, qui ambitionne de remettre les égarés sur les bons rails (façon de parler bien sûr !). Sur le papier, le principe des réunions des Anonymes ça a du bon. J'ai rien contre. D'ailleurs, j'envisage prochainement de créer mon assoce des Bloggeurs de Polars Anonymes (BPA), où qu'on pourrait, sans honte, évoquer chacun notre tour notre addiction, nos tourments et ainsi vivre pleinement l'Acceptation. Mais là n'est pas le sujet.

Ca démarre : 

Ed et ses amis au pays des addictions pesantes, de celles qui collent aux tissus et aux glandes comme une boule de gomme filandreuse. N'écoutant que son courage, briefé par la bande, le courageux Ed, part en croisade. Il nous embarque pour une virée romanesque dans Crack city à la rencontre de ses habitants, les bien nommés têtes à crack.
Ed, ce n'est pas le mauvais bougre. C'est juste qu'il manque un peu d'encadrement et de méthode. D'ailleurs, si le sieur Descartes avait été dans les parages, il y aurait eu du grabuge. En tout cas, heureusement que Big Jim et Rob l'Agriculteur sont là pour monter la garde et veiller au respect du cahier des charges du franchisé. Le casting est plutôt homogène : toxico, alcoolo, macho, pédo, psycho, flic, transformiste, mère au foyer, mac, péripat', chauffeur de taxi, grossiste, commerçant... Un certain D.. fait également quelques apparitions. Pas de conséquences majeures. 
Les substances sont multiples, variées et avariées. Les sentiments sont profonds. Les défenseurs de la population canine ne peuvent que se réjouir du traitement prodigué à leurs protégés.

Je dirai qu'après tout ça, si l'envie vous prend encore de, comment dire... "sucer la queue du diable" (en voilà des façons mon garçon, va falloir tenir ton langage), c'est que votre parrain (ou votre marraine) ne sont pas à la hauteur. Une seule chose à faire : ajuster.

Hoka heh !

jeudi 13 décembre 2012

Les cloches de la Brésilienne



Ben c'est pas trop tôt ! Petite balade de santé en Haïti. Permettez que j'ajuste le niveau du son. Manquerait plus que je me fasse repérer... Abracadabra... et voilà  : sur fond de rivalité politique, une enquête menée tambour battant pour retrouver le voleur des sons d'une cloche de paroisse qui ne tintinnabule plus. 

Un peu space, non ? 

Pourtant c'est la stricte vérité. Ladite cloche ne gong plus. 

Azemar*, le flic dépêché spécialement de la capitale pour la circonstance dans la bourgade, sort le grand jeu... Embrigadement religieux, politique, sectaire, et plus, si imagination débordante. Plus globalement, en mode action, le port d'oeillères est toujours dommageable. Idem pour le port de boules dans le tuyau auditif. 
Les acteurs : un flic, un maire, un député, un curé, des mambos, des vevés (me demandez pas !), des grands-mères, des petite-filles, des fous (en tout cas considérés comme tels), d'honorables prostitués, une femme qui se sacrifie pour son homme (?) ...

Complément d'information : on boit la tranpe au goulot. 
Petite précision : ce n'est pas la tranpe qui rend sourd et qui donne des hallucinations ! Y a comme des odeurs de klaren. Et faut-il le rappeler, en Haïti, c'est en gourde que l'on compte ses sous. C'est confus, hein ?

Classement : section poésie ?
Avis : perplexe
Proverbe du jour : tambour le mardi, amour garanti.

*Profil du détective : d'après les canons définis par de hautes instances (?), le bonhomme serait classé dans la catégorie "moch'gosse". Sa 'tiote coquetterie à l'oeil, pour sûr, n'arrange pas ses affaires. Lunettes noires indispensables. Quelques problèmes de sommeil, de communication, d'alcool, de trouble de la vue et d'audition. Plutôt genre tenace à qui on ne la raconte pas.. Voilà !

samedi 8 décembre 2012

120, rue de la Gare, Léo Malet

Un classique. J'ajuste le siège, je règle les rétros, j'attache ma ceinture, et ...

"En voiture Simone! C'est moi qui conduis, c'est toi qui..."

Un Lyon-Paris en Decauville ? Presque... Une lecture tout en finesse est de mise. Amateurs du passé simple, régalez-vous ! Phrases alambiquées ? Pas de panique. C'est juste le cerveau qui reprend ses droits. Et, permettez le conseil, toute brusquerie à l'égard des Anciens serait malvenue. Faut se rapprocher en douceur. Faut se glisser tranquillement dans le mouvement. Faut faire confiance, quoi ! Sinon, je vous le demande, ça sert à quoi la transmission du bavoir savoir ? D'autant que Nestor, c'est pas du buna. C'est du vrai, de l'authentique. Du genuine, comme on dit de nos jours. De l'élastique. Du solide. Même ses pompes... C'est tout dire ! Un peu brut de décoffrage dans le profil, certes, mais le sieur Malet n'a qu'un peu plus de deux cents pages pour s'exprimer. Alors, ça complique forcément...
Pour l'histoire, je vous invite à lire le présent ouvrage, mais ça doit être déjà fait, où avais-je a tête ?
Je peux juste essayer de rafraîchir la mémoire, activer les connections, soulever les paupières, redresser les oreilles, dégager les naseaux, faire frémir les extrémités...

Une enquête qui démarre sur les chapeaux d'roues en zone "nono", direction "zon'o" et qui donne de l'occupation à certains du côté de la tour pointue... Ici, point de colons. On croise des commissaires, des inspecteurs, des avocats, des journalistes, des apaches, des privés, des amnésiques aux cors brûlés, des vélos-taxi, des chatelaines, des ex-secrétaires, des jeunes filles bien sous tous rapports. On fume la pipe, des françaises et des américaines, on boit du porto flip, on résout des équations du troisième degré, on trouve des trousseaux de clés pour l'autre monde, on sifflote "j'ai ma combine", on pratique un langage rare (j'ai ouï parlé), et on évoque Sade tranquillement. A bien y regarder : Burma c'est de la dynamite.
Ma note ? 4 / 5. Pour la détente, la mise en perspective, et le service rendu.
Bye

jeudi 22 novembre 2012

Golgotha

Touche à rien gamin, et surtout ne regarde pas derrière toi, tu risques de te torticoliser.

Direct, l'auteur nous met en garde. Le dossier qu'il propose est super-confidentiel. Il nous aura prévenu. Pas la peine d'aller pleurnicher dans la soutane du père Gregorio ou de faire son Féliciano. 
Je disais donc, le dit Oyola, écrivain de son état, décrit et explore les comportements sociaux d'une communauté suburbaine qui survit fièrement, culotte à la main et mômes dans le tiroir, dans le ventre putride des abords de la Cité argentine. Vies de patachon, penseront certains. Vies misérables diront les autres. Que nenni ! Ici, pas de place pour des gaudrioles et des lamentations. On cultive  le dialogue visuel. On est diplômé haut la main dans les techniques d'écoute. Les petits pas sont chassés chez les morveux. Les règlements de compte programmés. La vengeance mijote à feux doux. Les jeunes ont la tête dure (c'est pas dieu possible, ma pt'ite dame ! Et à ce point c'en est navrant). Ca balance pas mal ... Les flics de quartier, Lagardo en tête, se la jouent protecteurs, au son du pipeau et du triangle. Les accords sont (toujours) parfaits entre gens de même naissance. Les femmes répandent leur sang un peu partout pour manifester leur mécontentement (pour la forme bien sûr). Les enfants bricolent quelques petites blagues. Les anciens se tapent des barres. Et tout ça dans une ambiance bon-enfant. Pour dire, les bonnes nouvelles se ramassent à la pelle. Tiens par exemple, dans le boyau terrestre, c'est une naissance toutes les quatre secondes. Si ça c'est pas une bonne nouvelle.
Je reconnais tout de même que l'ambiance est plutôt crispé du côté de la pauvreté. Mais finalement rien de bien méchant. 

Pas de quoi s'émouvoir. Soulèvement de montagnes de questions convenues. La place du jeune est-elle aux côtés de l'ancien ? Doit-on maintenir les maternités de proximité ? etc.
A confirmer par une autre étude.
J'ai une de ces migraines, bon sang ! Un bon somme et il n'y paraîtra plus...
  
Bye

mardi 13 novembre 2012

Le Diable, tout le temps


Allez, je me lance  : démarrage en fanfare à Moundsville, West Virginia, l'Ohio en ligne de mire. Là-bas (comme partout ailleurs, d'ailleurs), si tu ôtes la vie de quelqu'un avec un tournevis, c'est grave ! Si tu fais des misères aux petites créatures terrestres, c'est grave ! Si t'es sans l'sou, c'est grave ! Si t'es malade, c'est grave ! Si tu respectes pas tes engagements, c'est grave ! Si... 
L'Humanité dans toute sa beauté réalité cruauté. Destins croisés. Vies de tous les jours. Manipulations. Relations humaines. Tueurs en série. Prières. Flics véreux. Plongées dans le néant. La Route. Pédo. Familles composées et décomposées, secrets de familles... La Routine, quoi !
Ce reportage, riche d'enseignements sur les fonctions cérébrales du genre humain, est consacré Grand Prix de Littérature Policière 2012 Domaine Etranger. Rien que ça ! Pour une première étude, c'est absolument remarquable. Techniquement je ne peux pas dire. Sûrement excellent. Je fais confiance.
Du point de vue du fond, l'auteur est plutôt ambitieux (trop ?). Il jongle habilement avec les sentiments (à l'américaine?), et manie de main de maître le gros de la troupe. Et il y en a du monde dans sa garnison. Me demandez pas de citer les acteurs, je risquerai d'en oublier. D'après une étude statistique sérieuse, il y aurait pas moins de sept milliards de clients depuis tout récemment.
J'invite (mais j'oblige personne) à consulter la fameuse loi de M'sieur Murphy pour une mise en perspective. Toujours à prendre avec précaution bien sûr.
A noter qu'on fume des Bugler et des "b.... de chiens" (?), qu'on boit dans la cruche d'Old Crow, qu'on sirote de la "root beer" en famille, qu'on mange des sandwichs aux oeufs, des "crackers", de la mortadelle et du fromage... 
A propos de la traduc', il y a dû avoir une méprise dans le titre, niveau casting. Enfin ce que je dis...
Celui-là, je ne le note pas. Hors champ d'investigation. Je le classe cependant, à côté du dernier Gongourt, à l'abri de la poussière.

Etrangement, la borne GJ du second m'oriente aimablement vers la littérature générale. Elle s'étonne encore de la distinction. A mon avis, tout ceci nécessite encore quelques petits réglages. Je reste confiant. 




Le charretier de la providence, Georges Simenon

Ecluse 14 - Marne/canal - Dizy ? Une femme est retrouvée morte. Epernay, Reims et Paris en alerte. Maigret est déjà sur le terrain. Ambiance...